‹ Le Cabinet de l'amateurChapitre 85 sur 151 · ET · texte numérisé non relu

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IIJA.STRtTIONS

CroMc dïvoirc Italienne. — Olitanl carloilngien, Clephane korn «9

Cnassc du quatorzième siècle. Ml

Calice de Terre rtoitien du quliuieme siècle. Mâ

MOUVEMENT DES MUSEES

Udc grande nouvelle, qui prime toutes les autres, est celle du don que M. le duc de Luynes vient de faire au cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale.

Comme un guerrier antique qui suspend ses armes dans le temple après le combat, l'illustre antiquaire con* sacre à la France et aux études archéologiques, qu'il ne doit pas quitter sans regrets, tout ce qu'il avait ramassé de trésors :

Médailles grecques et romaines, Pierres gravées.

Terres cuites, vases peints, et Bronzes auliques.

Il le fait sans ostentation, d'une façon très-simple, et il a été le Mécène de tant d'oeuvres d'art superbes, et de travaux historiques considérables, qu'il nous enlève même le sentiment de la surprise.

La beauté et la haute signification historique des ■monuments recueillis par M. le duc de Luynes donnent à cette fondation une extrême importance. Nous y reviendrons.

Pendant son séjour en France, S. A. Saïd-Pacha a effort à l'Empereur une très-belle collection de onze mille cinq cents monnaies grecques, romaines et musulmanes. Sa Majesté a voulu que ces médailles, mises à la disposition du public savant, fussent placées h la Bibliothèque impériale, où elles auront bientôt pris rang dans les suites nombreuses du cabinet de France.

« Grâce à celte libéralité de l'Empereur, dit un des conservateurs du cabinet dans une note publiée au Monftettr, les séries monétaires du département des médailles vont recevoir un accroissement notable, car parmi les monnaies grecques du vice-roi d'Egypte, beaucoup sont inédites, et un grand nombre

bles par leur parfaite conservation. La nun d'Athènes, de Thcbes, d'Argos, de la ligue Achéenne, d'Eginc, des villes de l'Ile de Rhodes, de l'Ionie, de la Lycie, de Clazomène, de Lampsaque, de Cyxique, celle d'Alexandre le Grand et des rois de la Macédoine, des Séleucides, des Lagides, déjà si considérable dans les cartons de la Bibliothèque, s'enrichit encore de ce don de Sa Majesté. La suite romaine n'offre pas un intérêt moins grand par la beauté et la rareté de plusieurs de ses monnaies d'or, et nous citerons, entre toutes, les pièces des Antonins et des deux Faustines,et le précieux aureus de Julie, fille de Titus, dont on ne connaissait jusqu'alors que trois exemplaires.

• Dans ces diverses séries de médailles antiques, la science, au milieu des questions que soulèvent les pièces inconnues, aura bien des problèmes à résoudre. Mais c'est surtout dans la partie musulmane de la collection de Saïd-Pacha qu'elle rencontrera les éléments d'étude les plus nouveaux et les plus nombreux. C'est parmi ces seize cents monnaies arabes, dont prés de sept cents sont en or, que le cabinet de France a trouvé à compléter ses suites orientales.

a Avec le dinar, la pièce d'or frappée l'an 70 de l'hégvre, — 698 de notre ère, — commence la série des monnaies des Omméiades. C'est là, on le voit, une des premières pièces émises par les califes, puisque le monnayage au type purement musulman ne commença que quatre années avant cette date, c'est-à-dire l'an 75. La suite continue à travers tous les règnes, et la collection arrive jusqu'à ces derniers califes abbassides, dont les médailles d'or sont si rares et si peu connues. Nous ne ferons que mentionner les monnaies des Faillirai tes, des Ayoubites, des Seldjoucidcs, des Houlagides, celles des Turcomans, des Tatares et des Persans, des Khans de la Crimée et de la Caramanie. Quelque désir que d'abréger cette longue liste de

GAZETTE ET BULLETIN

dynasties musulmanes, il faut nous arrêter cependant »»r la collection, au nombre do 5«o, des monnaie* élé- RJWtea do m Mamlurk* Bnlniien et r.ircassiens, contre lt^t|ufl« les «roi*»** luttèrent pendant si longtemps et doiM'un dem. Mialil.el-As.lnnr, après avoir enlevé llolema.saux Franc», les chassa complètement de la M ue. Il non* tout nommer encore les dinars do ces llumloimides, esclaves turcs, gouverneurs de l'Egypte I an hm de Jésus christ, au nom du calife Motaz, et deyim* bientôt maîtres absolus de ce riche pays qui leur dut ses plus belles mosquées, ses plus beaux monuments d arvhittYturc.

