TEXTE ILLUSTRATIONS
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La Galerie d'Apollon, le Musée de* Joyaux cl la Salle de* bron- Casque gaulois, plaqué d'or el incrusié d'émaux, du musée du
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Robert Naotcuil.— Opinion*. raa\lii*s el conseil*, recueillis par | Ornements typographiques du qulntième siècle. . . . î»2
son élevé Domeaieo Tcinpestî 2W
Il «luire des Tableaux : Les Pestxfiri* de Jaffa JJi
MOUVEMENT DES MUSÉES
Notre pauvre administration des musses succombe sous le poids de son impopularité, ou, pour mieux dire, de son inexpérience, du peu d'iutclligence qu'elle a des besoius du public et de ce qu'elle lui doit, car l'impopularité n'est pas toujours une raison.
Réduite à se défendre elle-même, elle se défend mal.
On assassine Raphaël!— s'écrie avec douleur une des plus hautes illustrations de l'art moderne. A ce cri d'alarme, l'opinion publique se soulève, l'Académie tout entière prépare un mémoire ; qu'a-t-on fait pour donner satisfaction aux amateurs, au public, à l'Académie? On a couvert de lauriers le téméraire conservateur qui soulevait tant de clameurs.
Quoi qu'on ait dit pour excuser ces restaurations, l'âpre pliilippique de M. Ed. About demeure vraie jusqu'au bout ; il n'y a pas un mot ù en retrancher.
On s'est aussi attaqué à ses acquisitions.
La négligence est partout et a des inconvénients plus graves encore. Dernièrement, un des plus beaux vases de cristal de roche de notre collection s'est trouve brisé en mil'e pièces par suite de l'imprévoyance d'un conservateur : il valait ceDt mille francs peut-élre, mais qu'importe? il en reste tant encore! Il n'y a point de catalogue, qui s'en apercevra ! Kn définitive , ou nous dira qu'il était tout petit et qu'il n'y a vraiment pas là de quoi fouetter un chat.
Une des suites de ce peu de soin apporté à la conservation des objets, c'est que le vol a élu domicile au Louvre: on a volé les ivoires chrétiens, on a \olé jusqu'à une statue égyptienne de bronze d'un mètre
Nous bornons nos plaintes, nous, à dire depuis dixhuit mois au musée du Louvre : fous n'avez pas de catalogues. Notre prétention n'est-elle pas bien ridicule , et nos seigneurs les conservateurs sont-ils là pour faire quelque chose?
Us musées sont des écoles • il ne suffit pas qu'on puisse s'y promener, il faut encore qu'ils soieut disposés pour l'étude.
Qui a jamais pu jeter un coup d'œil, chez nous, dans le tombeau qui renferme les vingt mille dessins des vieux maîtres du musée du Louvre?
D'un autre côté, lis artistes se plaignent que les monuments antiques ou de la Renaissance sont perdus pour les études industrielles, que jamais une vitrine ne s'est ouverte pour eux, qu'il est impossible de dessiner au Louvre, et cela quand, talonnés par la concurrence étrangère, ils éprouvent un impérieux besoin d'avoir sous les yeux, entre les mains, tout ce qui peut les aider à maintenir l'industrie française à la hauteur qu'elle consprve depuis des siècles, au moment même où nos voisins et nos plus redoutables rivaux créent à Londres une vaste école-modèle d'art industriel , qu'ils remplissent avec profusion des plus rares chefs-d'œuvre rt où rien ne manque, ni une bibliothèque, ni des salles d'étude, ni des cours publics.
Un livre récent de M. Ferdinand de Lasteyric est rempli de ces doléances qui. dernièrement, trouvaient un écho jusque dans un journal étranger, l'Indépendance Itelge, à propos de la dislocation du musée Napoléon III, qui vient d'être décidée. L'article de t Indépendance lui a attiré la lettre suivante de M. le Directeur des musées impériaux :
Tous drvlu rc«cr>M.
GAZETTE ET BULLETIN
» Palais du Louvre, le 14 juillet 1862. « Monsieur le Directeur,
■• Une lettre de Paris, insérée dans /' 'Indépendance Mge, contient sur la mesure qui a ordonné la translation au musée du Louvre du musée Napoléon III, des assertions mensongères, et, en ce qui concerne les musées impériaux, d'odieuses calomnies.
■ Les motifs qui ont déterminé le gouvernement de l'Kmpereur à réunir le musée Napoléon III aux collections de la couronne, sont connus et appréciés par le public, et je n'ai point à les rappeler; mais j'ai le devoir d'opposer te démenti le plus formel aux prétendues disparitions d'objets d'art que votre correspondant anonyme impute à l'administration que je dirige.
