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Ainsi, après le vote de la loi de finances, des besoins nouveaux, au delà de ses fixations primitives, ont surgi pour des sommes dépassant 200 millions, 2Ôo millions, 270 millions et atteignant, en i885, jusqu’à 876 millions! (2). Les excès des chiffres précités ont soulevé d’unanimes protestations, protestations dont les Commissions du budget se sont bientôt faites l’écho, et qui ont finalement amené une réaction salutaire.
La période de 1887 à 1892, en effet, prend une tout autre allure. Les crédits additionnels ne cessent pas, sans doute, de grossir; mais, au moins, les annulations commencent à les égaler sinon même à les dépasser : c’est la situation logique que nous prônions tout à l’heure. La statistique (3) encore ici semble suffisamment éloquente :
(1) Ces chiffres statistiques sont extraits du rapport de la Commission des finances du Sénat pour l’exercice 1888 (du 21 mars 1888). Ils ont été reproduits dans le Bulletin de statistique du ministère des finances (n° du mois d’avril 1888).
(2) Une des causes principales du chiffre colossal des crédits supplémentaires en i885 est l’expédition du Tonkin, laquelle, poursuivie au jour le jour, exigea successivement, en cours d’exercice, 280 millions environ de suppléments. En i883 et 1884, les opérations de Madagascar, l’occupation de la Tunisie et les débuts de celle du Tonkin exercèrent sur les crédits supplémentaires une influence analogue.
(3) Ces chiffres sont extraits du rapport relatif au budget de l’exercice 1896. (Chambre des députés, 28 octobre i8g5.) Remarquons toujours qu’il n’existe pas, en dehors des rapports des Commissions législatives, de document officiel et périodique, que l’on puisse consulter pour connaître la récapitulation des crédits additionnels.
Exercices
Crédits additionnels
Annulations