‹ Le bureau du commissaireChapitre 33 sur 104 · UN LOCATAIRE PEU ENDURANT · texte numérisé non relu

UN LOCATAIRE PEU ENDURANT

Les témoins entendus rapportent les injures échangées par ces dames et confirment le fait de la gifle, laquelle, d'ailleurs, n'est pas contestée.

jy"° Uusort : Nous avons notre témoin.

Ce témoin est entendu; c'est un brave homme dont l'air tranquille contraste fort avec l'animation des parties en cause.

Le Commùsaire : Que savez-vous des faits?

Le Témoin: Ah! moi, Monsieur, je n'étais pas là; M"' Busort m'a fait venir.

Le Commissaire : Pour dire quoi?

j/me Qugf^ri . Ce que Monsieur sait de ces gens-là.

Le Témoin : Dame... heu... pas grand'chose.

Le Commissaire : Sont-ce d(^s gens querelleurs?

Le Témoin .-Peulil... querelleurs... ils le sont sans l'être; ce sont des gens... heu... volumineux.

Le Commissaire : Gomment, volumineux?... Ils sont très maigres.

Le Témoin : Ah... certainement... oui, ils sont maigres.

Le Commissaii^e : Vous dites qu'ils sont volumineux.

Le Témoin : Ça ne fait rien, les gens maigres sont volumineux comme d'autres.

Ae Commissaire : Mais qu'entendez-vous par volumineux?

Le Témoin : Eh bien!... heu volumineux... des

gens qui parlent vite et beaucoup... enfin, volumineux, quoi.

Le brave homme veut dire évidemment qu'ils parlent avec volubilité et beaucoup.

Et, après le commissaire^ dont l'action s'arrête ici, on va faire perdre leur temps à des magistrats, parce qu'un monsieur est resté trop longtemps au cabinet, pour cause de dérangement de corps!

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