‹ Le cabinet de lectureChapitre 184 sur 249 · I . u,' i ei i.;ni < i bonnement · texte numérisé non relu

I . u,' i ei i.;ni < i bonnement

i mu entendront s.uis terme querc (1) Piteuse complainte en i he nichait, roy u Quj -e plaint ,i Dieu de sa genl Quy linili. part grant malice enquerc, Dessaisi 'le son tcnemcnl ! .

Dès ■!" i doart, quj moull fui saige Uorut, aux Barons, lii jurer, h i nglcterrc de I; lui p irai c, Qu'après sa morl lan demorci .

i s u. icrmc i[ucrc, — u i enementj — bien, ro]

Fcroient de son droict héritaige Kichart son neveu eoronner; Et que li en feraient homaige f-n'iis maulvais article trouver.

Sy lurent-ils sens demeurer ; Sy tost corne Edoart lui morl La coronne li fut laissée, Les barons en furent d'accort.

Plus de XX ans l'a gouvernée Paisiblement, sens nul discorl; Lt puis si la li ont oslée Sy dit (iuc li ont fait grant tort.

Encoures fut, par leur plaisencc, La lillc au noble roy François, Donnée par la bonne allience A leur seigneur, comme droict rois, Et recourent la dame Franche, Comme royne des Anglois ; .

Dit qu'il li ont fait grant offanec De leur avoir fait tel desrois (1).

Suir et matin en telle gnyse,

Peut bien dire, en luy complaignant :

Ceuli quy leur foy m'avait promise

Que me serviroient Ioyaulment

M'onll bien, par quelque malice acquise,

Trahi, ie le vois clérement.

A Dieu quy le monde juslise

M'en plaindrai au grant jugement.

Quy m'onll lolue la coronne, Qu'Edoart, quy fut mon ayon - , Mo donna, en volonté bonne :

D'accort en furent li baron.

Vint ans cl plus, c'est bien la somme, Lay gouvernée sens tenson (3).

Et puis de pensée félonne, La m'onlt ostée sens raison.

Très cbière compaigne et ainye, Dame Ysabel au corps plaisant, De vous et de moy départie Ont fait celle maie gent.

De voslre e^at, dont il ui'anuye, Kc [iuis savoir ne po ('m, no granl ; Dont j'ai la chierc (5) sy marie Que pj que le cuer ne mon fent.

Nous assemblâmes à grant joye, Chicre dame, entre vous et moy ; Et a grant deuil si Dieu m'avoie.

Sommes départis, bien le scay.

Ccuk en quy plus je nie lioie M'onlt trahi, clérement le voy; Et me tienuenl, dont il m'auuyc, Prisonnier, c'est maulvaisc foy.

Se par souhaidier (G), je pouvoie

Voler corne un oiselet,

f i Desrois, — désarois.

(a Avon, — aïeul.

-, i enson,— contestation.

(!) I>0, — peu.

[5J Chiere, — choir.

(fi Souhaidier,— souhaiter,

Présentement, vers vous yroie, Pour scavoir comme il vous est; Et puis, :•> vous souhaideroye En France, où voslre père est ; Advvs m'est, si je le veoie, Que m'a douleur s'aligeroit.

Tirs noble prince, roy de France, Se par vous nay aligement, A tous iours, mais sans recouvrance, Pcrdray joie et esbalement; Et voslre lille, noble et franche, Dame Ysabel, à le corps gent, Dieu nous envoie de cculx vengeance Quy nous font ces encombremens !

Amen !

Elt?(EST Albv.

HISTOIRE DE l'HABEEEEMEKT DES FEMMES (I).

On sait que notre mère Eve, après avoir mangé du fruit défendu, s'aperçut de sa nudité et se fit avec une feuille de palmier, un vêtement dont je ne connais pas la forme, niais qui n'était à coup sûr ni une robe, ni une chemise, ni un corset.

Plus tard, les femmes se couvrirent de peaux d'animaux tués à la chasse par leurs frères ou leurs maris, puis elles apprirent à filer la laine et a la tisser; mais comme elles habitaient des pays chauds et qu'elles avaient découvert îles plantes dont on pouvait extraire des fils tout faits, elles préférèrent s'en tisser des vêterhens, parce qu'ainsi vêtues elles étaient moins incommodées par la chaleur! Les Juifs ne portèrent pendant long-temps qu'une robe de lin, à cause de la température chaude du climat. David en portait une lorsqu'il dansa devant l'arche.

Les Grecques portaient sur la peau une robe de laine et une tunique de lin par-dessus.

Les Babyloniennes avaient une tunique de lin sur le corps et une autre de laine par-dessus. On fabriquait déjà à cette époque des tissus aussi levers que la ga/.c; l'usage s'en répandit surtout en Orient; à Rome, il n'y eut d'abord que les courtisanes qui osèrent mettre des robes transparentes ; mais bientôt les femmes honnêtes s'en servirent aussi.

En France, a cette époque, les femmes portaient à peu près le costume des Romaines ; seulement elles avaient a la main des cannes dont le haut était tourné en tête d'oiseau ou d'animal. Constance, seconde femme de Robert, roi de France, dans un accès de colère, creva les yeux d'Etienne, son confesseur, d'un coup de canne.

