‹ Le Cabinet de l'amateur et de l'antiquaireChapitre 92 sur 139 · Coup de corne reçu par un Maure dam la place · texte numérisé non relu

Coup de corne reçu par un Maure dam la place

89.' — 9. Chevalier espagnol tuant un taureau après atmr perdu son chewnl. Un cavalier à pied, dont le cheval est tué à droite, enfonce i son épée entre les épaules d'un taureau qui tombe mort à ses pieds.

90. — 10. Charles-Quint lanceado un taureau dans la place de Valladolid. Un chevalier, les jambes bardées de fer, pique de sa lance, en l'éloignant de son cheval, un taureau furieux. Suivant les historiens espagnols, le Cid, Charles-Quint, Femand Pizarre, le roi Sébastien de Portugal et d'autres grands personnages se mêlèrent à ces jeux.

94. — 14. le CidCampeador lanceado un autre taureau. Un person>

nage, monté sur un cheval et vêtu d'un costume du seizième siècle, perce de part en part un taureau prêt à éventrer son cheval. 92. — 12. Desjarrete de la canaille avec leurs lances banderillaSj demilunes et autres armes. Des hommes du peuple entourent un taureau et essayent de lui couper les jarrets avec une demi lune, instrument employé pour arrêter les taureaux vicieux et qui ne peuvent pas être tués suivant les règles de l'art.

95. —15. Un cavalier espagnol brisant des rejoncillos sans l'aide des

chulos. Cette manière de combattre le taureau, fort dangereuse, n'est phis usitée aujourd'hui. Réservée aux nobles, elle n'avait ordinairement lieu qu'aux grandes fêtes de mariage des rois et d'avénements au trône. Vêtus de soie, montés sur des chevaux de prix, les gentilshommes conibaltaient l'animal furieux armés d'un rejonct/2o, javelot de sapin très-fragile.

94. — 14. Le très-adroit étudiant de Falces joue avec le taureau enveloppé dans son manteau. L'étudiant de Falces est un torero célèbre du dix-huitième siècle.

05. — \5, Le fameux Martincho posant les banderillas. Cette action est une des plus dangereuses de l'art de combattre les taureaux « Le chulo, tenant une banderillas de chaque main, les bras élevés, excite l'animal qui se précipite sur lui et s'arrête un instant en sentant le dard que son adversaire lui enfonce dans le col. C'est cet instant d'arrêt inappréciable qui donne le temps au lutteur de faire un écart sur le côté qui le met hors de l'atteinte de son redoutable adversaire.

96. —16. Martincho faisant tourner un taureau dans la place de Ma-

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drid. Lalulle de rhomme contre raDîmaln^est pas icîunelaUe bnilale et iniatelligente, mais bien un combat raisonné, dont les principes sont fondés sur Fétude des instincts, des faeuhés et de h construction même du taureau. Il y a, en Espagne, des eoiumwtaires de /ottroma^tita, comme chez nous des conservatoires de musique. Le lorero^ qui d'une main s'est hardiment emparé de la queue de l'animal, le fait tourner sans danger en lui saisissant une ONme de Tautre main; il le maîtrise ici sans efforts, car sa construction osseuse ne lui laisse aucune force dans cette position.

97. — 17. Maurei eombaiiant ttn taureau embollado et e'abritant der-

rière des àne$. Quelques &nes épars dans la place servent de but à la fureur du taureau qui ne peut atteindre les hommes placés derrière eux. Un taureau emboUado est celui à qui on a attaché des boules de cuir au bout des cornes, ce qui rend le combat beaucoup moins meurtrier.

98. — 18. Témérilé de Martincho dans la place de Saragasse. Le to-

rero, assis sur une chaise à quelque distance de la porte du toril, les pieds enchaînés, tenant d'une main son chapeau de l'autre son épée, attend le taureau qui fond sur lut et va recevoir la mort ou la lui donner s'il manque son coup. Le toril est un espace fort étroit d'où le taureau enfermé doit s'élancer dans la place. Souvent, pour augmenter sa fureur il est aiguillonné par des mains invisibles. Martincho est l'épée la plus célèbre du dix-huitième siècle.

