TABLEAUX ET DESSINS
ALLEGRAIN (Gabriel) , peintre de paysages, naquit à Paris vers 1670, d^EUenne Allegrain, peintre de paysages et membre de l'Académie, mort en 1736. Elève de son père ; il fut reçu de l'Académie le 26 sept 1716. Gabrfel Allegrain mourut à Paris le 2â février 17^8, ftgé de 78 ans. Il eut pour fils Gabriel-Christophe Allegrain dont nous donnons les travaux h la sculpture. ' '
1737. Paysage avec des bergers et des troupeaux.
1738. Paysage orné de figures et d'animaux. — H. 5 p., I. 6 p.
1739. Rendez-vous de chasse. — H. /i p., I. 6 p. ilUO. Un paysage. — H. 4 p., 1. 6 p.
1745. Paysage. Sur le devant un berger est épouvanté par des chasseurs. 17/||7. Paysage avec figures. — H. 4 p, 1. 6 p.
ALLOU (Gilles) , peintre d'histoire et de portraits, naquit à Paris vers 167 0. Il fut reçu de l'Académie le 27 juin 1711 , sur la présentation des portraits de Coypel le fils, et de Goyzevox.'ll mourut à Paris le 2 février 1751, Agé de 81 ans.
1737. Portrait du frère Hilarion, récolet, en oculiste, tenant un œil.
Portrait de M"" Allou, dessinant une figure d'optique.
M. Moreau, représentant le dessin, tenant un portefeuille.
IMrtrait de M. Deschamps en géomètre.
7i J.E CABINET
Portrait de M. Lomoyne, sculpteur ordinaire du Roy, avec les attributs
de la sculpture.
Portrait de M. Mercier, maître écrivain. Portrait en pied de M. le chevaUer Doniergue. 1738. Un tableau représentant M. Ragaenet , peint d'un goût de fantaisie pictoresque. *
Portrait de M. Burgo, en habit ordinaire. Portrait de M. Mercier, représenté de profil, coiffe d'un bonnet. i*ortrait de M. Dailly, architecte, tenant un livre et ayant un compas
sur une table, et autres attributs de cet art. Portrait de M. de Bieme, représentant un juge consul tenant un
papier.
Portrait de M. Ferrand, avocat au parlement, en robe, i^rtralt de jsr* Deschamps, avec un petit lapin à qui elle donne de
rherbe à brouter.
Portrait de M. Deschamps, représentant un solitaire tenant un livre. I7;j9. Un Chrlsr.
Portrait de Mlle Silvestre, tenant sa palette. Portrait à la polonoise, représentant M. Silvestre, académicien. 17/iO. Portrait en buste de M. Pabbé de Rouvroy. Portrait de M. Deshayes, en habit polonois. 17/|1. Portrait de M. Josson, auditeur des comptes, en robe. Forme ovale. Portrait de M. de Ghavigny ^ auditeur des comptes , en déshabillé.
Forme ovale.
Tableau de M"* la chevalière de la Noix, M. et M"* l'elt, jouant aux dames; et M. de Beaulieu qui fait remarquer un coup de trois à ladite dame.
l>ortrail de ^^, Martin, en habit polonois. Poarait de M"* son épouse.
I7/|2. Portrait de M. Desplais,appuyésurim livre du Traité du commerce. Portrait de M"* son épouse, représentée en espagnolette, tenant
une lettre.
I^ortrait de Mlle Thomassin, femme de M. Dehaycs, comédien de la Comédie italienne , en habit de Savoyarde et chapeau de paille, jouant de la vielle.
Portrait de M. Gallée, tenant une tabatière. Portrait de M. Le Clerc, en habit gris. Portrait de M. Suard, tenant un dessin de lambris. Portrait de M"' son épouse, qui tient une orange.
DE i/aMATEIK. » i:\
AMAND (Jacques-Krançois), peintre d'iiistoire, né h l^ris vers 1780, obtint le grand prix de peinture en 1756. Il exposa, comme agréé, ai;x Salons de 1765 et 1767 , fut reçu de PAcadémie le 26 septembre 1767, et mourut à Paris le 7 mars 1769 , âgé de 39 ans. Son tableau de réception Tut exposé en 1769, après sa mort.
1765. Mercure dans Faction de tuer Argus. — 11. 5 p., I. 6 p.
La famille de Darius. — H. /i p., 1. 5 p.
Joseph vendu par ses frères. — 11. 3 p. 6 p", i. 4 p. 6 p".
Tancrède pansé par Herminie.
Renaud et Armide. — Ces deux tableaux ont 2 p. de haut, sur 2 p. âp** de large.
Une sultane, demi-Ggure.
Tête de vieillard. ^
Cambyse entre en fureur contre lef^Kgyptiens et ttie leur dieu Apis. Esquisse.
Psamétichos-, Ton des douze rois de TËgypte, dans un sacrifice solennel , an défaut d'une coupe , se sert de son casque pour faire ses libations à Vulcain. Esquisse.
Cambyse ayant envoyé des ambassadeurs au roi d'£thiopie avec des présents, et pour s'informer adroitement des forces du pays, ce roi se contenta, pour réponse, de bander un arc en leur présence, tel qu'un Perse l'aurait à pehie soulevé. Esquisse.
Magon répand au milieu du sénat de Carthage les anneaux des chevaliers romains qui avaient péri à la bataille de Cannes. Esquisse. 1767. Soliman 11 fait déshalnUer en sa présence des esclaves européennes. — Il.2p.,l. 2 p. 6p\
i^lusieurs dessins.
1769. Magon, frère d'Annibal, après la bataille de Cannes, demande <\o nouveaux secours au sénat de Carthage.
(Ce tableau est son morceau de réception à l'Académie.)
ARAYNES (d'), peintre d'histoire^ a exposé, comme agréé, au Salon de 1781. Le nom de cet artiste se trouve encore porté parmi les agréés do l'Académie dans VAimanach royal de 1793. 1781, Sainte Famille. — H. 11 p., I. 7 p.
ARMAND (Charles), peintre de paysages, naqint à Har-le-Duc, en Lor- ^ raine, vers 1655. Reçu de l'Académie le 3 juin 1673, sur la présentation <Vnn paysage de 6 p. sur fi, représentant Apollon ot Pomone. Il mourut à l»aris le 18 février 1720, âgé de 75 ann.
1^9. Quatre paysages.
i70l\. Portrait de Mlle de Villefranche. Paysage.
AUBRY (Etienne) , peintre de genre et de portraits, naquit ù Versailles le 10 janv. 1765. 11 commença par faire des copies de. portraits à la surintendance des bâtiments du roi et trouva dans la personne du comte d'AngivilUer un protecteur qui Taida k se perfectionner. Agréé de PAcadémic en 1771, le portrait du sulpteur Vassé Ten Gt recevoir membre le 30 septembre 1775. Aubry se rendit ensuite à Rome, toujours sons les auspices de son protecteur, mais après deux ans de séjour dans cette ville il y mourut le 25 juill. 1781 dans la 37* année de son âge. Son dernier tableau, ies Adieux de Coriolan à sa femme ^ qu'il avait exécuté à Rome, fut exposé après sa mort.
1771. Portait de M. le marquis de la Billardcrie.
Portrait de M. le comte d'Angivillier.
Portrait de M. Jeaurat, peintre du Roi et garde des tableaux et plans du cabinet de sa majesté.
Plusieurs portraits sans désignation.
1773. Portrait en pied de Madame Victoire. — 11. 8 p., I. 5 p. 6 p".
Portrait de feu M. le duc de La Vauguyon , gouverneur des enfants de France. — H. 8 p., 1. 5 p. 6 p".
Portrait de M. le maréchal de Broglio. — H. 4 p. , 1. 3 p.
Portrait de M. le comte d'Angivillier.— H. 3. p., 1. 2 p. 6 p'.
Portrait de M. le comte de Noailles. — il. 2 p. 6 p"., 1. 2 p.
Portrait de M. Vassé, sculpteur du roi. — II. /i p., 1. 3 p.
Plusieurs portraits sans désignation.
1775. L'amour paternel. (Ce tableau de 3 p. sur 2 p. 6 p", appartient à M. le comte d'Angivillier).
Une femme qui tire les cartes, de 3 p. sur 2 p. 6 p".
La bergère des Alpes. — H. 1 p. 6 p**, 1, 2 p.
Un petit enfant demandant pardon à sa mère (petit ovale appartenant à M. Tabbé de Bretenil.)
Portrait de M. Halle, peintre du roi. — H. /i p., 1. 3 p.
Auties portraits sans désignation.
1 777. Le mariage rompu. Un jeune homme et une jeune fille sont prêts de recevoir la bénédiction nuptiale. A l'instant où le curé écrit Pacte, arrive une femme précédée d'un huissier présentant au curé une opposition et une promesse de mariage : cette femme se jette aux pieds du jeune homme et cherche & l'attendrir en lui mon-
t>£ LAMATBUR. T"?
tranl deux enfants, fruits de leur amour secret. Le lutur époux voyant sa prétendue tomber en faiblesse dans les bras de sa mère, vole à son secours et lui demande pardon de sa perfidie. Le père, du jeune homme ému à Taspect de ces rejetons infortunés, fait retourner les yeux de son fils sur ses enfants. Le fils sentant à ce spectacle son cœur se déchirer, se rend et Tamour paternel triomphe.
Deux époux, allant voir ua de leurs enfants en nourrice, font embrasser le petit nourrisson par son frère aîné.
Adieux d'un villageois et de sa femme au nourrisson que le père et la mère leur retirent.
Portrait d'un artiste.
Plusieurs petits tableaux.
177!^. Un fils repentant, de retour à la maison paternelle. Un enfant déserteur de la maison de son père , après avoir éprouvé la plus affreuse misère, désire enfin de rentrer dans le sein de sa famille ; mais, n'osant se présenter seul , il se fait accompagner par un ermite du voisinage. Il retrouve son père, vieux, décrépit et aveugle. Aussitôt que le vieillard entend nommer son fils, il fait des efforts, aidé de ses autres enfants , pour se lever de son fauteuil , et allonge la main pour tftter son fils et le serrer dans ses bras. Le fils sent ses entrailles se déchirer, et est pénétré des plus vifs remords, d'être en partie cause de l'état où il revoit son père.
Nota. L'artiste a observé dans ce tableau , fait à Rome, le costume d'Italie , et la scène se passe dans une ruine antique supposée habitée par le vieillard et sa famille.
1781. Les adieux de Goriolan k sa femme , au moment où il part pour se rendre chez les Volsques.
AUTREAU (Louis), peintre de portraits, était fils de Jacques Auu-eau (1). peintre et auteur dramatique, mort à l'hôpital des Incurablesen 17ft5. Agréé de l'Académie en 1738, Autreau fils en fut reçu membre le 27 février 17^1 , et mourut 'k I^ris le 25 août 1760.
1738. Portrait du sieur Procope, cafetier, appuyé sur une table de marbre. Deux ovales représentant MM. Slodtz, frères, sculpteurs.
(i) Les biographies ue parlent pasde ce filsdc Jacques Autreau, et ne disent mûim pas qu'il ait été marié. Un fait positif c'est que le livret du salon de 1739 nomme ]*auleur du portrait de M. de Franceuil, Autereau fils. Bien que le père ne fut pas de l'Académie, il était assez connu comme peintre pour que la confusion fAt possible, et ce document suffit pour signaler cette omission.
TS l.E CABINET
i739. lH>rtraU jusqu'aux genouils de M. de Franceuil, fils de M. Diipin,
fermier général, appuyé sur un livre de musique. 1740. Portrait de M. de Farcy.
]H>rtrait de M. Le Roy.
Portrait de M, Joubert.
Celui de madame son épouse.
17Zi3. Portrait jusqu'aux genoux d'un abbé de l'ordre des 1^*rnardiiis, tenant un livre des règles dudit ordre. .
Le grand maître de Navarre tenant un plan.
Portrait de Mlle *** en mantelet de satin bleu. 1745. Portrait de M. l'archevêque de Sens. — H. 5 p., 1. Zi p.
Portrait de M. Kergeron le iils, jouant de la vielle.
Portrait d'un religienx de l'ordre des Petits-Augustins.
Portrait de M. de La Motte, chirurgien.
17/17. Portrait jusqu'aux genoûils de M. Beausire, architecte du roy et do la ville , ses mains appuyées sur un livre, tenant un compas.
Portrait d'une demoiselle occupée d'une souricière, montrant un chat.
Portrait de M. Lanquetin, commis des menus plaisirs du roy. 17/i8. Portrait d'un R. P. jacobin.
Portrait de M*** ayant une veste blette brodée d'or.
1750. Portrait de Mlle Desjardins tenant un dessus de viole. Portrait de l'auteur tenant sa palette.
1751. I^rtrait de M*** et de M. son fils.
1755. Deux tableaux représentant Bastien cl Bastienne.
l'ortrait de m\e ***.
1759. Portrait de M. de *** tenant une brochure.
Portrait de Madame de **♦ tenant un éventail.
l^rtrait d'un religieux Bernardin en habit de campagne.
AVËD (Jacques-André-Joseph), peintre de portraits, né à Douai le l'J janvier 1702, était fils de Jean-Baptiste Aved , docteur en médecine de la faculté de Louvain. Destiné à l'état militaire, il abandonna cette carrière pour entrer chez Bernard Picart, et parcourut ensuite la Flandre et la Hollande en étudiant les chefs-d'œuvre de ces écoles. Arrivé à Paris, en 1721, il entra dans l'atelier d'un peintre nommé Lebel qui ne peut être confondu avec Tacadémicien. Agréé ù l'Académie en 1729, il en fut reçu membre le 27 novembre lT6à, sur la présentation du portrait de l^etroy le Gis. Il exécuta \o portrait do Meliomel Effendi. ambassadeur de la Porto, ot rot ouvrage.
DE l'amateur. 79
présenté au roi, lui valut l'iionneur de peindre le roi lui-même. Lié intimement avec Jean-Raptiste Rousseau, Aved lui donna asile chez lui en 1738 , et fit un portrait de ce poète qui a été gravé plusieurs fois. Conseiller de PAcadémie en 17Zt/i, Âved mourut à Paris le k mars 1766, âgé de 6^ ans. lieaucoup de ses portraits ont été reproduits par la gravure.
1737. l^rtrait de M. Garon.
Portrait de M. Dupleix, fermier général.
Portrait de Mlle Loys, en laitière.
Un philosophe.
Portrait de M. le duc de Bisache.
Portrait de Mlle de Seyne, femme du sieur Uufresne.
1738. Portrait en pied de M. l'abbé de *^. Portrait de W liOys.
Portrait de M"* de Varenne, en liseuse.
Portrait de M. Tabbé Berger, appuyé sur un livre.
Portrait de M. Rousseau, poète illustre du siècle, âgé de 68 ans.
1739. Portrait de M"^ Arlon, filant de la soye.
Portrait de M. de Saint-George, capitaine de vaisseaux , de la compagnie des Indes, en habit rouge et cuirasse. Portrait de M"** Duplex de Baquanconrt, appuyée sur sa toilette. I\)rtrait de M. le marquis de Crévan, en corset d'armes. Portrait de M. le comte de Magnac, tenant le portrait de feu ^1. son
père, lieutenant général des armées du roi. Portrait de M'"* de Saint-Lambert, en nayade. Portrait de M. de Karcy, commissaire dos guerres , appuyé sur une table, tenant un livre.
i7/iO. Portrait de M, du Theil, secrétaire d'état du cabinet du roy, premier commis des affaires étrangères, ci-devant ministre et plénipotentiaire de S. M. auprès de l'empereur , au moment qu'il vient de signer un des actes de la dernière pacification. Portrait jusqu'au genou de M. le comte de Tessin, dans son cabinet,
tenant une estampe de Jules Romain.
Portrait de M. Racine, de l'Académie des inscriptions, en habit de
velours noir, appuyé sur un bureau.
Portrait de M"** Meinière, tenant un petit chien, l^rtrait de M. l'abbé Caperonier, professeur du collège royal pour
la langue grecque, appuyé sur son QuintUien. I*ortraitde M"* Aved, forme ovale.
I7(il. i'ortrail de M. de i*olincliovc , premier président du parlenieni do
Klandre et garde des sceaux de la province , ayant une main appuyée sur son mortier, et Tautre tenant les sceaux. Portrait de M"* Croisât, qui travaille à la tapisserie. Portrait de M. Bachelier, premier valet de chambre du roy,et surintendant du gouvernement de Versailles, appuyé sur un bec-àcorbin.
I\>rlrait de M. Philipe, assis et appuyé sur un livre, n/ri. Portrait en pied de S. Ex. Sald Pacha Beglierbey de Roumely, ambassadeur extraordinaire du Grand-Seigneur, entouré de tous les attributs qui désignent particulièrementsesconnoissances, comme sphère, carte géographique, traité de paix, et d'un atlas, premier livre imprimé par ses soins à Gonstantinople. On voit sur le devant du tableau les lettres de croyance surmontées du sceau de TEmpire , renfermé sous une plaque de vermeiL Le fond représente une vue de Paris et le commencement de son entrée, l^rtrait de M. le président de Maignière. 1 7/t3. Portrait de M"' la marquise de Sainte-Maur en sultane, dans le jardin du sérail. — H. 7 p. 1/2, 1. 5 p. 1/2. Portrait de M. le marquis de Mirabeau dans son cabinet, appuyé sur
lePolibede^M. FoUard.
Portrait de M"' La Traverse, appuyée siâ: tme table. Portrait de M. Pabbé Gédouin, abbé de Beaugenci, de l'Académie françoise.
17/iô. Grand portrait de M. le maréchal de Maillebois, vêtu en habit de bataille et en cuirasse.
Portrait de M. de *** dans son cabinet , appuyé sur un bureau, tenant une brochure ; vêtu de velours noir. Portrait de M. Poisson de la Chabeaussière, avocat au parlement. i7/i6. i'ortraitée M. Grébillon, de l'Académie françoise, dans son cabinet, appuyé sur tm fauteuil.
Portrait du K. P. Liniers, peint après sa mort. IH>rtrait de M*' Poisson de la Gbabaussière, en habit de bal. I^rtrait de M. de Moetlîen , lieutenant des grenadiers des gardes françoises, en habit d'officier.
17/i7. [»ortrait de M. ***, dans son cabinet, appuyé sur son bureau, tenant à sa main l'Iliade d'Homère.
Portrait de M. Rigoley de Jnvigny, avocat au parlement, appuyô sur lés œuvres de Cicéron. 17'|H. Portrait jusqu'aux genoftils d'un éclievin.
DE L^AMATEIIR. H\
IMrlrait d*uiie dame, appuyée sur son balcon.
Portrait de M** Laval-Montmorency, à présent duchesse de Loos de Gosse Warem.
Portrait d*une dame ayant les mains dans son manchon.
Portrait de M. le duc de Cherreuse, en cuirasse. 1750. Portrait en pied de M. le marquis de Gambyse, chevalier des ordres du roy, mort à Londres, dans le temps de son ambassade ; la téie n^est pas de Tauteur.
Portrait de M"; Brion, assise, prenant du thé.
Portrait du R. père Linières, confesseur du roy, devant un prie-Dieu. 1753. Portrait de M. le comte du Luc , nofaréchal des camps et armées du roy, en buste et cuirasse.
Portrait de M. Morand , de l'Académie royale des sciences et secrétaire perpétuel de celle de chirurgie, chevalier de Tordre de Saint- Michel. .
Portrait de Mlle ♦*♦, en lalUère.
Portrait du feu R. P. Maubert, Théatin. 1755. Portrait de M. TEvêque de Meaux, premier aumônier de Madame Adélaïde de France.
Portrait de M. le marquis d'Harcourt Olonde, peint en cuirasse.
Portrait de M***.
Portrait de M *** dans son cabinet, ayant un pépier à la main. 1757. M. le marquis de Mirabeau, en cuirasse.
M. Gillet, avocat au parlement ; il est appuyé sur un bureau, tenant on livre à la main.
M. de Galonné , iils de M. le procureur général au parlement de Flandres 1759. Portrait en pied de M. le maréchal de Glermont-Tonnerre.—!]. 11p., • 1. 7 p.
Portrait de M. Layé, président à mortier au parlement de Dijon. — II. 3 p. 1/2, 1. 3 p.
BAGHELIER (Jean-Jacques), peintre d'histoire, naquit en 172/i. Agréé de TAcadémie en 1751, il en fut reçu membre le 30 septembre 1752, et devint adjoint à professeur en 1763. Bachelier consacra, en 1765, une somme de 60,000 fr. à la fondation d'une école gratuite de dessin pour les artisans, et cet établissement, autorisé, en 1766, par lettres patentes du roi Louis XV, rend encore de grands services à la classe ouvrière. Il s'associa aux travaux du comte de Gayfus pour retrouver la peinture encaustique ou à la cire, et fut nommé directeur de la manufacture de porcelaine de Sèvres. Profes-
8i LE CAHINET
seur de rAcadémie en 1770, Bachelier était, en 1785, directear perpétuel de TAcadémie de peinture , sculpture et architecture civile et navale de Marseille. Adjoint à recteur , en 1792 , il continua pendant la révolution h diriger rétablissement qu'il avait fondé et mourut en avril 1806, âgé de 82 ans.
1751. Un trophée pastoral.
Un trophée bachique, oy les attributs de Pautomne.
Une hyacinthe du Pérou.
1753. Médaillon du roy, entouré de fleurs.— H. U p» 1/2, sur 3. (Morceau de réception à l'Académie.)
Un petit tableau émaillé sur de la porcelaine de la manufacture royale de Vincennes.
Autre, représentant une grappe de raisin, sur un fond blanc
Autre, un canard accroché contre une planche de sapin.
Autre, un vase de fleurs.
Autre représentant une More.
17Ô5. La fable du cheval et du loup. — 11. 9 p. 1/2, L 12 p. 1/2. (Ce tableau est peint en cire, suivant la découverte de Tauteiur, qu'il appelle inusUoriy c'est-à-dire cire brûlée.)
Un mouchoir rempli de fleurs , sur un fond de damas bleu. — H. 2 p. 10 p% 1. 2 p. /i p".
Une jeune fille caressant une levrette. — H. 18 p*, 1. 15 p". (Ce tableau est peint en cire, suivant un procédé appelé encamiique).
Un lapin blanc. — Ovale, 17 p.
Du pain et des raisins. — Ovale, 17 p.
Un panier rempli de raisins. — H. 26 p", i. 22 p".
Un vase de fleurs. — II. 26 p', 1. 22 p".
Une buse qui enlève un lapin. — 11. 2 p. 10 p", 1. 3 p. 8 p". •
Des fleurs dans un vase de porcelaine de Vincennes. (Ce morceau, sous glace, est peint en cire à la thérébentine. Du cabinet do M. Galabre.)
Une tête de profil.— II. 2 p. 1 p% 1. 15 p". (I>eint sur taffetas, selon le procédé appelé inuslùm.)
Repos de chasse. — 11. 3 p , 1. 2 p. 3 p".
Des raisins et autres fruits dans une assiette. — il. 1 p. 10 p*^ 1. 1 p. 1/2. fCes deux tableaux appartenant à M. UondeL)
(•roupe de fleurs sur une table de marbre. — 11. 22 p", 1. 19 p".
Un panier de fruits cl un mouchoir rempli de pctfhes. — 11. 2*i p\ I. 19 p".
DE l'amatelu. H:\
Lne branche de HIas el autres fleurs dans un vase de lapis..— H. 27 p", 1. 22 p".
1753. Un panier de fleurs sur un fond de damas jaune. — H. 18 p", \AU p". Un hibou, un pimart et un panier rempli de gibier. — II. 2 p., 1. 2 p. 10 p".
1757. Un lion d^Afrique, combattu par des dogues. — II. 9 p. 1/2, 1. 8 p. Un ours de Pologne arrêté par des chiens de forte race. — H. 9 p. 1 2,
1. 8 p. (Ces deux tableaux sont tirés du château de Choisy.) Plusieurs petits tableaux.
