ON
« précéderaient les Trésoriers de France et que ces derniers « précéderaient eux-mêmes le lieutenant criminel et tous les « autres officiers » (1). Cette décision qui mettait fin à de nombreuses discussions fut déclarée commune à plusieurs bureaux sur leur requête. Avant de les imiter, les Trésoriers de Moulins, par une lettre circulaire du 10 avril 1681 (2), demandèrent conseil à leurs confrères des autres généra- Liés. « Devaient-ils abandonner une partie de leurs privi- « lèges en réclamant le bénéfice restreint de l’arrêt d'Amiens, « ou ne vaudrait-il pas mieux laisser les choses en état en « attendant un temps plus favorable ? » (3).
Ils choisirent cette dernière alternative, mais le Présidial très jaloux de ses avantages n'abandonna jamais son rang usurpé. Aussi, pour ne pas créer de précédents, les Trésoriers écrivaient-ils à leurs confrères de Lyon en 1772 (4), « qu'ils s'abstenaient, à l'exemple de leurs prédécesseurs, « de toutes cérémonies publiques où les autres corps avaient « coutume de se trouver ». « Il paraît que cet usage est fort « ancien dans notre Compagnie, ajoutaient-ils, et nous ne « chercherons pas à l’interrompre tant qu'il y aura lieu de « craindre que nous n’obtinssions pas tous les avantages qui « nous sont dus ».
Pourtant la rigueur de ce principe fléchissaiït parfois en certaines circonstances, puisque M. H. Faure, dans les Souvenirs de l'Hôtel de Ville de Moulins (5), mentionne leur pré-