« Croyez, monsieur le Directeur, h ma considération distinguée.
« Le directeur général des musées impériaux, intendant des beaux-arts de la maison de l'Kmpereur, membre de l'Institut,
« Comte DE NlElXYEJIKERKE. »
Lorsque l'on discute sur ce ton, on est bien près d'avoir tort; nier n'est pas toujours une raison, aussi, en insérant ce billet, le journal belge ajoutait-il, autre misère :
» Nous n'étonnerons personne, — pas même M. le directeur des musées impériaux, — en ajoutant que la communication de ce haut fonctionnaire n'eût rien perdu à être écrite sur un ton plus convenable. »
La dislocation du musée Napoléon III est vraiment fâcheuse. Le public s'était épris, par de fort bonnes raisous, de l'idée d'un musée nouveau, organisé au point de vue des études, marchant avec la science, chargé de lui fournir des aliments, à PaRut des découvertes et des explorations nouvelles, tel que se présentait le musée Napoléon III avec les innombrables séries de la colleetion Campana, avec les précieux monuments provenant de fouilles faites eu .Macédoine, en Asie .Mineure, en Syrie, en Phenicie, et, pour tout dire, il eût été enchanté le public, d'essayer d'une direction nouvelle, autre que celle qui régit les Musées impériaux.
Il faut aujourd'hui renoncer à cet espoir : une coinmission dite de démembrement, composée en partie de conservateurs du Louvre, lient o'étre nommée pour procéder au triage et a la répartition des objets inférieurs entre les musées des déparlements. Nous n'avons donc qu'a attendre respectueusement ses décisions.
Nous ne saurions cependant nous empêcher de faire observer qu'il if v a guère de doubles parmi les objets antiques. Ce n'est pas seuie.nent la beauté de quelques objets qui fait la nehesse d'une se. ie. mais bien encore l'abondance des moiiumeuts, la variété des formes et des représentations , eellc des fabriques et des provenances; l'abondance, des monuments peut i-eule nous b en familiariser avec le génie antique, et nous faire pénétrer ses secrets; il eu faut beaucoup, il en faut toujours.
A part un certain nombre d'objets absolument insigniliants, tout ce qui sera enlevé de la collection Cancana ne peut qu'amoindrir les services qu'on était en droit d'en espérer : qu'on la loge, si on veut, au second étage du Louvre, i coté du musée ethnographique, mais qu'on la conserve tout entière, c'est du moins noire avis.
I.e triage des tableaux présente d'autres difficultés. Sans être d une haute valeur, beaucoup de ces peintures intéressent tout autant l'histoire générale que celle de l'art lui-même. Elles contiennent sur les mœurs, la civilisation, les costumes, une foule de détails curieux qui n'ont de valeur que par leur réunion , documents excellents pour une Ethnographie des nations européennes qui reste à faire et qu'il faudra faire un jour.
Ces tableaux représentent aussi une foule d'écoles secondaires de peinture, du quatorzième et du quinzième siècle , très-intéressantes, mais très-peu connues en France. A ce point de vue eucore, la dispersion de ces peintures serait regrettable, et nous la redoutons d'autant plus que, par une singularité qui concourt pour sa part à ce que nous disions en commençant, il se trouve que le nouveau conservateur des peintures au Ivouvrc n'a jamais été étudier Part italien sur les lieux mêmes, et qu'il ne peut avoir, par conséquent, qu'une connaissance très-imparfaite de l'intérêt relatif que présentent quelques-uns de ces tableaux.
L'administration des musées, consultée dès le principe sur l'opportunité de l'acquisition Campana, répondit par un avis négatif.
C'est à cette opinion que les Russes et les Anglais doivent la bonne fortune d'avoir pu y puiser les premiers et en enlever des merveilles.
Il est à craindre aujourd'hui qu'un démembrement fait de mano irada, n'achève de détruire ce reste, précieux encore par son ensemble.
BIBLIOGRAPHIE
South Keksikgton muséum. Ita/ian sculpture of the middle Ages and period of the Reriral of art. A Descriptive Catalogue, etc., etc., by J.-C. Robinson F.-S.-A. London, 1862, in-8°.
Le musée de Kensington, qui a moins de dix années d'existence, est déjà placé au premier rang des grandes collections européennes. Par sa nature, il est appelé à rendre des services incalculables à l'industrie anglaise. L'exposition universelle de cette armée eu a déjà donné la preuve. C'est à l'active éuergie, au coup d'oril rapide et sûr de son surintendant M. Robinson, que l'on doit ce résultat maguilique obtenu en un si court espace de temps.