1759. Un perroquet blanc. — II. 2 p. 1/2, 1. 1 p. 1/2. Un faisan de la Chine. — IL 20 p% 1. 3 p. Deux petites chiennes qui jouent.— H. 20 p", 1. 2 p. 4 p". La Résurrection de Jésus-Christ. H. 17 p., 1. 1^ p.
(Ce tableau, destiné à l'église Saint-Suipicc , est peint dans Tune des manières proposées par V. le comte de Cayltis dans son mémoire sur la peiolure excaustatlque,, p. QU et 65. )
Plusieurs petits portraits dessinés.
1761. Les amusements de Penfance. — If. 10 p", 1. 20 p".
(Ce tableau est au roi, et est destiné à être exécuté en tapisserie dans la manufacture des Gobelliis.)
La fm tragique de Milon de Crotone. — H. 9 p., I. 6 p.
La quatre parties du monde représentées par les oiseaux iju'elles produisent.
1» PEurope , où Ton voit le coq , Poularde, le héron , le coq-faisan
et quelques canards ; 2** PAsie, caractérisée par le faisan de la Chine , le casoar , le paon ,
le huppé, Poiseau royal et Poiseau de paradis ; 2" PAfrique présente la pintade, la demoiselle de Nmnidie, le geai
d'Angela et Poiseau dit la palette ; W PAmérique est désignée par le roi des Couroumoux , le katacoi ,
Para, le courli, la poule sultane et le coq de i*ochc.
Ces tableaux soûl au roi, et décorent le salon de Choisy. Ils ont cn>iron tk p. en tous sens.
1^ fable du cheval et du loup. — 3 p. sur 2. ijn chat angora qui guette un oiseaiL — 2 p. sur 18 p". Une descente de croix, esquisse en grisaille. 1763. L'Europe savante. Elle est désignée par les découvertes quon y a ftiiles dans les sciences et dans les arts. Le roi qui les cncoura^r
y est re|irésenté. Le Louvre qai est leur sanctuaire termine Phorizoïi. — H. 10 p. 6 p% L 5 p. 6 p".
Le pacte de famille. 11 est représenté par des entants rassemblés autour de Tautel de Tamitié, qui jurent sur la cendre de Henri iV; leur serment est prononcé par Tamitié.Un génie élève les portraits des Bourbons vers un palmier, symbole de la gloire* — H. 10 p. 8 p% I. 3 p. 5 p".
Les alliances de la France. — H. 10 p. 8 p", 1. 3 p. 5 p\
(Ces trois tableaux sont destinés à décorer la Salie du dép6t des affaires
(étrangères i Versailles.)
l^a mort d'Abel , sujet tiré du poème de M. Gesner. — H. /i p. 6 p ",
Plusieurs esquisses en grisaille. Sujets tirés du poème d'Abel, de
M. Gesner.
La paix. Esquisse en grisaille.
i765. Gimon dans sa prison, allaité par sa fille. — H. A p., 1. 3 p. Un enfant endormi. — 2 p. 6 p" sur 2 p. Deux dessus de porte représentant des fleurs dans un vase. — H. 3 p. ,
L /i p. 6*. (Destinés pour les appartements de Choisy.) Fruits dans un panier éclairés d^une bougie. (Du cabinet de M. le
marquis de Marigny.) Musienrs tableaux peints avec les nouveaux pastels préparés à l'huile. i767. i^yché enlevée du rocher par les zéphyrs. — A p. sur 3 p.
BALDRIGIII (Guiseppe), peintre d'histoire, né h Pavie, vers 1722. Il étudia à Florence, sous la direction de Vincenzo Meucci , et vint ensuite à IMris, où il fui reçu à l'Académie, le 26 juin 1756. De retour en Italie , il fut nommé premier peintre de Tinfant Don Philippe , doc de Parme. 11 mourut à Parme, en 1802, âgé de 80 ans. 1757. La charité romaine.
(Morceau de réception de l'auteur à l'académie.)
BAUDIN (Jean), peintre d'histoire, né à Montbard, le 31 octobre 1732, fut d'abord élève de Louis->Iean-François de Lagrenée Vaine, puis de Jean- Baptiste-Marie Pierre. Il obtint, en 176A , le premier grand prix de peinture , dont le sujet était Tuilie faisant passer son char sur le corps de son père y et fut envoyé à Rome, en 1768. Bien que les biographies le fassent recevoir à l'Académie en 1778 , et que les registres de l'Académie le <lésignent comme ayant été reçu académicien le 27 mars 1779, les livrets dos Salons auxquels il a exposé et les Almanachs Royaux ne le porlent cepen-
DE l'amatkur. 85
dant que comme agréé. Directeur de PEcoledes Beaux-Arts d'Orléans, ù su fondation, en i78ô, Bardin fut nonumé membre correspondant de l'fnstiiiit, lors de sa réorganisation. Il mourut à Orléans , le 6 octobre 1809 , âgé do 77 uns*
1779. Dispute de sainte Catherine. — Elle naquit à Alexandrie, en Egypte; elle était issue de sang royal. Ayant refusé à Maximien, empereur d'Orient, de sacrifier aux faux dieux , il fit assembler cinquante orateurs et philosophes pour la convaincre; ils furent eux-mêmes convertis h la religion chrétienne par son éloquence. — II. 6 p. 9 p\ L 8 p. 1/2. * Saint Bernaixi se dispose à traduire le Cantique des cantiques. —
iî. 8 p. 5 p*. 1. U p. 10 p^ iienrl lY malade à Monceau.— Il tient cecjiscours à Sully: Je n*appréhende point la mort, je Tai affrontée dans les phis grands périls; mais j*avoue que j'ai regret de sortir de cette vie, sans avoir vu mon royaume dans Tétat florissant où je m'étais proposé de le faire parvenir, et sans avoir témoigné k mes peuples, en les gouvernant bien et les soulageant, que je les aime comme mes enfants. Esquisse.
Salomon sacrifiant aux idoles. Esquisse.— 11. 16 p**. 1. 13 p". Le midi. Esquisse.
La nuit. Id.
L'enlèvement des Sabines. Dessbi au crayon noir et blam;. Les Sabines, interrompant la. bataille occasionnée par leur enlèvement, obtiennent la paix et INinioa des deux peuples. Idem.
Massacre des innocents. Idem.
^ (Ces trois dessins ont chacun 4 pieds de large sur ? de haut.)
Salomon , entraîné dans ndolAtrie , sacrifiant aux idoles. Dessin ù
Tencre de la Chine et "bistre , rehaussé de blanc Réception d'une vestale. Dessin.
Tancrède et Ilermfnie. Id.
Alexandre malade , donnant h Philippe, son médecin , la lettre qui
l'accuse. Id.
Maladie d'Antiochus, découverte par le médecin Erasistrate. Id. Le même sujet traité différemment.
Junon et Minerve vont au secours des Troyens; Iris, par ordre de
Jupiter, les arrête et le leur défend. Id. 1781. L'Adoration des Mages (forme ovale). — II. 7 p. 3 p". I. U p. 1/2.
(Pour la chapelle de Fontaincbloau.)
N(i LE CABINET
Le saci>einent de la pénitence. Esquisse.
(Celle esquisse qui appartient à dom Y***, procureur général des Cbartrcux, doit éirc exécutée eu grand pour la Chartreuse de Valbonnc.)
1783, Jésns-Christ chez le Pharisien, ou la pénitence. II. 6 p. 1/2. 1.15 p. 1785. L'extrême-onction. — H. 6 p. 8 p". L 15 p. 2 p",
(Pour la Chartreuse de Valbonnc, près le Pont Saint-Esprit, en Languedoc)
L^ Adoration des Mages. Esquisse peinte du tableau exécuté pour la chapelle de Fontainebleau.
La Vierge. Esquisse pointe du tableau exécuté pour la Chartreuse de Paris.
Retour de Mars. Dessin.
L'*eucharistie. Id.
L*extrème-onction. Id.
Maladie d'Antiochus, dis de Seleucus. Id.
Antiocbus Epiphanis, an lit de la. mort, dictant une lettre de réconciliation pour les Juifs. Id.
1/ Amour répandant ses bienfaits. Id.
(Du cabinet de M. P***.)
BEALDESSON (François), peintre de fleui*s, naquit à Rome, ^ers 166/1. l'ils et élève de Nicolas Baudesson, peintre de fleurs et membre de P Académie, mort en 1680 ; il fut reçuj^!^ P Académie, le 5 février 1689, sur im tableau de 3 p^ 1/2 sur 2 p. 3/â, représentant un panier plein de fleurs sur une table de pierre. Beaudeason fils mourut à Paris, le 17 mars 171.'), âgé de 69 ans.
1699. Tableaux de fleurs et de fniits.
1706. Deux tableaux de fleurs.
Baudouin (Pierre-Antoine), peintre en miniature et à la gouache, né à Paris , vers 1719 , fut élève et gendre de François Bouclier. U exposa , en 1773, comme agréé, fut reçu académicien le 20 août de la même année, et mourut à Paris, le 15 décembre 1769 , âgé d'environ 50 ans. — On a gravé d'après lui beaucoup de sujets galants. 1763. Un prêtre catéchisant de jeunes filles. Gouache.
Plusieurs portraits et autres ouvrages en miniature. 1765. Plusieurs petits sujets et portraits en miniature.
Plusieurs petites gouaches.
Un confessionnal.
Les enfants-trouvés dans lYglise de Notre-Dame.
DE i/amatelii. 87
Ine jeune fille querellée par sa mère.
Plusieurs portraits à la gouache.
1767. Le coucher de la mariée. Gouache.
Le sentiment de Pamour et de la nature cédant, pour un temps, h la nécessité. Id.
Huit petits tableaux en miniature, représentant une suite de la vie de la sainte Vierge.
I^e premier feuillet du volume des épitres et évangiles, command<'^ pour le service de la chapelle du roi , par M. de Fontanieu , conseiller d*état, intendant général des meubles de la couronne.
i^lusieurs portraits et autres snjets ^ peints h la gouache et en miniature.
1769. Ptusieurs feuillets <{u livre de IVpltre et de celui de Tf: van glle, destiné pour la chapelle du roi.
Le modèle honnête. '
Antre tableau à la gouache.
BEAUFDUT (Jacques- Antoine), peintre d'iiistoire, né à l^ris, vers 1721. Il exposa, comme agréé, aux Salons de 1767 et 1769, et fut reçu académicien, le 26 janvier 1771 ; nommé conseiller en 1781, il monnit à Paris, le 25 juin 178/i, dgé de 63 ans.
1767. Dne flagellation. — H. 9 p., 1. 6 d.
1769« Jésus-Christ expirant sur la croix ; les saintes femmes occupées h secourir la sainte Vierge qui s'évanouit. — II. 7 p. , 1. 6 p. (Destiné A la salle de la Compagnie des Indes, h Poiidicliëry.) 1771. Brutus Liicrelius , père de Lucrèce, et Collatlnus, son mari, jurent, sur le poignard dont elle s'est tuée , de venger sa mort et dt» chasser les Tarquins de Rome. — H. U p., I. 5 p. 2 p". (Tableau de réception à rAcadémie.) L^ Assomption de la Vierge. Esquisse d'une coupole. — II. 5 p. sur /ip.
177:5. Saint Louis, roi de France, étant près de Tunis, |)om- en faire le siège, est attaqué de la peste, et, prévoyant qu'il en mourra, remet à son fils, qui lui succéda, les instructions d'un grand roi, d'un digne père et d'un saint. — IL 9 p., 1. 6 p. G p". (Destiné à la chapelle de l'École royale mWiiairc.) ïx)th et ses filles. —IL 1 p. 2 p"., 1. 1 p. 5 p". L'enlèvement des Sahines, Dessin lavé au bistre.— IL 1 p., 1. 2p. V^ p •.
Plusieurs tableaux.
1775. Incrédulité de saint Thomas. — il. 1 p. 5 p". sur 1 p. 2 p".
Sainte Mad^eine dans le désert. — H. i p. 8 p**. sur 1 p. 5 p".
Deux femmes grecques, dont une brode au métier, — i p. 3 p*. sur . Ip.
1777. L'enfant Jésus et la Vierge : les Anges viennent lui rendre hommage (forme ovale). — iî. 1 p. 10 p"., I. 1 p. 6 p".
Charité romaine. — II. 1 p., 1. 9 p°. 1779. Mort de Galanus, philosophe indien. — Ce philosophe ayant atteint Page de S3 ans , sans aucune inconunodité, se trouvant un jour tourmenté d'une douleur violente d'entrailles, dira Alexandre, qu'il avait suivi dans son expédition des Indes : Dieu m'appelle et veut reprendre ciis qui lui appartient^. Ordonnez que l'on dresseun bAcher pour mes funérailles, afin que les flammes purifient les fautes que mon corps peut avoir commises. De ce dévouement il en résultait un grand honneur aux descendants de celui qui en avait eu le courage. Alexandre , qui aimait Galanus, ne lui accorda cette grâce qu'avec peine; et, pour orner su pompe funèbre, il fit mettre son armée en bataille, ordonnant de répandre des parfums précieux sur le bûcher couvert d'im tapis magnifique. L'instant du tableau est celui où Galanus monte sur le bûcher, et parle à un officier député par Alexandre, qui lui demande s'il n'a rien à dire à ce prince avant de mourir : Non, lui répond Galanus ; je compte le revoir dans trois mois, h Babylone. Cette réponse fut regardée comme une prédiction de la mort
d'Alexandre, arrivée, en effet, trois mois après, à Babylone
Quinte Curce. — H. 10 p. I. 8 p.
(Pour le roi.)
Néron tourmenté par ses remords. — Néron, l'esprit bourrelé par l'horreur de ses crimes, dit, un jour, à un de ses aflranctais, que les nuits lui étaient aff^ieuses, qu'il se croyait tourmenté et déchiré par les furies à coups de Touet et de serpents , et qu'il lui semblait entendre sa mère elle-même lui reprocher son parricide. — H. /ip.,1. 5 p. 2 p'.
1781. Mort de Bayard. — 10 p. carrés.
(Pour le roi.) 1783. Le duc de Guise chez le président du Hariay. — Sous le règne de Henri UI, le duc de Guise, surnommé le Balafré, auteur et chef des factions qui troublaient le royaume, indigné des obstacles
qu'opposait à ses desscinsi la fermeté du président du Uarlay , se présente chez ce magistrat, suivi des gens de la lie du peuple. Le pwîsident, calme et inébranlable, ne lit d'autre réponse à ces discours que celle-ci : Mon dme est à Dieu et mon cœur au roi : je vous livre ma personne. Le duc, déconcerté , se retira avec dépit. Ce moment est celui du tableau. — II. 10 p., 1. 8 p.
BËAUVARLET (Ja«ques-Firmin), dessinateur et graveur, né à Abbeville, en 1731, reçu de TAcadémie le 25 mai 1776, et mort à Paiis, le 7 décembre 1797.
(Voir son article à la gravure.) 1765. La conversation espagnole.
La lecture.
(Ces dessins, d'après feu M. Carie Van Loo, sont destinés k être gravés.) 1767. Mercure et Aglaure ; dessin d'après La Hire.
Une fête de campagne dans l'intérieur d'une maison ; dessin d'après ïéniers,
(Ces deux dessins .sont destinés à être jgravés.) 1769. La vendange ; dessin au crayon noir , d'après David Téniers. ~ H. 17p'., L 2 p.
I^ Vierge avec l'enfant Jésus et le petit saint Jean ; dessin au crayon
. noir, d'après M. Boucher.
Deux pastorales; id.
(Ces dessins sontdesUnés à être gravés.) 1771. Cinq dessins ovales, dont quatre sont les Quatre Heures du jour, et le cinquième, une Ihrètresse tenant une corbeille de fleurs ; d'après les tableaux de feu M. Carie Van I/k). Deux dessins qui représentent des Sultanes ; d'après les tableaux de feu Carie Van Loo,qui sont au château de Ménars. 1773. Les couse uses; dessin d'après le tableau du (ruide, du cabinet de feu M. le baron de Thier& Télémaque racontant ses aventures à la nymphe càlypso; dessin d'après Raoux.
Le médecin aux urines- )^^*»"»s <*'après les deux tableaux de , . .^ ' [ (jérard Dow, du cabinet de M. le duc La marchande de gibier; ) ^e Choiseul.
(Ces dessins sont destinés à èlTv gravés.) 1775. Esther couronnée par le roi Assuérus; dessiu. Évanouissement d'Esther devant Assuérus ; id.
Mardochée refuse' de fléchir les genoux devant Aman ; id.
Repas donné par Ësther à Assuérus; dessin d'apr^s M. de Troy fils. 1777. Le triomphe de Mardochée.; dessin. .
La toilette d*£sther; kl.
Aman arrêté par ordre d' Assuérus ; kl.
(Suite de rhistoire d'Esther d'après M. de Troy le Ois.) 1783. Renaud et Armide ; dessin sur papier bleu , d'après de Troy, pour
être gravé.
BELLE (Nicolas-Simon- Alexis), peintre de portraits, naquit à Paris, en 167/i. Élève de François de Troy, il obtint^ en 1700, le grand prix de peinture, et fut reçu de l'Académie le li aoAt 1703. Il donna, pour sa réception, les portraits de Louis Lerambert et de Pierre Mazeline, sculpteurs. Il mourut à Paris, le 21 novembre 173/ii, âgé de 60 ans. 170/i. Portrait de M. le colonel Léé.
Portrait de M. le chevalier Giffort.
Portrait de Jacques Ifl, roy d'Angleterre.
Portrait de la princesse Louise-Marie, sa sœur.
Portrait de madame Marie Gheron.
Portrait de madame Renouard.
BELLE (Glément-Louis-Marie-Anne), peintre d'histoire, fils du précédent, naquit à Paris, le 16 novembre 1722. Agé de douze ans, à la mort de son père, il entra dans l'atelier de François Lemoyne, et fit, en 17AÔ, un voyage en Italie. De retour en France, il fut nommé, en 1755, inspecteur de la manufacture royale des Gobelins, et exposa au Salon de 1759, en qualité d'agréé. Reçu de l'Académie, le 28 novembre 1761, 11 .'présenta, pour son admission, un tableau représentant Ulysse de retour à Itaque et reconnu par sa nourrice. Adjoint à professeur, en 1762, il fut professeur, en 1765, adjoint à recteur, en 1785, et recteur, en 1790. Belle fils mourut à Paris, le 29 septembre 1806, à l'âge de 86 ans. 1759. La réparation de la profanation commise dans l'église de Salnt- Merry à Paris, en 1722.
Le saint ciboire, en ayant été enlevé, fut trouvé, quelques jours après, brisé et les hosties répandues sur la terre, dans wie des chapelles de cette église, où elles avaient été jetées, enveloppées dans un linge. M. Louis Mettra, alors curé de cette paroisse, y établit une fête que l'on solemnise tous les ans, le dimanche d'après la Quasimodo, en réparation de cette impiété. M. Pierre- Joseph Artaud, qui lui a succédé dans cette cure, en 17ââ» et qui
. DE l'amateur. 9i
vst acuidleiueat évi^fue de Cavaillon, a cru devoir transmettre, par ce tableau, le souvenir de l'objet de celte fèt^
On y voit en bas le saint ciboire et les hosties renversées, le curé et quelques ecclésiastiques, suivis du peuple, sont prosternés dans un saisissement de frayeur et d'adoration. En haut paraît le Père Etemel ; Tange exterminateur est prêt à venger cet outrage ; la religion prosternée implore la miséricorde de Dieu pour Tauteur inconnu de ce sacrilège.
(Ce tableau , destiné à être placé dans l*2gllsG de SaIntrMerry , a 1 1 pieds de htiuteur sur 7 de largeur.}
1767. L'archange Michel vainqueur des anges rebelles.
(Ce tableau^ de 9 pieds de haut sur 6 pieds de large, est destiné pour une église de Soissons.)
1771. Le combat de SaintrMicheL — H. 9 p., 1. 6 p.
Psyché et TAmoar endormis. — H.' 11 p. 4 p% I. 7 p. 9 p*.
(Ce tableau est destiné i faire suite à une tenture de feu M. Cliarles Coypel, dont les sujets sont tirés de djlvers opéras, et traités dans le cos- \iiJBe du théâtre.)
BELLENGÉ (Michel-Bruno), peintre de fleurs et de nature morte« exposa, OMnme agréé, au Salon de 1763, et fut re<^u de l'Académie, le 27 octobre
1764. Membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, il se retira à Rouen, en 1793.
1763. Un globe terrestre accompagné de légumes, de fruits el de fleurs. L'hitention de l'auteur a été de représenter la terre et ses produits. Plusieurs tableaux de fleurs et de fruits.
1765. Des fleui*s. — 3 p. sur 2 p. 6 p^
(Morceau de réception de Pauteur à l'Académie.) Plusieurs tableaux de fleurs et de fruits. 1767. Fruits et fleurs.
Tableau de 11 p. 6 p° de haut sur 5 p. 6 p" de large, appartenant
à M. de Monvîlle. * Vases et fruits. — H. 2 p., 1. 2 p. 6 p*. Plusieurs tableaux de fleurs et de fruits. 1769. Des fruits. -- H, 3 p. 7 p",, 1. 2 p. 8 p\ Des fleurs ; peint sur glace.
(Ovale.— Tiré du cabinet de M. Boucher, premier peintre du roi.)
1771. Corbeille de fleurs. — IL 2 p. 8 p^, 1. 3 pu 9 p<*..
Vase contenant des fleurs. — II. 2 p. 11 p"., I. 3 p. 3 p*.
1773. Une lablc cliarjsée de fruits. -— H. 3 p. /j p"., I. 3 p. 1 p\ Des fleuçp. — H.- 2 p., 1. 1 p. 2 p".
(Du cabinet de M. Âilletde GouDom, liculenaiU civil ei criminel du bailliage de Rouen, de T Académie des sciences de cette même ville.)
Fleurs et fruits. — H. 2 p., I. 1 p. 2 p".
(Du cabinet de M. Brochant, ancien conseiller au parlement de Rouen.) Tn laque à ouvrage et des fleurs.
(Hu cabinet de M. d'Embourney, secrétaire perpétuel de l'Académie d'agriculture, et membre de celle des sciences et arts de Rouen.)
Un déjeûner.
Meurs et fruits, exposés sous le même numéro. 1775. Des fleui*s. — H. 3 ^ 7 p"., 1. 2 p. 9 p^
(Appartient à M. Le Goûteux de Rouen.) 1777. Deux tableaux de fleurs. — H. 2 p. 10 p**^ 1. 2 p. 3 p".
Deux autres tableaux de fleurs. — H. 11 p"., I. p. 1 p". i779. Tableau de gibier. ~ II. 2 p., 1. 2 p. 6 p".
Raisins et autres fruits, avec une jatte d^ cristal. — H. 1 p. 5 p"., i. 1. p. 9 p-.
Corbeille de fleurs. — H. 1 p. 8 p"., l. 1 p. 5 p*.
Des prunes de Reine-Claude.
r>es pèches.
Raisins et poires.
UËNOIST (Antoine), peintre de portraits, né à Joigny, en Bourgogne, en 1631, fut reçu de TAcadémie, le 29 novembre 1686, sur le portrait du sculpteur Buirette. Il avait exécuté, pour le chœur de Téglise d^ l'hôpital (le la Charité des hommes, rue des Saiuts-Pères, un Christ en croix. Antoine Benoist mourut à Paris, le 9 avril 1717, âgé de 86 ans. 1699. Portrait du premier ambassadeur de Siam. *
Id. dû second ambassadeur de Siam.
Id. du chancelier des ambassadeurs de Siàm.
Id. de l'ambassadeur de Moscovie. .
Id. du chancelier de Moscovie.
Id. du fils du chancelier de Moscovie.
Id. • d'im Chartreux.
« iîl':KTlIKLE^i Y (Jean-Simon), peintre d'histoire, naquit à Laon, le 5 mars 17/i3. Elève de iNoêl Halle, il remporta, en 1767, le grand prix de peinture et se rendit à Rome. De retour à Paris, il fut agréé de l'Académie et
DE l'amateur. • 9:î
exposa, en cette qualité, aux Salons de 1777 et de 1779. Reçu membre de
TAcadémie, le 18 août 1781, il fut pommé adjoint ù professeur, en 179*2.
