LE PLAFOND DE LA CHAPELLE SIXTINE
Michel-Ange ne fit que passer à Florence. Avec la note suivante du i o mai, nous le retrouvons à Rome, où l'appelaient d'autres travaux. Il devait y être depuis quelques jours déjà, puisqu'il avait eu le temps de tracer un projet de décoration pour la voûte de la chapelle Sixtine, qu'il se préparait à exécuter.
« Richordo. — Comment aujourd'hui, io mai i5o8, j'ai reçu, moi, Michel- Ange, delà Sainteté de notre seigneur le pape Jules II, cinq cents ducats di ca~ niera qui m'ont été payés par messer Carlino, caméricr, et par messer Carlo degli Alb'tzzi, pour le compte des peintures de la voûte de la chapelle du pape Sixte, que je commence aujourd'hui, aux charges et conditions contenues dans l'acte rédigé par le révérendissime monseigneur cardinal de Pavie et souscrit de ma main. »
La lettre de Pavie, que Michel-Ange recommandait à son frère, le 5 janvier,
— Richordo chôme oggi questodidieddi nuggio Charlo degli Albizi per chonto délia piclura delta
tic] mille ciuque retito octo io Michelagniolo schul- volta délia cliappella di papa Sisto, per taquale
tore orriceTiito dalla S* del oostro S' papa Julio chomlnrio oggi allavorare chon quelle chooditione
sechondo duchati cioque cento di chaînera equali e parti che apariscie per tira scricta facta da n>6.
mi chonto messer Chnrlino cameriere e messer S*. R** di pavia essor to schricla di mia mano.
était destinée au cardinal de ce nom, intermédiaire de Michel-Ange auprès du pape Jules 11.