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VoltaTAE ET H. Gravelot, Lettres «ur le Théâtre île' Corneille. 89
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Fac-similé de b préface <i'llorace, par Voltaire. .....
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Une pagination particulière a été réservée à la suite des notices sur les abtistes milanais, qui seront continuées dans les prochains numéros.
MOUVEMENT DES MUSÉES
Nous avions promis de donner ici le Rapport adressepar M. le directeur général des musées à S. Exc. le ministre de la maison de l'Empereur, sur les accroissements des musées impériaux depuis 1849; sa publication, sous forme de brochure à la librairie académique de Didier, nous dispense de le reproduire et nous permeltra de revenir à loisir sur les observations qu'il peut soulever.
Dès aujourd'hui, nous pouvons faire remarquer que l'importante question des catalogues n'a pas fait un pas, qu'elle a reculé au contraire des 20,000 objets entrés au Louvre avec la collection Campana.
Nous nous plaignions, il y a bientôt trois ans, que la plupart des départements de ce vaste établissement manquaient de catalogues ; que :
Le musée des monuments égyptiens,
Les vases grecs,
Les terres cuites antiques,
Les bronzes antiques,
Le musée des marbres de l'Algérie,
Une partie des objets d'art de la renaissance, n'en ont jamais eu;
Que notre admirable collection de marbres antiques manque de catalogue depuis quinze ans;
Que celui des dessins des vieux maîtres n'a pas été réimprimé depuis vingt ans;
SÉ\ que le musée des souverains, fondé depuis dix ans, attendait encore le sien.
Nous ajoutions qu'il serait temps d'y songer; que les catalogues sont une source élémentaire d'instruction pour le public qui visite les musées, que sans eux U s
collections d'antiques restent des lettres mortes pour le plus grand nombre, et que les étrangers accourus pour les voir ne peuvent même pas remporter avec eux ce guide des souvenirs, que l'on trouve partout ailleurs.
Rien n'est venu combler ce vide énorme.
Nous disions aussi que l'administration des musées vend trop cher le peu de catalogues qu'elle possède; que celui des tableaux, par exemple, coûte 7 fr. 75 c. et qu'il faut des catalogues pour toutes les bourses.
Sur lotis ces points l'administration parait inexorable.
Le musée du Louvre vient de livrer au public des salles nombreuses, où sont exposés les vases antiques et une partie des monuments de la renaissance, provenant de la collection Campana. Une salle consacrée aux monuments cypriotes, inscriptions et sculptures, présente un intérêt extrême; il eût mieux valu en différer l'ouverture, que de la faire sans un catalogue avec lequel ou puisse venir s'asseoir et méditer au milieu de ces monuments inconnus, qui ouvrent des points de vue si nouveaux sur les origines de l'art grec.
L'organisation de ces salles nouvelles est excellente. Elles sont simples, élégantes, et d'un aménagement favorable à la vue des objets. Les architectes travaillent à merveille, le directeur nous semble animé des meilleures intentions; mais pourquoi les conservateurs refusent-ils au public, depuis quinze :
l'on demande de toutes parts ?
La France vient de s'enrichir de deux grands et superbes portraits en pied de Rembrandt, ouvrages restés inconnus jusqu'à ce jour à tous ses biographes, et dont nous donnerons une description.
- Portrait de M. Ellison , ministre de l'Église anglicane à Amsterdam. Il est vêtu de noir et assis sur un fau-
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GAZETTE ET BULLETIN
teuil à x; sa barbe descend sur une large collerette blanche; à gauche, de grands livres sont ouverts sur une table, el le pasteur qui se retourne vers le spectateur, la main droite appuyée sur le bras du fauteuil et l'autre sur sa poitrine, semble affirmer sa lecture. — Signé et daté : Rembrandt 1634.
Toile, haut, t" 72, larg. 1» 23.
— Mrss Ellison, aussi vêtue de noir, est assise sur un siège semblable à celui de son mari, la tête se détache souriante, entre sa fraise blanche et le chapeau noir à larges bords dont elle est couverte. — Signé et daté : Hembrandt 1634.
Toile, haut. 1» 72, larg. 1» 23.
Le premier de ces tableaux , baigné dans une lumière harmonieuse, est d'une exécution chaude et brillante; la léte, plus vivement éclairée que le reste, est d'un relief saisissant. L'autre est traité d'une façon féminine, en quelque sorte. Tout le charme du tableau , et ce charme est très-grand, est concentré dans la téte de la femme, modejée.avec soin ; dans l'accord charmant des yeux et de la bourbe, qu'effleure un léger sourire; dans sa physionomie pleine de grâce, particularité rare, si elle n'est pas unique, dans l'oeuvre du mattre.
Ces deux belles peintures font aujourd'hui partie de la galerie de M. Schneider, vice-président du Corps législatif. Elles étaient venues en Angleterre au dixseptième siècle avec la fille de M. Ellison, mariée à M. Daniell Dover de Ludbam, et elles sont restées dans cette famille jusqu'à la mort de son dernier représentant, le Rév. S. Colby, recteur de Littie Eliengàat», dans le Norfolk, en 1860.