La robe que les Françaises ont portée d'abord et pendant très longtemps était une grande tunique longue, cachant la gorge, et fermée aux poignets; elle s'appelait colle hardie. Les reineset les princesses y ajoutaient un long manteau d'hermine.

Sous saint Louis, et pendant les règnes suivants, les dames nobles faisaient broder sur leurs robes les armoiries de leur maison ; les veuves mettaient par-dessus un scapulaire blanc avec des larmes noires ou une cordelière, tandis que les autres dames avaient une ceinture brillante d'or et de pierreries.

A cette époque, le luxe devint si grand, que Philippe-le-Bel crut devoir faire des lois pour le réprimer. Le dues, les comtes, et les barons

(1) Extraits des Éludes hygiéniques sur la santé, la beauté, et le bonheur des femmes, par M. V. Raymond, docteur en médecine. Cet ouvrage, qu' contient les plus utiles préceptes, mérite à tous égards la faveur du public. On le trouve chez Desloges, èdit., rue Saint-Audré-des-Arts, n, 39. L'n vol, grand in-lt>. Prix, 3 fr.

les plus riches ne pouvaient donner à leurs femmes que quatre robes par an ; les dames moins riches ne devaient en avoir qu'une ; il q'j avait que les femmes de grands seigneurs qui pussent employei îles étoffi s à trente sons l'aune, les bourgeoises ne pouvaient y mettre que dix sous; eela équivalait à peu près à vingt sous de notre monnaie. Maisces ordonnances furent bientôt oubliées

Sous Charles \ . un tailleur de Paris lit pour une «laine du Oàtinais, une cotte hardie dans laquelle il entra cinq aunes de drap de Bruxelles; la queue traînait a terre, et les manches descendaient jusques sur les pieds; et cependant un concile de Montpellier, tenu à la lin du douzaine siècle, avait défendu, sous peine d'e\coininunication, les l'ohes qui se terminaient comme une queue de serpent.

Nous Charles \ 1, les chemises de telle étaient rares, on ne se servait que de chemises de serge. On blâma beaucoup Isaheau de Bavière qui avait deux chemises de toile. C'était alors un si grand luxe, que, pour les faire voir, on les faisait passer aux bas des manches et au cou. C'est la l'origine des manchettes et des jabots.

Au quinzième siècle, les dames commencèrent à découvrir leur cou et une partie de leur gorge. Elles portaient des colliers de perles et de diamans et des boucles d'oreilles brillantes. Leurs manches étaient fermées .m poignet, et leurs jupes très longues traînaient à terre.

•Sous Charles \ III, l.ouis \ll et François I", les guerres d'Italie, et u;>s alliances avec les familles des princes italiens, répandirent en France le goût des modes italiennes; on porta les liras nus, et les jupes plus courtes, de manière a laisser voir le bout des pieds.

François I" et Charles I\ épousèrent des princesses de la maison d'Autriche, et les modes espagnoles vinrent se mêler aux modes italiennes.

Les vertugadins ou guard'enfans, modèles de nos paniers et plus ridicules qu'eux, les collets montes, les robes et les manches taillées et découpées, s'introduisirent en France. Ces daines de la cour s'appelaient a celte époque dames a la grande gorge; leurs manches étaient d'une largeur extraordinaire et chacune d'une couleur différente; les hommes et même le roi les portaient ainsi.

Le velours était alors fort cher : aussi beaucoup de seigneurs avaient le devant de leur habit en velours et le dos en ostade étoffe légère

On vit alors, pour la première fois, des épingles qui avaient de fabriquées en Angleterre en tôt:;. 'Avant leur invention, les daines se servaient de brochettes de bois ires dehces et très flexibles.

C'est à cette époque que l'usage des masques se répandit parmi les Ils riaient en velours noir doublé de salin hlanc; ils se fixaient par uni e d'acier terminée par un bouton de verre que chaque

dame tenait dans sa bouche, et qui changeait le son de la voix, on les appelait /'..'/M I

Les portraits des dames du temps de Charles IX nous les repi tenl avec des robes ouvertes par devant et une jupe de dessous chargées les et de pierreries; les manches larges et tombantes, a paremens de fourrures, ou bien bouffantes, tailladées et a bouffettes séparées d'espace en espace par des perles ou des rubans; la gor^e et les épaules découvertes ou voilées par un lilet de perles ou de pierreries a grands carreaux. Klles portaient ausM des manchettes attachées aux ainadis,

Les premières dentelles nous vinrent a cette époque de Venise et de Cènes; elles eurent une telle vogue, qu'en 1629 Louis Mil publia une loi qui défendit d'en porter qui coûtassent plus cher que trois livres l'aune. Comme toutes les den eut plus que cela.

il s'en établit des fabriques en France; telle est l'origine des manufactures d'Alençon et d'Argentan.

Sous Henri l\ . les paniers devinrent m larges que le chancelier de l'Hôpital les défendit par une loi soinptuaire, qu'on n'observa point.

Lestoile, dans sou journal, dit qu'en 1594, au baptême du fils de M™

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