‹ Le bureau du commissaireChapitre 45 sur 104 · LA PROVIDENCE DES GUAIS · texte numérisé non relu

LA PROVIDENCE DES GUAIS

l'exploiteur a été amené devant lui et rinterrogatoire va nous apprendre au juste de quoi il s'agit.

L'inculpé se nommeClâcod, il estconcierge et affirme qu'il a simplement voulu faire une farce à la vieille dame.

Le Commissaire : Une farce consistant à lui soutirer, à diverses reprises, de l'argent dont vous avez parfaitement profité !

L Inculpé : On ne peut pas appeler en profiter puisque ça a servi à faire des dîners entre personnes de connaissance et parents.

Le Commissaire: Ah ! ce n'est pas profiler d'argent escroqué, parce qu'on festoie aux dépens de la victime ?

L Inculpé : Victime... victime...

Le Commissaire : Victime de vos escroqueries, oui. vous avez exploité son amour des animaux, comme on peut exploiter tous les sentiments.

L Inculpé : Mais^ Monsieur le commissaire, quand on veut véritablement escroquer, on s'en cache ; tandis que dans le quartier, tout le monde savait l'histoire et que, ça n'était qu'un éclat de rire. V'Ià simplement la chose : sachant que Madame avait chez elle quatorze ou quinze chats perdus, vu qu'on le fait à la blague de lui en apporter exprès, auquel étant très riche, qu'est-ce que ça lui fait de nourrir des chats ? alors je gavais que quand on lui écrivait qu'il y avait dans une maison qu'on lui disait le nom et l'adresse : des chats

très malheureux (jui ne mangeaient pas, vu que leurs

maîtres avaient bien de la peine pour eux-mêmes, alors

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