LA PROVIDENCE DES GUAIS
l'exploiteur a été amené devant lui et rinterrogatoire va nous apprendre au juste de quoi il s'agit.
L'inculpé se nommeClâcod, il estconcierge et affirme qu'il a simplement voulu faire une farce à la vieille dame.
Le Commissaire : Une farce consistant à lui soutirer, à diverses reprises, de l'argent dont vous avez parfaitement profité !
L Inculpé : On ne peut pas appeler en profiter puisque ça a servi à faire des dîners entre personnes de connaissance et parents.
Le Commissaire: Ah ! ce n'est pas profiler d'argent escroqué, parce qu'on festoie aux dépens de la victime ?
L Inculpé : Victime... victime...
Le Commissaire : Victime de vos escroqueries, oui. vous avez exploité son amour des animaux, comme on peut exploiter tous les sentiments.
L Inculpé : Mais^ Monsieur le commissaire, quand on veut véritablement escroquer, on s'en cache ; tandis que dans le quartier, tout le monde savait l'histoire et que, ça n'était qu'un éclat de rire. V'Ià simplement la chose : sachant que Madame avait chez elle quatorze ou quinze chats perdus, vu qu'on le fait à la blague de lui en apporter exprès, auquel étant très riche, qu'est-ce que ça lui fait de nourrir des chats ? alors je gavais que quand on lui écrivait qu'il y avait dans une maison qu'on lui disait le nom et l'adresse : des chats
très malheureux (jui ne mangeaient pas, vu que leurs
maîtres avaient bien de la peine pour eux-mêmes, alors