Professeur de TÉcoIe spéciale de dessin, Berthelemy mourut à Paris, le
1" mars 1811, à Page de 68 ans.
1777. Siège de Gelais. — Edouard, roi d* Angleterre, irrité de la longue résistance des habitants de Calais, ne voulut eniéhdre à aucune composition, si on ne lui livrait six des principaux d'entre eux pour en foire ce qui lui plairait. Eustache de Saint-Pierre et cinq autres se dévouèrent et lui portèrent les clefs, tète et pieds nus et la corde au cou. Edouard, déterminé à les faire mourir, n'accorda leur grâce qu'aux prières de son fils et de la reine. — H. 9 p., 1. 12p\ 6p^ Un gladiateur expirant.
Saint Sébastien, demi-(igure.
Plusieur» têtes.
L'Aurore qui pleure sur le tombeau de xMemnon ; dessin. Darius fait chercher des trésors dans les tombeaux de Babylone.
1779. L'action courageuse d'Eustache de Saint-Pierre au siège de Calais. —Edouard HI, roi d'Angleterre, ayant réduit la ville de Calais à la dernière extrémité, exigea que l'on lui livrât six des principaux habitants po^r être mis à morL, Eustache de Saint-lierre se dévoua volontairement pour sauver la vie de ses concitoyens, et cinq autres suivirent son exemple ; ils vinrent tète et pieds nus, la corde au coû, mettre les clefs de la ville aux pieds du roi ; ils attendaient l'instant de leur supplice. Les seigneurs anglais avalent en vain tenté d'adoucir le roi ; en vain le jeune prince de Galles, son fils, le sollicitait, les larmes aux yeux, Edouard persistait et prononçait l'arrêt de mort, lorsque la reint* son épouse, qui était enceinte, se mit ^ ses genoux eu pleurant, demandant la gcâce de ces braves citoyens de Calais. Edouard se laissa fléchir, et accorda, aux instances de la reine, ce qu'il avait refusé h son fils et à toute sa cour. — 10 pieds carrés. (Pour le roi.) Martyrf de Saint-Pierre. — 11 p. , 1. 13 p. *. lia peste de Milan, où Saint-Charles porte lui-même le viatique aux pestiférés.
(Esquisse d'un p^fond, de s pieds de diamètre.) Deux portraits (et éludes).
1781. Apollon et Sarpédon. — Apollon, après avoir lavé le sang dont Sarpédon était tout défiguré, et l'avoir parfumé d'ambroisie, ordonne
au Sommeil et à la Mort de le porter promptcment en Lycie, oà sa familie et ses amis lui firent de magnifiques funérailles. — H« 7 p., I. 6 p. . *
(Morceau de réception à l'Académie.)
1783. Jean Maillard, capitaine de'qaartier« — il tue, à la |K)rte Saint- Antoine, Marcel, prévôl de la ville de [>aris, (pu devait faire entrer par cette porte, ptndant la nuit, les troupes dn roi de Navarre , jointes aux rei>elles pour s'emparer de la Uastille et massacrer les partisans du Dauphin, régent du royaume, pendant la capUvité du roi Jean (1352). — H. 10 p, , 1. 8 p. Deux tètes d'étude.
1785. Manlius Torquatus, condamnant à la mort son fils, quoique vainqueur, poui; avoir* combattu, malgré la défense des consuls. Tan de Rome 613. — 10 p. sur 8.
Nota. Le même auteur a exécdté un grand tableau qui n'a pu être transporté au salon, et qui est placé dans Téglise du séminaire du Saint-Esprit, rue des Postes, près TEstrapade.
Ce morceau, de ili pieds de haut sur 8 de large, représente l'établissement de la religion chez les sauvages. Un missionnaire semble leur parler du mystère de la Sainte-Trinité, dont la gloire renverse l'idolâtrie.
1789. Constance d'El^azar, Pnn des princes des scribes et des docteurs de la .loi, que le ministre d'Antiochus veut contraindi'e de sacrifier aux idoles, et qui préfère la mort au crime de manger de la chair défendue.
(Ce tableau de lo pieds sur 8 est au roi.) Sainte-Catherine soutenant la fol chrétienne au milieu des philosophes d'Alexandrie et devant l'empereur Maximien. (Ce tableau, peint pour la cathédrale de Senlis, a lo pieds et demi de haut sur 5 pieds et demi de large.
BËI\TiN (Nicolas), peintre d'histoire, né à I^ris, en 1667. Son père et son frère étaient sculpteurs ; il fut d'abord placé chez Guy-Louis Vernansal, passa ensuite dans Tatelier de Jouvenet, et enfin dans celui de Bon Boulogne. 11 obtint, en 1685, le grand prix de peinture, et se rendit à Rome, d'où il revint apr^s quatre ans d'études. Admis à l'Académie, le 28 avril t703, son morceau de réception représentait Hercule délivrant Prométhée attaché sur le mont Caucase par Vulcain. Adjoùità professeur, en 1705, et professcai', tm 1715, Bertin exécuta, pour l'abbaye de Saint- Germain des Wés, xm Fuinl-Philippc baptisant l'cuiHiquo do la reine Gandace, et pour l'église de Saint-Lcu, une Résurrection. Appelé, en 1723,
auprès de Télecteur de Bavière, il exécuta des travaux dans son château de Nymphenbonrg. Adjoint à recteur, en 1733, il fut nommé, par le duc d'Antin, directeur de l*école de Kome ; mais il refusa cet honneur et mourut à Paris^ le il ayril 1736, âgé de 59 ans. 1704. Une bacchanale.
Les filles de Jetro défendues par Moyse.
Un crucifiement de J.-C.
J.-G. qui lave les pieds à ses apôtres.
Naissance d'Adonis.
Le pieux Samaritain.
liEVILLE (Charles), peintre de paysages, né h i^rls, vers 1651, fut reçu académicien, le 5 juillet 1681, et mourut à Paris, le 2 février 1716, à 65 ans.
1699. Un paysage.
BtEXX)Q (Marie' Antoine), peintre de genre, a exposé, en 1787, comme agréé» et a été reçu académicien, le 27 juin 1789.
1787. Un idiilosophe et son élève dans son cabinet. — H. 22 p"., 1. 33 p^ (Appartenant k M. GiiaJui.) Un astronome.
(Ovale. ~ Appartenant à M. ***.) L'histruction villageoise. — La mère fait la lecture de la Vie des Saints ; près d'elle, sa fille aînée est appuyée sur un bufiet ; deux autres de ses sœurs regardent leur père, tandis qu'il fume, assis sur un tonneau ; derrière lui, son gendre, les bras croisés, écoute la lecture, et un petit enfant de sa fille joue devant lui avec un oiseau. Le lieu de la scène est une grange. — H. 2 p. 8 p**. ,1.3 p. 6p\
1789. Un naturaliste. — H. 2 p., I. 2 p. 1/2.
(Morceau de réception de l'auteur.) Un chymistedans son laboratohre. — H. 18 p., 1. 22 p. Jeune fille réfléchissant sur une lettre et des présents qu'elle vient de
recevoir. — H. 15 p". 1. 12 p".
(Ces deux tableaux appartiennent h M. Biocbe.) Un petit enfant jouant. — H. 8 p\ 1. 6 p".
(Appartient i M. Micque.)
BLANGIIAKD (Ciabriel), peintre d'histoire, né h Paris, vers 1630, était lils de Jacques Blanchard, peintre d'histoire, mort en 1638, et neveu do Jean-Baptiste Blanchard, aussi peintre d'histoire, mort en 1665. Jacques
Hlancliard étant mort avant son Trère aîné, Blanchard le fils suivit les leçons de son oncle, et fut connu alors sous le nom de Blanchard le neveu. .^Reçu académicien, le 6 mai 1663, sur un tableau représentant allégoriquement la naissance de Louis XIV, il fut successivement adjoint à professeur, en 1670, professeur, on 1672, et trésorier, en 1699. U mourut, le 29 février i70/î, âgéde76ans.
1699. Saint Jérôme.
Saint Jean.
Une sainte Famille.
La Madeleine.
lue descente de croix.
Saint Jérôme.
Deux saintes Familles.
Une petite Madeleine.
BOICHOT (Guillaume), sculpteur, né à aiàlon-sur- Saône, en 1738, fut admis à TAcadémie, comme agréé, en 1789. il est mort le 9 décembre 181A. On trouvera à l'article sculpture les travaux de cet artiste.
1789. IjC Christ porté au tombeau ; dessin.
Descente de croix ; dessin. ^
Combat des Lapithes et des Centaures ; dessin. Achille plongé dans le Styx par Thétis, sa mère ; dessin. Les vendanges; dessin.
Bacchanales ; dessin.
. Diane distribuant des flèches à ses compagnes ; dessin. Assemblée des philosophes ; dessin.
(Voir à la sculpture).
BOIZOÏ (Antoine), peintre d'histoire, né en 1702. Reçu académicien, le 25 mai 1737; il fut dessinateur à la manufacture des Gobelins. 11 mourut à l^ris, le 10 mars 1782, à 80 ans, laissant un fils, Louis-Simon Boizot, connu comme sculpteur, et une fille, Marie-Louise-Adélaïde Boizot, qui a gravé.
1737. L'homme entre deux âges (forme ovale.
(Tirés des Fables de La Fontaine.) Le chien secouant des pierreries (forme ovale). Ixion foudroyé par Jupiter.
1738. Un dessus de porte, représentant Torigine de l'amour démontré par
Ja beauté, tenant un verre ardent qui allume le flambeau de l'Amour. — H. 3 p., 1. 6 p.
DE l'amateur. 97
L^édiication de T Amour par le secours de Mercure et de V<*nus. Vénus désarmant TAmour.
L* Amour piqué par une abeille.
La Scidpture.
L'Architecture.
1739. Bersabée sortant du bain. — H. 2 p. 1/2, 1. 3 p. Vertumne et Pomone.
Bacchus et Ariane.
17A0. Renaud et Armide.
Renaud quitte Armide par le conseil des chevaliers qui le pressent de retourner au camp de Godefroy. Armide tombe évanouie à ce départ au pied de Renaud, qui s'efforce de retenir ses pleurs. .— H. A p. J* 5 p.
1741. Zéphire et Flore.
L'Aurore et Géphale.
L'éducation de l'Amour.
Les caractères de la poésie.
Les Grâces qui instruisent l'Amour.
17/i2. Renaud et Armide dans les plaisirs. — if. /i p. , 1. 5 p. 17/i3. La reconciliation de Vénus et de l'Amour.
Vénus essayant les armes de l'Amour.
J7/i5. Les regrets d'Apollon sur la mort d'Hyacinthe. — 3 p. sur 2. Vénus et Adonis. — 3 p. sur 2.
1746. L'Aurore. — H. 4 p., L 3 p.
La Nuit. —H. ùp.,!* 3p.
(Ces deux tableaux doivent être exécutés en tapisserie aux Gobclins, et entourés d'ornements.
1747. Déification d'Enée. — H. 6 p., 1. 4 p.
Vénus prie Vulcain de forger des armes pour son fils Enée. — H.
3p.,L 2 p. 6p^ Un berger et une bergère faisant pattre des chèvres. Des bergers qui s'amusent à orner un mouton chéri.
(Ces deux sujets champêtres sont pendants.) Vue du Colysée de Rome. ^
1 748. Les Muses, après avoir enchaîné l'Amour, le remettent entre les mains de la Beauté.
(Tiré d*unc ode d'Anacréon.) - Portrait d'un enfant de l'auteur.
1750. Des bergers en adoration devant J.-C. naissant. — II. 6 p. 1/2,1. 4 p. 1/2.
1751. Deux dessus de portos chantournés, dont les sujets sont tirés d'un
poème de M***.
1753. L'Aurore qui invoque l*Amonr pour obtenir le rajeunissement de
Titon ; tableau de cabinet.
1755. Martyre de sainte Concorde, nourrice de saint Ulppolyte ; elle l'affermit par son exemple dans la foi qu'il avait confessée en présence de Tempereor Valère. — H. 10 p., 1. 9 p. (Pour Tégllse paroissiale de Saint-Hippolyle.) U Peinture. — 3 p. 1/2 carré.
Le châtiment de l'Amour. — H. 15 p., 1. 2 p. (Appartenant à M. d*Islc le fils.) 1757. La famille de l'auteur. — H. 2 p. 2 p"., L 3 p. /ii p". 1759. Flore couronnée par le Zéphire. — H. 3 p., L 2 p.
L'Amour qui se repose sur ses armes. — H. i& p^, 1. 16 p". 1761. > Télémaque, accompagné de Minerve, sous la figure de Mentor, raconte ses aventures à la nymphe Galypso. — H. 2 p. 6 p". , 1. 3 p.
1763. Argus discourant avec Mercure. — H. ii p., I. 3 p.
Des enfants reçoivent les récompenses daes à leurs talents. — H.
1 p. 8 p% L 1 p. ii p*.
Des en&nts reçoivent les récompenses attachées au métier de la
guerre. — H. 1 p. 8 p*", 1. 1 p. 6 p*. La Sculpture. — H. 1 p. 8 p% 1. 1 p. 4 p'. 1765. Les GrAces enchaînent l'Amour.
Mars et l'Amour disputent sur le pouvoir des armes ; Vénus sourit et trempe les traits de l'Amour dans du miel, en ordonnant h Gopidon d'y mêler de l'amertume ; sujet tiré d'Anacréon. 1771. L'odorat. — IL 2. p. 2 p"., L 2 p. 5 p". L'ouïe. — H. 2 p. 2 p^, L 2 p. 5 p".
BOUGIlARDON'(Edme), sculpteur, né à Ghaumont en Bassigny, en 1698, reçu académicien le 27 février 17d5, mort à Paris le 27 juillet 1762. On trouvera à la sculpture la suite des travaux de cet artiste. 1737. Les fêtes de Paies célébrées chez les Romains par les gens de la campagne, pour honorer cette déesse et lui demander la conservadon des troupeaux ; dessin à la sanguine.
1737. Les fêtes lupercales ; elles étaient en usage à Rome dès le temps de sa fondation ; on les célébrait à l'honneur du dieu l^n : deux jeimes gens armez de courroyes prises dans la peau des victimes, courroicnt nuds par la ville et en frapiioiont toutes les femmes qu'ils
DE l'amateur. 99
renconlroient, dans la confiance qu'elles deviendroient fécondes ; dessin à la sanguine.
Les yendanges célébrées dans les campagnes d'Athènes, mises en grand, d'après la fameuse cornaline antique qui est au cabinet du roy, connue sous le nom de cadiet de Michel Ange. Une tète de vieillard plus grande que nature ; à la sanguine. Deux autres tètes aussi plus grandes que nature , deux enfants de M. Mariette : l'une d'un eniant qui rit, et l'autre d'une petite fille en bagnolette ; à la sanguine.
1741. Vénus voulant retenir l'Amour qui s'échappe ; dessin à la sanguine. . Vénus armée d'un bouquetde roses, punissant l'Amour de sa fuite; id. La muse Erato recueillant les accords que forme le Dieu de la musique ; id.
BOUCHER (François), peintre d'histoire, ifé à Paris en 1706. Son père était dessinateur en broderies et le plaça dans l'école de François Lemoine. Il remporta le premier prix à l'âge de 19 ans, mais n'ayant pu obtenir le brevet de pensionnaire du roi , qui ne s'accordait alors qu'aux protégés du duc d'Antin, directeur général des bAtimenU du Roi, il fit le voyage d'iulie à ses frais, avec Carie Van Loo. A son rétour à Paris, en 1733, il fut agréé à l'Académie et sur» la présentation d'un tableau repréèenUnt Renaud aux pieds d'Armide ; il fut reçu académicien le 30 janvier 1732^. Adjoint à professeur en 1735, profes^ur en 1737, adjoint à recteur en 1752, recteur en 1752, recteur en 1761; et directeur de l'Académie en 1765, Boucher devint, dans cette dernière année, après la mort de Carie Van IjOO, premier peintre du Roi. Il mourut à Paris, le 30 mai 1770, âgé de 66 ans.
1737. Quatre tableaux dntrés représentant divers sqjets champêtres.
Deux petits tableaux ovales représentant les quatre saisons. 4 738. Vénus descendde son char, soutenue par l'Amour pour entrer au bain. (Chantourné.)- Les tipis Grâces enchaînant l'Amour. (Dessus de porte chantourné.) L'éducation de l'Amour par Mercure.
1739. l^yché conduite par Zéphire dans, le palais de l'Amour. — H. io p., larg. iU p.
Ce tableau doit être exécuté en ^pisserie pour le roi, à la manufacture de Beauvais.
L'Aurore et Céphale.
(Forme cliaiilouruée, dessus de porte pour l'hùlcl de Soubise.) Paysage avec moulin.
17^0. La naissance de Vénas.
Cette dresse paratt sortir du sein des eanx avec les grâces , accompagnée des Tritons, des Néréides et des amours.— II. iï p., 1. 5 p. Une forêt. — H. 4 p. , 1. 5 p.
Paysage, un moulin. — II. Zi p. , 1. 5 p.
17à'i. Diane sortant du bain 'avec une de ses compagnes. — II. 2 p., 1.2 p. 1/2.
Paysage d'après nature, environs de Beauvais. — H. 2 p. , i. 2 p. 1/2.
Esquisse de paysage, représentant le hameau disse. 11 doit être exécuté en grand pour POpéra. — H. 2 p., 1. 3 p.
Huit esquisses de différents sujets chinois, pour être exécutés en tapisseries à la manufacture de Beauvais.
Léda ; esquisse.
Un paysage de la fable de Frère Luce ; esquisse. 1743. La naissance de Venins; forme ovale.
Vénus à sa toilette, sortant du bain; forme ovale.
La muse Glio présidant à Phistoire et à Péloge des grands hommes.
Elle est représentée assisç , écrivant suf un grand livre , supportée par les ailes du temps, regardant les bustes et médaillons des héros placez au temple de mémoire. Chantourné, 6 p. de larg. sur pareille hauteur.
La muse Melpomène. • • '
Elle préside à la tragédie ; c'est pourquoy on la représente tenant d'ime main une épée oy poignard ensanglanté, et de Pautre, des sceptres et des couronnes. Chantourné, 6 p"" de larg. sur pareille hauteur.
Paysage où paroit un moulin à eaux ; et une femme donnant à manger à des poules.
Paysage représentant une vieille tour, et sur le devant des blanchisseuses.
Paysage de forme chantournée, représentait un vieux colombier, et une espèce de pont ruiné, sur lequel est une femmeet son enfant qui regarde un pescheur.
17à5. Un sujet pastoral ; tableau chantourné.
Vénus sur les eaux ; esquisse à gouache.
Deux dessins.
17/!i6. L'éloquence avec ses attributs ; forme chantournée. L'astronomie ; forme chantournée.
(Ces deux tableaux sont placés dans le cabinet des médailles, k la bibliothèque du roi.)
I)E.I/a>IAT!vIR. loi
Vi'iiii.s oi'ilonnant à Viilcain d<*s armes pour Kiiéo (Énéiile ik VirgiU*) ; forme ovale.
17/i7. Jupiter et Europe.
Jupiter, changé en tapreaii , porte sur son dos Europe, qu'il enlève par surprise. Aussitôt la mer se calme ; les vents retiennent leur tialeine, mille petits Amours voltjgent*autour d'elle. Les uns portent en l^rs mains la torche nuptiale , les autres chantent Thyn^née , suivis de la troupe des vieux marins et des Néréïdes à doni nues, assises sur des dauphins et accompagnées des tritons qui'folâtrent alentour. Neptune et Amphitrite marchent devant ; Vénus répand des fleurs sur cette belle. Ce tableau , de 5 p. de haut sur 6 p. de large , commandé extraordinairement pour le roi par M. de Tournehem , diiecteur général des bâtiments, était exposé dans la galerie d'Apolloq.
(Voir dans rinlroducllon raverlissement du salon de 17^7.)
' Les forges de Vulcain; forme ovale. (Destiné à la chambre du roy à
Marly.) .
Deux pastorales ; forme ovale.
Une esquisse en grisaille , représentant un sujet allégorique d'une thèse dédiée à M. le dauphin. ^
Un berger qui montre à jouer de la flûte à sa bergère ; ovale. Une nativité.
1750. Une nativité ou adorotion de bergers. — U. 5 p. 1 12, 1. /t p. (Pour la chapelle du château de Bellevue.)
Quatre pastorales de forme ovale : ,
1* deux anjants surpris dans les blés ;
T un berger accordant sa musette près de sa bergère.
3" le sommeil d'une bergère à laquelle un rustaud apporte des fleurs
de la part de son berger ;
!f'^ un berger qui montre à jouer de la flilte à sa bergère.
• • Deux paysages ornés de figures sur le devant.
(Appartenant à M. Langlols.)
1757. Le lever du soleil. — H. 11 p., 1. 9 p.
Le couchfer du soleil. — H. 11 p., M. 9 p.
(Ces tableaux doivent s'exécuter en tapisserie à la manufactureroyale des Gobeliiis^ par les sieurs Cozelle et Audran.)
Quatre saisons, figurées par des enfants.
(Ces quatre tableaux sont destinés pour le plafond de la ^aile du con seil à Fontainebleau.}
i02 LE CABINET
Deux pastorales, dessus de porte du château de Belleviie. 1757. Les forges de Vnlcain.
Ce tableau, de lo pieds carrés, est au roi. Il est destiné a élrc cxéciiié
en tapisserie dans la manufacture royale des Goliclills.)
Portrait de M"* la marquise de Pompadour. 1761. Pastorales et paysages.
1763. Le sommeil de renfaot Jésus; cintré. — IL 2 p.,,L 1 p. 1765. Jupiter transformé en Diane pour surprendre Galisto.
Angélique et Médor. ^
(Ces deux tableaux ovales ont environ 2 pieds de liaiit snr i pied
0 pouces de large. Du cabinet de M. Bergeret de Grancourt.)
Deux pastorales. ~ H. 7 ^. 6 p", I. A p. Quatre pastorales, dont deux sont ovales. .. ' Autre pastorale ; ovale d'enVIron 2 p. de haut stu* 1 p. 6 p* de large. Une Jeune femme attachant tme lettre au col d*un pigeon. ~ H. 2 p.,
Un moulin à eau ; paysage. — H. 2 p., L 1 p. 6 p*. 1769. Une marche de bohémiens ou caravane dans le. goût de BenedeUo di Casligiione.— H. 6 p. 6 p% K 9 p.
BOULOGNE (1) (Bon), ou de Bonllongne, dit Taîné, peintre d*hi8toire,. né à Paris, en 1669. Son père, Louis de Boulogne, né à Paris, en 1609, fit partie de TAcadémie, lors de la fondation de cette société, en 16&8, fut nommé professeur, en 1656, et mourut à Paris, en mars 167/i, laissant deux fils. Bon et Louis de Boulogne, et deux filles, Geneviève^et Madeleine de Boulogne. Bon Boulogne, élève de son père, fut envoyé de bonne heure à Rome, par Golbert, comme pensionnaire du roi, et se rendit ensuite en Lombardie. A son retour à Paris, il fut reçu académicien,* le 27 novembre 1677, et donna pour son tableau de réception le combat d*Hercule contre les Centaures. Adjohit à professeur, en 1686, professeur, en 1692, il mourut à Paris, le 16 mai 1717, à Page de 68 ans, et fut enterré dans Téglise de Saint-Roch. ' . »
1699. Ponrait de madame la duchesse d'Aumont, avec la fille de madame la duchesse d'Humières.
Jephté accourant au devant de son père, après sa victoire.
Sainte Cécile.
(i) L*orthographc de ce nom varie beaucoup. Louis de Boulogne le père a BouUogne^ De Boulongne, et le plus souvent De Boullongne, Bon Boulogne a • toujours signé Boulogne l'aîné, et cnOn Louis de Bouiogne, dit le Jeune, a été annobli, et se trouve dans l'Armoriai de d'Hozier, sous le nom de BouHongne,
DE L A»ATEl'K. KK)
Une jenne fille qui vent rattraper un oiseau envol<^. Galalhée sur les eaux.
Un corp9»de-garde où des soldats jouent. La diseuse de bonne aTentnre.
