‹ Le cabinet de lectureChapitre 210 sur 249 · PU 5 SOI · texte numérisé non relu

PU 5 SOI

doute, pouvoir i i on vous a am

— M n pour

— Cil ier consul, vous me pardonnerez c'te bard

vair, je n' pouri Ire si vous n' me baille/, pas votre

iléon tendit obligeammenl sa main délicateel blanche au prétendu sorcier, qui la prit, l'examina, la palpa, et tout a coup s'écria d'un ton d'inspiré :

— hh ' eh! tout ce qui est non- n'est pas si diable : Vous voulez du

notre Saint-Père le pape, et vous av< i nt raison...

— Que dites-vous là? lit Napoléon en retirant vivement sa main.

— Espérez un peu i ... Faut croire qu'on n'écoute point aux portes Vous ferez la paix de la France avec le Saint-Père, et vous aurez, grandement raison : c'est Capiou qui vous le dit, citoyen premier consul.

11 n'en fallait pas davantage pour impressionner vivement Naj naturellement ami du merveilleux li concordat, en effet, était di solu dans le secret de sa politique et de ses sentimens religieux : déjà même H en avait laissé transpirer quelque chose, et. un soir qu'il en parlait au cercle de II lui avait dit :

r faul es] i rer cependant que nous n'eu viendrons pas aux billets de confession.

— 11 ne faut jurer de rien, répondit sèchement Napoléon.

Quoi qu'il en soit, le prophète normand fut congédié assez froidement, mais le ministre de la police eut ordre de le retenir à Paris et de pourvoir amplement a ses besoins.

l'eu de temps après, le concordat fut signé. La plupart des principaux chefs de l'armée, réunis à cetrt époque à Paris, tirent éclater leur mécontentement contre cet acte; et, soit qu'ils considérassent le coi comme une atteinte et un reproche a ce passé glorieux auquel ils avaient concouru, soit qu'ils y vissent un premier pas de Napoléon pot ver sans eux a d'autres destinées que celles dont décide la gloire des soit enfin que quelques rivalités jalouses entretinssent sourdement leur irritation, des menaces lurent profi ia > S, de \ iob nb S rions se discutèrent, el il sembla qu'une détermination fatale au premier fût sur le point de se trahir par quelqu'éclatante manifestation, ni au moment de cette agitation, impalpable en quelque so laquelle l ouché concentrait tous ses moyens d'action, sans pouvoir parvenir à eu connaître, ou du moins à en démasquer les fauti urs, qu un malin il reçut la visite du prophète bas-normand, dont il avait perdu a peu près le souvenir.

— Monsieur ie Ministre, dit d'un air humble et d'un <■ indifférent Capiou, voulez-vous donc point me renvoyer au pays? M est avis qu'ici, a Paris, je ne suis pas trop bon à grand'chi

— Et que ferez-vous de mieux là-bas, répondit 1 qui les intrigues du moment donnaient de l'humeur. Voulez-vous alli

en Vendée les intrigues de lous Us brouillons qui conspirent ? I

y garde, maitre Capiou, on ne brûle plus les sorciers, mais on n'a pas

encore perdu l'habitude de mettre du plomb dans la tète des conspira-

— Oh! vraimen us prendn

Si je voulais conspirer, je ne demanderais pas a partir, mai 1er. \ paraîtrait que ça : train, toutd'même.

— Vous en ! iou? dit le min du ton dont av. dernières paroles.

n nul <\\w

iir plus loi

— El

louis que Fouché venait de lui donner; puis il répondit, en paraissant s'animer un peu :

— Le premier consul court de gros risques, car les conspirateurs l'entourent : ce sont les officiers supérieurs de son état-major... Hier, on était convenu de le renverser de son cheval a la parade, et de le fouler aux pieds; mais on a changé d'avis, et aujourd'hui on cherche un autre moyen... Ces gens-ià veulent faire la guerre au bon Dieu!... et pourtant le premier consul a sagement fait de conclure un accommodement avec le Saint-Père (1).

— Tout cela est bien vague, reprit le ministre ; il nous faudrait des noms, et surtout des faits précis.

