‹ Le bureau du commissaireChapitre 72 sur 104 · SI JEUNES ET DÉJÀ VOYAGEURS 2A · texte numérisé non relu

SI JEUNES ET DÉJÀ VOYAGEURS 2A

c'est comme ça que nous n'avons pas fait le commerce des cochons dinde.

Le Commissaire : Bien, vous voilà à Tours, après?

Bouvier : Après, Chevalier nous mène encore dans un hôtel et puis il me donne une pièce de 100 sous, en me disant d'aller chercher un paquet de cigarettes; quand je reviens à l'hôtel, on me dit que les autres étaient partis. Pour lors me v'ià à Tours avec le reste de l'argent des cigarettes: 4 fr. 50 Je me dis : «Qu'est-ce que je vais devenir ? » Tout de même, voulant retourner i, Paris, je prends un billet pour Vouvray, qui est à deux lieues de Tours, je monte dans un wagon où il n'y avait personne et, à chaque station, je me cachais sous la banquette, me disant : « J'irai comme ça jusqu'à Paris. » Mais pas du tout, le train n'allait que jusqu'à Orléans.

A Orléans, moi qui ne savais pas ça, j'étais sous la banquette, croyant que le train allait repartir, dont c'est là qu'un m'a trouvé.

Le Commissaire : Eh bien, mon garçon, on va le mener à Paris où tu trouveras en arrivant quelqu'un qui te conduira à la Roquette en attendant que toi et les camarades soyez conduits à la police correctionnelle.

Faudra-t-il attribuer au goût du jour pour les voyages, le succès qu'obtiendra certainement devant les Tribunal, le récit de notre jeune aventurier ?

LE niHE.Ul DU COMMISSAIRE

Il y a lieu de croire que ses aventures elles-mêmes fuffiront à assurer ce succès et que, mode ou non, un joyeux accueil est assuré à un semblable récit.

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