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Direction : Surveillance de l'entretien des rues

La voirie urbaine comprenait la surveillance de l'entretien des rues. La distinction ne paraît pas avoir, été bien établie entre les rues ordinaires et celles qui étaient situées dans le prolongement des routes. Les unes comme les autres étaient soumises en général au même règlement.

Le Bureau devait maintenir l'alignement, la largeur convenable et la salubrité de la voie publique ; toutes fonctions qui, de 1607 à 1626, avaient appartenu au grand voyer. T1 fallait s'adresser aux Trésoriers pour obtenir la permission de construire, ils indiquaient alors l'emplacement de la façade à édifier, prescrivaient parfois l'emploi de « briques à parements » pour les murs, et de pierres de taille pour « les tours des portes et fenêtres et les encoi- « gnures » (1).

Ils donnaient aux municipalités l'autorisation d'élargir les rues, veillaient à empêcher l'abus des saillies de toute sorte : auvents, échoppes, étalages, seuils de portes, enseignes (2), ou des encombrements de la circulation comme les barrières, les étais (3). En 1784, les échevins de Mou-

(1) C 271. Ordonnance du 9 février 1708, reconstruction du mur de façade de la maison de Anne Reïigneron, veuve Bourgeois, rue Saint-Pierre (actuellement rue Voltaire). Ordonnances semblables, même liasse.

(8) Permissions d’enseignes, C 271, mention au registre de présence.

(3) Ces barrières étaient posées devant les maisons en construction (plusieurs ordonnances, C 269) ou pour fermer des rues. Une requête du Curé et des Marguilliers de Saint-Pierre-des-Ménestraux, en 1758, demandait l'autorisation de fermer la ruelle longeant leur église, dela rue Saint-Pierre à la rue de la Couroirie, par des bar- .rières pendant la nuit « temps auquel les passants et les voisins se « livrent plus volontiers pour en faire des lieux d'aisance ; que, ac

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