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POLICE MUNICIPALE

Séance du II) a«ri7.

Le président. — M. Darbin, vous avez laissé séjourner devant la porte de votre maison...

Darbin. — Vous croyez ?

Le président, — Monsieur, veuillez répondre d'une autre manière au Tribunal.

Darbin. — Oui... oui... certainement, je ne dis pas, mais <•(■ u'csl pas 111,1 faute, voyez-vous, M. le président, je suis un honnête homme, uu homme rangé; je n'entends rien aux affaires ; je remplis tous mes devoirs de bon citoyen el de propriétaire, on ne m'a jamais fait un reproche.

Le président. — Voyons, répondez directement. Avez-vous quelque chose à dire pour votre défense?

Darbin. — Certainement. J'avais égaré ma giberne...

Le président — Eh bien .'

Darbin. — Eh bien ! je ne pouvais pas monter ma garde! Hilarité).

Le président. — Mais il n'est pas question de cria; je vous parle d'un tas de pavés...

Darbin. — Ah! pardon, c'est que j'ai pour aujourd'hui une citation devant le conseil de discipline, et je... On rit.' (les pierres, M. le président, étaient pour paver ma cour... J'avais dit au portier de les faire entrer; il n'en a rien fait... Il a prétendu que nia giberne lui avait donne assez, d'ouvrage à astiquer, et il me l'a perdue... Vous com prenezbjen qu'il m'est impossible de monter ma garde... Hilarité.

J.e président. — Monsieur, encore une fois...

Darbin, — \li! pardon. .. pardon... ce n'est pas cela que je voulais dire... Je disais doue que, me l'ayant perdue, il doit me la payer, c'est clair... Je demande dix francs de dommages-intérêts pour ma giberne perdue. Vous conviendrez, M. le juge de paix, que ce n'est pas trop.., [Hilarité,

Le président. — Monsieur, nous allons être forcés de renoncera \ous entendre,

Darbin. Ui ! c'est n'ai, les pavés... Ah! c'est que, voyez-vous, j'ai fait citer de même pour aujourd'hui mon portier chez le juge de paix, et ça me trotte dans la tête... .Mais, du reste, maintenant les pavés sont enlevés.

Le président. — Ils l'ont été d'ofGce.

Darbin. — On ne m'a | as laissé le t< m; s : c'< >t ce que j'ai dit à l'inspecteur delà salubrité Là-dessus il m'a répondu qu'il com devoirs, el il m'a r< poussé de la main... Moi, je suis très violi ni de mon naturel... I'.n le repoussant a mon tour, je ne sais comment je lui ai

touche la joue... Mais je vous jure que le soufflel était sans pré lita-

tion. Je le jure à la fi i du i el, el les témoins pourront dnv... \h ! pardon... C'est que cet agent de la salubrité publique m'a cité en police com ei je me Dgurais... Explosion de rin

Le président. — Voulez-vous, oui ou non. répondre sur le fail de la ^contravention

Darbin. —Mais je ne demande pas mieux M is je suis un homme ^paisible : je Los le bruit, je remplis mes devoirs de citoyen...

Le président. — On ne s'en aperçoit guère.

Darbin. — Tenez, M. le président, je ne dirai plus rien.. J'ai la têti un peu embarrassée par toutes ces affaires ; je m'en remets a voire sagesse...

Le tribunal condamne Darbin à trois francs d'amende, aux dé] eus et au remboursement de la somme allouée au voiturierqui a enlevé les pav£s d'office,

Darbin. — C'est affligeant... un homme | aisible comme moi...

— Le président. — Qui a trois citations le même jour ..

Darbin. — Oh! mon Dieu ' c'est bien la seule fois que ça m'arrive... A| rès tout, je ne suis pas fâché que ce soil terminé... Je suis presse, . j'ai une petite affaire au tribunal de commerce .. Hilarité générale

Le président. — Monsieur... monsieur. .

Darbin, — Ah ' pardon i le

[L'A iiiu ttee.)

CAUSE KTATIOSTAIiE 2>E PAïlIS.

CO N'SEIL Dl DISCIPLI \ I, m I. \ I LÉGION.

M. Flamand, médecin, ne monte jamais sa garde; c'est un l'ail reconnu, mais en revanche, lorsqu'il est cite devant le Conseil de discipline, il y envoie des missives excessivement original) s

Le président. — Messieurs, le docteur flamand ié | ravoir

manqué sa garde du 18 mars, me fail parvenir le billet suivant, que je livre a vos méditations, n'v comprenant rien du toul : a\es Par suite de plusieurs vves

PRENDRE Je n'ai pu, messieurs, PBENDBE

mu s De monter la garde ; soi s

pot Je n'ai pu quitter 1' pot

i. ( in mon vin était É.

■vol u l'ourlant on me fait VOI n

AÎNÉS One vous aile/ être vinks

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