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LA REORGANISATION DE L'ÉCOLE DES BEAUX-ARTS

La division des beaux-arts, qui faisait partie du ministère d'État, est passée, eu juillet dernier, dans les attributions du ministère de la Maison de l'Empereur, et M. le comte de Nieuwerkerke réunit au titre de Directeur général des musées les fonctions importantes de Surintendant des beaux-arts. Le premier soin qui paratt avoir éveillé la sollicitude du nouveau Surintendant est celui de réorganiser l'École impériale des beaux-arts sur des bases toutes nouvelles.

Les objections que peut soulever ce remaniement, qui embrasse l'ensemble des études artistiques en France, sont trop importantes pour être examinées ici comme elles le méritent; d'autres se sont déjà chargés de ce soin.

L'Ecole impériale des beaux-arts était une sorte de petite république, que des liens très-étroits rattachaient à l'Académie. Ce n'est pas le moment, quand succombe une institution qui nous paraissait, à nous, établie sur des principes excellents, de relever les imperfections de détails qu'il eût été facile d'y signaler. Nous avons la République des lettres; pourquoi n'aurions nous pas celle des arts?

On a remarqué que l'École des beaux-arts n'avait pas d'ateliers de peinture; mais ce reproche, qui a semblé presque une découverte, n'est que spécieux. Les Grecs et les Italiens, nos maîtres, tenaient en principe que l'élève doit dessiner pendant de longues années, et ne toucher aux couleurs que le plus tard possible. Les Fia-

I mands, au contraire, leur mettaient volontiers le pinceau à la main pour leur apprendre à dessiner. L'École française, qui suit les grandes traditions de la Grèce et de l'Italie, base l'étude des arts du dessin.. .sur le dessio; il ne nous est pas suffisamment prouvé que nous soyons devenus Flamands et Hollandais à ce point qu'il faille abandonner sans un solide examen ces doctrines de nos pères spirituels.

Autrefois les ateliers des grands peintres d'histoire suppléaient à cette lacune, si lacune il y a, et ce sont les | peintres d'histoire qui manquent aujourd'hui, bien plu- j tôt que les ateliers de l'École.

Une des grandes préoccupations du rapport de M. le | comte de Nieuwerkerke semble avoir été de rompre j net et au plus vite avec la tradition académique, pour livrer l'élève à tous les dangers de l'empirisme individuel, et c'est, à notre avis, une très-grave erreur. — la tradition, c'est l'école même, c'est le faisceau et l'ensemble de ses doctrines, l'épargne et la mise en commun des fruits de la pratique et de l'expérience, qu'on ne saurait abandonner sans dangers. La tradition prête aux forts sans rien enlever à leur originalité, elle soutient les faibles, et peut, au cas échéant, préserver d'une décadence complète les arts d'une nation qui verrait tarir chez elle les sources de l'enthousiasme et du génie i pittoresque.

Comment concilier avec les dispositions nouvelle qui enlèvent h l'Académie des beaux-arts le jugement des concours pour les prix de Rome, et avec le Rapport qui i déclare sou intervention funeste, l'arrêté de M. le maréchal Vaillant, du 18 mars 1861 , qui étendait la compétence de l'Académie jusqu'aux peintures anciennes de nos musées, et qui décidait :

• Aucune restauration des tableaux ne sera autorisée par la Direction générale des musées impériaux qu'âpres avoir préalablement consulté la section de peinture de l'Académie des beaux-arts. »

Est-ce une revanche de l'administration des musées?

Si l'Académie n'est pas un corps enseignant, elle n'a pas de raison d'être. L'illustre assemblée n'est pas rcs- { tée insensible, comme on le pense bien, au Rapport de ! M. le surintendant des beaux-arts; son secrétaire perpétuel, M. Beulé, a pris la défense de l'École des beaux- I arts et de l'École de Rome en des termes excellents, et | certainement irréfutables: M. Ingres, dans un discours à , ses collègues, qui a été imprimé sous forme de brochure, a pris à partie le Rapport tout entier, et I'j ' discuté avec beaucoup de force et un grand bonheur 1 d'expressions ; les artistes, au nombre de quatre à cinq | cents, ont adressé une pétition à l'Empereur; et le pu- j blic, qui n'a oublié ni l'arrêté que nous venons de citer, ni la polémique qui s'est élevée entre l'Académie et M. le directeur des musées à propos de la collection ' Campaua , voit avec regrets s'élever de nouveau entre i M. le comte de Nieuwerkerke et les représentants les plus illustres et les plus respectables de l'art français, une hostilité qui ne saurait qu'être nuisible aux études.