— Laissez, laissez ! je le crois ma fine ben, dit le Normand en reprenant son air niais; c'est aussi un à-compte que je vous donnons, monsieur le Ministre !

Fouché était trop habile pour se tacher ; il s'exécuta de bonne grâce, ei tira dix autres pièces d\r du tiroir de son bureau, et, les remettant a

Capiou :

— J'espère, lui dit-il, que nous parviendrons à vous délier la laugue

tout-à-fait.

Le Bas-Normand ne répondit pas un mot, mais il tira de sa poche des papiers qu'il présenta au minis re. C'étaient trois libelles, imprimés en placards, sous la forme d'adresse aux armées françaises. Les injures y étaient prodiguées contre le tyran corse, l'usurpateur, le déserteur assassin de Kleber; des sarcasmes contre les capucinades; un appel a l'insurrection et à l'extermination ; rien n'y était épargné. Fouché lut ces placards à plusieurs reprises; il n'en pouvait croire ses yeux (2).

— Maître Capiou, dit-il enfin, je vous tiens pour un habile homme ; mais, mon brave ami, il ne faut pas faire les choses à moitié : voici des actes, des pièces; ce sont des noms, des individus, qu'il nous faut a présent faire connaître?

Capiou se gratta l'oreille et garda le silence.

— Allons, allons, poursuivit Fouché, je vois bien qu'il faut encore graisser le ressort de la machine.

Lt dix louis passèrent encore de la caisse du ministre dans la bourse du Bas-Normand.

— Ces papiers, dit alors Capiou, ont été imprimés à Rennes, où se trouve actuellement le quartier-général de Beruadotte, commandant de l'armée de l'Ouest ; ils ont été envoyés à Paris par la diligence, cachés dans un panier de beurre de Bretagne, adressé à 31. le commandant Rapatel, aide-de-camp du général Moreau.

Fouché courut aussitôt aux Tuileries et s'empressa de faire part de sa découverte à Napoléon. Celui-ci ne doutant pas que Moreau fut au moins clans la confidence de cette hardie publication, qui devait jeter des brandons de discorde dans tous les rangs de l'armée, enjoignit au ministre d'avoir, sans délai, une explication avec ce gênerai. Le résultat de cette entrevue se trouva, comme on pouvait le prévoir, peu satisfaisant. Moreau se tint sur un ton léger de réserve goguenarde et à peine négative, affectant de plaisanter sur cette conspiration dépôt à beurre, comme à sa table et dans son salon il avait ridiculisé une institution généreuse, en décernant à son cuisinier une casserole d'honnneur, et un collier d'honneur à son chien,

Fouché rendit compte du peu de succès de cette démarche à Napoléon, qui, ne pouvant plus celte fois concentrer entièrement le paroxisme de sa colère, s'écria :

— 11 faut qu'un pareil état d< I i.stile finisse ! Il n'est pas

(i) ■ Napo!. pa du concordat, malgré : ,i des petits publi-

i'i>U's et malgré ses dangers personnels, qu'il n'ignorait pas. »

(SI. de Talleïiiasd, Journal des Dcbais, du 15 janvier 1S-2IO

(2) .M. Desmaicts, qui parle de ce fait singulier dans ses Témoignagns historiques, avait conservé un exemplaire des proclamations émanées des parties ailles de celle époque.

juste que la France souffre , tiraillée entre deux hommes! S'il se croit en état de gouverner, eh bien , soit ! Que demain , à quatre heures du matin, il se trouve au bois de Boulogne : son sabre et le mien en décideront; je l'attendrai! Ne manquez pas, Fouché, de le prévenir; c'est un ordre, entendez-vous ; exécutez-le!

Il était près de minuit quand le ministre sortit des Tuileries avec une si étrange commission. Moreau fut appelé sur-le-champ.

Le lendemain , au point du jour, Napoléon se rendit au bois de Boulogne , accompagné seulement de Rapp et de Savary. Moreau ne se fit pas attendre; il parut bientôt accompagné de son aide-de-camp Rapatel; et de son médecin et ami le docteur Berniér.