Une fille qui cherche les puces à une autre. Le sacrifice d'iphlgénie.
Une Vierge.
Le triomphe de Neptune.
L'éducation de Jupiter par les Goribantes. 1704. Moyse trouvé sur'les eaux et présenté à ta fille de Pharaon. Danaé.
Lucrèce.
Un petit Amour qui baise un pigeon.
Le Printemps figuré par Zéphire et Flore. Une jeune fille étonnée de voir envoler son oiseau. Le jugement de Paris, où, par le départ précipité de Junon, le
peintre a voulu marquer le vif ressentiment de cette déesse, si
fatal aux Troyens.
Deux filles qui cherchent leurs puces.
Sémélé désirant que Jupiter la vint voir dans toute sa majesté. Sahit Pierre.
Une Magdelaine.
Une teste dans le goût de Rembrandt Hlppomène qui, pour vaincre Atalante à la course, Tamusa par des
pommes d'or, qu'il jeta dans la carrière. Portrait de M. le chevalier de Gomminge. Portrait de M. Maréchal.
BOULOGNE (Louis de), ou de BouUongne, dit le jeune, peintre d'histoire, né à Paris, en i6ôÂ. Frère du précédent, et comme lui élève de son père, il remporta, à 18 ans, le prix de peinture, et fut envoyé à Rome, en 1675. Après dnq ans de séjour, tant à Rome qu'en Lombardie et à .Venise, il revint en France, et fut reçu académicien, le i" août 1681, sur la présentation d'un tableau représentant Auguste qui fait fermer le temple . de Janus, après la bataille d'Actium. Adjoint à professeur, en 1690, professeur, en 169/ii, adjoint à recteur, en 1715, et recteur, en 1717, Louis de Boulogne entra, en 1722, ù l'Académie des inscriptions pour dessiner les médailles et les devises, et fut nommé, la même année, chevalier de l'ordre de Saint-Michel et directeur de l'Académie de peinture. Après la mort d'Antoine Goypel, il fut nommé premier peintre du roi et « fut anobli avec
ff sa postérité mâle et femelle, née et à naître en légitime mariage, par « lettres-patentes en forme de charte, données à Fontainebleau, au mois « de novembre i72/ii, en considération de ses grands talents, et des ou- « vrages qu'il avait faits, à la satisfaction de Sa Majesté, dans les chftteau « et chapelle de Versailles, dans les salons de Marli, dans Téglise des Intt valides et dans le chœur de Téglise Notre-Dame de Paris. Les armes : « de gueules à une tour d'argent et au chef d'azur chargé de trois étoiles « d'or; le casque de profil (1). » II mourut à Paris, le 21 novembre 1733, âgé de 78 ans, et fut enterré dans l'église de Saint-Eustache.
1699. Marthe et Madeleine aux pieds de Notre-Seigneur. •
Un Crucifix.
Joseph vendu aux Ismaélites.
Portrait de M. Langlois.
Portrait de M. Gabriel, trésorier des bastiments.
Galathée sur les eaux.
Le rapt de Proserpine.
Zéphire et Flore.
Psyché et l'Amour.
I^a Terre avec les divinités terrestres.
Junon qui commande à OËole de lAcher les vents pour disperser la flotte d'Enée.
Le jugement de Paris.
L'adoration du Veau d'or.
Le jugement de Salomon.
J 704. Tobie recouvrant la vueue par le fiel du poisson dont son fils luy frotta les yeux.
Paris conduisant Hélène à ses vaisseaux.
Hegnaud et Armide dans les plaisirs.
Le jugement de Paris.
J.-G. reconnu par les disciples d'Emaus dans la fraction du pain.
La naissance de Bacchus. '
Joseph vendu par ses frères,
Galathée sur les eaux.
, Loth et ses deux filles.
Enlèvement de Proserpine par Platon.
Venus engageant Vulcain à faire des armes pour Enée.
r^a Samaritaine au puits avec J.-C.
Diane se reposant après avoir chassé.
(i) Armurial gOnéral de la France, par (rHozIer.
DB LAMAtEUR. 10;«
J,-C^, jeune, méditant sur les clouds de la passioti. Zephyre et Flore.
J.-C chez Martbe el Marie.
Portrait de madame la comtesse des Marais. Venus et Adonis.
BOULOGNE (Geneviève de), ou de Boullongne, peintre dHilstoire, de fleurs et de fruits, née en 16/i5. Elle fut reçue à l'Académie, le 7 décembre 1669, et mourut à Aix en Provence, le 5 août 1708, à Tâge de 63 ans. Elle avait épousé Jacques Clérion, sculpteur, membre de TAcadémie, en 170Ù. Une pensée de la mort.
Quatre tableaux de différents services de fruits et antres mets.
BOULOGNE (Madeleine de), ou de Boullongne, peintre d'histoire, de fleurs et de fruits, née à Paris, en 1666. Elle fut reçue à TAcadémie avec sa sœur aînée, le 7 décembre 1669, et mourut à Paris, le 30 janvier 1710, âgée de 6A ans.
1704. Des fruits.
Instruments de musique.
BOUNIEU (Michel'Honoré), peintre d^histoire, né à Marseille, en 17A0. Elève de Jean-Baptiste-Marie Pierre, agréé en 1767. Il exposa, pour la première fois, comme agréé de T Académie, en 1769. Un tableau de lui, représentant Belhsabéeau bain, ayant été refusé au Salon de 1779, il Texposa dans son atelier, et rompit avec l'Académie. Après avoir occupé pendant 20 ans la place de professeur ^e detsin à Técole royale des ponts et chaussées, Bounieu fut nommé, en 1792, conservateur du cabinet des estampes de la Mbiiothèque nationale. Il mourut à Paris, en 1816, Agé de 7à ans.
1769. Silène barbouillé de mûres par la nymphe Eglé. (Virgile.) —H. 3 p., 1. 2 p. 3 p*. y compris la bordure.
L'enlèvement du soulier d^ Rodope. (Madame Dacier. — Vie de Sapho.) —H. 3p.,l. 2 p. 10 p".
Portrait d'un enfant endormi sous la garde d'un chien. — H. 2 p., 1. 1 p, 9 p*.
1771. La Peinture, la Sculpture et la Gravure. — II. 6 p., 1. 5 p. 6 p*.
La Poésie, la Musique et l'Architecture. — H. 6 p. , 1- 5 P* /il P"-
Jupiter et lo. — H. 6 p. , 1- 5 p. 6 p".
Neptune et Amphytrite. — H. à p. , 1. 5 p. à p*.
Pluton et Proserpine. — H. /i p. J. 5 p. /i p".
. Une damé faisant faire s4H1 portrait. -r> 1 p. 5 p" sur i j>. 2 p"..
Une laitière. — 11 p° sur 14 p". ,
Une ravaude use. — 11 p* 'sur lu p*.
Vue du Mont-Valérien, prise de Neuilly. — 1 p. 10 p* sur 2 p. 2p-.
Vue du colombier die Saint-Fal en Champagne. — 15 p* sur 12 p*.
Vue de Gtiaillot, prise de la place de Louis XV. — 15 p* sur 12 p*. 1775. Portraits de M. Bignon et de son fils.
Une marchande de fleurs.
Une mère engageant sa fille à prendre une médecine.
Pan lié par des nymphes.
Une famille faisant des confitures.
Une marchande d'oranges.
Une femme et un petit garçon.
Un charretier et sa femme.
Une petite fille répétant sa leçon.
Une blanchisseuse de bas de soie.
Un galetas.
Point de vue d'un jardin. '
Vue du Pont-Neuf.
Une cuisine.
Paysage des environs de Paris.
1777. U mort d'Adonis. — H. 4 p., I. 3 p.
Galatée jetant des pommes à un berger. — H. 1 p. 6 p% 1. 1 p. 10 p^
Un satyre que des femmes forcent à boire. — H. 1 p. 2 p", 1. 1 p. 5p-.
Des nymphes, portant leurs offrandes au dieu Pan, sont rencontrées par un satyre. — H. 1 p., I. 1 p. 3 p".
Tête de bacchante. — H. 1 p. 3 p% 1. 1 p. • Une boudeuse. — H. 1 p. 3 p", 1. 1 p.
Tète de peUte fille échevelée. — *H. 1 p. 3 p% 1. 1 p.
La pâtisserie bourgeoise. — H. 1 p. 2 p', 1. 1 p. 5 p*.
Une petite tille à sa toilette. — H. 6 p% 1. 5 p".
Une jeune femme lisant et son fils reposant sur ses genoux. — H. 6 p% 1. 5 p".
Amusements de famille à la campagne. — H. 1 p. 1 p% L ! p. Up\ '
Un buvt'ur de bière. — H. 3 p**, L 5 p".
Une petite fille faisant cuire un œuf. — H. 6 p% l. 5 p*.
i)B l'amateur. 40'
• Lecture du poème des Fastes, par Tauteur. — II. 1 p. 3 p", I. i p. Correction de savatier. — H. 1 p. , 1. 1 p. 3 p'. Enfant jonant avec des chevreaux. — H. 10 p', I. 1 p. L'après-dlnée. — H. 1 p. 1 p% I. 1 f). û p". Beau trait de Henri iV, 1779. Le supplice d'une Vestale. — H. 2 p. 6 p% I. 3 p. 4 p".
Des femmes au bord d'un ruisseau se disposent à prendre un tain.
La naissance de Henri IV. — Sitôt que ce prince fut né, son grandpère le prit dans ses bras, le baisa. Il donna à sa mère une chdlne d'or, qu'il lui mit au cou, et son testament enfermé dans une boéte d'or, en lui disant : Voilà qui est à vous ; et, lui montrant l'enfant : Voici ce qui est à moi. Il le mit dans le pan de sa robe, etc. (Hist. de Henrf IV, par Buri.) — H. 1 p. 9 p% 1. 1 p. 6 p*. Dors mon enfant. — H. 8 p", l. 6 p". Une femme que l'on saigne au pied. — - H. 1 p. 3 p", 1. 1 p.
Un enfont à mi-corps, reposant sur un oreiller. — H. 1 p. 7 p", I.
Tête de jeune fille. — H. 1 p. 10 p", l. 1 p. 3 p". Un point de vue du Jardin des Tuileries. — M. 1/ii p", 1. 18 p^
BOUYS (André), peintre de portraits et graveur en manière noii-e, né à Hyères en Provence, en 1657. Elève de François De Troy, il fut reçu à l'Académie, le 27 novembre 1687, et élu conseiller, en 1707. Bouys mourut à Paris, le 18 mal 1740, âgé de 83 ans. (Voir à la gravure.) 1699. Portrait de monseigneur La Forge, général des Mathurins.
Id. de Despreaux Builoau, célèbre poète. , Id. de M. du Pourroy, conseiller au parlement de Grenoble.
Id. de M. Ferme l'Huis.
4d. de M. Bernard.
d, de madame Penon et sa fille en un mesme tableau. Id. de dom Tissu, chartreux.
Id. de M. La Barre, ordinaire de l'Académie de musique. Id. de M. de Troy, le fils.
1704. Portrait de M. le nonce extraordinaire du pape. Id. de M. de Richebourg.
Id. de mademoiselle de lâsoret.
Id. de M. Bernard, chevalier de Saint-IiOuis. Id. de M. l*abbé de Gordemoy.
i08 iJB CABINET
Id. de M. Arnault, maître de clavecio.
Id. du R. P. MassilloQ de l'Oratoire.
Id. de M. Marais, ordinaire de la mu^qae du roy.
Id. de M. Lauthier, avocat de conseil.
Id. de M. le marquis de Flamarns.
Id. de M. des Lentes.
Id. de M. Bouchant, avocat au conseil. (Vj^ir à la gravure.) 1737. Portrait de M. le recteur de PUniversité avec ses habits de cérémonie.
Deux cotations.
Une servante qui récure de la valselle d'argent Deux servantes revenant du marché*
BOYER (Michel), peintre d'architecture et de perspective, né an Puy-en- V'elay, vers 1668. Reçu académicien, le 30 avril 1701; il fut élu conseiller, en 1715, et mourut, le 21 janvier 1726, âgé de 56 ans.
HOU. Cinq tableaux d'architecture.
BRENET (Nicolas-Guy), peintre d'histoire, né à Paris, en 1728. Il exposa comme agéé aux Salons de 1763, 1765 et.l767, et fut reçu académicien, le 25 février 1769. Adjoint à professeur, en 1773, professeur, en 1778, Il mourut, le 21 février 1792, âgé de 6li ans.
1763. L'Adoration des rois. — H. 12 p. 3 p% l 7 p. 10 p*.
Saint Denis, près d'être martyrisé, prie pour rétablissement de la foi dans les Gaules. — H. 11 p., I. 6 p. 3 p*.
(Doit être placé dans Tégllse paroissiale de Saint-Denis à ArgenteiilL)
1765. Baptême de Jésas^Ghrisl. ~ H. 12 p. 3 p% I. 7 p. 10 p*.
L'Amour caressant sa mère , aûn qu'elle lui rende ses armes. — H. 1 p. 1 p', I. 1 p. â p".
1767. Jésus-Christ et la Samaritaine. — H. 12 p. 6 p*, L 9 p. 3 p^
Jésus-Christ sur la montagne des Oliviers. — H. 12 p.^ p*, I. 7 p. 10 p*.
1769. La Vérité. — H. 13 p. 8 p% I. 6 p. 3 p\
(Destiné pour une des chambres du Parlement de Donal.) Anachorète en méditation. Ovale. — H. là p*, 1. 16 p'. La fuite en Egypte ; esquisse d'un tableau exécuté pour la cathédrale de Bayonne. — H. 26 p*, I. 22 p*. OElhra, mère de Thésée, le conduit an lien oà son père avait caché son épée et ses souliers. Il lève facilement la pierre, prend
iL^
DK l'amatkiîk. 109
rëpée et se dispose à aller se faire reconnattre h Athènes. (Plut., Vie de Thésée.) — H. à p., I. 5 p.
(Morceau de réception k 1* Académie.)
1771. Saint Sébastien. — H. 5 p. 5 p% l. 3 p. 6 p^
Jupiter et Antiope. Ovale. — H. 2 p., I. 1. p. 8 p*. Faune jouant avec des enfants. ~ H. 2 p., 1. 1 p. 8 p*. Vénus. Ovaie. — - H- 1 p. 8 p", 1. 1 p. 4 p*. Diane. Ovale. — H. 1 p. 8 p% 1. 1 p. ù p% Apollon, avec le Génie des arts. — II. 2 p., t. 1 p. 8 p*. # Tête dans le costume asiatique. Ovale. — H. 1 p., 1. 10 p". Portrait de M. Boulet, inspecteur des théâtres du roi. 1773. Les Tartareset le Vieux de la Montagne, prince des assassins, ayant fait une irruption dans F Asie Méridionale, ils envoyèrent, en 1238, des ambassadeurs à la cour de France pour demander du secours à Saint-Louis ; leur réception est le sujet de ce tableau. — H. 9 p., L 6 p. 6 p*.
(Destiné k la chapelle de TEcole royale mllIUlre.)
1775. L'Assomption de la Vierge.
Saint Pierre et saint Paul.
(Ces Q tableaux, de g p. de haut ftur à p. lo p« de large, sont ordonnés par le roi, et destinés a éire placés dans Tégliae de Saint- Jacques, à Complègne.) ^
La résurrection de Jésus-Christ. — H. 9 p. 10 p", I. 6 p. (Doit être placé dans Téglise de MontreuU, près de Versailles.)
Galus Furius Gressinus. — Cet affranchi, cité devant un édile pour se disculper d'une accosation de magie fondée sur les récoltes abondaiites qu'il faisait dans un champ d'une petite étendue, montre des instruments d'agriculture en hou état , sa femme, sa fille et des bœufs gras et vigoureux ; alors, s'adressant au peuple assemblé : O Romains I s'écria-t-il , voilà mes sortilèges ! mais je ne puis apporter avec moi , dans la place publique, mes soins, mes fatigues et mes veilles. (Pline, Histoire naturelle, livre xviii, chap. 6.) — II. 3 p., t. ô p.
1777. Honneurs rendus au connétable Duguesclin, après sa mort. — Le commandant de Château-Neuf de Randan , suivi de sa garnison , se rend à la tente du défunt ; et là, se prosternant au pied de son lit, il dépose les clefs de la place. — L'artiste a peint Olivier de Clisson, frère d'armes de Duguesclin, debout et plongé dans la tristesse , montrant son ami mort. Derrière lui on voit aussi debout le maréchal de Sancerre , chargé du commandement de l'armée
par la mort de Duguesclin et qui fut depuis connétable. - 11. lOp.,1. 7p,
(Ce tableau est un de ceux de Thistoirc de France, commandés pour le Roi.)
L'Agricatteur romain. (Voir la notice de Tannée précédente.) — H. 10 p., l. 10 p.
(Pour le Roi. ) Le jeune Alcibiade se promenant sous le portique et méditant sur les leçons de Socrate. — H. 1 p. 6 p', 1. 1 p. (Ou cabinet de M. de Sainsy.) Plusieurs autres tableaut. *
1779. Métellus sauvé par son fils. — Octave tenant à Samos une séance pour Texamen des causes des prisonniers du parti d'Antoine, Métellus, vieillard accablé d*années et de misère, et défiguré par une longue barbe, lui fut amené. Le fils de ce vieillard, qui était Tan de ses juges, après avoir avec peine démêlé les traits de son père, court Tembrasser en versant des larmes et jetant de grands cris; puis, se retournant vers Octave.: César, dit-il , mon père est ton ennemi, et je sers sous tes drapeaux I il doit être puni et mol récovipensé : Sauve-le à cause de moi, ou donne-moi la'mort avec lui. César attendri accorda aux prières de son fils la grâce de Métellus, qaoiqu*il le connût pour un ennemi implacable. — H. 10 p., 1.15 p.
(PuorlcRoL) , Cincfnnatus créé dictateur. — Quintus Gincinnatus, occupé à labourer son champ et appuyé sur ses bœufs qu'il semble arrêter, reçoit les députés du sénat qui, de prosternant devant lui, le supplient de se revêtir de I9 robe de dictateur et de prendre les rênes du gouvernement pour remédier aux maux qui affligent la république romaine. — 11. 3 p. , 1. 5 p. (Tiré du Cabinet de M. Cochu.) Plusieurs autres tableaux.
1781. Combat des Grecs et des Troyens sur le corps de Patrocle. — Pendant ce combat, Achille, couvert de Pégide de Pallas, se montre désarmé sur le bord du camp des Grecs; sa présence et sa voU effraient les Troyens qui prennent la fuite. (Iliade, liv. xviii.) — il. 10 p., 1. 13 p.
(Pour le Roi.) Adoption d'Œklipe par la reine de Gorinlhe. — Phorbas, beiig^er de Potibe, roi de Corinthe, ayant détaché le jeune OËdipe d'un arbre, auquel il avait été suspendu pai; les talons» l'emporta et le
DE L AMJkTEl'K. lii
présenta à la reine qui , attendrie sur son sort et n'ayant point d'enfant, Tadopta pour son (ils. — H. 2 p., 1. 2 p. 6 p*". Rémus et Romulus. — Faustule, ayant trouvé Rémus et Romulus allaités par une louve, les prend dans son manteau et les porte à sa femme Larentia. — il. 2 p. 6 p% 1. 2 p. (Du Cabinet de M. •**.)
Jeune fille liabillée à l'espagnole, prenant des fleurs dans un vase. Sur bois. ~ H. 2 p., 1. 1 p: â p".
1783. Virginius prêt à poignarder sa fille. — Le moment est celui où Virgînius, après avoir demandé à Appius, de parler à Técârt un moment à sa fille, suivie seulement de sa nouiTice, saisit un couteau sur Tétai d'un boi\cher et en tue Virginie, en lui disant : Voilà le seul moyen de sauver ion honneur et la liberté, — H. 10 p.^, 1. 8 p.
(Pour le Roi.)
Courtoisie du chevalier Bayard. — A la prise de Bresse , Bayard étant blessé, fut porté dans la maison d'un gentilhomme. A la prière de la dame, il préserva la maison de tout pillage, protégea le père et l'honneur de ses deux filles. Quand il fut rétabli, la mère, entrant dans sa chambre, fit déposer sur une table un coffre-fort d'acier qui contenait 2,600 ducats. Le chevalier, après s'être long-temps défendu de les accepter, n'y consentit qu'à condition qu'il ferait ses adieux à ses aimables demoiselles. Elles venues : Voilà, leur dit-il, 2,500 ducats dont je puis disposer; recevez-en 1000 chacune pour présent de noces; quant aux 500 qui restent , vous les distribuerez au couvent des religieuses qui ont le plus souffert. Obligées d'emporter Pargent, les demoiselles
. revinrent le moment d'après, et présentèrent chacune à Bayard un brasselet tissu de leurs cheveux, et le lui attachèrent au bras; le chevalier promit de ne les point ôter, tant qu'ils dureraient. C'est l'instant choisi par l'artiste. — H. 3 p., 1. â p.
1785. Piété et générosité des dames romaines. — A la prise de Veïes, les Romains a voient fait vœu d'envoyer une coupe d'or à Apollon, dans son temple de Delphes ; les tribuns militaires, chargés de faire exécuter cette coupe, ne trouvant point d'or à acheter, à cause.de sa rareté, les dames romaines se défirent de leurs bijoux pour fournir la matière néces.saire au présent que l'on vonlai I offrir à Apollon. (Rollin, Uist. Rom.) — IL 10 p., 1. 8 p. (PoiiJ- W Roi.)
\\^ LE CABINKT
Saint-Loals rendant la justice dans le bois de Vincenoes. — H. 5 p. k p% 1. 3 p. 8 p'.
(Pour ia Chapelle du Château de Complègue.) 1787. Le jeune fils de P. Scipion rendu à son père par Antiochus. — Antiochus, étant en guerre avec les Romains et apprenant que P. Scipion s'étoit fait porter malade à Elée, lui envoya son fib, tombé entre ses mains. La joie de revoir un objet si cher eut bientôt rendu la santé à ce père affligé. Il dit aux ambassadeurs d'Antiochtts : Assurez votre roi de toute ma reconnoissance ; la plus grande preuve que je puisse lui en donner, c'est de lui conseiller de se hAter de conclure une paix solide avec les Romains. (Rollin, Hist Rom.) — H. 10 p., I. 8 p. (Pour ie Roi.) 1789. La continence de Sdpion. — H. 4 p., long. 5 p. 1/2.
Henri II décore du collier de son ordre le vicomte de Tavannes. — Dans TaflEaire de Renti contre Charles-Quint, le roi Henri H avoit remarqué le courage du vicomte de Tavanne ; et comme ce guerrier approchoit de la tente du ro^^ Tépée encore au poing et teinte de sang, le monarque l'aperçoit , court à lui et Tembrasse; ensuite il arrache son collier, et lui passe au col . — H. 10 p. , 1. 8 p. (Pour le Roi.)
BRIARD (Gabriel), peintre d'histoire, né à Paris, en 1725. Elève de Charles Natoire, il rejnporta le grand prix, en 17/i9, et entra à Técoie des élèves protégés, où il exécuta, en 1752, un tableau représentant la maladie d' Antiochus; il se rendit ensuite en Italie. De retour à Paris, il exposa comme agréé aux Salons de 1761 et de 1765, et fut reçu académicien, le 30 avril 1768, sur un tableau représentant Herminie au milieu des bergers. Nommé adjoint à professeur, en 1770, Briard mourut à Paris, le 18 novembre 1777, à. l'âge de 52 ans.
1761. Le passage des âmes du purgatoire au cieL — H. 23 p., L 12 p. 1765. La résurrection de Jésus-Christ. — H. 16 p., 1. 9 p.
Le Samaritain. — H. 5 p., I. 6 p.
La rencontre de Psyché et du pécheur. Ovale.
Psyché abandonnée. Ovale.
Sainte Famille. — H. 1 p. 11 p*, 1. p. 6 p*.
Le Devin de village. — H. 2 p. 3 p% 1. 2 p. 1769. La naissance de Vénus. — H. 9 p. 2 p"", L 8 p. 3 p.
