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DES VENTES- PUBLIQUES

La critique des ventes d'objets d'art et d'antiquité nous semble d'une utilité trop générale dans notre spécialité pour que nous ne lui accordions pas une place dans ce recueil, lorsque les collections importantes doivent se disperser et être livrées aux enchères, l'intérêt public et particulier, et souvent l'intérêt de l'art et de la science, sont intéressés à la direction loyale et éclairée de ces sortes de transactions. La fortune des particuliers mise à l'encan veut être entourée de toutes les chances favorables ; c'est aux ventes que le commerce s'alimente, et que les amateurs trouvent surtout à contenter le noble besoin de s'entourer des productions de l'an. Il importe de signaler le charlatanisme et la fraude qui peuvent s'y introduire. Dans les ventes, il paraît souvent des monuments intéressants pour la science et pour l'art ; nous voudrions voir les catalogues des collections importantes rédigés par des hommes instruits, devenir des livres qu'on puisse consulter avec fruit, à défaut des objets dont la trace doit souvent échapper. Lorsque la mort, terme de toute chose, fera passer un instant, sous les yeux du public, des trésors laborieusement amassés et trop souvent enfouis par des amateurs jaloux, nous en constaterons de nouveau l'importance, et suivrons curieusement dans leurs pérégrinations nouvelles chacun des objets qui les composent. Mais c'est surtout sur les conditions de libre concurrence, de science, de loyauté et de publicité dans les ventes, que nous insisterons : nécessaires au public, elles ne peuvent qu'être favorables au vendeur ; et peut-être

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