On lit dans le journal le Temps la lettre suivante, adressée à M. le ministre de la Maison de l'Empereur par M. Léon Coguiet, en le priant d'accepter sa démission de membre du conseil supérieur de l'École des beaux-arts :

* Monsieur le Ministre, « Bien que la récente mesure de dissolution de l'École impériale des beaux-arts edt gravement atteint dans sa considération et jusque dans ses intérêts matériels le corps enseignant dont j'avais l'honneur de faire partie, j'ai cru ne pas devoir déserter la cause de l'art sérieusement compromise, et lorsque Votre Excellence a bien voulu me désigner pour siéger au conseil chargé de l'étude des questions de réorganisation de ladite École, j'ai accepté avec la résolution d'appuyer sincèrement ce que je croirais utile et praticable, et de combattre avec énergie ce que je jugerais pernicieux ou impossible.

• Quelques-unes des nouvelles dispositions m'étaient d'ailleurs sympathiques; d'autres, indifférentes, me paraissaient pouvoir être résolues par la discussion.

« J'acceptais sans contrôle: 1° l'administration séparée du professorat; 3° la création d'un ou plusieurs ateliers de peinture; 3° chaque section dirigeant exclusivement ses élèves spéciaux.

« Je me réservais l'appréciation du plan général, du lien de l'ensemble.

■ Les deux premières séances du conseil m'ont suffisamment édifié, Monsieur le Ministre, et j'ai acquis la conviction que la tâche qui lui est d'abord imposée est celle-ci : sur des bases indécises, la plupart fragiles ou funestes, improviser un nouvel assemblage des éléments dispersés qui constituaient l'École que deux siècles avaient faite, de l'aveu de tous, la première de l'Europe, et que quelques lignes ont renversée.

« V. Exe, Monsieur le Ministre, me permettra de me récuser. Je renonce h partager la responsabilité d'une telle oeuvre, et laisse à qui a provoqué la destruction l'essai d'nne réédificalion.

• J'ai l'honneur de prier V. Exe. de recevoir ma démission de membre du conseil supérieur.

« Agréez, etc.

• Lbor Coq mit, Membre de llastitut , professeur de IVx-

VENTES PUBLIQUES

Cette année comme les précédentes, ce sont les Hollandais qui ont ouvert les ventes publiques de... nous nous sommes embarrassé de trouver le mot , mettons de curiosités. Nous avons déjà parlé de ces immenses déballages de porcelaines secondaires, et de faïences de Delft, ramassées dans les campagnes de la Zélande, de la Gueldre, de la Drentheet de POveryssel, pour être jetées en pâture aux habitués de l'hôtel Drouot. Boasberg, les frères Spyers, van Mind, d'Amsterdam , Saarlouys, de la Haye, avaient le privilège de venir approvisionner, à l'entrée de chaque hiver, les magasins de nos menus marchands de 6r/c d brae. Un nouveau concurrent, Van Hutum, s'est mis sur les rangs, qui ne le cède en rien à ses collègues , et Lœwstetn, de Francfort, a aussi fourni son contingent. Les arrivages de cette année n'ont été ni moins abondants ni moins bizarres que d'ordinaire ; la qualité seulement est en baisse.

Les curiosités delà Chine, de provenance directe, ont beaucoup plts d'éclat ; elles s'adressent aussi à un publie meilleur. Bien avant les splendides épaves qui nous sont arrivées du sac du Palais d'Été, nn riche armateur

de Bordeaux, M. Tasté, avait été un des premiers, parmi nous, à réorganiser les ventes publiques de chinoiseries de provenance directe. — Nous avions au dix-huitième siècle une compagnie des Indes, qui faisait souvent de ces sortes de ventes. —Les pacotilles variées, et d'un choix excellent, de M. Tasté, ont toujours été très-bien ! accueillies des amateurs, maintenant c'est M. Marx et M. Louirette qui s'occupent de cette spécialité. M. Marx, qui est Anglais, tire sa marchandise de Londres, et il n'est pas rare ( les communications sont si rapides ) de voir revendre, à Paris, une paire de vases adjugée à Londres, quelques jours auparavant.

Nous n'avons encore qu'one connaissance très-imparfaite des industries chinoises et japonaises (qui, disons-le en repassant, menacent dès aujourd'hui Varticle de Paris, dans quelques-unes de ses branches). Aussi rien n'est devenu plus variable que le prix de ces sortes d'objets. Ce qui est rare aujourd'hui peut devenir commun demain.

Dans la dernière vente de M. Marx (28 novembre) de beaux vases céladons, bleu turquoise, ont été adjugés pour 400 fr, qui se seraient certainement vendus plus de 2,000 fr. il y a deux ans. Deux grandes cassolettes émail cloisonné de Chine , achetées 90 livres sterling chacune, à Londres, où le stock cloisonné est abondant, ont été revendues à Paris 12,000 fr. les deux. Deux belles vasques de porcelaine, qui provenaient, croyons-nous, de la collection Castclbarco, de Milan, se sont vendues 8,000 fr., sans avoir trouvé acheteur à Vienne et à Francfort, où elles avaient été promenées avant d'arriver ici.