La mort d'Adonis. — H. 4 p. , 1. 3 p. . Magdeleine pénitente. — H. 22 p*, 1. 18 p".
DE l'amateur. H:i
GAFFIERY (Jean-Jacques), sculpteur, né à Paris, en 1723, académicien le 28 avril 1759, mort le 21 juin 1792. Voir à la sculpture l'article de cet artiste.
1777. Dessin du tombeau d'un général que l'artiste exécute en marbre, de 10 p. de haut sur 5 p. de large. Sur un retable soutenu par deux consoles, s'élève une colonne tronquée sur laquelle est posée une urne funéraire. D'un côté de la colonne est un trophée militaire accompagné d'une branche de cyprès; de l'autre sont les attri> buts de la liberté groupés avec une branche de palmier. Derrière la colonne s'élève une pyramide. Dessous le retable, entre les deux consoles, est mi cartel et une table de marbre blanc pour l'inscription.
CALLET (Antoine-François) , peintre d'histoire, né en 17/il. il exposa comme agréé au salon de 1779 et fut reçu académicien le 25 novembre.
1780. Il mourut en 1828, âgé d'environ 82 ans.
1779. Portait de Mr le comte d'Artois. — H. 7 p. 8 p', 1. 5 p. 2 p«».
1781. Le printemps. Zéphir et Flore accourent pour couronner de fleurs
Cybèle, représentant la terre'; les vents doux renaissent, les amours reprennent leur activité, et les habitants de la terre, par leurs danses et leurs jeux , célèbrent le retour du printemps.
(Ce Plafond est un do ceux destinés k décorer la galerie d'Apollon, et a été ordonné k Tauteur pour »a réception à TAcadénile.) — H. lo p., I. 19 p.
Hercule sur le bûcher, déchirant la chemise de Ncssus. Etude. —
Deux cariatides, homme et femme. Etude. — H. 2 p. 20 p". , 1. 1 p. Portrait de M. le comte de Vergennes, ministre des affaires étrangères.—H. 5 p.,1. 4 p.
1783. Les saturnales, ou l'hiver. — Ces fêtes, chez les llomalns, se célébraient dans le mois de décembre, en Thonneur de Saturne ; les maîtres servaient leurs esclaves, et le peuple se livrait pendant quinze jours à toutes sortes de débauche. — H. 10 p. , 1. 10 p. (Pour le Roi.) 1785. Achille traînant le corps d'Hector devant les murs de Troye et sous les yeux de Priam et d'Hécube , qui implorent le vainqueur. — H. 10 p., 1. 10 p.
(Pour le Roi.)
1787. L'automne, ou les fêtes de fiacchus, que les Romains célébroient dans le mois de septembre. — 10 p. carrés. (Pour le Roi.)
tu L£ CABINET
1789. Poi-rrait du Roi.
Portrait de Monsieur, frère du Roi.
(Ces 2 tableaux, de lo p. de haut sur 7 de large, ue paroltront pas dans les premiers jours de l'exposition.)
L'été, ou les fêtesdeCérès. — Cette déesse avoit enseigné aux hommes la manière de faire venir le bled et d'en former du pain ; au milieu des sacrifices qu''on lui olTroit, les femmes, vêtues de blanc, couroient avec des flambeaux allumés en ressouvenir de Cérès, qui, à la clarté des torches enflammées , avoit parcouru la Sicile pour chercher sa fille Pioserpine enlevée par Pluton. On lui offroit des porcs pour victimes.
(Ce tableau, de 10 p. carrés, est pour le Roi.)
Tète de femme ; ovale.
CARÊME, ou CARESME (Philippe), pei.ltre de genre, né vers 1745. Cet artiste n'^a exposé que comme agréé ; on ne trouve aucun renseignement sur lui, bien que Ton ait gravé beaucoup de ses tableaux. Mort à Paris vers la fin du xviri' siècle.
(Cat. Bruun Necrgaard.) 1767. JLe repos. — H. 7 p"., 1, 10 p". Deux tableaux de figui'es.
Des animaux.
(Ces tableaux ont cliacûii 1 1 p« de haut sur i5 p» de large.) L'Amour. — H. 1 p. 5 p'., I. 1 p. 2 p'. Une mère qlii fait jouer son enfant. Petit ovale. Plusieurs portraits, dont Tun est celui d'un ancien échevin , tenant
un rameau d'olivier, à l'occasion de la paix de 17^9. Plusieurs tètes; études peintes.
Plusieurs dessms coloriés et lavés.
1769. La nativité de la Vierge ;' esquisse d'un tableau de 12 pieds de haut, pour la cathédrale de Rayonne.
Le serment de l'Amour. — H. 1 p., 1. 15 p". La fausse iiidifférence. — H. 1 p. , 1. 15 p". Prières à Venus ; esquisse.
Dessins lavés et coloriés.
Tète de vieillards et autres études de tètes. 1771. Vue d'un jardin. Sur le devant un Espagnol repoussé par une jeune demoiselle à qui il présente im bouquet. — H. 1 p. 6 p*., 1. 1 p. 9p*.
Le matin, désigné par une femme qui va au marché; paysage avec animaux. — il. 1 p. 5 p**., 1. 1 p. 8 p*.
DE l'amatkuh. 115
Le soir, désigné par Une femme qui revient chez elle avec son mari ;
idem. — H, 1 p. 5 p'., 1. i p. 8 p*. Une femme sur un lit repoussant T Amour qui "lui demande pardon.
Deux petits tableaux représentant des buveurs flamands. Paysage, une voyageuse qui demande son chemin ; Theure du jour
est le matin. — H. 1 p. 1 p"., 1. 1 p. /i p". Paysage , ime femme est occupée à traire une chèvre ; Theurc du
jour est le soir. — H, 1 p. 1 p"., 1. 1 p. U p". Des maquereaux. -^ H. 1 p. 1 p", \, i p, U p°. Plusieurs portraits.
Tète au pastel. — H. 1/i p". , 1. 12 p*. .
Plusieurs dessins.
1775. La nymphe Menthe métamorphosée par Proserpine en menihe ou baume.— H. A p. 5 p'., 1. U p, 9".
(Destiné pour le nouveau Trianon.)
Une femme repoussant PAmour. ~ H. 1 p. 2 p"., 1. 1 p. 8 p". Une femme jouant de la guitare ; deux hommes Técoutent.-^ H. 1 p.
2p».,Llp.
Diane et Endymion ; esquisse, lia fête des Ascolies (le prix perdu) ; dessin colorié. La fête des Ascolies (le prix remporté) ; idem. Autres dessins représentant des bacchanales. Un portrait et une tète d'étude.
1777. Menthe métamorphosée par Proserpine en menthe ou baume. —
H. /ip. 2 p-., 1.5 p.
Une femme qui chante dans un jardin et deux hommes qui Pécou-
tenL Di^ bacchantes et un satyre qui se disputent un vase ; gbuaclie. Des bacchantes ayant enchaîné TAmour veulent Tenivrer ; idem. Henri iV laisse entrer des vivres dans la ville de Paris ; idem. Sully donne de l'argent à Henri IV pour soutenir la guerre, idem.
CASANOVA (Jacques), peintre de baUilles, né à Londres en 1730. Il était fils de Cajetan-Jean>Jacques Casanova, danseur e^ acteur et frère puiné du fameux aventurier Jean-Jacques Casanova, il reçut une brillante éducation à Venise et vint à Paris à Tâge de 25 ans. Lié avec Charles Parrocel , il travailla d'après ses leçons, fit ensuite un voyage en Allemagne et reçut à
Dresde les conseils de DIetrici. Admis à IMcadémie le 28 mai 1763; il mourut à BrQhl, p^^s de Vienne, en mars i805, âgé de 75 ans.
1763. Un combat de cavalerie.
(Accepté par rAcadémie pour la réception de l'auteur.) Plusieurs autres tableaux.
1765. Une marche d'armée. — Environ 7 p. de haut sur il p. de large. Deux batailles. — H. 3 p. ,1. 4 p.
Uq Espagnol à cheval. — H. 1 p. 2 p*, l. 10*. 1767. Un Espagnol, vêtu à Tancienne mode. (Appartient à M. Rueffier.) Deux petites batailles.
Deux paysages avec figures.
(Ces a tableaux, de 3 p. 0 p*» de haut sur S p*. 6 p« de large, appartiennent à M. de La Ferté, intendant des nienos plaisire.) Un maréchal.
Un cabaret.
Un cavalier rajustant sa botte.
1769. Deux sujets de chasse. — H. 3 p. 6 p '. , 1. 5 p.
(Appartiennent à madame* la marquise de Laogeac.) Paysage. — H. 3 p., 1. 2p.
Deux paysages. — H. 8 p"., 1. 1 p.
(Ces trois tableaux appartiennent à H. de Selle, trésorier de la marine.)
1771. Le premier des trois combats de Fribourg, donné le 3 août 16M, entre 7 et 8 heures du soir, entre Tarmée de France, commandée par S. A. S. ^Monseigneur le duc d'Engaien, et Tarmée des Bavarois, sous les ordres du général comte de Mercy. — H. 12 p., 1, 14 p.
Sur le devant du tableau, à gauche, on voit les débris d'un combat qui a été livré pour vaincre l*obstacle d'un abattis d*arbre»qu'avait fait foire en cet endroit le général ennemi.
Un peu plus haut, et vers le milieu du tableau, on apperçoit le duc d'Enguien qui , voyant ses trou[)es, après avoir forcé les abattis, rester immobiles sous le feu des redoutes qu'elles ont encore à surmonter, est descendu de cheval, et, après avoir jeté son bâton de commandement d^ns les retranchements des ennemis , envi> ronné de plusieurs généraux, se met à la tète du régiment de Conti, qui est soutenu par celui de Mazarin, commandé par M. le comte de Tournon. Il enfonce les Bavarois , dont il ne se sauve qu'une très petite partie k la faveur du bois qui est au
DK l' AMATEUR. 417
milieu de la montagne. Au delà de cette montagne, on décou?re dans la plaine Parmëe du général Mercy, en bataille.
Bataille de Lens, par S. A. S. Monseigneur le prince de Condé, contre Tannée espagnole, commandée par Tarchiduc Léopold, le matin du 28 août I6Z18. — H. 12 p., 1. l/( p.
Au milieu de ce tableau, on voit le prince de Gondé, devant lequel répais bataillon de Tinfanterie ennemie tombe à genoux et rend les armes, abandonné de la cavalerie rompue et mise en fuite par M. de Ghfttillon qu'on aperçoit un peu plus haut sur la gauche. Cette infimterie implore la clémence du jeune héros qui donne ordre à M. des Roches, lieutenant de ses gardes , de lui sauver la vie. Plus haut, dans le centre du tableau, on voit le fameux général Beek pris prisonnier.
A la hauteur de Lens on voit le camp des ennemis, et Tarchiduc qui se sauve avec les débris de son armée. La droite du second plan représente la cavalerie française victorieuse à la poursuite des ennemis.
Deux paysages exposés sous le même numéro. — Y compris la bordure, h. 6 p. , 1. 8 p.
1775. Un matin, avec des animaux et plusieurs personnes à une fontaine.
H. 9 p. /i p'., 1. 8 p. 11 p- avec la bordure. Une nuit. Sur le devant une femme vend des canards. — H. 9 p.
il p", 1. 8 p. 11 p" avec la bordure. Embouchure d'une rivière. — H. 5 p. 6 p', I. 4 p. 6 p". Un rendez-vous de chasse. — H. û p. 4 p', 1. 5 p. /i p*. Le retour. — H. û p, /i p", I. 5 p. 4 p*. Un cavalier tartare. — IL 4 p. A p', 1. 3 p. 6 p'. Plusieurs personnes à une fontaine. — II. 1 p. 5', 1. 1 p. 6 p*. Deux tableaux d'animaux de 19 pouces de haut sur l/i pouces de
large.
Deux cavaliers. Tableaux ronds d'un pied de diamètre. Un Ane et un homme qui dort. — H. 1 p., 1. 2 p. Paysage. — H, 2 p., 1. 3 p.
Deux dessins représentant des cavaliers.
1779. Passage d'animaux dans l'eau au coucher du soleil. — H. 3 p. /^ p*,
Paysage avec animaux. — H. 3 p. 8 p% 1. 3 p. Deux tableaux représentant deux cavaliers. » H. 2 p. 10 p'.,
Ils LB CABINET
Un coup de tonnerre.
Un coup de vent.
1781. Un dair dé lune. On voit sur le devant du tableau une femme qui vend des canards à des passagers, et qui tient à la main un flambeau, dont le groupe est éclairé.
Un soleil levant. Des paysans semblent s'entretenir contre une fontainç.
(Ces deux tableaux ont g p. ft p" de liaut sur 9 de large.) Un cavalier. habillé à Pancienne mode. — ti. h. p., 1. 8 p. 1/2. Berger italien dormant au pied d'une ruine. — H. 2 p. 8 p", 1. 2 p. Tableau d'animaux. — H. 1 p. 1/2, L 2 p. ' Paysage avec figures et animaux. ^ H. 2 p. 6 p**. l. U p. Une dépouille de mort après un combat. — H. 11 p**, 1. 14 p^ Deux paysages avec figures et animaux. — H. 1 p. 3 p**, 1- 2 p /i p" . 1783. Un pont ruiné, avec animaux et figures.
(Appartient à M. le prince de Biontbarey, ministre d'état) Un coup de vent.
(appartient à M. de Monregard, intendant des postes.) Une vache et des moutons.
(Appartient à madame Casanova.) Un clair de lune.
Une matinée.
(Ces deux petits tableaux appartiennent A M. Pécoul.)
GAZES (Pierre-Jacques) , peintre d'histoire, né à Paris en 1676, fut d'abord élève de René-Antoine Nouasse, puis de Bon Boulogne. Reçu académicien le 28 juillet 1703, il fut successivement adjoint à professeur en 1715, professeur en 1718, adjoint ^ recteur en 1737, recteur en 1743, directeur en 1744, et chancelier en 1746 11 mourut à Paris le 25 juin 1754, Agé de 79 ans.
1704. Sainte Cécile.
1737. La naissance de Venus. *
Un déjeuner de chasse.
Leda et Jupiter, transformé en cigne.
1747. L'enlèvement d'Europe.
Ce tableau, de 5 p. de haut sur 6 p. de large, commandé extraordinairemcnt pour le roi par M. de Tournehem, directeur général des bâtiments, étoit exposé dans la galerie d'Apollon. (Voir dans rintroduction raverlissement du Salon de 1 ^l^^,)
1748. La multiplication des pains. — Tableau cintré de 11 p. de haut, sur
6 p. de large.
DE i/amatkir. Mi)
GHALLE ou GHALLËS (Michel- Ange-Charles) , peintre d'hisloire, né h Paris le 18 mars 1718, reçu académicien le 26 mai 17^3 ; il fut nommé professeur de perspective en 1758. Dessinateur du cabinet du roi et chevalier de Tordre de Saint-Michel, Ghalle mourut à Paris, le 8 janvier 1778, âgé de 60 ans. Membre de l'Académie des sciences et beaux-arts de Lyon. 1753. L'union des arts de peinture et de sculpture, par le génie du dessin ; plafond de forme ronde de 9 pieds 1/2 de diamètre. ' Ce morceau a servi pour la réception de fauteur à P Académie. Didon sur le bûcher. -nH. 6 p., I. 5 p. 1/2. Une forêt , au milieu de laquelle sont les ruines d'un temple de
Vesu. — H. U p. 1/2, 1. 6 p. 1 2.
Deux petits tableaux représentant des rochers. Diverses idées d'architecture faites sur les descriptions et les anciens vestiges des monuments publics de la Grèce et de Rome. 1755. Saint Sébastien cédant à la douleur de ses blessures. — H.' 5 p., L 4 p.
Le jugement dernier. ,
Jésu» Christ dans la gloire reçoit Adam et Eve, suivis des Justes, q«i lui sont présentés par l'ange gardien. Plusieurs anges leur préparent des scepti-es et des couronnes. L'archange saint Michel lance la foudre sur les réprouvés personnifiés par l'Envie, l'Homicide, le Mensonge, l'Orgueil et l'Avarice; ils sont précipités dans Tabime. Un ange sonne les trompettes qui rappellent les morts à la vie. — H. 12 p., 1. 9 p.
(Pour le chœur des Révérends Percs de FOratoire, rue Saint- Honoré.) Plusieurs dessins d'architecture, à l'imitation des monuments publics, en usage chez les Grecs et lés Romains. 1757 L'ascencion de Jésus-Christ. ~ H. 12 p., V. 8 p.
Une forêt où l'on voit les ruines du tombeau des Horaces et des Curiaces. — H. 4 p*, 1. 6 p. 1/2.
1759. Saint Hippolyte dans la prison , visité par le clergé de Rome, qui vient l'encourager au martyre. — H. 10 p., 1. 8 p. (Pour Téglise paroissiale consacrée sous Tinvocation de ce saint.) Domine, non sum dignus. — H. .7 p., 1- 5 p.
(Doit être placé dans le cbapltre des RU. PP. Feuillanls, de la rue Saint-Honoré.) Lucrèce présentant à Brutus le poignard dont elle vient de se frapper et lui demandant vengeance de l'affront dont elle s^est punie. — H. 6 p. 1 2, 1. 5 p.
Portrait de M. MIgnot, sculpteur du roi, ,
4!20 LE CABINBT
1761. Qéopfttre expirante par la morsure d^un aspic qu'elle s'étoit fait apporter secrètèmeiit dans un panier de fruits. — H« 5 p. 10 p*, 1. 5 p.
Socrate condamné par les Athéniens à boire la cfguê, la reçoit avec indifférence, Undis que ses amis et ses disciples cèdent à la plus vive douleur. — H. 6 p. 6 p% 1. 8 p.
Paysage dans le genre héroïque, où Ton voit un guerrier qui raconte ses aventures à ses compagnons. — H. /^ p. 6 p", 1. 3 p. 6 p*. 1763. La mort d'Hercule. — H. 6 p. , 1. 5 p.
' Milon de Crotone , la main prise dans un arbre, est dévoré par un lion. — H- 6 p., 1. 5 p.
Vénus endormie. — H. 6 p., 1. 5 p.
Esther évanouie aux pieds d'Assuérus. — H. 5 p., 1. 6 p.
Quatre dessins de compositions d'architecture. Idées prises sur les grands monuments de l'Egypte, de la Grèce et de Rome. 1765. Hector et Paris. Hector entran^dans le palais de Paris, qu'il trouve assis auprès d'Hélène, lui reproche sa fuite du combat qu'il venoit d'engager contre Ménélas. Vénus Tavoit dérobé à la fureur de son ennemi. Hélèi|e faisoit offrir un sacrifice en action de grAces. Elle se plaint à Hector de sa destinée ; ses femmes sont occupées ^ divers ouvrages , d'autres forment un concert qu'elles suspendent à l'arrivée d'Hector. — H. 12 p., 1. 18 p.
G ALLE ou GH ALLES (Simon), sculpteur, frère puîné du précédent, né à Paris en 1719, fut reçu de l'Académie le 29 mai 1756, et mort le 26 octobre 1765 à l'Age de 46 ans. (Voir son article à la sculpture.)
1755. Plusieurs dessins. Gompositions de fontaines, tombeaux, etc. 1759. Dessins de projets pour des fontaines publiques.
Dessin de la chaire de Saint-Roch.
1761. Deux dessins, projets de tombeaux. 1765. Le dessin des nouvelles chapelles de l'église de Saint-Roch.
GHARDIN (Jean-Baptiste-Siméon), peintre de genre, né à Paris, en 1699. Il fut élève de Pierre-Jacques Gazes, et entra à l'Académie, le 25 septembre 1728. Gonseiller en 1743, et trésorier de l'Académie des sciences, belles-lettre» et arts de Rouen, en 1754; il mourut à Paris, le 6 décembre 1779, âgé de 81 ans.
1737. Une fille tirant de l'eau à une fontaine. Une petite femme s'occupant à savonner.
Un jeune homme s'amusant avec des cartes.
DE l'amateur. \2\
Ln chimiste dans son laboratoire.
Un petit enfont avec des attributs de Tenfance. Une petite fille assise, s'amusant avec son déjeuner. Une petite fille jooant au volant Un bas-relief pdnt en bronze*
1738. Un garçon cabaretier nettoyant son broc Une jeune ouvrière en tapisserie.
Une récureuse.
Une ouvrière en tapisserie qui choisit de la laine dans son panier.
Un jeune écolier qui dessine.
Une femme occupée à cacheter uie lettre. — i!i p. sur 4 p.
Portrait du fils de M. Godefroy, Joyalier, appliqué à voir tourner
un tonton.
Un jeune dessinateur taillant son crayon. Portrait d'une petite fille de M. Mathon Marchand» s'amusant avec
sa poupée.
1739. Une dame qui prend du thé.
Jeune homme faisant des bouteilles de savon. La gouvernante. — Tableau en hauteur.
La pourvoyeuse.
Les tours de cartes.
La ratisseuse de navets.
1760. Un shige qui pehit
Le ^ge de la philosophie.
La mère laborieuse.
Le l)enedicite.
La petite maltresse d*école.
17âl. Le négligé on toflette du matin.
(Appartenant à M. le comte de Tessln.)
Le fils de M. Le Noir s'amusant à (aire un château de cartes.
1743. Portrait de madame Le *** tenant une brochure. Des enfants qui s'amusent au jeu de Toye. Des enfants faisant des tours de cartes.
17 A6. Un tableau, répétition du BenediciU^ avec une addition pour faire pendant à un Téniers, placé dans le cabinet de M. *^. Amusements de la vie privée.
Portrait de M*** ayant les mains dans son manchon. Portrait de M. Levret, de TAcadémie royale de chirurgie. \%kk 8
\i2 LE CABINET
17À7. La garde attenU?e ou les aliments de la convalescence.
(Ce ubleau fatt pendant à un autre du ménie autAur, qui est dans le cabinet du prince de Leiclistcnslein, et dont li n*a pu disposer^ ainsi que de deux autres qui sont partis depuis peu pour la cour de Suède.)
illiS. L*élè?e studieux.
(Ce uMeau est pour servir de pendant à ceux qui sont partis i*ann^ dernière pour la cour de Suède.)
1761. Une dame variant ses amusements. — H. 18 p*, 1. 15 p".
1753. Un dessinateur, d'après le Mercure de M. PIgalle. Une jeune fille qui récite son Evangile.
(Ces deux tableaux, tirés du Cabinet de M. de La Live, sont répétés d*après les originaux placés dans le Cabinet du Roy de Suède. Le Dessinateur est exposé pour la seconde fois avec des changements.)
Un philosophe occupé de sa lecture.
(Appartenant à M. Boscry, architecte.
Un aveugle ; petit tableau.
Un chien, un singe et un chat peints d'après nature.
(Ces deux ubieaux sont tirés du Cabinet de M. de Bombarde.) Une perdrix et des fruits.
(Appartenant à H. Germain.) Deux tableaux, pendants, représentant des fruits.
(Tirés du Cabinet de M. de Chasse.)
Tableau représentant da gibier.
(Appartenant à H. Aved.)
1755. Des enfants se jouant avec une chèvre; imiution d'un bas-relief en bronze.
Tableau d'animaux.
1757. Des fruits et des animaux. — H. 6 p. environ.
Les préparatifs de quelques mets sur une table de cuisine. Une partie de dessert sur une table d'office.
(Ces deux tableaux sont tirés du Cabinet de i*Ecole francoise de M. de La Live de July.)
Une femme qui écure.
(Du Cabinet de M. le Comte de Vence.) Portrait en médaillon de M. Louis, professeur et censeur royal de
chirurgie.
Une pièce de gibier, avec une gibecière et une poire à poudre.
(Du Cabinet de M. Damery.)
1759. Vn retour de chasse. — H. 7 p., 1. A p. (Appartonant h M. le Comte du Luc.)
DE l' AMATEUR. 423
Deux tableaux représentant des pièces de gHMer, avec un fourniment et une gibecière. •— H. 2 p. i/2, 1. 2 p. (Ils appartiennent à M. Trouard, architecte.) Deox tableaux de fruits. — H. 13 p*, !. 1 p. 1/2.
