‹ Le bureau du commissaireChapitre 99 sur 104 · AVORTON, MAIS GRINCHEUX · texte numérisé non relu

AVORTON, MAIS GRINCHEUX

alors je vous ai dit que vous faisiez le crâne avec quelqu'un de moins fort que vous. Là-dessus, mon commissaire, il m'appelle espèce de bœuf, de rhinocéros. Je me suis contenté de hausser les épaules et de lui défendre de toucher au petit jeune homme ; mais il voulait courir après pour se jeter dessus ; je le prends

par le bras et il ne pouvait plus bouger ; il avait beau tirer.., si bien que ça faisait rire la société et que ça l'embêtait ferme de voir qu'on se fichait de lui ; voilàt-il pas qu'il entre dans une rage contre moi et qu'il me flanque des coups de pied sur les os des jambes ; ma foi je lui ai posé la main sur la tète sans intention de lui faire du mal...

320 LE nUREAU DU COMMISSAIRE

Gavieux : Une main comme ça, on peut la voir, c'est comme un pied.

V Inculpé : On nous a donc amenés ici, dont ayant rencontré en chemin quelqu'un qui le connaît, la personne nous a dit que ça n'était pas étonnant qu'il ait reçu quelque chose, vu qu'il ne fait que ça, par son insolence envers tout le monde.

Le Coinmissah'e : C'est entendu.

L'Inculpé : Et encore qu'après ses malhonnêtetés à mon égard, je lui ai dit de me demander pardon, alors c'aurait été fini là, il n'a pas voulu.

Gavieux : Me mettre à vos genoux, comme une jarretière.

Le commissaire, jugeant qu'il y a eu cas de légitime défense, renvoie le brave colosse à ses occupations.

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