Le ca'alogue des sculptures italiennes du moyen âge et de la Renaissance qui vient de paraître, est à lui seul une œuvre exquise par son luxe typographique, par les excellentes notices historiques qu'il contient, par l'eleganic (icleliie des dessins gravés sur bois dont il est orné. Il contient la description de près de trois cents morceaux de sculpture, parmi lesquels il y en a déconsidérâmes par leurs dimensions. Nous devons surtout citer la belle tribune des chantres (conforta) de Baccio d'Agnolo, qui était encore, il y a quatre ans, un des plus précieux ornements de l'église SaNta Maria Xuvella de Florence, et qui a été vendue depuis par les moines; une chapelle tout entière du quinzième siècle, eu marbre bLnc, du couvent de Sainte-Claire de la même ville; uue suite superbe, choisie avec le plus grand soin, des oeuvres de plastique de Lucas et d'Andréa délia Robbici, où toute la grâce de l'art italien rit et pétille sous la fraîcheur de I émail blanc qui le recouvre; un Cuptdou de Michel-Ange, figure de jeune homme a l'état
d'ébauche, mais d'un grand intérêt, dont nous connaissons le plâtre à Paris; plusieurs fragments du tombeau de Gaston de Fois, une des merveilles de la sculpture du seizième siècle, dont les membres sont, dispersés dans diverses collections 5 Milan, À Turin et à Castelluzzo. On a pu joindre aux fragments que possède le musée de Kcnsington le dessin original fort précieux du Bambaja qui représente l'ensemble du monument.
Une foule de productions non moins recommamlables que celles que nous venons de nommer, de Donatello, d'Andréa del Verroccbio, de Jacopo délia Quercia, de Maltco Civitale, de Lucques, de Beuedetto da Rovezzauo, de Mino da Ficsole, de Pierino da Vinci, etc.. etc., complète l'ensemble de cette moisson recueillie en Italie pendant ces dernières années.
Quelques-uns de ces marbres faisaient partie de la collection Soulages, achetée en France : de précieuses esquisses en cire, de l'atelier de Jean de Bologne, viennent du palais Gherardini de Florence ; elles avaient été présentées au musée du Louvre, qui les a laissées échapper. Mais le contingent le plus considérable est celui fourni par la collection Gigli-Campana (cent vingt-quatre morceaux) dont nous avons annoncé l'acquisition l'année dernière, et quiuze pièces d'un grand intérêt qui furent aussi culevées à cette époque de la collection du fameux marquis, où tout le monde a puisé avant nous.
Ces quinze pièces, nous les retrouvons au Kensingtou- muséum : ce sont d'abord douze grands disques de Lucas délia Robbia, représentant les douze mois de l'année peiuts en camaïeux dans le genre des disques que nous possédons au musée du Louvre, et qui viennent du château de Madrid, mais plus grands et plus fins; une belle Dgure eu pied : la Vierge assise, tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux , haut-relief en terre cuite émaillée , d'Andréa délia Bobbia , entouré d'une guirlande de fleurs et supporté par un cul-de-lampc armorié; et deux bas-reliefs en marbre de Donatello, la Vierge et l'Enfant, et Jésus-Christ remettant les clefs à saint Pierre en présence de la Vierge et des apôtres réunis.
Les marbres delà Renaissance italienne sont destines à devenir fort rares ; il est douloureux de penser qu'une décision plus rapide de l'acquisition Cancana eût fait entrer dans nos musées, sans qu'il en coûtât un sol de plus, la partie la plus importante des sculptures qui ornent aujourd'hui les salles du musée de Kensington.
VENTES PUBLIQUES
La collection d'instrumeuts crémonais, violous 1 1 violoncelles, dont nous annoncions le passage à Paris, dans notre dernier numéro , appartenait a M. le comte Casu-lbarco, de Milan ; elle a été vendue à Londres, le mois dernier, au milieu d'un concours nombreux d'amateurs et d'artistes musiciens.
Voici le résultat des enchères :
Un violon de Stradivarius daté 1635. . . 131 guiuées.
Un autre du même, de 1090 50
Un aulre de 1701 135
Un autre de 1712 70
Un autre de 1713 (M
Un autre de 1715 100
Deux violoncelles du même artiste ont été adjugés, l'un, portant la date 1637... 115
L'autre, de 1690 210
Tous ces prix sont très-médiocres. La collection Cas-
telbarco était célèbre. C'est à cet amateur que M. Fétis avait dédié son Mémoire sur Stradivarius. Les instruments de cet illustre luthier sont également recherchés des artistes et des amateurs, et il n'est pas rare de voir payer un simple violon vingt mille fraucs et plus ; le prix d'un violoncelle <st facilement de dix à quinze mille francs. Devons-nous croire que M. le comle de Caslelbarco s'était réservé les meilleures pièces de sa collection ?
