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AILLES .Ne pas vous trouver sans AILLES. Apres avoir Ioiil-., inps examine le billet, le conseil interpelle un monsieur qui l'a apporte et demande ce que c'est ? Le monsieur. — C'est un rébus Rire général . I.e président. — Encore faut-il en avoir la ciel'.'
Le monsieur. — C'est facile. Voici comment l'excuse de mon ami se
lit:
« Par suite de plusieurs entraves, je n'ai pu, messieurs, entreprendre de monter la garde; entre nous, je n'ai pu quitter l'entrepôt on mou vin était entre, l'ourlant, on me fait entrevoir que vous allez être entraînes a me mettre i ntre quatre i s : voyant ma prison entr'ouverte,
■ j'ai différé notre entre vue. D'un ami j'ai pris l'entremise, espérant sur ces entrefaites ne pas von-, trouver sans entrailles Au milieu du rire de lout i'auditoir l'officieux a ni du docteur Flamand entend condamner ce savant a vingt-quatre heures de prison
THEATRES
\< voi. mu. boyale Di. musique, — Première représentation de Carmagnola, opéra en deux .nies, par MM Scbibe et Vmbiioise Thomas. — Le comte de Carmagnola était, si l'on s'en rappoi te à M Scribe, un personnage d'une éducation assez mauvaise et qui parlait 1res mal.
Ce capitaine de fortune allait-il par h' i aie ainsi que semble l'indi-
q ter h- costume de henvi> vêtu d'un babil rose taille sur h' p itron de
la camisole du vali '. de i arre tu c'csl ce que nous ne saurions affirmer
irs esuil, qu'un certain joui cechel de cowfoM'en, la terreur
des petits princes italiens, s'introduisit dans la ville de Breseia, où sa tête valait sis mille livres, et lit cette escapade à seule fin de séduire la femme du gouverneur, et aussi de fournir à M. Ambroise M l'occasion d'écrire un opérette en deux acte*.
Le premier de ces résultats paraît si facile au comte qu'il l'annonce officiellement dans un billet que l'on trouve au milieu d'une corbeille de fruits, comme l'aspic de Cléopâtre. Ces fruits sont offerts « la société par une sorte de bergère des Alpes qui n'est autre que la lille du concierge ou du geôlier du palais; or, cette pastourelle de cachot a pour amoureux un pauvre diable qui, à la faveur de la nuit, se glisse dans les jardins du gouverneur, en même temps qu'un larron. Nos deux voleurs font connaissance, et pressés par le besoin, ils tirent au sort à qui passera pour Carmagnola, et sera livré comme tel, moyennant les six mille livres. L'amoureux est désigné, comme de juste,"et son compagnon le livre à l'instant, au grand étonnement d'un certain marquis, inséparable ami et confident du gouverneur et de sa femme, lequel marquis est d'autant plus étonné qu'il est lui-même le valet de carreau, ou si vous l'aimez mieux, Carmagnola.
Tel est le premier acte. Notez bien que cette création du pseudo-Carmagnola est un fait isolé, sans causes, comme sans résultat, dans le plan général de l'ouvrage qui, du reste, ne s'engage point et ne se dénoue pas. Cette substitution n'est d'aucune utilité au véritable Carmagnola et n'a aucune influence sur son rôle. En outre, deux personnages qui d'abord s'annonçaient importais, la femme du gouverneur (MlleDobré . H le larron (Massol), disparaissent après le premier acte; seconde faute.
Au second acte, Sténio, c'est le nom de notre victime, de l'amoureux de la fille du portier, va être pendu. Déjà le gouverneur, accompagné du valet de carreau, est venu l'interroger dans sa prison ; déjà les juges ont quitté le tribunal pour lire au condamné la sentence ; déjà quarante moines psalmodient le Dies irœ, dans le même cachot qui est une vraie place publique, quand soudain, ces religieux rabattent leurs capuchons qui couvraient des casques, tirent des épées, s'emparent de l'autorité et réclament Carmognala, leur chef, dont ils sont inquiets. On leur rend Sténio. — Ce n'est pas lui, disent-ils ; et chacun de s'étonner . lorsque l'ami du gouverneur, le prétendu marquis, survient en s'écriant : — Me
voilà.
J'oubliais de vous dire qu'il venait de s'absenter pour aller consoler un peu la femme du gouverneur. — Je vous avais promis, dit-il, à ce dernier, de quitter vos remparts, quand votre femme serait devenue moins inhumaine, et... je vous fais mes adieux...
Des gens d'ordre ont remarqué que l'absence de Carmagnola. avait duré sept minutes et demie.
Cette polissonnerie qui n'aurait eu aucun succès aux Funambules, a laissé le public assez froid. Ce livret honteux qu'on croirait barbouille par un vendeur de contremarques en bas âge. est de M. Scribe. Ce marchand de pièces proportionne ses denrées à la réputation des compositeurs, et s'il doute du succès de la partition, il écrit et siïnede son nom une méchante rapsodie, craignant bien moins de ternir sa gloire, que de perdre, contre un maestro de dix mille francs, une idée de vingt mille écus. Ainsi. M. Scribe a dans sa boutique toutes les qualités, depuis le superlin jusqu'au plus commun. Se peut-il qu'on avilisse à ce point l'art dramatique et qu'on secoue ainsi toute conscience et toute probité d'artiste ?
En fournissant ce pitoyable ouvrage a l'administration, au musicien, M. Scribe, nous l'affirmons, prévoyait à merveille, que le théâtre n'en tirerait pas ses frais, et que le pauvre compositeur aurait son avenir compromis.
La partition nous a semblé pâle, mais honnête. Le travail consciencieux, le goût délicat, l'ensemble soigné : c'est de la musique de lauréat, où rien ne sent l'inspiration, sauf un petit duo au second acte et un fragment de choeur au premier. Les acteurs ont fait leurs efforts ; Marié I
a crié de très belles notes, des la en profusion. Mra0 Dorus n'a pu surmonter l'insuffisance de son rôle,
Il serait bien temps qu'on montât un ouvrage sérieux à ce théâtre, et que M. Scribe tirât de ses tiroirs quelque chose de bien fabriqué. L'administration actuelle se débat avec peine contre la disette où la plongent les monopoles qu'on a créés de vieille date à ce théâtre : voici l'heure où les anciens accapareurs de succès sont à sec, et l'on n'a permis à personne de se placer à leur suite et de leur succéder.
L'autre jour on annonçait pour la seconde fois, Don Juan, que M. Barhoilct a fait manquer deux fois, et la dernière, en se comportant d'une façon assez impertinente pour son directeur et pour le public. A ce sujet, M. Barhoilet a plaidé sa cause dans les journaux, qui ont bien tort d'accorder tant d'importance à des débats de coulisses.
Du reste, rien de nouveau : on répète le ballet de Théophile Gautier et d'Adam, sur lequel on fonde de grandes espérances. Puis viendra un second ballet d'Adam et Saint-Georges. Si les opéras n'arrivent point, il faudra, de toute nécessité, arracher la Cerrito des mains de l'Autriche, ou la Taglioni des neiges de Saint-Pétersbourg, ou bien encore négocier avec l'Amérique et les Ktats-Lnis, afin d'en obtenir la destitution de Mlle Elssler de ses fonctions municipales, et son extradition. Que de sujets de guerre , et combien nos représentais montrent de prévoyance en fortifiant la capitale du royaume :