V LK CABINET DE L*AMATECB
pas unique, comme il le croit, et nous en avons souvent rencontré plusieurs du même genre dans les ventes et chez les marchands. Nous ne connaissons, du reste, aucun essai moderne de tableaux peints ou imprimés sur cuir.
Le traité spécial de Fougerouxde Bondaroy, qui fait partie de la description des arts et métiers , publié en 1761 — 86, sous ta direction de l'Académie des Sciences, décrit avec soin les outils, les préparations et les divers procédés de cet art ; au fond , ils diffèrent peu de la brève notice insérée ci-dessus; nous ne pouvons (ju*y renvoyer le lecteur curieux de les connaître.
M. liourdequin est le premier qui, de notre temps, se soit appliqué à la fabrication des cuirs dorés ; il a produit des essais re* marquables de décoration et d*armoiries, qui ont paru au baptême du duc de Bordeaux et au sacre de Charles X. La dernière exposition de l'industrie présentait quelques tentures d*assez bon goût, mais très-éloignées encore de la variété des dessins, de la transparence des couleurs, et de Téclat des orir du beau cuir de Cordoue ancien.
Un autre essai moins heureux, de ces derniers temps, consiste en des cuirs en relief qui imitent la sculpture en bois, et qui ne peuvent, du reste, être employés sur une grande échelle. Cette invention ne se prête guère qu'à des applications mesquines, et acquiert à peine , aux yeux de Tamateur, la valeur du cartonpierre ou de tout autre trompe-l'œil économique.
Nous pensons qu'il doit y avoir. un avenir encore dans l'industrie du cuir frappé et doré. La difflculté est d'arriver à produire à bon marché ce qui jadis était un luxe tout seigneurial. La faveur du public nous paraît pouvoir réaliser ce problème, du moment qu'on sera persuadé des avantages de durée, de propreté et d'élégance des tentures de cuir imprimé et doré, qui empruntent au relief une richesse que n'égalera Jamais le papier, si vite flétri; qui peuvent se nettoyer, se vernir, se transporter d'un appartement à l'autre; qui ne craignent ni l'humidité, ni les insectes, comme les tentures d'étoffes; qui, enfin, peuvent acquérir une valeur d'art par des ornements ou des peintures même, auxquelles leurs procédés promettent presque une éternelle conservation. G. de N.
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