Parmi les instruments des autres luthiers crémonais, un violoncelle du dernier des Amati(Nicolo;. daté 1687, s'est vendu 130 guiuéis.
Et un violon grand modèle du même artiste (ce sont les plus rares et plus recherchés; «io
I n violon de Guarnerius 38
Enfin une lettre autographe d'Antoine Stradivarius [rarissime) 8
>otn en étions la de ce compte rendu, emprunté au Times, lorsqu'on est venu nous annoncer que les instruments mis en vente ont tous été rachetés, sauf un, par leur propriétaire et qu'ils font retournés à Milan.
C'est maintenant une manie chez les étrangers : ils mettent en vente et retirent. C'est aussi une fort mauvaise spéculation.
L'hôtel de la rue Drouot ne parait pas devoir fermer ses portes cette année, et les feux de l'été n'ont plus n'en qui effraye les grosses opérations.
La vente après décès de M. le comte de Pembroke, qui s'est terminée le 10 juillet, aura été la plus importante de l'année; elle n'est pas la dernière. Le catalogue de M. Roussel, qui n'aime pas à sortir de la vérité, c'est la bonne manière, — n'annonçait qu'un somiti eux iiobilieb ; et cela était vrai de tous points : le comte Pembroke n'était pas un amateur ; c'était tout simplement un grand seigneur qui avait conservé les saines traditions, le goût des choses riches, somptueuses, élégantes, harmonieuses entre elles.
l.c mobilier du comte Pembroke s'est vendu, à peu de chose près, 900,000 rrancs ; c'est un éloge nui grnrris qui nous dispense de rien ajouter. Observons cependant qu'il est de mode dans le monde de se donner rendezvous ii ces encans monstres ; que les concurrents, l>caucoup moins nombreux qu'on ne l'imagine, se connaissent parfaitement, et qu'ils mettent une certaine grâce à se faire entre eux une petite guerre qui les conduit insensiblement à payer les choses le double de leur valeur. Il doit donc cire bien entendu que ceux de nos lecteurs qui posséderaient par exemple quelques objets analogues à ceux qui se trouvaient ici, risqueraient fort de se tromper en prenant pour base de leur valeur réelle les prix que nous allons lecueillir en parcouraut le catalogue de ces belles choses, plutôt au point de vue curieux et pour donner une idée de la mode qu'à celui de l'utilité qui peut en résulter, puisqu'il n'y a rien de plus difficile que de donner l'idée exacte d'un meuble, d'un bronze ou d'une porcelaine, objets éminemmeut va* riables de qualité, de finesse d'exécution, de conservation et de réussite.
Et d'abord les tableaux, tous de l'Ecole française.
Mius regrettons de ne pas voir figurer au catalogue les dimensions qui pouv aient servir a faire distinguer entre elles les Danses daus le parc, et les Conversations de I jncret, et les portraits dessus de porte de Drouais fils.
GAZETTE ET BULLETIN DU CAIHNET DE L'AMATEUR
Vaxioo, le Sommeil de Diane 3,200 fr.
Matoirb, le Réveil de Vénus 1,700 fr.
J.-B. Oudby, la Visite à la ferme, tableau de dimensions énormes 1,110 fr.
Boucher, Vénus et l'Amour 4,010 fr.
Nattieb, portrait de Geneviève de Vallembras en muse, tableau signé, et daté 1746 4,140 fr.
Lancbet (attribué à) , Halte à la fontaine. . 3,000 fr.
Lancret. Danse dans un parc de forme ronde. — M. le comte Duchdtcl 4,300 fr.
Lancbet, l'Invitation à la danse 2,400 fr.
Lancret, la Rencontre 1,500 fr.
Pater, Réunion dans un parc.
M. le marquis d'Hertford 30,800 fr.
D bol' aïs fils. Petite Fille blonde en chemise, tenant un chat entre ses bras. Signé et daté 1770. . . 2,150 fr.
Du même. Jeune Fille posant une couronne de fleurs sur la tête de son chien favori 3,500 fr.
Du même. Jeune Enfant tenant entre ses bras un épagneul noir 2,500 fr.
Du même, la Petite Jardinière et le Dénicheur d'oiseaux 6,470 fr.
