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Souterrains

Les plus anciens fossés étaient creusés dans la terre et dépourvus de revêtement, du moins du côté de la campagne, car, du côté de la place, les murs, s' élevant verticalement ou en talus fort

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roide, formaient un des bords du fossé. L'inclinaison des bords opposés était celle qu'exigeait la nature des terres excavées.

Dans les châteaux plus modernes, la contrescarpe, ou le bord extérieur du fossé, est revêtue de maçonnerie. Quelquefois c'est un mur vertical , plus souvent un talus. Il est fait mention de talus en terre à parois verticales, mais alors probablement les terres étaient retenues par des madriers, et il est présumable que ce n'était qu'une disposition temporaire adoptée au moment d'un siège.

Flg. v. Fig. VI.

Au reste, les fossés à parois verticales ou à fond de cuve étaient considérés comme les obstacles les plus difficiles à surmonter, mais les exemples en sont fort rares.

11 est aujourd'hui à peu près impossible de juger des dimensions originelles d*un fossé creusé dans la terre et sans revêtement, tel qu'on en rencontre communément autour des anciennes places de guerre. Les éboulements et le manque de soin ont presque toujours beaucoup diminué sa profondeur primitive. Cependant l'examen attentif de son état actuel et le relèvement exact de son talus peuvent conduire à des conjectures très vraisemblables sur son état ancien.

Autant que la chose était possible, les fossés étaient remplis d'eau, ou du moins susceptibles d'être inondés au besoin. Quelquefois l'eau baignait le pied des remparts, d'autres fois elle

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remplissait seulement la cunette, c'est-à-dire un canal pratiqué au milieu du fossé, entre deux berges qui restaient à sec.

Fig. VIL

Lorsque les fossés étaient dans une telle situatiou qu'ils ne pussent jamais être inondés, les difficultés naturelles du terrain rendaient presque toujours cette précaution inutile, et d'ailleui's on y suppléait, soit par une profondeur plus grande, soit par l'emploi de chausse-tra[>es,

Fig. vin. Chausse-trape ; Mu.sée de rarlilleriv.

de pieux aiguisés, etc., cachés sous les herbes qui tapissaient le fond du fossé.

Outre Feau destinée à remplir la cunette du fossé, et qu'on prenait, comme il semble, assez peu de soin de renouveler, ce fossé recevait encore les égouts du château. Les ouvertures des canaux qui y portaient les inmiondices étaient soigneusement munies de grilles et de hérissons.

L'absence de fossé est rare, même dans les châteaux situés sur des hauteurs où des escarpements abruptes paraissent rendre cet obstacle tout-à-fait superflu. Presque toujours, à moins que les remparts ne s'élevassent au bord même d'un précipice, s'il restait un peu de terrain uni entre les escarpements et l'enceinte,

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ou regardait comiiie iudispensable de creuser nu fossé. En effet, la destination de ce genre de défense était principalement d'empêcher Tassaillant de conduire au pied du mur ses macliines de si^e. Aussi la première opération de celui-ci était de combler le fossé et de niveler le terrain jusqu'au bas du rempart.

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