99. — 19. Autre folie du même dans la place de Saragosse. Les pieds

enchaînés, debout sur une table couverte d'une large draperie rouge, Martincho s'apprête à franchir un taureau qui se précipite sur la draperie.

100. — 20. Légèreté et audace de Juanilo Àpinani dans la place de Madrid.

101. —21. Malheur arrivé dans le tendido de la place de Madrid et mort de l'alcade Torrejos.Un taureau àemuchospiemas, très-léger, a franchi toutes les barrières qui le séparaient du public et est parvenu dans le tendido où se place le peuple qui fuit de loutes parts ; il tient sur sa télé le corps de J'alcade percé de part en part.

102.-22. Courage viril delà célèbre Pajuelera dans la place de Saragosse» Une femme à cheval remplissant le rôle d^ picador.

105. — 25. Mariano Ceballos l'Indien lue le taureau de dessus son cheval. Une main sur Tarçon de sa selle, l'Indien se penche et enfonce

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SOU épée entre les deux épaules du taureau qui se précipite sur lui.

104. — 24. Xf même CebaUoi monté sur un taureau brise des rejoncillos

datif la place de Madrid.

105. — 25. Les chiens lâchés sur le taureau. Dans les courses de taureaux, le spectacle n'est pas seulement dans Tarène, il est aussi sur les bancs des spectateurs, qui se^ passionnent indifféremment pour rhomme ou pour Tanimal, suivant sa valeur, et qui crient souvent : Bravo^ toro. Lorsqu'un taureau.sans vigueur fuit les comt)atlant8, ce qui arrive quelquefois, le peuple crie : Ferras, perros, et Talcade donne Tordre de lâcher cinq ou six mâtins vigoureux que le taureau fait d'abord sauter en l'air tour à tour, mais qui finissent par se cramponner à ses oreilles et l'arrêter .immobile. Alors vient le cacke^ tero^ Tassassin, qui enfonce son poignard entre les deux cornes du taureau qui tombe mort.

106. —26. Chute d'un pieadar tombé de son cheval sous les pieds du

taureau. Lorsque cet accident arrive, les chulos» déployant leurs capes brillantes, entourent le taureau qui abandonne sa proie et les poursuit. Alors on remet l'homme sur son cheval ou on l'emporte hors de l'arène s'il est blessé.

407. — 27. Le célèbre Fernando del Toro inmtant le taureau avec sa lance. Debout sur ses étriers, la lance en arrêt, il excite le taureau qui hésite à fondre sur lui.

108. — 28. Le courageux Randon piquant un taureau qui mourut de cette suerte dans la place de Madrid. L'animal, qui se précipite sur le cheval, lui enfonce ses cornes dans le poitrail ; mais le picador, saisissant le moment où il baisse la tèt^, lui donne entre les deux cornes un coup mortel.

109.— 29. Pepe lUo faisant la recorte au taureau. On appelle recorte la surete pa^r laquelle le torero, joignant le taureau de près, et placé dans le même centre, lui fait un salut sans rien craindre, car l'animal ne peut se replier que très-difficilement sur luimême.

110.— 30. Pedro Romero tuant un taureau indolent. Debout, tenant d'une main sa muleta, petit drapeau rouge qui sert à exciter le taureau, et de l'autre son épée, Pedro Romero devant un taureau aplomado, c'est-à-dire sobre de mouvements, va exécuter le dernier acte de cette tragédie en tuant le taureau a vuela pies, suerte célèbre inventée par Joaquin Rodriguez, où le torero, plongcaui son glaive entre les deux épaules du taureau, le fait souvent

loraber à ses pieds comme frappe de la foudre. Çedro Romero, Tun des meilJeurs toreros de la fin du siècle dernier, élait d'une famille célèbre dans Tart de la tauromaquia. Francisco Romero de Ronda, qui vivait dans le dix-septième siècle, passe pour être le .premier qui donna la mort au taureau face h face, avec Tépée et la muleia.

111. — 31 . Lef Banderillas avec artifice. Lorsqu'un taureau paresseux ne

donne que médiocrement sur ceux qui le combattent, le peuple crie : FuegOf fuego ; le feu ! le feu ! et les banderilleros arrivent avec des banderillas, où est caché un artifice qui éclate avec bruit alors qu'elles sont plantées dans le cou de Fanimal, et le fait bondir fnrieux au milieu d'un nuage de feu et de fumée.