Lancbet, la Danse dans le parc.
M. le marquis d'Hertford 25,700 fr.
Drouais fils, Portrait d'homme vétu de rouge, et Jeune Femme en costume de bergère i ,900 fr.
Dbouais, Jeune Enfant tenant une pomme. — M. Beurdeley 1,300 fr.
Boucher, Scène pastorale 5,200 fr.
Patkb, les Plaisirs champêtres.
M. Isaac Pereire 13,700 fr.
Du même. Repos dans le parc.
M. Isaac Pereire J 2,000 fr.
Le Prince, Portrait de jeune femme .... 320 fr.
Bebthelemy, une Bacchante 125 fr.
Du même, Nymphe endormie surprise par un satyre 500 fr.
Boucher (d'après) , Portrait de M=" Dularry . 800 fr.
Greuzb, la Comparaison 2,260 fr.
Vigee-Lebbun, Portrait de femme 2,200 fr.
Gbeuzi, l'Attente 6,750 fr.
Natoibe, l'Enlèvement d'Europe 1,000 fr.
Pateb, Réunion dans un parc, à M. Lacazc. 3, 1 50 fr.
Lancbet, le Lever 1,500 fr.
Fbagonard, le Retour des champs 810 fr.
Drouais, Jeune Garçon en costume du temps de Louis XIV, assis sous une charmille et jouant avec un colimaçon ; et Jeune Fille debout, vêtue d uue robe de salin blanc 4,200 fr.
Lancbet (attribué à), la Musique 520 fr.
Id. Id. la Toilette 460 fr.
Vigéx-Lrbbun (genre), Jeune Paysanne. . . 230 fr.
Mies (signé), la Tireuse de cartes 1,060 fr.
Meubles et bronzes meublants.
Pendule en marqueterie de Boulle, supportée par des
sirènes et surmontée d'un dôme 4,000 fr.
Graude pendule Louis XIV, marbre blanc et bronze
doré au mat 1,855 fr.
Superbe pendule en bronze doré du temps de
Louis XIV, renfermant un carillon.
Adj. a M. Beurdelcy 6,600 fr.
Pendule en marqueterie de Boulle, forme de
lyre 5,300 fr.
Très-belle pendule en bronze doré, sujet : les Trois
Parques, sur socle en marqueterie de Boulle d'une
très-grande richesse; hauteur totale de la pendule et
du meuble à deux vantaux qui la portait, I mètre
84 centimètres. 26,100 fr.
Petite pendule de Toyagc et de cabinet, de Bré-
guet 1,725 fr.
Deux candélabres à dix lumières 5.250 fr.
Deux vases portant des candélabres, bouquets de fleurs
de lis et pavots I 300 fr.
(M tutu au prochain numéro.)
NOUVELLES DIVERSES
On nous saura gré. j'imagine, d'annoncer, comme on le fait pour un personnage, l'arrivée à Parts d'un dessin de Raphaël.
Il s'agit de la première pensée du tableau du I»uvre, la Vierge dite ta Belle Jardinière, esquisse à la plume qui, après avoir passé par les collections Crozat, Mariette et Woodburn, fut très-admirée à Paris il y a dix-huit mois. Ce beau dessin nous revient de l'Ile de Cuba, où l'avait emporté son heureux propriétaire, M. Arozarena, qui le destinait au musée de la Havane, car il y a un musée à la Havane !
—Monsieur, lui dit le sincère directeur de cet établissement, consterné et ravi à la vue de ce chef-d'œuvre, pour l'amour de Raphaël, reportez votre, dessin en Europe ; s'il reste ici, il sera consumé par le climat avant trois ans.
M. Arozarena, qui a l'amour et le respect des belles choses, a rapporté en France le dessin qu'il ne pouvait conserver sans danger, et il vient de l'échanger contre une belle suite de médailles grecques et de mëdaillous romains, monnaie digue d'une semblable merveille, à M. Charvet, jeune numismate plein de goût et de médailles rares, qui n'en restera pas longtemps propriétaire.
Vous le voyez, amateurs européens, la jeune Amérique arrive sur votre marché; elle est destinée à devenir redoutable un jour.
paris, in an, 12 fh. REVUE MENSUELLE départ., in an, 14 m.
On s'abonne à Parts, chez Firmin Didot Frères, Fils et C, 36, rue Jacol», et chez tous les libraires de la France et de l'étranger.
Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco à M. Eug. Plot, rue Saint-Fiacre, 20, à Paris.
Ptii. - Imprimerie 4e Ad. ».UIné « J. aivtrtf, me de» Silnu-Ptrw, 1».