I a vente des tableaux et objets d'art de la succession de M. Abel Vautier, après avoir attiré les marchands à Caen pendant tout le mois de novembre, est venue finir à l'hôtel Drouot- Si nous en jugeons par ce qui est venu à Paris, on a dit que c'était le meilleur; tout cela ne valait guère la peine de se déranger. Il convient cependant de séparer de ce fatras deux bonnes peintures :

Pbudhon, l'Amour et Psyché, grande composition d'uu ton très-clair, non terminée dans quelques unes de ses parties ; adjugée à M. Meffre au prix de.. 7,000 fr.

Rembrandt, David jouant de la harpe devant le roi Soûl , grande composition d'une touche énergique et brillante ; adjugée à M. S. au prix de. . . 10, 100 fr.

Le premier de ces tableaux avait fait partie de la collection Saint-Marc Didot. La vente n'était pas encore terminée que le second avait déjà trouvé sa place à uu prix, dit-on, très-considérable dans la belle collection de tableaux ancieus de M. Oudry.

La collection des dessins qui ont servi à la publication du grand ouvrage les Galeries historiques de Versailles a été mise en vente par M. Gavard, le 7 décembre et jours su! vants. Elle se composait de 2, 350 numéros. L'ensemble mis sur table à 40, 000 fr. n'a point trouvé d'acquéreur. La vente en détail a produit 89,]000 fr.

Tous ces dessins, exécutés par MM. Hébert Sandoz, Girardet, Massard et Lambinet, d'après les peintures historiques du musée de Versailles, n'avaient point, à vrai dire, un très-grand intérêt artistique; quelques-unes cependant étaient d'une exécution très-soignée.

Un exemplaire des Galeries historiées de Versailles,

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12 GAZETTE ET UI.'LLETIN DU CABINET DE L'AMATEUR

grande édition, sur papier de Chine, 19 vol. reliés avec luxe, s'est tendu t, 660fr.Le même ouvrage, exemplaire avant la lettre, a été retiré à 3,000 fr.

Six exemplaires seulement de cebeau livre ontété tirés avant la lettre. Cinq sont encore chez l'éditeur, M. Garard; le sixième est dans la collection du duc d'Aumale.

Pour parler à nos lecteurs de quelques objets d'art intéressants, il nous faudra pénétrer dans quelques magasins et chez quelques voyageurs-importateurs. Chez M. Beurdeley, pi r exemple, où de grandes richesses sont toujours accumulées, nous avons vu une carabine du seizième siècle, simple en ce qui touche au canon et à la batterie, mais dont le bois, incrusté d'ivoire, est d'une délicatesse de travail et de dessin tout à fait exceptionnelle. Cette belle arme, nous croyons n'en avoir jamais Vu de pareille, nous a semblé italienne.

Il y avait encore , chez M. Beurdeley, un grand plut de faïence italienne à reflets métalliques or et cerise , représentant le Jugement de Paris; d un dessin aussi élégant que celui des Trois Grtices, de la fameuse assiette adjugée an prix de 10,000 fr. à la vente de la collection Houssel. Il était signé en bleu, au revers, particularité rare:

}t° Giorgio, 1520. À di 2 de Otober B. D. S. K. in Ugubio.

Un grand plateau vénitien, de bronze, gravé et damasquiné d'argent, n'était pas moins curieux par sa beauté et par l'inscription ;

KlCOLO RUGIXA Geeco da Corfu feccb 1550, tracée sur une banderole qui décorait le revers.

Ces deux objets intéressants sont passés dans la collection de M. Dutuit, de Rouen.

M. Zuloaga, un habile artiste damasquincur de Madrid, nous a apporlé un très-beau bouclier du XVI« siècle, repoussé et damasquiué d'or; il n'a été vu que d'un amateur, qui, prudemment, ne l'a pas laissé sortir de chez lui ; ces sortes de choses doivent être saisies au vol.

M. Emile Wayer a rapporté d'Italie les Douze Césars, bustes en marbre semi-colossaux, d'une exécution soi-

gnée et d'un très-beau caractère. C'est aussi une collection très-rare à rencontrer, et qui ornerait à merveille le vestibule d'un plais. Nous avons vu, chez k même importateur, deux bustes de bronze, de la En du quinzième siècle, d'une grande finesse d'expression: le procurateur Giustiniani, et sa femme; ils proviennent palais Giustiniani de Padoue.

Un Lithuanien, M. de Lachnicki, nous a apporté trois tableaux, un Raphaël, un Corrége, et une grande composition attribuée à notre charmant peintre de portraits , François Janrt dit Clouet. On ne dit rien des deux premiers que nous n'avons pas vus; le troisième a été le sujet d'un article écrit par M. Vilet, dans la litrue des Deux~Moitdcs , où l'élégant écrivain nous parait avoir fait preuve de beaucoup d'imaginatwo.