(Ils appartiennent à M. Pabbé Tniblet.) Deux tableaux de fruits. ^ H. 13 p*, 1. 1 p. 1^2.
(Du Cabinet de M. SUvestre, uMltre à dessiner du Roi.) Un jeune dessinateur. — H. 1 p., L 7 p**. Une fille qui tra?aiUe en tapisserie. — H. 1 p. « 1. 7 p",
(Ces deux tableaux appartiennent à M. Cars, graveur du Roi.) 1761. hè Benedicite.
(Répétlton du tableau qui est au cabinet du Roi, maia avec des changements. II appartient à M. Portier, notaire.)
Plusieurs tableaux d'animaux.
(Appartenants à M. Aved, conseiller de rAcadémle.) Des vanneaux.
(Appartenant à M. SUvestre, maître à dessiner du Rot.) Deux tableaux de forme ovale.
(Appartenant à M. Roettiers, orfèvre du Rot) Autres tableaux, de même genre.
1763. Des fruits.
Le bouquet.
(Ces deux tableaux appardemient à M. k Comte de Salnl-Fiorentln.) Des fruits.
(Appartient à M. i*abbè Pommfer^ conseiller en parlement.) Des fruits.
Le débris d'un déjeuner.
<Ges deux tableaux sent du cabinet de M. SUvesUre, de TAcadémle royale de peinture et maître 4 dessiner de S. M.) Un petit tableau.
(Appartenant à H. Lemoyne, sculpteur du Roi^ ) Plusieurs autres tableaux.
1765. Les attributs des sciences, ceux des arts et ceux de la musi^e.
(Ces trois tableaux, de S p. lo p« de haut sur S p. lo p" de large, sont destinés pour les appartemenis de Cholsy. ) Trois tableaux, dont un ovale, représentant des rafraîchissements, des fruits et des animaux. — H. 3 p. 6 p*, 1. /i p. 6 p^ — L'ovale a 5 p. de haut.
Plusieurs tableaux, dont un représente une corbeille de raisins. 1767. Deux tableaux cintrés, d'environ 3 p. de haut sur /i p. 6 p** de large, représentant divers instruments de musique et destinés pour les appartements de Bellevue.
(Au Roi.)
t^i LE CABINET
1769. Les attributs des arts et les récompenses qui leur sont accordées. — H. 4p.«l. 5 p.
(Ce tableau, répétition, avec quelques changements, de celui fali pour rimpérâtrlce des Russies, appartient à M. l'abbé Pommyer, conseiller en la Grand*Chambre du Parlement, Honoraire aisocié libre de rAcadémle.) Une femme qui revient du marché.
(Ce tableau, aussi répélltion avec changements, appartient à M. Siltestre, maître à dessiner des enfants de France.)
Une hure de sanglier. — H. 2 p. 6 p°, 1. 3 p.
(Tiré du Cabinet de Monseigneur le Chancelier. ) Deux tableaux représentant des bas-reliefs. Deux tableaux de fruits.
Deux tableaux de gibier.
1771. imitation d'un bas-relief.
Trois têtes d*étude; pastel.
1773. Une femme qui tire de Teau à une fontaine.
(Ce tableau appartient à M. Sylvestre, niattre ft dessiner des Enfants de France. C'est la répétition d'un tableau appartenant h la Reioe douairière de Suède.)
Tète d'étude au pastel.
1775. Trois tètes d*étude au pastel.
1777. Imitation de bas-relief.
Trois tètes d'étude au pastel.
1779. Plusieurs tètes d'étude au pastel.
GHASTELAIN (Charles], peintre de paysage, né vers 1674. U fut reçu académicien le 30 Juillet 1740, et était inspecteur de la manufocture royale des Gobelins, en 1742. Il mourut aux Gobelins le 2 août 1755, à 81 ans.
1740. Paysage , l'Automne.
Paysage , l'Hiver, où parott un clair de lune.
1741. Un clair de lune.
Un coup de tonnerre.
1742. Paysage, vue des environs de Paris, du côté de liongjumeau, éclairé
d'un soleil levant.
Paysage , un soleil couchant.
Paysage , vue d'après nature.
Paysage , coup de tonnerre qui brise un arbre. 174S. Port de mer avec un mouvement de tempête. 1745. Un port de mer.
Un soleil.
Un clair de lune.
Un hiver.
17à6. Deux petits paysages en hauteur.
Deux autres plus grands.
17â7. Vue de Bonneuil, d'après nature.
Vue d'Orsay, d'après nature.
1750. Trois petits paysages.
1751. Vue du pont de Gharenton.-
Vue du moulin de Chantonneau ; pendant du précédent tableau. 1753. Marine. — H, 3 p., l Zi p.
GHAUDET (Antoine-Denis), sculpteur, né à Paris le 31 mars 1763, élèye de Stouf. Reçu conmie agréé à l'Académie en 1789, mort le 19 avril 1810, & l'âge de hl ans.
(Voir à la sculpture.)
1789. Un vieillard est amené par se» enfants dans le temple d'Egia, déesse de la santé, pour la prier de leur conserver long-temps un père qui foit leur bonheur. Dessin.
GHAUFOURRIER (Jean), peintre et graveur, né à Paris en 1672. Cet artiste a exposé aux Salons de 17/i8 et de 1751, avec le titre d'adjoint à professeur pour la perspective, et à celui de 1753, sous celui de conseiller. Il fut reçu à l'Académie avec le titre de conseiller et d'adjoint à profefrseur pour la perspective en 1736. Il est mort à Paris le 29 novembre 1757, âgé de 85 ans.
1748. Six morceaux de ses ouvrages, tant à l'huile, au pastel, gravure
que dessin. 1750. Vue perspective de la cascade de Saint-Gloud, faite pour feue madame la duchesse d'Orléans.
Une mer cahne éclairée de la lune, avec un fSuial sur le devant Un coup de vent qui surprend une barque de pécheurs. Portrait de F. François-Joseph de Malkeneck, récollet, directeur des Ursnlines deSaUit-Germain-en-Laye.
1753. L'homme vertueux.
L'homme sensuel.
GHAVANNE (Pierre Domachin, sieur de), peintre de paysage, né à Paris vers 1672. Il fut reçu académicien le 23 août 1709, et mourut aux OobeUns le 23 décembre 17M« âgé de 72 ans. 1737. Deux paysages.
Un paysage, une moisson.
Un paysage , l'amusement champêtre.
1738. Un soleil le?ant Un soleil couchant.
Paysage avec flgures et animaux sur le devant Bergers avec leurs troupeaux.
GHÉRON (Elisabeth-Sophie), madame Le Hay, peintre de portraits et graveur, née à Paris le 3 octobre 16/^8. Élève de son père, Henri Ghéron, peintre sur émail, elle se rendit célèbre par la réunion de ses talents et cultiva avec succès la peinture, la gravure, la poésie et la musique. Reçue de TAcadémic le 11 juin 1672, elle présenta pour tableau de réception son portrait en ovale et fut admise en 1699, à T Académie de' Ricoverati de Padoue. Elle épousa en 1708 Jacques Le Hay, ingénieur du roi, et mourut à Parts le 3 septembre 1711, à Tâge de 63 ans. 1699. Son portrait.
Portrait de sa sœur.
Portrait de mademoiselle fielo.
Portrait de M. Morel, de la musique du roy.
Portrait de la scavante madame Dacier.
170/^. Une fille qui dessine.
Une descente de croix.
Portrait du père Sébastien, carme.
Portrait de M, Dacier.
Portrait de mademoiselle de Villefranche en Psiché qui veut tuer TAmonr.
Portrait de madame Mansart.
Portrait de madame de Barbezieux.
Portrait de M. le prieur de Cordemoy.
Portrait de madame de la Guerre.
Deux jeunes filles qui accordent un clavecin.
Une Grecque.
Portrait de madame de Monaco.
CHRISTOPHE (Joseph), peintre d'histoire, né à Verdun en 166&. il fut reçd académicien le 2/i mars 1702, et devint successivement adjoint k professeur en 1708, professeur en 1717, adjoint à recteur en 1736 et recteur en illitu II mourut à Paris le 29 mars 17/i8, âgé de 85 ans. 1704. iTneNaUvité.
TJn retour de chasse.
Une chasse aux canards, par de jeunes garçons.
Un jeu de gage touché.
Combat d'Hercule et d'Achelous.
DE l'amateur. 127
Adonis et la nymphe Echo.
Vertumne et Pommone.
Apollon et la Syhille.
Enlèvement d'Europe.
1737. Le charitable Samaritain.
1738. Un jeune esclave assis, frappé par ses camarades, et son défenseur
qui retient les coups qu'on luy porte.
Descente de croix de Notre-Seigneur.
l\ésurrection de Notre-Selgneur.
Un petit bacchanal d'enfants, l'un étant sur chèvre, accompagné
de ses camarades, et l'autre qui est tombé avec son tambour de
basque.
1739. Enfants qui jouent à l'herbette.
J.-G. priant au jardin des Oliviers.
CLERISSEAU (Gharles-Lools), peintre et architecte, né k Paris en 1720. U séjourna long-temps en Italie, et fut admis à l'Académie le 2 septembre 1769. Gomme architecte, on lui doit l'hôtel du gouvernement à Metz, qu'A fit exécuter d'api^ les ordres du maréchal de Broglie. Glérisseau fut aussi membre des Académies de Londres et de Saint-Pétersbourg, et eut le titre de peintre de l'impératrice de Russie (Catherine II). Décoré de la Légion-d'Honneur par le gouvernement impérial, il mourut à Auteuil le 19 janvier 1820, dans la quatre-vingt-dix-neuvième année de son ftge. 1773. Plusieurs tableaux de ruines.
1775. Plusieurs compositions d'architecture dans le style des anciens. 1783. Deux tableaux d'architecture : l'un est l'arc de Constantin à Rome,
et l'autre est de composition. — H. 1 p. 10 p*, I. 1 p. 5 p".
(Ils appartiennent à M. de Joubert, trésorier des éuts du Languedoc.) Deux tableaux d^architecture exposés sous le même numéro : l'un
à M. le marquis^ d'Arbouville, et Tautre à M. Robert, peintre du
Roi.
Intérieur ruiné d'une chambre sépidcrale. — ^H. 1 p. 11 p"", 1. 2 p. 10 p*.
COGHIN (Charles-Nicolas), dit le fils, dessinateur, graveur à la pointe et au burin, né à Paris en 1715. Il fut élève de son père Gharies-Nicolas Gochin, peintre et graveur, membre de l'Académie en 1731, mort en 175/1 et de sa mère Louise-Madeleine Hortemels qui a également gravé. Il commença à exposer comme agréé de l'Académie en 17/il et accompagna en 17A9 le marquis de Marigny dans son voyage d'Italie. A son retour en France il fut reçu académicien le 27 novembre 1751, et devint successivement garde des dessins du cabinet du roi en 1752, après la mort de Charles Antoine Goypel, secrétaire historiographe de TAcadémie en 1755, chevalier
de Tordre de Saint-Michel vers 1760 et conseiller de rAcadémie en 1776, 11 mourut le 29 avril 1790, âgé de 76 ans.
(Voir à la gravure.) 17^1. Un dessin à la gloire des arts,' représentant PAcadémie royale de
peinture et de sculpture , conduite par le génie du dessin, qui
s'élève au Temple de Mémdre sous la protection de Sa Majesté. Virginlus tuant sa fille. Dessin.
L. Junius firutus, consul romain, fait mourir ses deux fils pour avoir
conspiré contre la république. Idem.
Dix petits dessins de dilTérents caprices. 17/r2. Pompe funèbre érigée dans Téglise cathédrale de 'Notre-Dame de
Paris, le 22 septembre i7/il, à Toccasion du décès de la reine de
Sardalgne.
Cette pompe, oiUonnée par M. le duc de Kochechouart, premier
gentilhomme de la chambre du roy, a été composée et conduite
par M. de Bonneval, intendant et contrôleur général de Targen-
terie, menus plaisirs et affaires de la chambre de Sa Majesté.
Dessin.
La lumière du Messie pénètre les nuage» de Tandenne foy, fl se fait
connoitre aux prophètes et aux patriarches. Dessin allégorique. Mars reçoit de la Géométrie des leçons pour se conduire dans le»
travaux de la guerre. Desshi.
Six petits dessins pour le Lutrin de Boileau. Chant 1*'. La Discorde sous la figure d'un vieux chantre, éveille le
prélat, et luy reproche son indolence. Chant 2. La Nuit annonce à la Mollesse, étendue dans les bras du
Sommeil, la division et le trouble qui va s'élever dans FEgiise. Chant 3. Le sacristain, le porte-croix et le perruquier étant venus
de nuit pour rétablir le lutrin, sont effrayez et fuyent à la vue
d'un hibou; la Discorde, sous la figure de Sidrac, leur reproche
leur lâcheté et les rallie.
Chant H, Le grand chantre et les chanoines se jettent sur le lutrin
et le mettent en pièces.
Chant 5. Rencontre du prélat et du grand chantre ; bataille de»
livres sur le perron de h Sainte-Chapelle ; le prélat met eu fuite le
chantre et les chanoines en leur donnant sa bénédiction. Chant 6. La Piété, accompagnée de la Foy, l'Espérance et la Charité,
vient se plaindre à la Justice du désordre que la Discorde cause
dans l'église.
\kk peth dessin où est écrit au bas, le médecin observateur. On y
voit un jeune médecin qui tAte le pouls à une dame malade.
DE l'amateur. 129
Neofo petits sujets tirez de Virgile.
Géorgiques, liv, IL Un ia])oureur à table avec toute sa famille, représente la douceur de la vie champêtre.
Enéide, liv. L A£née sort de la nuée qui Tenvironnoit, et se fait connoltre à Dldon,
^néïde^ Hv. IL Laocoon, prêtre de Neptune et ses fils sont tuez par des serpens d*une grandeur extraordinaire.
JBnHde^ livre IIL AEnée ordonne à sa troupe de prendre les armes pour chasser les harpies qui venoient troubler leur repas.
JSnéïde, liv. IV. Mort de Didon.
Mnéïde^ liv. VIL Ascagne et quelques Troyens ayant blessé à la chasse un cerf appartenant à la sœur du gardien des troupeaux du roy Latinus, la Discorde excite les paysans à prendre les armes pour venger sa mort.
^néïde, liv. IX. Nisus et Euryale, deux amis intimes, après avoir traversé le camp des Latins et y avoir fait un grand carnage, furent découverts par un parti de cavalerie qui les obligea à prendre la fuite vers im bois. Euryale fut atteint en fuyant et fait prisonnier : Nisus appercevant son ami entre les mains des ennemis, se cacha dans le bois, et lança quelques dards dont il tua plusieurs soldats ; le chef de la troupe, furieux de la mort de ses gens, se jette sur Euryale pour le tuer, alors Nisus se montre et veut en vain détourner sur luy même le coup qui menace son amy.
JSnéide, liv. X. AEnée ayant blessé le roy Mezence, est prêt à le tuer; Lausus,fils de Mezence, couvre'son père avec son bouclier et s*oppose à la colère d' AEnée.
JSnéide^ liv. XL Pallas, fils d'Evandre , ayant été tué dans un combat, AEnée, luy renvoyé son corps ; ce père vient au devant et est saisi de douleur à la vue d'un si triste spectacle. i7ili5. Cérémonie de l'audience accordée par le roy à Tambassadeur turc.
Grand dessin à la mine de plomb.
1750. Le Roy tenant grand appartement dans la grande gallerie de Versailles : la table de jeu du Roy, celle de la Reine et d'autres tables distribuées dans ladite gallerie pour différens jeux.
Les illuminations des deux grandes écuries de Versailles jointes ensemble par des arcades de lumière.
(Ces deux dessins se gravent actuellement.) 1753. Quarante-six petits portraits en médaillons dessinés. 1755. Quatre desshis pour Thistoire du roi par médailles.
Première médaille. La naissance du roi.
Dans le bas-relief ovale on voit madame la duchesse de Bourgogne
couchée sur on lit au moment qui soit sa délivrance. On lui présente ie jeune prince qu*elle Tient de donner au monde. Au dessous est une femme représentant rPspérance. Forcée d'aliandonner deux petits enfants que lui enlève la Mort, sous la figure d'une femme voilée, elle tend les bras à Tenfant nouveau-né qui est-dans le lias-relief. A droite, une femme arrose un laurier dans un vase ; allusion au prince naissant. A gaucbe, une autre fenune enveloppe de voiles funéraires deux jeunes cyprès, symbole des deux jeunes ducs de Bretagne morts, Tun en 1705 et l'autre en
Seconde médaille sur la mort de Louis-le-Grand.
Dans le sujet en bas-relief on voit Louis XIV au lit de la mort. Ce bas-relief décore la face d'un tombeau, sur les côtés duquel sont rangées cinq urnes sépulcrales, d'autant de princes de la famille royale, morts avant le ieu roi. Quatre femmes en pleurs expriment la désolation de la France ; en haut l'Immortalité, sur des nuages, soutient la médaille.
Seconde médaille sur la mort de Louis XIV, et troisième du livre.
La renommée attache le médaillon de Louis XIY à une pyramide élevée sur un tombeau. Le médaillon de Louis XV est soutenu par le génie de la France ; ce génie porte un bouclier d*où rayonnent des traits de lumière. La France se tourne avec inquiétude vers son génie tutélaire, et jette ses regards sur le portrait de son jeune monarque. Au pied du tombeau de Louis-le-Orand on voit la Discorde et la Guerre enchaînées; elles font effort pour rompre leurs chaînes et pour se relever, mais les rayons du bouclier semblent, en éclairant leurs mouvements, les rendre immobiles.
Quatrième et cinquième médaille. La régence déférée au duc d'Orléans.
La Prudence reçoit de la Justice les rênes d'un char qu'elle doit conduire sur un chemin difficile ; les animaux d'espèces diverses, attelés ù ce char, sont les symboles des caractères opposés, dont le contraste semble partager un peuple nombreux en différentes classes, si la main qui les gouverne ne sait les tenir unis. Le lion est l'emblème de ces hommes dont le courage aspire à l'indépendance. Le chien courageux, mais fidèle et soumis, représente le sujet dont la valeur est animée par ses maîtres. Le mouton et le renard sont le symbole, l'un de la simpKcité. l'autre de l'intrigue.
Plusieurs dessins de ruines antiques et autres vues d'après nature, dessinées en Italie.
(Tirés du cabinet de M. le marquis de Marigny.)
DR l'amateur. 131
Quatorze dessins faits à i\oiiie, d'après les tableaux et sculptures des grands maîtres.
1761. Licurgue blessé dans une sédition. Dessin au crayon rouge. 1765. Un dessin destiné à servir de frontispice au livre de l'Encyclopédie. On y voit les Sciences occupées à décx>uvrir la Vérité. La Raison et la Métbapbysique cberchent à lui 6ter son voile. La Théologie attent sa lumière d'un rayon qui part du ciel ; près d'elle la Mémoire et l'Histoire ancienne et moderne. A côté et au dessous sont les Sciences. D'antre part , l'Imagination s'approche avec une guirlande pour orner la Vérité. Au dessous d'elles sont les diverses Poésies et les Arts. En bas sont plusieurs Talens qui dérivent des sciences et des arts.
Plusieurs dessins allégoriques sur les règnes des rois de France. Ils sont le commencement d'une suite d'estampes que l'on grave, pour être placées dans le livre de l'abrégé cljronologique de l'Histoire de France par M. le président Hénault. 1767. Plusieurs dessins allégoriques sur les règnes des rois de France. Ils sont destinés à être gravés pour Toniement de la nouvelle édition de l'Abrégé cbronologique de l'Histoirede France, par M. le président Hénault.
L'école du modèle, dans l'instant où les jeunes gens concourent au prix d'expression fondé par feu M. le comte de Caylu». Dessin. 1769. Plusieurs dessins allégoriques sur les règnes des rois de France.
(Destinés à être gravés pour rAbrégé cbronologique de rHisloIre de France, par M. le président Hénault)
Portrait de M. de Parcieux, et autres dessins. 1771. Un dessin destiné à recevoir les diverses inscriptions relatives à l'établissement de l'École royale militaire. On y voit les armes du Roi ; la médaUle frappée à l'occasion de cet édifice ; sur les côtés la figure allégorique de Mars et de l'Étude , et en bas, quelques uns des exercices des élèves.
Plusieurs dessins qui ont été gravés pour servir à l'ornement de la traduction de Térence, par M. l'abbé Lemonnier ; le frontispice d^ sa traduction de Perse et autres. 1773. Plusieurs dessins des aventures de Télémaque destinés à une édition in-8* de ce livre.
Deux dessins allégoriques sur l'histoire de France.
(Continuation de la suite destinée à orner Tabrégé chronologique de THistoire de France, par feu M. Hénault.) 1775. Sujet de l'Astrée. Dessin.
Deux sujets de l'Iliade d'Homère. Dessins. Quatre sujets des aventures de Télémaque. Idem.
Hait sujets des prinetpaies fêtes de Tannée.
(Ces dessins ont été composés pour le misse! de la chapelle de Versailles )
Quatre dessins des principales pièces de théâtre de M. de BeUoy.
Sujets allégoriques. Dessins.
1781. L'Enlèvement des Sabines. Dessin.
Les nymphes de Galypso mettent le feu au vaisseau bâti par Mentor. Idem.
Plusieurs dessins, dont les sujets sont tirés de TEmile de J.~J. Rous> seau, destinés à l'édition de Genève.
GOLLIN DE VEKMONT (Hyacinthe), peintre d'histohre, né à Versailles en 1693. FUleul et élève d'Hyacinthe Rigaud, il étudia à Rome les chefod'œuvre des écoles d'Italie. Reçu académicien le 24 novembre 1725, il fut successivement adjoint à professeur en 1733, professeur en 1740, et adjoint à recteur en 1754. il mourut à Paris le 16 février 1761, ftgé de 68 ans.
1737. Deux sujets en esquisse de l'histoire de Gyrus. DbL-neuf suje^ de l'histoire de Gyrus.
Une descente de croix.
La maladie d'Antiochus, causée par l'amour qu'il portoit à Stratonice, sa belle-mère.
Les Dieux qui coupent les ailes à l'Amour pour l'empêcher de remonter au ciel.
Renaud et Armide.
Pyrame et Thisbé.
Les adieux d'Hector et d'Andromaque.
Les noces de Thétis et Pelée, où la Discorde jette entre les Divinités, une pomme d'or.
Le jugement de Salomon.
1738. Moyse ordonne à Aaron, de la part du Seigneur, de serrer dans
l'arche la mesure d'un gomore plein de manne, pour laisser aux Israélites le souvenir de la nourriture que Dieu leur avoit donné dans le désert. — (Gintré.) H. 10 p., l. 8 p. 1740. Arrivée de Roger, prince africain, dans l'isle de l'enchanteresse Âlcine.— Elle descend de son palais pour venir au devant de luy, accompagnée de ses femmes et de plusieurs Amours, dont les uns s'emparent de ses armes, et les autres s'empressent à Penchafner avec des guirlandes de fleurs. — H. 11p.. 1. 14 p. (Ce tableau est peint pour le Rey, et doit s'exécuter en tapisserie aux Gobeltns). Une descente de croix. — (Cintrée.) H. 10 p., L 5 p. Une Annonciation. — (Cintrée.) H. 10 p., 1. 5 p. 1743. Assomption de la Vierge. — H. 7 p., 1. 5 p. 1/2. 1745. Alexandre chez Oxiartes. — Oxiartes, satrape de Darius, ayant
DE l'amateur. fâJ
Fnvité Alexandre à un festin, auquel il a voit fait venir Roxane, sa fille, avec quelques compagnes, ce prince en devint amoureux ; et, sans s'arrêter à la disproportion des conditions, l'épouse sur-le-champ, ordonnant qu'on apporte du pain, que Ton coupolt en deux, suivant la coutume des Macédoniens, et dont les nouveaux mariez prenoient chacun un morceau. Les conviez, les uns par flatterie, applaudissent à sa passion, les autres cachent moins leur mécontentement de voir leur roy dans une débauche, prendre pour son beau-père un de ses esclaves. Oxiarles, ravi d'im bonheur si inespéré, en excite la conclusion de tout son pouvoir.
