B, — VOIRIE RURALE
97, — Direction : Réparations des chemins.
Le procès-verbal d'un Trésorier commis à cet effet, constatait l'état défectueux des chemins. Après un rapport au Bureau et un réquisitoire du Procureur du Roi, une ordonnance signifiée au Seigneur haut justicier ou au syndic de chaque paroisse, et affichée dans ce dernier cas à la porte des Eglises, enjoignait les réparations jugées nécessaires dans un délai prescrit, sinon qu'ik y serait préposé des ouvriers aux frais des intéressés (1).
En 1775, le Bureau usa de cett: dernière mesure pour rétablir le chemin de Vichy jusqu'aux vignes des Bicards (2). Les propriétaires se plaignirent à Turgot, alors contrôleur général, de la dépense extraordinaire de 3.000 I. que cette réfection entraînerait pour une paroisse déjà fort éprouvée. Un inspecteur général des Ponts et Chaussées fut envoyé sur les lieux et son mémoire réduisit toutes les plaintes à néant.
Les Trésoriers avaïent conduit intelligemment et économiquement les travaux exécutés en grande partie par des malheureux sans ouvrage. La dépense n'atteindrait certainement pas la somme de 3.600 1. indiquée. « Ceux qui ont « porté des plaintes à M. le Contrôleur général, concluait-il, « ont été trompés sans doute par quelques paisants (sic) qui « sont toujours mécontents pour la plus légère peine qu’on « leur donne ou pour la plus petite dépense qu'on leur occa- « sionne ». Ce rapport valut au Bureau une lettre de félicitations de Turgot, et les travaux s'achevèrent normalement (3).
(1) Mémoire imprimé de 1789.
(2) Correspondance concernant cette affaire, C 245. () Lettre du 288 février 1776, C 245,