Le tableau est exposé dans la galerie de la Société nationale des beaux-arts , boulevard des Italiens , 36 , où les amateurs peuvent aller le voir. Nous somairs très-loin d'y avoir rencontré tout ce que l'émioent critique de la Revue croit y avoir découvert.

On a beaucoup parlé, cet été, d'une lampe antiqwdt bronze, trouvée à Paris dans le voisinage du palais des Thermes, en creusant les fondations d'une maison nouvelle. Cet objet, qui n'avait pas beaucoup moins d'an pied de diamètre, était d'une bel le ornementation, et d'un travail très-soigné, tout a fait semblable aux monuments du même genre que l'on voit au musée de Naples : il est maintenant en Angleterre.

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La première feuille de cette livraison (pages-ll à. M) contient la suite des notices sur les artistfs milanais, commencées dans le na ts et continuées dans le suivant. Aous arons fait observer qu'une pagination avait été réserrée pour ce travail qui sera complété dans nos plus prochaines livraisons.

MOUVEMENT DES MUSEES. '

Deux salles nouvelles, consacrées aux tableaux de lecole française, viennent d'être ouvertes au musée du Louvre. L'une est plus particulièrement dévolue aux artistes du dix-septième siècle, l'autre â ceux du dix-huitième et à quelques ouvrages du dix-neuvième. Elles sont trèsbien éclairées; plus largesque la vieille galerie, elles se prêtent mieux à la vue des œuvres de grandes dimensions. La disposition des tableaux dans la première est harmonieuse ù l'œil, si ou en excepte quelques peintures françaises des quinzième et seizième siècles attachées à la paroi du fond, qui font tache et forment un désaccord trop violent avec les belles ordonnances du Poussin et de le Sueur. I.a vue de ces primitifs français n'est guère supportable que dans des pièces plus petites, dans des cabinets, indispensables à la bonne organisation d'un grand musée, où peuvent être groupées séparément les productions qui appartiennent moins à l'art lui-même qu'à son histoire.

L'arrangement de l'autre salle est loin d'être aussi satisfaisant. On y a mis près des yeux des visiteurs, aux dépens de beaucoup d'oeuvres excellentes, les tristes et sèches peintures de quelques animaliers français bien plus dignes d'égayer quelque rcndcz-vpus.de chasse.au fond d'un bois ou les dépendances d'une vénerie royale, que les parois lumineuses d'une grande galerie de ta- Dieaux. .... - .

r 29 ET 30. 18 63.

ÉTTDM et» iwiqce». Ij nenuCicitire roya'e o* falente fine et de porcelaine, établie a Ork'an» en 1753. 1 21

Trois nouvelles peintures italiennes ont été achetées par le musée du Louvre.

La première est une fresque de Bcrnardino Luini : f'ulcain forr/eant les ailes de l'.Jnwur en présence de l 'émis et de Mars, fragment d'un beau caractère, mais, helas! très-endommogé, comme toutes les peintures qui restent exposées sans défense à l'inclémence du temps et des hommes, et qui reçoivent le coup de grâce lorsqu'on les arrache du mur pour les transporter sur toile.

I-a seconde est un Christ ressuscité assis sur son tombeau, entre deux anges, de Marco Palmezzani, l'élève chéri de l'admirable Melozzo de Forli. Je ne sais où le conservateur des peintures a pris le nom de Palmegiani qu'il a placé sur le cadre.

La troisième est une grande composition de Francesco Francia, un Christ entre la Vierge et saint Jean, en bas un personnage couronné est renversé au pied de la croix. Les figures ont cette proportion un peu moins grande que le naturel qu'affectionnait le grand maître bolonais. Suivant Vasari, ce tableau aurait été peint pour l'église de Saint-Job, de Bologne, cl le personnage couronné, renversé au pied de la croix, serait saint Job lui-même.

Le Christ de Saint- Job, vendu ù Londres avec d'autres peintures par le comte Cesare Bianchetli, nous eu est revenu dans le plus triste état, couvert de repeints d'une épaisseur choquante et d'un déluge de vernis. Il n'est digneaujourd'hui ni du maître, qu'on n'y voit plus que dans quelques endroits, ni de notre musée, qui vraiment n'apporte pas assez de sévérité dans ses choix et parait voué aux tableaux restaurés depuis et y compris le fameux Murillo, payé 600,000 fr. à la vente "du maréchal Soult.

Ce tableau de Francia a fait partie de la collection Soly, vendue à Londres en novembre dernier. Adjugé pour 100 livres sterl. (2,500 fr ), il à élé' acheté 8,000 fr. par l'Administration des musées.

Tous tiroir rentrés.

GAZETTE ET BULLETIN

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