17Û6. Auguste et GléopÂtre. — Auguste, ayant appris la fin tragique d'Antoine et la douleur profonde dont Gléop&tre étoit accablée, voulut l'aller visiter; elle étoit alors dans son appartement, couchée sur un lit ; ses habits négligez et en desordre, marquoient bien le peu de soin qu'elle prenoit de sa vie. Quand eile apperçut Auguste, elle se leva précipitamment et se Jetta à ses pieds, cherchant à le toucher de compassion, et peut-être à le rendre sensible. Ge prince l'accueillit très humainement; et l'ayant obligée de se remettre sur son lit, il s'entretint long-temps avec elle.
Auguste au milieu des beaux-arts.
1767. Pyrrhus, roi des Molosses. — Ge prince n'avoit que deux ans lorsque les Molosses, s'étant révoltés contre son père Eacide, le chassèrent de ses états et appelèrent Néoptolème, son neveu. Ge nouveau roi fit mourir ions les amis d'Eacide et ordonna que Ton tuât aussi Pyrrhus ; mais quelques fidèles sujets de son père, ayant eu le bonheur de se dérober aux meurtriers, sortirent adroitement du royaume, et l'emportèrent avec eux, s'étant chargés de quelques femmes pour lui donner la mammelle pendant leur route. Après bien des dangers, ils traversèrent la Macédoine, et entrèrent dans les états de Glaucias, roi d'Esdavonie ; ayant obtenu de lui être présentés, ils mirent le petit Pyrrhus au milieu de la salle, où il étoit assis avec la reine; Penfant se traîna sur ses mahis vers le roi, se prit à son manteau, parvint jusqu'à ses genoux, et comme s'il eût été en âge de raison, 11 les lui embrassa d'un air suppliant. Le roi resta long-temps pensif, ne sachant à quoi se déterminer et craignant de s'attirer la haine de l'usurpateur et de Gassandre, roi de Macédoine, qu'il savoit être ennemi mortel du père de Pyrrhus. Gependant, touché des petites actions de l'enfant, et croyant que
ru LE CABINET
les Dieux lui offroient cette occasion pour faire usage de son humanité, il le consigna à la reine pour le faire éleTer. Au bout de douze ans, il le ramena dans ses états avec une armée, et le remit sur son trône.
Ge tableau, de 5 p. de haut sur 6 p. de large, commandé extraordinairement pour le IVoi, par M. de Tournehem, directeur général des l>&timents, étoit exposé dans la galerie d* Apollon. (Voir dans l'Introduction ravertissement du salon de l^^^^}
1750. Jupiter et Mercure chez Phllemon et Baucis.
Hebé, déesse de la jeunesse et femme d*Uercnle, qui rajeunit, à sa
prière, Yôlas, neveu de son mary.
1^ Visitation delà Vierge ; la tête de sainte Elisabeth est un portiraiL
Anacréon, fameux poète grec, reçoit de nuit TAmour chez lui, le
caresse, le fait sécher, le réchauffe ; mais ce petit Dieu le paye
d'ingratitude ; et feignant d'essayer son arc, le perce d*un trait
1751. L'histoire de Gyrus a été composée par Tauteur en 33 tableaux.
En 1737, il en parut 16 au Salon (le livret en porte 21) ; mais sans explication et sans suite. Cette année, on a cru devoir en donner une de 17 tableaux nouveaux qu'on expose, laquelle, en ajoutant à ceux-ci quatre des anciens, forme comme un abrégé complet de la vie de ce prince.
Ces vingt et un tableaux sont sous le même numéro. Tiibieau Gyrus fut fondateur d'une des quatre monarchies prédites par
ancien. -» r r
Daniel. Isaîe rannon<;a à la terre deux cents ans avant sa naissance.
Astiages, roy des Medes, avoit marié sa fille Mandane à Gam-
Tabieau byse, roy des Perses, petit peuple, alors sans nom. Il fit un
songe, dans lequel il lui sembloit voir sa fille accoucher d'une
Tableau vigne, qui portait ombre à toute l'Asie. U consulta les astrolofiouveau. "»-»■'
gues de son royaume ; et leur réponse fut que son songe pré-
sageoit que l'enfant qui naîtroit de la princesse, seroit un joiv
maître de toute l'Asie. Allarmé de la prédicti<Hi, il fit venir
Mandane loger dans son palais, pour être témoin de ses couches;
et lorsqu'elle eut mit au monde Gyrus, il commanda à un sd-
gnem*, nommé Harpage, de l'emporter chez lui, et de le tuer.
Tableau Harpage ne pût se résoudre à tremper ses mains dans ce sang nouveau. «- « r r
précieux ; mais, pour obéir en quelque sorte, il le mit entre les mains d'un berger qui gardoit les troupeaux du roy, avec l'ordre de Texposer sur les montagnes, à la merci des bétes féroces. Ge berger porta Gyrus chez lui, et trouva sa femme accouchée d'un enfant mort, qu'elle lui proposa de porter sur les montagnes, et de garder le petit Gyrus; il y consentit. Pendant
DE L'aMATKUR. 1H5
Tabie^iu dix ans, il passa pour être leur fils. Un jour, les enfants du iriinoaveaii.
lage, jouant ensemble, Tavoient choisi pour leur roy. Le fils d'un seigneur, nommé Artambazes, qui avoit une maison de campagne au même lieu, jouoit ordinairement avec eux; et.
Tableau comme il sentoit déjà sa naissance, il refusa d'obéir à ce petit nouveau.
roy; Gyrus le fit fouetter vivement Le jeune seigneur s'en retourna tout pleurant chez son père qui, le voyant si mal traité, le mena à la cour, pour en avoir raison. Ajstiages (ait venir le prétendu père avec son fils. Gyrus repond fièrement aux questions d'Astiages : je n'ai fait que ce que je devois faire, comme étant le roy do complaignant; au reste. Je suis entre vos mains, vous pouvez disposer de ma vie. Astiages, étonné de tant de fer- Tableau meté dans un enfant, fixe les yeux sur lui, l'examine, croit
nouveau.
trouver dans ses traits ceux de sa fille, et dans son âge un rapport sensible avec le temps qu'il avoit fait mourir le fils de Mandane. Agité de mille pensées, il congédie Artambazes, en lui promettant justice ; fait rester le berger et le menace de le faire égorger, s'il ne lui dit la vérité ; le berger tremblant ne cache rien. Le roy mande Harpage qui, voyant le berger présent, avofie tout, demande pardon, et l'obtient en apparence. Cependant Astiages consulte de nouveau les savans sur ce qu'il doit ûiire de Gyrus ; et par un effet de la Providence, ils l'assurent que, puisque Gyrus a régné, la fataHté est détournée et le présage accompli. Ainsi, tranquille sur son sujet, il lui laisse la vie ; mais avant de le renvoyer à son père Gambyses, il veut qu'il lui serve à se venger d'Harpage. il invite ce seigneur à un repas, où il doit, dit-il, célébrer le jour de sa naissance avec ses amis, et remercier les Dieux qui lui ont conservé Gyrus. Il ajoute qu'il peut amener avec lui son fils pour faire sa cour à ce jeime prince. Harpage, enchanté de unt de tant de faveurs, se rend au palais ; mais, suivant les ordres du roy, on se saisit du jeune homme, on le tue, on le coupe par morceaux, et on en fait un mets qu'on sert à table devant Harpage. Quand ce malheureux père s'est
Tabieav bien rassasié de la chair de son fils, le roy lui demande s'il a
nouveau.
trouvé bon ce qu'on lui a servi ; il répond qu'il l'a trouvé délicieux. Alors Astiages fait a[^rter un plat où on avait mis la tête, les pieds et les mains, et lui dit de le découvrir. A ce spectade, de quelle horreur dfit-il être pénétré? Voilà, lui dit le roy, comme je punis un sujet qui a osé me désobéir. Harpage,
Tableau «n ce moment, se surmonta le mieux qu'il put, et sçut cacher son ancten.
ressentiment jusqu'à ce que Gyrus eut atteint Tâge de 20 ans ;
pour lors, il lui écrivit secrètement, et l'instruisit de la cruauté de son grand -père à leur égard, en insistant sur la facilité qu'ils auroient d'en tirer une commune vengeance, puisqu'il commandoit les armées et qu'il s'y étolt fait un puissant parti. Gyrus, sur ces assurances, fait révolter les Perses, entre à leur tête dans la Médie, et n'a pas de peine à vaincre une armée corrompue par Tableau son chef. Astiages lui en oppose une autre, et la commande en
nouveau. ^ rr
personne , mais il n'est pas plus heureux ; il perd la bataille et la liberté, et c'est alors qu'Harpage, en l'insultant. Jouit de toute sa vengeance. Gyrus le dépouilla de ses états, et en revêtit Gyaxare,
Tableau son oucle, propre fils d' Astiages, que l'Ecriture appelle Darius ; puis il alla tirer raison des incursions de Mithrydate, roi d^ Arménie, et de Grésus, roi de Lydie.
Après avoir vaincu ces deux rois, poussé par l'esprit de Dieu, qui se vouloit servir de lui pour renverser l'empire babylonien, il marche à cette grande entreprise. Evilmerodack, fils de
Tableau Nabuchodouosor, regnoit alors : il est vaincu et tué dans une ba-
ancien.
taille, et le vainqueur, poussant sa victoire, force son camp, y fait
un carnage tmiver^el, et se rend maître de Pentbée, la première
beauté de l'Orient, dont le mari Abradate, roi de la Susiane, etoit
allié de Babylone. Gyrus avance à grands pas vers cette ville
criminelle ; il est fortifié dans sa marche par la jonction de Go-
brias qui, irrité de la cruauté de Baltfaasar, successeur d'Evilmc-
rodack. avoit abandonné son parti. Le barbare venoit de tuer le
fils de ce prince dans une chasse où ce jeune seigneur avoit
Tableau marqué plus d'adresse que lui. Gobrias met Gyrus en possession nouveau. ^ '^ ^
de ses états, de sa capitale, de son palais même, et lui présente sa
fille qui portoit encore le deuil de son frère. Pentbée, de son côté, pénétrée des marques d'honneur et de respect qu'elle avoit reçues de Gyrus, lui avoit gagné son mari, qui le vient joindre avec de bonnes troupes. On étoit arrivé à cette grande journée qui devoit décider du sort des deux empires. Penthée veut elle-même armer son cher Abradate ; elle lui rappelle, en l'embrassant, les obligations qu'elle a à Gyrus ; et après les adieux les plus tendres^ il monte dans son char et court au combat, ou plutôt à la mort Peu s'en faut que Gynis n'y perde aussi la vie. Déjà ce prince a dissipé l'aile droite des Babyloniens ; tout d'un coup il vient fondre sur l'aile gauche, où les Egyptiens balançoient la yictoire; il ouvre leur bataillon, les enfonce ; mais un soldat, qu'il a terrassé sous lui, donne un coup d'ép^e dans le ventre de son cheval ; le cheval tombe, Gyrus est renversé au milieu des en-
DE l'amatkih. 137
nemls. tl se relève cependant, les attaque de nouveau ; et malgré tous leurs efforts profite du cheval d'un de ses gardes, et achevé de vaincre. Il revenoit victorieux dans son camp' au milieu de ses capitaines; mais II ne voit point Ateadate parmi eux ; il s'en informe, on lui dit qu'il a été tué, et que sa femme est occupée à ses funérailles sur les hords du Pactole. Il y vole
ubûlu " P'*""* *" «"» '^^ Ame généreuse, lui dit-il, pourquoi noul as-tu 8it6t quittés ? mais tu es mort dans le lit dlionneur. Reçois ces presens, dont j'orne u sépulture. A peine est-il parti, que Penthée se tue sur le corps de son mari.
Cependant Babylone se croyolt imprenable. U hauteur étonnante de ses murs, des provisions pour vingt ans, la profondeur et la rapidité de l'Euphrate, lui inspirent une confiance qui va j usqu'au mépris pour son ennemi ; mais que peuvent opposer
Tjbieju les hommes au bras de Dieu? Cyrus avoit creusé des tranchées autour de la ville, séparées du fleuve par un terreln qu'on devoit couper au moment favorable qu'il attendolt. II arriva ce fut cette nuit si célèbre dans l'Ecriture. Balthasar, qui solem'nisoit la fête de Bacchus, ainsi que tous les hahltans, songeant peu à ce que faisoit Cyrus, «oit plongé dans la débauche, et profanolt, avec ses concubines et ses courtisans, les vases sacrés du temple de Jérusalem, que Nabuchodonosor avoit enlevés Alors parott cette main fatale, écrivant sur le mur sa condamnation
T.bfe.a. *""=«* •n«*s »* terribles :MANE, THECEL, PHARES. A cette vue, l'épouvante succède à la joye. Il n'est plus question de plaisirs; on levé les tables; on s'approche de la muraille Les savans interprètes des langues s'épuisent en vains efforts pour pénétrer le sens de ces mots effrayans. Daniel seul en a la clef Il annonce à Balthasar qu'il a été mis dans la balance; qu'il a été trouvé trop léger, et qu'il est condamné à perdre cette nuit T.Me,u. "**"« '« '"y*"™*' «« '" "«• AussUôt, comme si Weu eût donné le signal, Cynis fait dégorger l'Euphrate dans ses tranchées : entre . dans le lit de ce fleuve avec Darius, roi des Médes, à la tête de son armée : s'empare de Babylone, et la livre à ce que la flame et le fer ont de plus affreux.
T.bte.o. *•*••" **« •'«"'P'"' Babylonien, il rend aux Juifs la liberté leur fait restituer par compte les vases sacrés, et les fait porteurs de ses ordres aux gouverneurs de la Judée, pour le rétablissement de leur ville et du temple.
«den" AP»*» *'«"« "•<""'« * se* nouveaux sujets dans tomesasplendeor et s'êlre attiré leur vénération, il passe en Médle. Les deux
mu ^
rois se font des présens réciproques. Darius lui fait mettre sur la
^fs* tête une couronne d*or par les mains de la belle Mandane, sa
fille, et la lui donne en mariage avec la Médie pour sa dot ; mais
Gyrus en diffère la conclusion jusqu'à ce qu'il en aye Tagrément
4â« de son père. En effet, il revient en Perse visiter Cambyses et Tableau.
Mandane sa mère. Après avoir satisfait à sa tendresse et jouit
;?* de leurs embrassemens, il célèbre son mariage avec la fille de Tableau.
Darius, selon les cérémonies des Perses.qui n'adorent que le soleil.
Que manquoit-il alors à Gyrus pour être heureux? Mais Tarn-
bitieux le peut-il être? Il y a encore des peuples dans le monde;
il les faut soumettre. Après plusieurs autres conquêtes, ajoutées
aux précédentes, feignant de vouloir épouser Tomiris, reine des
Massagetes, peuple Scythe, qui etoit veuve, il pénètre dans ses
états ; le prétendu mariage ne se conclut point. Il refuse de se
Tableau retirer ; on en vient à une bataille ; il la gagne par un strataancien.
gème singulier ; mais ensuite il s'engage mal-à-propos dans des
défilés, Qù la cavalerie perd son avantage. L'ennemi scait en
17* profiter, et Gyrus est tué dans cette seconde bataille, après avoir Tableau. .
fait des prodiges de valeur.
<o< Tomiris lui fait plonger la tête dans un vase plein de sang, et Tableau.
l'insultant après sa mort : rassasie-toi, dit-elle, du sang dont tu
as été si altéré.
Environ deux cents ans après la mort de Gyrus, Alexandre,
vainqueur des Perses, fit ouvrir le tombeaii de ce prince où,
n'ayant trouvé que quelques vieilles armes, mangées de la
rouille, au lieu des richesses qu'on publioit y être, il le fit re-
io« fermer, mit sur l'urne, où reposoient ses cendres, une cou- Tableau.
ronne d'or, et renveloppa.de son manteau, s'étonnant qu'un si
grand homme fût inhumé si simplement.
Les Mtnéides refusant de célébrer la fête de Bacchus, que toute la ville de Thèbes reconnoissoit pour fils de Jupiter, elles voyent leurs fuseaux et leurs laines se transformer en pampres de vigne, et sont elles-mêmes changées en chauve-souris. (Met d'Ovide.)
Une troupe de jeunes nymphes se voyant poursuivies par un berger insolent, qui se moquoit d'elles, le changent en olivier sauvage. (Met. d'Ovide.)
Pendant du tableau précédent.
Portrait de M. Lépidé, secrétaire et historiographe de l'Académie.
Portrait du père de l'auteur.
DE l'amateur. 139
1753. Les noces de Thétis et de Pelée. — Ces époux y avoient invité tons les Dieux, à Texception de la Discorde; mais elle s'y glissa furtivement et jetta sur la table une pomme d*or, sur laquelle elle avoit écrit ces mots : pour la plus belle. Cette inscription, que Mercure fit remarquer à rassemblée, excita bientôt entre les trois principales divinités cette fameuse dispute qui causa dans la suite tous les malbeurs de la guerre de Troyes. — H. 3 p., I. 4 p. 1/2.
1755. La Présentation de la sainte Vierge au temple par ses parens. — H. 17 p. 3 po, 1. 8 p. 2 p'.
(Ce tableau a éié donné par le Roi à l*église neuvr de Saint-Louis, à Versailles.)
Alexandre résbtant au sommeil. Petit tableau.
Alexandre, pour montrer Testime qu'il faisoit de Tlliade, la fait mettre dans une cassette qui s'éloit trouvée parmi les dépouilles de Darius, à la prise de Damas. Petit tableau.
Le Oirist mort. Petit tableau.
1759. L'Adoration des Rois.
GOLOMBEL (Nicolas), peintre d'histoire, né à Sotleville, près de Rouen en I6/16. Elève d'Eustache Lesueur, il alla se perfectionner en Italie. A son retour en France il fut reçu académicien le 6 mars 1694. Adjoint à professeur en 1701, professeur en 1705. Golombel mourut à Paris le 27 mai 1717, âgé de 73 ans.
1699. La Madeleine aux pieds de Nostre-Seigneur, chez le Pharisien.
Psiché et l'Amour.
Atalante et Hippomène.
Noli me Tangere.
Retour de chasse de Diane.
Nostre-Seigneur qui chasse les vendeurs du Temple.
Nostre-Seigneur guérissant les aveugles.
i70A. Deux femmes se disposant a entrer dans le bain.
La tolérance de Fabius, ou le soldat Lucanien.
Adam et Eve évitent la présence de Dieu, après leur transgression.
Diane.
Flore accompagnée de filles et d'enfants.
L'Adoration des Rois.
L'enlèvement d'Europe.
Portrait de madame la princesse de Montbazon.
Portrait de M. Selles.
140 LE i.AULN£T
Portrait de madame de Pleneaf.
Leda dans le bain, trompée par Jupiter sous la forme d'an cigne.
Portrait de M. Tabbé de Saint-Martin.
Flore.
CORNEILLE (Michel), dit Vaine, peintre d'histoire, né à Paris en 16/|2. Elève de son père Michel Corneille, un des douze premiers membres de TAcadémie, mort en 166/i. Il remporta un prix de peinture et fut nommé pensionnaire du Roi à Rome. Reçu académicien le 19 septembre 1663, il fut élu adjoint à professeur en 1673 et devint professeur en 1790. U mourut à Paris le 16 août 1708, âgé de 66 ans. On Ta surnommé Vaine pour le distinguer de son frère cadet, Jean-Baptiste Corneille, aussi peintre d'histoire, né à Paris en 16A6, reçu de l'Académie le 5 janvier 1675 et mort k Paris le 12 avril 1695, à l'âge de /|9 ans. 1699. Sainte Geneviève.
Aspasie, femme scavante, qui discute chez Pericles, avec les plus scavans d'Athènes.
Apollon se couchant dans le sein de Thetis.
Saint François ravi en extase.
La barque de saint Pierre.
Venus sur les eaux.
Un Christ au jardin des Olives.
Deux femmes dormantes.
170&. Assomption de la Vierge.
Portrait de madame la duchesse de Bouillon.
Portrait de M. Le Juge, fermier général.
Saint François.
Une Magdelaine.
Sainte Cécile.
La pesche miraculeuse de saint Pierre, lorsqu'il jetta le filet en mer sur la parole de J.-C
CORT CORTE (N. de). Le nom de cet artiste, qui parait italien, est resté inconnu. U a exposé au Salon de 1781, comme agréé de l'Académie et en prenant le titre de pehitre de S. A. S. Msr le prince de Condé. Nous n'avons rien pu découvrir sur cet artiste. Agréé en 1781, il se retira à Anvers, où il vivait encore en 1793.
1781. Vue de Chantilly, prise du côté de la pelouse, ayant à droite l'avenue de la cour du Connétable, à gauche les écuries. Vue du château de ClianllUy, prise au dessus du grand bassin du canal ; on y voit à droite le village de Chanlilly.
DE l/AMATErR. I il
(Ces deux tableaux appariieimenl h S. A. S. Mgr. le prince de Condé.) Vae du château de Berni, près de Peronne ; à gauche, on voit une partie du village de ce nom. — H. 18 p", I. 27 p*. (Tiré du cabinet de M. le comte de Sainl-Slmon.)
GOTELLE (Jeao), peintre d'histoire, né à Paris vers i6/iô, fut élève de son père, Jean Gotelle, peintre ordinaire du Roi, né à Meaux vers 1610 et mort aux Gobelins en 1676. Il Gt un voyage en Italie, et fut reçu de l'Académie te 10 octobre 1672. Adjoint à professeur en 1704, H mourut à Paris le 2A septembre 1708, âgé de 63 ans. 170A. QuaUre paysages.
Un paysage. Rebecca reçoit des joyaux du serviteur d'Abraham. Un paysage. Les 6Ues de Jetro, défendues par Moyse. Esquisse d'un plafond fait pour les Dames de la Miséricorde d'Avife;noii ; dans le haut, la sainte Vierge se prosternant devant une croix que luy présentent des anges, et au bas, la Magdelaine chez le Pharisien.
Mars et Venus.
Une bambochade.
Une sainte Famille.
Un Christ en croix.
Agar chassé par Abraham.
GOURTIN (Jacques), peintre d'histoire, né à Sens vers 1673, fut élève I de Louis de Boulogne. Reçu académicien le 22 février 1710, il mourut
I à Paris le 26 août 1752, ftgé de 79 ans.
1737. La sainte Vierge avec l'enfant Jésus.
i Melchisedech sacrifiant au Seigneur du pain et du vfn.
(Tableau en hauteur.}
I Une femme badinant avec un écureulL
Une femme regardant deux serins.
L* Adoration des Rois, vis-à-vis la Présentation de N.-S. au Temple.
1738. Les deux fils du grand-prétre Aaron. — Après avoir pris du feu étranger dans leur encensoir, ils furent tués d'un coup de foudre par l'ange envoyé de Dieu, lorsqu'ils alloient encenser l'autel des parfums. Aaron, exprimant sa douleur, reçut ordre de Moyse sur-le-champ de ne les point pleurer, mais de les laisser pleurer au peuple. — (Cintré.) H. 13 p., 1. 9 p.
Un Christ en croix et des soldats troublés. — H. 3 p., 1. 2 p. 17/iO. Une jeune personne caressant une colombe. On peut l'appeler une prétresse de Venus.
Assuenis dans son throne. Il rassure Esther, presque évanouie, en
la touchant de son sceptre d*or, pour luy Oedre entendre qu'il
n^ a point de danger pour elle.
Portrait de M. Bonnedame, simplement accomodé, ayant une main
qui tient sa draperie.
Portrait de femme, peinte sur une glace de Tantre cdté. Portrait de la fille de Tauteur, peinte sur iine glace de l*autre
côté.
i7Al. Notre-Seigneur chez Marthe et Marie, accompagné de plusieurs
apôtres et disciples. -— H. 8 p., L 12 p. Angélique et Medor gravant leurs noms sur les écorces des arbres.
Petit tableau peint sur le dos de la glace, représentant le portrait
d'une jeune demoiselle.
Petit tableau peint sur le dos de la glace, représentant un jeune
homme tenant une cage, qu'il présente à une dame pour y
mettre un oiseau.
Une Adoration. — 18 p* sur 2 p.
