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L.X. SOLDAT ANGLAIS

Le Courier anglais publie l'article suivant qui est extrait des dépêches du duc de Wellington et qui contient une appréciation aussi juste que curieuse sur la conduite des troupes anglaises en général, lorsqu'elles sont en pays étranger, et particulièrement après la bataille de Vittoria.

« L'opinion que je me suis depuis long-temps faite est qu'une aimée britannique ne saurait supporter (comme il le faudrait) ni le succès ni la défaite, et je viens d'avoir une preuve manifeste de ce qu'il y a de positif dans cette opinion (concernant le succès) par la conduite que viennent de tenir les soldats de mon armée. Ils ont pillé tout le pays de la manière la plus horrible, ce qui m'a causé le plus vif chagrin. Nous avons une excellente armée pour la parade, une excellente armée pour le combat, mais nous sommes pires que l'ennemi pour le pays où nous nous trouvons, et croyez-en ma parole, ni défaite ni succès ne pourront nous changer. Je ne disconviens pas que l'armée n'ait fait des progrès : elle est certainement meilleure qu'elle n'était il y a quelques mois. Mais, toutefois, ces terribles outrages qu'elle continue à commettre (terrible conlinued outrages) me donnent tout lieu d'appréhender que, malgré toutes les précautions que j'ai déjà prises et celles que je prendrai encore, elle ne vienne à me glisser entre les doigts (slip trourjh mij ftngers), aiusi qu'elle le fit déjà sous le commandement de sir John Moore, surtout lorsque j'aurai quelque grande opération à commencer, avec un puissant ennemi en face. »

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