‹ Le but de la théosophieChapitre 8 sur 9 · RÈGLES A L’USAGE DES ÉTUDIANTS · texte numérisé non relu

RÈGLES A L’USAGE DES ÉTUDIANTS

L’individualité du Dalaï Lama, qui doit aussi être un adepte, est probablement perpétuée de la même façon que celle du Teshou Lama. Il est peu probable que ces incarnations forcées aient lieu en Occident, bien que l’on observe, de temps en temps, des cas qui paraissent en suggérer la possibilité. En Orient, cependant, un chercheur persévérant pourra, de diverses manières, s’assurer quelles sont assez fréquentes. Par conséquent, lorsqu'il a été dit, plus haut, que l'adeptat n’était jamais, ou presque jamais, atteint en une seule vie, cela ne signifiait pas que le chéla mourait de la façon ordinaire, ou qu’il passait son temps, en attendant la réincarnation, suivantle processus normal, puisqu’il reprenait son entrainement là où il l’avait quitté deux ou trois mille ans auparavant ; bien au contraire, le chéla nourrit l’espoir de continuer son progrès spirituel sans aucune solution de continuité.

L’un des objets que le chéla a en vue est donc maintenant élucidé, et quoique la lutte qu’il faut d’abord livrer à l’égoïsme et aux désirs du corps soit difficile, le résultat obtenu, lorsqu’on a réussi, est une récompense proportionnée aux efforts accomplis.

Les questions à considérer ensuite sont :

quel bénéfice la moyenne des humains tirerat-elle de l’étude théorique de cette philosophie ; quelles influences pourront les induire à adopter de nouvelles façons de penser ; comment des hommes, tout en vivant une vie ordinaire, pourront-ils suivre certaines des règles établies pour la conduite des chélas et quel en sera le résultat sur leur avenir? Une des premières vérités dont l’âme qui aspire à s’améliorer doive se pénétrer est que le corps ou la personnalité n’a qu’un caractère temporaire, si on le compare à l’individualité qui est la partie réelle et durable de l’être humain. Elle doit aussi admettre la continuité de la conscience de l’individualité à travers chaque incarnation, malgré l’absence de la mémoire personnelle, de même que la nécessité philosophique des règles primordiales de la moralité générale, telles que l’abnégation, la charité, la justice, etc., qui sont enseignées par toutes les religions.

La troisième conception dont il faut s'emparer est celle de la nécessité d’une ferme croyance en l’existence de l’élément divin qui est en nous, lequel peut être développé ou réprimé, suivant, les moyens employés. L’étudiant ordinaire peut essayer de suivre ces

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