» On ne possédait que quelques mounaies de ces pruuvs; U collection de Sa>d-l\.cha en apporte dix sent m, eohuel de France. Parmi elles une surtout est préowusc c est celle tiappee par Dgisvh, Bis de Khamaivuteh. dont le rejtne ne fut ,me de neuf mois. Ouaut aux monnaie* des Ottomans, elles forment une série empiète, depms les pm,„m sultans de Coustoutinople ju>qu .» .vi Hautes** Aod ul-Am. aujourd'hui remuant.

* Ou »xMt par ce re*ui»e trop rapide quelles richesses

r«ulo, et le e^,*, de France n a plus désormais dans «* «rws mus.iluut.es qw peu de eW à entier aux wwvttonis etMnjtèr^*

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propos. Bref, c'est une occasion manquée , de tnitor à fond de la réorganisation de nos musées, elle ne se 1 représentera jamais plus belle,

En attendant, M. Clément vient de faire paraître b deuMeme édition du Catalogue des bijoux du musée *apoléon III. Deux éditions en moins de trois mois c'est un trés^oli succès.

LevieuxcWteaudeSaint-Ccrmain-en-Lave, destiné ' a devenir musée gallo-romain, est en pleine voie d* tnmsformat.on;on va retrancher les pavillons ajoutés ^us Loms XIV et remettre l'édifice en l'état où i. * trouvait sous le règne de François I".

Les ponts levis qui existaient sur les fossés, tant du ctîte de la ville que sur les jardins, doivent être reconsiruus ; les terrasses en plomi, qni jadis régnaient à la partie supérieure, et qu'on avait remplacées par des combles en charpente lors de l'installation du pénitencier nnhtaire. von, être rétablies et bordées , ar une balus trade renaissance ornée de vases en amortissements; les lo*ses seront rebrgi* du cote du jardin, et doivent être partout transformes en parterres ; l'horloge du château qui dePu.s deux siècles ligun- au-des** de la porte princ'F-w. *a reprendre ancieane place dans la nartie supérieure du donjon, au-dessous du campanile.

0^:ant au donjon lui même, qyi aia.t disparu deiriere ^ pat.h.Mi d an^e du ^te «a- che. il va reparaitre dequil se trouve par la detac.;i:soo de ce pavillon t est daus cette ai!e qub.*tu Ja^« à^ ^ ■»m»ee en France jusqu i sa ru m.

««e- l .,-.>. par M. Ed.

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de département, où il est bon de répandre le plus possible des notions exactes sur l'histoire de l'art; nous croyons seulement, malgré les renvois, qu'il faudrait s'en tenir pour quelques artistes aux surnoms populaires qui consacrent leur talent. Le Perugin, André del Sarte, Jules Romain, Giorgione, Titien, Tintoret, Paul Véronèse, Bassan et Guerchin sont les noms vrais : on risque de ne se faire qu'imparfaitement comprendre si on se sert de ceux de Vannucci, Vannucchi, Pipi, Barbarelli, Vecelli, Robusli, Cagliari, da Ponte ou Barbien. Notre observation, on le voit, ne porte que sur un excès de soin. Il y a beaucoup à attendre du bel exemple que vient de donner M. Ed. Reynart : il mérite de trouver des imitateurs.

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Candélabres à dix lumières , du temps de

Louis XIV 3.0Î0

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Louis XVI 407 fr.

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Une paire de feux, époque Louis XIV, modèle des Chai* en ronde bosse I 180 fr

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en bois d'ébènc sculpté

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de noir

Deux consoles, marqueterie de Boulle,/»?!

wfêre partie sur écaille noire

Belle console du temps de Louis XIV marqueterie de cuivre sur écaille noire, trèsélégante et d'un beau style

Deux petites consoles, forme cul-de.laœ^

lie Vil)

Uuis XIV, marqueterie de bois des «es. 5,010 fr.

Deux grandes bibliothèques du temps de Louis XIV, à frontons cintrés, marqueterie de bois des Iles 6,500 fr.

Petit bureau Louis XVI, marqueterie en bois de couleurs, orné de bronzes, style Gouttière 1,200 fr.

Deux chiffonniers du temps de Louis XVI , marqueterie de palissandre incrustée de filets de cuivre J,000 fr.

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5,200 fr,

3,100 fr.

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3,900 fr.

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anciennes, style Louis XIV Petite console d'applique de bois dore Louis XV

Une S'oîtf à thë et son pied marqueterie de bois de rose du Louis XV

Petite table en bron/e, stvfe

forme d'une plaque de pon^'i vres de -Itî cemim. sur M. Beurdelev

Petite table ovale du temps df Lu marqueterie de boi» it J-

Bureau Louis XfV(

Uu meubie forme

M» le

l,«M fr

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temps de Louis XV 3,475 fr.

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décorés de fleurs en relief. I.S15 fr.

lieux grjnas ^aie!^ ue turnir neinispneriijue.

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rehaussé de rouge 1,150 fr

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réj de fleurs * ^ .

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ce»

Deux vases éts/W*/Wn*

medaifloas de fleurs.

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