AU
rable chez les bouilleurs de cru doté d’une abondance devins et de cidres.
5° L'exception se répète une dernière fois en 188%. et 1886 : l'augmentation du nombre des débits continue et la consommation se ralentit. Ce dernier phénomène a encore pour cause un aliment exceptionnel de matière alcoolisable chez les bouilleurs de cru pendant trois années successives. |
Depuis 1886, la marche des deux termes du rapport s’effectue avec un parallélisme absolu jusqu’en 4893 où encorele malencontreux privilège fait un nouvel accroc à la loi de relation.
De 1893 à aujourd'hui le nombre des cabarets n’a pas cessé d'augmenter, puisqu'il est aujourd'hui de 500.000 environ, alors que la consommation de l'alcool est restée siationnaire et a même diminué. Cette régression de la consommation de l'alcool résulte de la loi du 29 dé-cembre 1900, qui a élevé de 156 à 220 francs le tarif du droit général de consommation pour remplacer le produit des taxes supprimées sur les boissons hygiéniques. Les commerçants, afin de masquer le relèvement de leur prix de vente, ont, d'autre part, réduit la capacité des verres etabaissé, en même temps, dans une proportion notable, la teneur en alcool des spiritueux. Les premiers résultats de la propagande antialcoolique se font sentir : on boit davantage de vin; l’usage des spiritueux devient moins fréquent dans les classes aisées ; la vente des bois-
sons alcooliques a été interdite dans les casernes. Enfin, ce: