‹ Le Cabinet de l'amateur et de l'antiquaireChapitre 74 sur 199 · PLATES-FORMES, TOITS, BTC · texte numérisé non relu

PLATES-FORMES, TOITS, BTC

Ainsi qu'on Ta vu précédemment , les tours étaient les parties de la fortification qui contribuaient le plus efficacement à la défense d'une forteresse. Leur sommet devait donc recevoir un certain nombre d'hommes , ainsi que des machines et des provisions de pierres et d'autres projectiles. Aussi les tours étaientelles couvertes par des terrasses, soit voûtées, soit soutenues par

DE l'amateur. 'VM

une forte charpente. Malgré le danger du feu , beaucoup de tours n*avaient que des plates-formes en bois. Les tours furent quelquefois couvertes de toits coniques, les

Fig. LXVIII. Tour du château de Nogenl-le-Roirou.

Fig. LXIX. Tour du palais de Jusiice à Parts.

uns portés sur le sommet des créneaux , les autres disposés en arrière , de manière à laisser un passage libre autour du parapet.

Ailleurs, une galerie circulaire, percée de nombreuses fenêtres, tenait lieu de plate-forme, et, comme dans les exemples précédents, la tour était surmontée par un toit conique.

Au reste, nous avons lieu de croire que ces toits coniques sont rarement des dispositions originelles, et nous pensons qu'on en trouverait difficilement des exemples avant le quinzième siècle.

Sur le sommet des tours, et parfois sur les courtines, notam-

ment aux angles saillants d'une enceinte, on trouve souvent de |)otitos guérites en pierre, destinées à abriter les sentinelles

Fig. LXX. Tour de Semur.

chargées d'observer les mouvements de l'ennemi par des ouvertures percées de tous les côtés. On appelle échauguettes ces petites

Fig. LXXl. Échauguette.

constructions , ordinairement de fonne ronde , et terminées par une calotte revêtue de dalles.

DE l'amateur. 339

Il faut se garder de les confondre, soit avec les lanternons qui surmontent les cages d'escalier, et qui ont pour but d'empêcher la pluie de tomber dans l'intérieur, soit avec les tourelles^ placées

Fig. LXXII. Lanternon au dessus d'un escalier. (Tour Saint-Michel , à Saumur.)

aux angles des tours, et remplissant à l'égard de ces dernières le même office que celles-ci rendent aux murailles de l'enceinte. (Voir les figures XXIV et XXVII.) D'ordinaire, les échauguettes avancent en encorbellement hors du rempart, afin de permettre aux sentinelles d'en voir le pied.

Enfin, sur les plates-formes des tours, et surtout sur la tour la plus élevée, celle qu'on appelait la guette , il y avait une cloche, que l'on sonnait en cas d'alarme. Souvent la cloche était remplacée par un cornet ou oliphant, peut-être aussi par un porte-voix avec lequel on annonçait la présence de l'ennemi.

Page 1