1742. Le jugement de Salomon. — Environ 2 p. 1/2 sur 3.
1743. La rehie de Saba dans le temps qu'elle vient offrir ses présens au
roy Salomon, qui la reçoit de dessus son throne.
1745. Angélique et Medor.
Une prêtresse de Venus, caressant une tourterelle.
Mercure endormant Argus.
Un jeune homme répand des fleurs sur la gorge d'une femme.
La Vierge et l'enfant Jésus.
Présen^tion de N.-5. au Temple.
Tète de saint Pierre.
1746. PanetSirinx.
Jeune honune jouant de la guitare.
Herigone et Jupiter en grape de raisin. Enlèvement de Dejanire par le centaure Nessus. Un crudfii^.
Une Vierge.
1747. Zéphyre et Flore.
Tète de Christ.
1748. Agar et son fils Ismaél. Petit tableau.
1750. L'évocation de l'ombre de Samuel.
1751. Portrait de la petite-fille de M. Gonneau, tenant un lapin.
COURTOIS (N.). On ne trouve aucun renseignement sur cet artiste, qui
n'a exposé que comme agrM. Peintre de portraits en émail Ait admis à l'Académie conmie agréé en 1769. Il a voit encore ce titre en 1793. 1771. Plusieurs têtes en émail et en miniature, d'après différents maîtres.
Plusieurs portraits d'après nature.
1773. Plusieurs portraits en email, exposés sous le même numéro. 1775. Plusieurs portraits, exposés sous le même numéro. 1777. Plusieurs portraits et têtes d'étude en émail.
Tête d'homme. Etude au pastel.
GOYPEL (Noél), peintre d'histoire, né à Paris le 25 décembre 1628, était fils de Guyon Coypel, cadet d'une famille de Cherl)ourg. Placé d'abord à Orléans, chez Poucet, élève obscur de Simon Vouet, il vint à Paris, à l'Âge de iti ans et travailla pour Noél Quillerier. Employé vers 16^6 aux travaux de peinture du Louvre, par Charles Errard, Coypel continua depuis ce temps h travailler pour les résidences royales et se fit connaître par d'importants morceaux exécutés dans les palais des Tuileries et de Fontainebleau. Reçu à l'Académie le 31 mars 1663, il fut successivement adjoint à professeur et professeur en 166/i, directeur de l'Académie de Rome en 1672, adjoint à recteur en 1689, recteur en 1690, directeur de l'académie de peinture en 1695, et de nouveau recteur en 1702. Il mourut à Paris le 24 décembre 1707, à l'Âge de 79 ans, et fut enterré dans l'église de Saint-Germain l'Auxerrois. — Noél Coypel avait été marié deux fois; la première en 1660, à Madeleine Hérault, peintre de portraits, sœur de Charles Hérault, peintre de paysage et membre de l'Académie ; la seconde à Anne-Françoise Perrin, de la famille des Boulogne, il eut de la première, Antoine Coypel, dont nous allons parler, et de la seconde, Noél Nicolas Coypel, aussi peintre d'histoire, né à Paris le 7 janvier 1688, et mort dans la même ville le 14 décembre 1730, à 42 ans, sans avoir exposé, bien qu'il eût été reçu de l'Académie le 29 novembre 1720. 1699. Portrait de.l'auteur et de sa famille.
Hercule sacrifiant à Jupiter, après ses victoires.
Hercule déifié, ou l'apothéose d'Hercule.
Hercule reprochant à Junon les maux qu'elle luy a causez par sa jalousie.
Le centaure Nesse et Dejanire.
Hercule domptant Acheloiis.
(Les sujets d'Hercule sont faits pour Trianou.)
Un Christ consolé par l'ange au mont des Olives.
Solon soutenant ses lois contre les objections des Athéniens.
Alexandre Sévère qui fait distribuer dn bled au peuple de Rome, en un temps de disette.
1 ii LE CABliNEï
Ptolomée Philadelphe qui donne la liberté aux Juliis, par reconnoissance de la traduction de la loy hébraïque, par les Septante.
Trajan, empereur, donnant des audiences publiques à toutes les
nations qui se trouvoient alors à Rome.
(Les quatre derniers tableaux ont esté exécutez en graud pour le Roy, et sont à Versailles.)
La sainte Famille.
Un Christ et une Vierge en regard avec des chérubins.
Un grand crucifix avec des anges.
Le tableau qu'il a fait pour Notre-Dame, en petit.
Agar avec son petit enfant, consolée par Tange.
Dejanire envoyant à Hercule, par Licas, la chemise empoisonnée
par le centaure Nesse.
Zephire et Flore.
170A. Ptolomée Philadelphe donnant la liberté aux Juifs, en reconnois-
sance de la traduction des livres saints, par les Septante. Solon soutenant la justice de ses loix. Alexandre Sévère faisant distribuer du bled au peuple de Rome,
dans une disette.
L'empereur Trajan donnant ses audiences publiques aux nations
étrangères.
(Ces quatre tableaux exécutez en grand pour Versailles,)
Zephyre et Flore avec plusieurs amours qui jouent.
Assomption de la Vierge.
Un Christ an jardhi, consolé par un ange.
Un Christ en croix.
Combat d'Hercule avec Acbelous.
Amalthée donnant la corne d'abondance pour être envoyée en
échange de celle qu'il avoit otée à Acheious. Dejanire et le centaure Nesse, blessé par Hercule. Dejanire envoyant à Hercule, par Licas, la chemise empoisonnée
du centaure.
L'apothéose d'Hercule.
Portrait de M. Coypel, peint par luy.
Portrait de madame son épouse.
La résurrection de Jesua-Christ.
La prière de J.-C au jardin.
Agar et Ismael au désert
Apollon se reposant après avoir tué le serpent i^ithoa, L'yvresse de Loth avec ses deux filles.
DE L'AMATErR. 145
Saint Jacques conduit au supplice.
Une Vierge, un petit Jésus et un saint Jean. Une Magdelalne.
La figure de l'Abondance.
Le Christ en croix accompagné de plusieurs anges. Un Christ et une Vierge en regard.
Deux groupes d'anges qui jouent des instruments. (Faits pour estre exécutez en grand aux Invalides.)
COTPEL (Antoine), peintre d'histoire, fils aîné de Noël Coypel et de Madeleine Hérault, naquit à Paris en 1661. Elève de son père, il l'accompagna à Rome, lorsqu'il fut nommé directeur. A son retour, il fut reçu académicien à l'âge de 20 ans, le 25 octobre 1681, et nommé, la même année, premier peintre de Monsieur (Philippe de France, duc d'Orléans). Adjoint à professeur en 168/ii, professeur en 1692, adjoint à recteur en 1707 et directeur en 1714, Antoine Coypel devint premier peintre du roi et fat anoMi en 1715. Elu en 1716, l'un des quatre recteurs de l'Académie, il moumt à Paris le 7 janvier 1722, à l'âge de 61 ans, et fut enterré dans l'église de Saint-Germain l'Auxerrois.
16d9. La mort de Jesus-Cbrist crucifié, et les terribles effets que sa mort causa dans la nature.
Jephté que l'on va sacrifier.
Le jugement de Salomon.
Le fils de Tobie appliquant le fiel du poisson aux yeux de son père.
Moïse trouvé sur les eaux.
Athalie, ou Joas enfant reconnu et mis sur le tbrone.
L'accusation de Susanne.
Psiché et l'Amour.
Venus qui donne les armes à ifinée.
La ceinture de Venus.
Portrait de M. Coypel; en attitude de peindre. 1704. J.-C mort en croix, le trouble et l'etonnement de la nature et les autres circonstances qui ont accompagné ce terrible événement.
Jephté qui conduit sa fille h l'autel, où elle doit être immolée.
Le jugement de Salomon.
Abraham disposant son fils au sacrifice qu'il etoit sur le point d'en fabre, en luy inspirant la soumisson aux ordres de Dieu.
Moyse trouvé sur les eaux et présenté à la fille de Pharaon.
La joye de Tobie et de sa famille au moment qu'il recouvra la veuê par le fiel du poisson dont son fils luy frôla les yeux.
Esther qui se présente au roy .\ssuerus.
Gupidon qui, iDdifferent aux dangereuses blessures qu'il se plait à causer, se plaint douloureusement h Venus de la piquure d'une mouche.
Suzanne jugée et condamnée à mort par les deux vieillards qui avoient essayé de la séduire.
Athalie déchirant ses vétemens dans la surprise ou elle est de voir Joas reconnu roy de Juda par les bons offices de Joiada, grandprestre.
Enlèvement de Proserpine.
Adam et Eve qui, après leur péché, cherchent à éviter la présence de Dieu.
Union de Bacchus et de TAmour.
Renaud et Armide dans les plaisirs.
Jacob qui se plaint à Laban de Iny avoir donné pour femme Lia, au lieu de Rachel.
1745. L'une des quatre saisons. — « Ce morceau a été peint sur plâtre tf dans une des voûtes de Gboisy, par feu M. Antoine Goypel, à « Page de 20 ans, et depuis premier peintre du roy. Ledit mor- « ceau a été enlevé et mis sur toile par le sieur Picaut, qui en a a le secret. »
1766. L'une des quatre saisons. — Ce morceau a été peint sur plfttre dans une des voûtes de Ghoisy, par feu M. Antoine Goypel, à Tâge de 20 ans, et depuis premier peintre du roy. Ledit morceau a été enlevé et mis sur toile par le sieur Picault, qui en a le secret.
COYPEL (Charles- Antoine), peintre d'histoire, fils du précédent, né à Paris en 1694. Elève de son père, il fut reçu à l'Académie le 31 août 1715 et nommé adjoint à professeur en 1720. A la mort de son père, il le remplaça comme premier peintre du régent et devint professeur de l'Académie en 1733. Premier peintre du roi et recteur en 1746, Charles- Antoine Coypel fut directeur en 1747, et mourut à Paris le 14 juin 1752, à l'âge de 58 ans. — Il s'est aussi occupé de poésie et a fait, pour le théâtre, deux tragédies Alceste et Sigismand, et beaucoup de comédies. 1737. Le sacrifice d'Iphigenie.
Daniel dans la fosse aux lions.
La sainte Famille et un ange tenant des cerises que saint Joseph présente à l'enfant Jésus.
Joseph faussement accusé par la femme de Putiphar.
Roland apprenant par les bergers la perfidie d'Angélique et sa fuite avec Médor.
DK l'amateur 447
1738. Annide faisaDt détruire par les génies infernaux le palais qu'elle leur ayoit fait élever pour s'y enfermer avec Renaud et les plaisirs. — H. 10 p., 1. 19 p.
Une jeune veuve devant son miroir, oubliant le passé et prenant
des arrangemens pour Tavenir.
Armide, voulant poignarder Renaud, va céder à TAmour et prendre ce héros sous sa protection. La suite de ce Dieu rit de la colère de Tencbanteresse et célèbre d^avance le triomphe de son maitre. — H. 4 p., 1. 5 p.
Une jeune asiatique, tenant d^une main une bougie, et de l'autre une lettre qu'elle semble lire avec attention. 17Â1. Armide, voulant poignarder Renaud, va céder à T Amour, en prenant ce héros sous sa protection. La suite de ce Dieu rit de la colère de l'enchanteresse et célèbre d'avance le triomphe de son maitre. — U. 11 p., L environ 22 p.
(Ce tableau qui est pour le Roy, a déjà paru en petit, on a cru devoir se servir de la même description.) Athalie. — « Athalie entreprit d'éteindre entièrement la race royale « de David, en faisant mourir tous les enfans d'Okosias, ses pe- « tits-fils; mais heureusement Josabeth, sœur d'Okosias et fille « de Joram (mais d'une autre mère qu* Athalie), étant arrivée, « lorsqu'on egorgeoit les princes ses neveux, elle trouva moyen « de dérober, du milieu des morts, le petit Joas, encore à la a mammelie, et le confia, avec sa nourrice, au grand-prêtre son « mary, qui les cacha tous deux dans le Temple, ou l'enfant fut « élevé secrètement jusqu'au jour qu'il fut proclamé roy de Juda. « (Préface de la tragédie d' Athalie.) n
Voila, en peu de mots, le sujet de la plus belle tragédie du célèbre Racine. On a taché de rendre en peinture le spectacle de la scène vu du second acte de cette pièce, ou Josabeth, pour obéir aux ordres d'Athalie, luy présente en tremblant Joas, sous le nom d'Eliacin, et revêtu d'un simple habit de Lévite.
Athalie reconnoit avec terreur dans les traits de ce jeune prince, ceux d'im enfant qu'elle a vu en songe prêt à la poignarder, et cependant elle ne peut s'empêcher d'admirer sa ^ace et sa noblesse.
Zacharie et Salomith, enfans du grand-pretre et de Josabeth, accompagnent leur mère.
Abner, l'un des prindpatix officiers des rois de Juda, est auprès d'Athalie.
La scène se passe dans un vestibule de l'appartement du grand-pretre. — H. â p., 1- 5 p.
HH LE CABfNET
Joseph reconnu par ses frères. — II. /i p., 1. 5 p. 1762. Saint Jean-Baptiste prêchant dans le désert — H. 5 p., I. /i p. Deux tableaux en pastel, représentant les parens de Fauteur, Savoir : le V un homme et une femme, le 2* trois enfans. 17/i3. Jesus-Ghrist naissant, adoré par les anges. -^ 6 p. siur 5. Jesus-Gbrist au berceau. — Carré ii p.
La fuite en Egypte. Pastel.
La Folie qui pare la Décrépitude des ajustemens de la jeunesse.
Pastel.
L'Amour abandonnant Psiché. Pastel.
Paysage. Pastel.
i7/i6. L'Annonciation. Forme ovale. — H. 9 p., 1. 7 p.
Les disciples d'Emmaus. Forme ovale. — H. 9 p., l. 7 p. Le sacrifice d'Abraham, dans le moment ou Tange, après avoir arrêté le bras de ce patriarche, luy annonce les promesses de Dieu. Un portrait
(Ces deux tableaux sont faits pour racadémle royale de peinture et de sculpture.)
Deux tableaux de mesure égale ou sont représentés Heraclite et
Democrite, sous le même numéro.
Un Amour qui menace.
La Samaritaine. Pastel.
DAMDRÉ BARDON (Michel-François), peintre d'histoire, né à Aix en Provence en 1700. Elève de Pierre Vanloo^ pour le dessin , il apprit à peindre chez François Detroy. Admis à l'Académie le 30 août 1735, il fut adjoint à professeur en 1737 et professeur en 1752. Fondateur d'une Académie de peinture à Marseille, Dandré Bardon en fut le directeur et devint recteur de celle de Paris en 1778. il mourut le iti avril 1783, âgé de 83 ans. — Dandré Bardon a cultivé avec succès la poésie et la musique ; il a laissé sur l'histoire de l'art des ouvrages estimés.
1737. Les bonnes œuvres des Filles de Saint-Thomas de Villeneuve, leur
protecteur. — H. 12 p., L 20 p.
Saint Charles Borromée en prières.
Des anachorètes en prières.
Un sujet allégorique sur la paix. — La France sur le sein de laquelle repose la Victoire, voit avec joye descendre du ciel la Paix, que la Sagesse lui procure ; la Discorde paroit enchaînée à la porte du Temple de Janus, et la Renommée annonce à l'univers le glorieux événement du règne de Louis XV.
1738. Les pèlerins d'Emaus.
DK l'amateir. i49
Une Vierge assise sur des nuées, tenant l'enfant Jésus. — (Cintré.) H. 10 p., L 6 p.
(Destiné pour l'église des missions étrangères.) 1739. Jason au champ de Mars, en présence de Médée, du roy et de tout le peuple de Golchos, marche sauf crainte au devant des deux taureaux, défenseurs de la Toison d'or. Ces animaux, qui le Toyent approcher, jettent sur luy des regards pleins de fureur, ▼omissent des tourbillons de fldmes, remplissent Tair de poussière et de fumée« Les Argonautes en sont effrayés ; Tintrepide Jason, par le secours des herbes enchantées que Médée luy avoit données, arrête leur fureur. (Ovide, métamorphoses, liv. vu.) — H. 10 p., 1. ià p.
(Ce tableau peint par ordre du roy doit être exécuté àJa manufacture royale de Beau vais; les actions y sont à gauche pour venir à droite dans la tapisserie.)
17&3. Deux petits tableaux, dont les sujets sont tirez de Rousseau, et représentent :
— Que rhomme est bien, durant sa vie.
Un parfait miroir de douleurs!
Dès qu'il respire, Il pleure, Il crie.
Et semble prévoir ses douleurs.
•*- Dans Fenfance toujours des pleurs, Un pédant porteur de tristesse , Des livres de toutes couleurs.
Des châtiments de toute espèce.
1753. La mort de Socrate. Esquisse. — 6 p. sur 4*
DAVID (Jacques- Louis), peintre d'histoire, né à Paris le 31 août 1748. Entrahié par son goût pour le peinture, il entra à l'âge de dix-sept ans chez François Boucher, et ne tarda pas à se placer dans l'école de Vien. Il obtint en 1775 le grand prix, dont le sujet était les amours d*Antxochus et de Stratonicej et partit pour Rome. De retour à Paris en 1780, il exposa au Salon de 1781, comme agréé; fut reçu académicien le 23 août 1783, et obtint un logement au Louvre, avec le titre de peintre du roi. 11 fit un nouveau voyage à Rome en 178/i, et y composa le Serment des HoraceSy exposé en 1785. David revint en France en 1787, et bien qu'à partir de 1789, ses travaux n'entrent pas dans le plan de la première partie de cet ouvrage, nous allons en donner un exposé rapide, qui pourra être plus détaillé dans notre seconde partie. Partageant l'enthousiasme révolutionnaire, David composa le Serment du jeu de panme^ entra dans le club des Jacobins, et fut nommé membre de la Convention par la sec-
tion du Maséum. Le 13 novembre 1793 (Ji brumaire an ii), il fit hommage à la Convention d*un tablean représentant la mort de Marat^ et fat chargé de dessiner les costumes des fonctionnaires publics et des citoyens pour les fêtes nationales. Compris dans les membres de Tinsdmt, lors de sa réorganisation, David devint, à Tavènement de Napoléon, premier peintre de Tempereur, et fut nommé baron de Tempire, officier, puis commandant de Tordre de la Légion-d^Honneur. U mourut à Bruxelles le 29 décembre 1826, dans la 76* année de son fige. 1781. Bélisaire, recomiu {wr un soldat qui avait servi sous lui, au moment qu'une femme lui fait Taumftne. — 10 p. carrés. Saint Roch hitercédant la Vierge pour la guérison des pestiférés.
Portrait de M. le comte de Potocki à cheval. — H. 9 p., 1. 7 p. Les funérailles de I>alrocle. Esquisse.
Trois figures académiques, dont une présente un saint Jer6me. Une femme allaitant ^n enfant.
Tête de vieillard.
Plusieurs études exposées sous le même numéro. 1783. La douleur et les regrets d'Ândromaque sur le corps d*iiector, son mari. — H. 8 p. 7 p% 1. 6 p. 4 p*. Deux portraits.
Dessin d^une frise dans le genre antique. Plusieurs tableaux exposés sous le même numéro. 1785. Serment des Horaces entre les mains de leur père. — H. 10 p., L 13 p.
(Pour le roi.) Bélisaire. — H. 3 p., 1. /i p.
Portrait de M. P***.
1787. Socrate au moment de prendre la dgué. — H. /^ p., L 6 p.
(Appartenant à M. de Trudaine.) 1789. J. Brutus, premier consul, de retour en sa maison, après avoir condamné ses deux fils qui s'etoient unis aux Tarquins et avoient conspiré contre la liberté romaine ; des licteurs rapportent leurs corps pour qu'on leur donne la sépulture. — 13 p. sur 10.
(Ce tableau qui est pour le Rot ne paraîtra que vers la fin de l'ex-
posiilon.) t
Les amours de Paris et d'Hélène. — H. 4 p. 1/2, 1. 5 p. 1/2.
DELAISTRE (Jacques- Antoine), peintre d'histoire, reçu à l'Académie le 29 août 1722, et mort le 10 septembre 1765, âgé de 75 ans. 17iSi5. Erasistrate, médecin, découvre, par le mouvement impétueux du
DK l' AMATEUR. \o\
poulx d'Antiochus Soter, fils da roy Seleacus, l^amour qu'il avoit poar StratoDice, sa belle-mère. — H. 3 p., !• A p.
Thetis visitant le tombeau d'Achille.
Vivandières au camp.
i7â7. Le Père éternel appaisé par le sacrifice sanglant de la croix, environné d'une gloire et des chérubins. La sainte Vierge lui présente son cœur percé d'un glaive de douleur. — H. 10 p., 1. 6 p.
1750. Un Christ mort.
1751. La sainte Vierge et l'enfant Jésus. Petit tableau.
DELOfiEL (Nicolas), peintre d'histoire, né vers 1692. Elève de Louis de Boulogne, il fut reçu académicien le 27 novembre 173Û, et reçut le titre de peintre ordinaire du roi. 11 mourut à Paris le 18 mars 1763, âgé de 71 ans.
1737. Le martyre de saint Eutrope, premier évéque et apôtre de la Xaiu-
tonge. —IL 8 p., 1. 9 p.
Une pensée allégorique en esquisse sur la reunion de la Lorraine
à la France, sous le mhiistère de M. le cardinal de Pleury. Un tableau de famille.
Portrait en buste de M. le duc de Chartres. Portrait de M. Salior, tapissier ordinaire du roy. La naissance de Venus.
1738, Sujet allégorique de la reunion de la Lorraine à la France, sous le
règne de Louis XV et le ministère de son éminence monseigneur le cardinal de Fleury.
Son éminence, qui y est représentée, a pour appuy le livre des loix, base du ministère.
Le serpent qui l'environne désigne la prudence ; la continuité du cercle indique la gloire, fruit de cette rare qualité.
L'Equitép ersonnifiée soutient le portrait et le contemple avec satisfaction ; la blancheur de sa robe marque la candeur et l'intégrité de son éminence.
Le niveau est le symbole du bon ordre ; la balance désigne la justice proportionnelle, qui répand les grâces avec discernement
L'amour de la vertu couronnée de lauriers, tient en main plusieurs couronnes, dont le but est l'immortalité due aux hommes vertueux.
Sous les pieds de l'équité, un monstre terrassé représente les principaux vices opposez à cette vertu.
La vipère caractérise l'envie mère de la jalousie et de l'ingratiiude.
Le flambeau marque la discorde ; ]e masque la fourberie .
La bourse, étroitement serrée, est le symbole de rayarice ; le bandeau couvre Terreur, et les oreilles allongées marquent Tignorance.
A côté de ce portrait, la France et la Lorraine personnifiées se donnent la main en signe d'union.
La paix, remarquable par la branche d'olivier, les joint et fait connoitre, en montrant le temple de la Concorde, que c'est Pintelligence qui fait la richesse des états et qui les rend invincibles.
Au bas du tableau, Thistoire, assise sur des trophées variés, transmet à la postérité, dans les fastes du temps, figurez par le livre qu'elle tient, les grandes actions de son éminence, et entre autres le traité qui pacifie PKurope.
Au dessus de l'équité se voit un génie qui allie à l'écusson de la France celui de la Lorraine ; la flâme qui brille sur la tête de ce génie désigne le zèle et l'amour pour la patrie.
On voit, dans le ciel, la partie du zodiaque ou préside le bélier, pour signifier que Sa Majesté polonoise est entrée en possession de la Lorraine, au mois de mars 1737.
L'abondance, fille de la paix et mère des plaisirs et des arts, assise sur nn nuage, verse ses dons sur les états unis, en demandant aux deux parques qui président à la vie humaine, des longs jours pour celui qui ne les employé qu'à la félicité publique. — H. 5p., 1. Zip.
Les buveurs. Esquisse.
Portrait d'une dame avec son enfant, jouant de la serinette. Portrait de M. Huguer^ graveur.
Un dessus de porte en travers, représentant une femme qui dort
tenant des pavots.
Un dessus de porte de même grandeur, représentant une femme, à qui un Amour apporte une colombe.
(La suite au 4* volume,)
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