112. — 52. Deux groupes de pieadares renversés coup sur coup par le

même taureau. Il arrive souvent qu'un taureau d'Aragon , unissant la vigueur à la légèreté, prompt comme la foudre, culbute et renverse chevaux et picadores, et fait fuir les toreros effrayés. Seul dans la place, il s'y promène en maître, et est applaudi à outrance par les spectateurs, tandis que d'autres combattants se préparent.

115.^53. Mort malheureuse de Pepe illo arrivée, dans la place de Madrid, leW mai 4801 . José Delgado de Séville, plus connu sous le nom de Pepe Illo, fut un des plus élégants matadors dont les affidotiados (amateurs) aient gardé le souvenir. Sa mort fut une épouvantable tragédie s à la média corrttfa du 11 mai 1801, six taureaux avaient été tués déjà ; le septième était ce qu'on appelle dans les termes de l'art apkmado, sans vivacité; il donna peu surlesjiicadores. Lorsque Pepe Illo prit son épée, il ne put le faire s'éloigner dq voisinage des barrières, position défavorable ; cependant il se mit en mesure de le tuer à foro parado. Soit que l'animal ail fait un mouvement sur lequel il ne comptait pas, soit que le coup fôt mal dirigé, son épée n'entra que superficiellement d'une demi-longueur de lame dans le côté gauche ; mais le taureau, le saisissant par la corne droite, enleva le malheureux matador, qui alla retomber loin de là, la face contre terre ; soit qu'il eût perdu connaissance ou qu'il voulût éviter une nouvelle attaque, il y demeura immobile. MaisTapide comme l'éclair, la béte furieuse s'élance sur sa victime, et, cette fois, la corne entrant dans l'estomac, Pepe Illo demeura suspendu sur sa tôte. Ce fut alors un spectacle horrible; pendant près d'une minute , on le vit, conservant son sang-froid, faire des efforts désespérés pour sortir de celte afl'rcuse position : co

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fai bien inutile, il fut de nouveau lancé dans Farène pour ue plus se relever.

fêeénem «'Invastoi

Cette suite, composée de vingt pièces, devait être plus nombreuse, sans doute. Plusieurs planches ont des numéros : Tune se trouve numérotée 40. Elles sont toutes exécutées à Feau-forte, mêlée d'aqua-iinta ; la dimension est de 1 5 centimètres de hauteur sûr 4 8 à 20 de largeur.

4 44. — 1 . Des troupes arrivent dans le lointain ; des femmes, des enfants, un prêtre et un paysan fuient à leur approche.

445. — 2. A .gauche, deux cavaliers, le sabre à la main, regardent le

combat qui a lieu à droite dans le lointain.

446. — 5. Soldats dépouillant des corps morts sur un champ de bataille. 44.7. — 4. Champ de bataille dont on emporte les blessés.

448. — 5, Des paysans armés de lances et de couteaux se défendent contre des soldats.

449.-6. Des soldats étrangers chargés d'ornements d'église, de croix, de chandeliers et de vases sacrés. Un moine qui les volt passer est agenouillé.

420. — 7. Un homme garrotté tient une croix dans ses mains liées. Un couteau, instrument de son crime , est suspendu à son col ; une foule nombreuse le contemple avec tristesse ; quelques-uns pleurent et cachent leur visage dans leurs mains.

424.-8. Autre scène de supplice. Huit patriotes sont attachés au fatal poteau ; ils portent tous, suspendus à leur col, une baïonnette, un pistolet ou une lutvaja. L'auteur a sans doute choisi une de ces scènes de terribles représailles qui eurent lieu surtout à Valence.

422. — 9. Un soldat embrassant une jeune femme qui lui meurtrit le visage. La mère, qui arrive derrière lui, va le frapper d'un couteau qu'elle tient à sa main.

425. — 40. Femmes armées de lances et de couteaux défendant en désespérées leurs enfants contre des soldais ( numéroté 28 ).

424. — 44 . Des hommes, des femmes, des enfants agenouillés, tremblants

de terreur, se courbent sous les baïonnettes d'un peloton de soldats qui apparaissent à droite.

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