‹ Le bureau du commissaireChapitre 6 sur 104 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il résulte, de tout cet exposé, qu'il faut de la vertu aux commissaires de police et un genre de vertu dont a pratique est plus difficile que les pratiques des restaurants à trente-deux sous. Les clients de ces honorables fonctionnaires leur rendent leurs fonctions vraiment bien pénibles : s'ils se plaignent d'un mauvais payeur qui ne leur rend pas cinq francs prèles, ils les accusent de protéger les voleurs parce que aucun article de loi ne s'applique à ce cas. S'ils sont accusés de coups à leur concierge et blâmés pour ce fait, ils leur reprochent de soutenir la canaille: s'ils ont men dié, ils leur imputent à crime de ne pas assurer du pain à tout le monde. Ils se plaignent si on accorde un piano, ils applaudissent si on accorde l'amnistie; l'accord est décidément impossible chez le peuple français.

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