— Je nie rends ta vos ordres , dit-il au premier consul. Il en sera ce que vous voudrez des ridicules propos que l'on m'a prêtés, et ce ne sera pas, au reste, la chose la moins bizarre de ce temps-ci, que deux généraux se soient coupé la gorge a propos de commérages.

— Mais, interrompit Napoléon', ces commérages sont graves, car il s'agit de la sûreté de la République, du bonheur de la France. Depuis long-temps vous cherchez à me renverser, peut-être pis. Eh bien ! l'occasion est belle : mieux vaut un duel qu'un... Non! dit-il après un moment, je ne veux pas dire tout ce que je sais.

Aux derniers mots qu'avait laissé échapper Napoléon, Moreau avait vivement porté la main à la garde de son sabre. Le premier consul fit le même mouvement.

— Encore une fois, dit Moreau, de l'accent calme de l'homme qui sait demeurer maître de lui , encore une fois, je suis à vos ordres, et il en sera ce que vous voudrez , mais je proteste de toutes les forces de ma conscience contre l'intention que vous me prêtez.

Napoléon parut réfléchir, puis après quelques secondes de silence et de recueillement :

— Je veux croire à votre parole, général, dit-il, et si vous affirmez sur L'honneur que je me suis trompé...

— Je l'affirme! répliqua vivement Moreau.

En ce moment, arrivait Fouché qui, à tout événement , s'était fait accompagner du Normand Capiou , cause principale de ce menaçant conflit.

— J'accours , dit le ministre , pour donner de nouveaux éclaircissemens.

— C'est inutile, interrompit le premier consul, j'ai la parole du général, et il n'y a pas d'éclaircissemens qui vaillent cela.

Puis il tendit sa main à Moreau, qui la serra avec une grande cordialité en disant :

— Notre destinée semble bien étrange, qui pourrait dire où nous allons?

— A cet égard-là , répondit le premier consul , je n'en sais vraiment pas plus que vous; mais, ajouta-t-il en souriant et en désignant Capiou qu'il venait d'apercevoir à l'écart, voici un drôle qui a la prétention d'en deviner plus que nous là-dessus.

— Moreau regarda le Bas - Normand et dit avec un geste d'incrédulité :

— Voilà un sorcier qui n'a pas l'air d'avoir inventé la poudre.

— Faut point me le reprocher trop durement, m'sieu le général, répondit fièrement Capiou ; ça s'rait p't' être queuqu' chose d'ben heureux pour vous, si dans treize ans on ne connaissait plus celte vilaine drogue.

— Je crois que le drôle a la prétention de m'effrayer, dit d'une voix méprisante, mais en même temps troublée, Moreau.

— Sur ma foi d' Dieu ! je n'y pensons poiat, reprit Capiou; mais ia poudre, ben sûr, vous fera plus de mal qu'à moi, et ce ne sera pas le collier d'honneur de voire chien qui pourra y mettre obstacle.

— Va-t'en ! drôle, dit le premier consul d'un ton sévère.

Et intérieurement, cependant, il n'était pas si mécontent qu'il le voulait paraître de l'apostrophe du paysan bas-normand au général. Treize ans s'écoulèrent, et le 20 août 1S13 le canon tonnait aux portes

de Dresde II s'agissait tout à la fuis de venger l'honneur de uns armes. compromis dans la désastreuse retraite de Russie, et de préserver de l'invasion de l'étranger le soi de la : rance, La bataille fut longue el sanglante; mais enfin nous demeurâmes maîtres du champ de bataille, arrosé, à la \erite, du sang de nus plus braves soldais. \ ers la fin de la journée, deux grenadiers amenèrent au quartier général un superhe chien de Terre-Neuve, qu'ils avaient trouve, poussant des hurlemens lamentables, sur une petite emmenée jonchée de cadavres ennemis, el qu'ils n'avaient pu parvenir à amener avec eu\ qu'en emportant une botte de forme étrangère. \ la torsade et au gland d'or dont elle était ornée on reconnaissait que cette botte avait appartenue un officier supérieur dont la cuisse, avait été emportée dans l'action. La botte que l'on examina avec attention portait le nom et l'adresse d'un ouvrier de New- York, en Amérique, et sur le collier du chien on lisait cette inscription : J'appartiens au général Moreau.

