‹ Le Bureau Des Finances De La Généralité De MoulinsChapitre 99 sur 120 · ES · texte numérisé non relu

ES

(1) C 206. Exploit du 12 décembre 1701.

(2) Décompte des gages, C 205.

on

en LE De

culté, et M. de la Nogerette, trésorier de Monseigneur le Prince, s’est chargé d’escrire à M. de Ruère, afin qu’il vous rende la somme qu'on lui a avancée pour moi, que j'espère que vous voudrez bien rendre aussitôt au commis de M. Raymond. Ainsi, Monsieur, je n’ay que faire de vous envoyer quittance et nous voilà, vous et moy, hors d’affaire.

« J'espérois que dans vostre lettre vous me feriez quelque mention de la somme de 220 I. 10 s. qui fut retenue sur mes gages l'année dernière, vous m'assuriés de la part de

: la Compagnie, par votre lettre du 21° avril, que cette

somme [me] seroit rendue exactement à la fin de l’année.

: [Ayez] la bonté de me faire un mot de réponse là-dessus et

de croire que j'embrasseray avec joye toutes les occasions

où je pourray, vous monstrer à quel point je suis, Monsieur

vostre très humble et très obéissant serviteur. Racine ». Griffet s’excusa fort humblement, invoqua pour sa

défense la perte d’une lettre où il prévenait Racine d’avertir le receveur du Duc de son exemption, et lui fit rembourser son imposition indûment payée. La réponse qu'il reçut par la suite, terminait l'affaire :

« À Paris, ce 22 janvier 1687. Je songe si peu à me plaindre de vous, Monsieur, que je croy au contraire avoir tout sujet de me louer du soin que vous prenez de mes petits intérêts et que je voudrais de tout mon cœur avoir occasion de vous témoigner combien j'en suis reconnaissant. Il est vray qu'il eut esté à souhaitter que la lettre que vous m'aviez escrite pour me donner avis de l’estat des choses, n'eut pas esté perdue. Mais enfin, j'espère que nous ne serons plus dans la mesme peinte, d'autant plus que vous voulez bien vous charger de m'avertir à l'avenir un mois ou deux avant que le temps soit venu de payer le droit annuel.

« Je n'ay point songé non plus à vous rendre responsable de la somme de 220 1. 10 s. Je n’avois gardé vostre lettre où il en estait fait mention que pour me souvenir de cette somme que sans cela j'aurois peut-estre oubliée. Je vous remercie de tout mon cœur de la petite rescription que vous m'avez envoyée, et je vous envoye ma quittance telle, ce me semble, que vous la souhaittez. Jay endossé le billet sur M. Brochot et le luy ay remis entre les mains. J'espère que lorsque cette affaire sera entièrement consommée,

: vous voudrez vous souvenir de la part qui me doit revenir.

Et cela, Monsieur, sans vous en rendre aucunement responsable. Je ne prétens exiger de vous que la continuation de vostre amitié, et que vous me fassiez l'honneur de croire que je suis très sincèrement, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur. Racine.

« Je viens de recevoir votre lettre par laquelle vous me mandez que M. de Ruère vous a rendu l'argent que vous lui aviez annoncé pour moy. Je suis fort aise, Monsieur, que cette affaire soit terminée, et que je n’ave plus qu'à remercier très humblement $S. A. S. Racine » (1).

Le prêt était une seconde taxe qui s’acquittait dans les

trois premières années du renouvellement du baïl de l'annuel.

Les membres des Cours supérieures en étaient exempts,

et le Bureau des finances de Moulins n'y fut jamais assujetti. L'arrêt du 13 septembre 1672 porte expressément que les Frésoriers de France seront admis à l'annuel sans payer

(1) C 238, Pour les deux lettres de Racine.

ares.

Page 1