‹ Le bureau du commissaireChapitre 34 sur 104 · LA LETTRE DAMOUR · texte numérisé non relu

LA LETTRE DAMOUR

On a fait une faltlo sur riionime qui court après la fortune et l'homme qui l'attend dans son lit; ce dernier moyen est évidemment une simple image et n'est guère employé que par certaines personnes de l'autre sexe. Quant à Thomme, s"il ne iravaille pas à se créer une position, il acquiert la preuve que cela ne se fait pas tout seul, comme le pot au feu.

Nous avons, il est \'rai, le mariage qui peut la lui apporter toute faite, mais nous ne parlons pas des coureurs de dot, puisque, en réalité, ils courent après la fortune ; nous parlons de Ihomme placé dans les pires conditions pour espérer un riche mariage ; Rifflet, par exemple, simple distributeur de réclames sur la voie publique.

On aura donc une idée de ses transports, le jour où

JOi Lii blhi:al' dl commissaihe

il reçut, par un cummissionnaire, la lettre qu'il lira tout à l'heure au coriimissaire de police, devant lequel il a traîné, par le coUel, son ex-ami Chataignon, homme très-farceur de son naturel.

Le Commissuîî'e : Qu'est-ce que vous voulez ?

Rif/let:Moi\ commissaire, demandez-lui, s'il vous plaît, la mauvaise blague qu'il m'a faite.

Chataignon : Et lui, mon commissaire, demandez-y si c'est pas vrai qu'il croit que toute? les femmes se toquent de sa tête, et que, n'ayant pas connu ses parents, il se figure qu'il est le fils de quelqu'un de la haute.

liifflel : Ne connaissant pas mon élymulogie et ayant des goûts au-dessus du sort aussi dégoûtant où la nature m'a plongé, je peux croire ça.

Le C ommissaire : YjwWu , de quoi vous plaignez-vous?

J{i f fie t : Commeni, mon commissaire, que quand j'arrive au premier sur le derrière, je trouve... Ah ! pirce que faut (|ue vous sachiez la lettre.

Le Commissaire : Quelle lettre?

Rifflei : Lalettre dont elle m'est parvenue ; que même la voilà !

Il tire une lettre de sa poche et en donne lecture. Elle est ainsi conçue ;

« CuER ANGE,

« Vous serez peut-être bien surpris de mon hardiesse, mais l'amour excuse tout ; vous m'avez peut-être re-

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