Bientôt cette nouvelle se répandit : mais les officiers supérieurs qui se trouvaient près de Napoléon ne pouvaient croire à la présence de Moreau dans l'armée ennemie, foute incertitude à ce sujet cessa, lorsqu'on eût fait part de ces singulières circonstances à Napoléon.

— C'est ainsi que cet homme devait finir! dit-il.

En effet, on sut bientôt que Moreau avait eu la cuisse droite emj ortée, à la fin de la journée, par un boulet lancé au hasard. Trois jours après, ce général, qui n'avait jamais été blessé en servant sa [latrie, mourut. Le vainqueur de llohenlinden, devenu l'allié des autrichiens, rendit le dernier soupir sur un brancard que les Cosaques lui firent de leurs lances : la prédiction du bas-normand Capiou se trouva ainsi justifiée.

iTor. ver. I! ussox .

{Ghbc, Gazette îles Deux-Mondes.)

ISS GUEPES,

l'Ait M. Alphonse K u\n.

(Extraits) i .

Voici une jolie pensée d'un jaune Allemand qui écrit en français: C'est un vice hideux que l'ingratitude, et notre époque aura toujours . loire de l'avoir supprimé. — Nous avons pris pour cela un moyen

aussi simple qu'i — on a supprime les bienfo

vices.

V Voici quelques phrases que je copie dans un journal français, relativement a une course faite en I l a des chevaux appartenant a des Français : — New betting roora stakes. — Two years old stakes. — Les sportmen — le stud-book. Les gentlemen riders turf — sporl

— STEEPLE (.11 Vsl

Tout homme qui a un cheval, un tiers de —car il y a des

gens qui ont un tiers de cheval de course, comme un tiers de charge

d'agent de change, — tout lu ne qui parie , tout homme qui veut faire

semblant d'avoir un cheval, tout homme qui veul nblant de pa-

rier, s' efforce de ne parler qu'anglais. - C'esl un ridicule qui passera comme passent les ridicules, — quand il sera détrône par un a

V Voici une mésaventure arrivée a un drain cur à propos d'une cantatrice de second ordre , qui a les cheveux roux , — mais qui n'en convient pas. — Le pauvre diable avait fait laborieusement u

des cheveux roux.

Apollon, — dit-il dans sa lettre. — avait les cheveux roux comme

■ brisl 'i en s m.;- Madeleine — 1

les pierreries dans le sein de la terre et les perles au I on i des n

i Les G es de juin ont paru rue Neuve-V'ivi

rendu rares les plus belle-- cllOSl n — la rareté des cheveux roux en signale le mérite. — 11 n'y a que deux couleurs de cheveux : — le noir et le roux. — Le blond est ail roux ce que le châtain est au noir; le blond est un roux ini iplet ci manqué.

I.e roux est la couleur de l'or et du l'eu. — de l'or, le plus pi'eei, u\ d. •- métaux : — du feu, le plus puissant des c'amens. ele . etc.

Il y en avait sept ou huit pages que je veux bien vous épargner.

fa dune répondit : Il est possible, Monsieur, que votre lettre soit » spirituelle el qn igréable a quelque femme, m vous en con-

i naissez qui ait les cheveux de la couleur que vous pi couisi si forl

V. S. .le ne pourrai me trouver au souper auquel vous m'aviez invitée, —j'ai ma migraine. »

TRIBUNAUX

JUSTICE DE PAIX

:; IBBONDISSESU x i.

Présidence de M. Préville.]

Petit-Pierre arrive devant le juge «le paix d'un air triste et rêveur. Petit-Pierre est un bel enfant (h- Paris, un véritable fils de la grande ville, non le gamin, type exceptionnel, mais le laborieux ouvrier de dix ans qui n'attend pas d'être gros et fort pour être intelligent et actif Petit-Pierre est assigné par le père Duclos pour une vente de colombes qui eut heu h- 20 mars dernier

I e père Duclos.— Ce petit coquin est venu nie trouver et m'a dil l'ère Duclos. vous avez envie de nies deux colombes? — Dam, oui, que je lui ai dit ; elles sont gentilles, ces petites bêtes blanches. — Eh bien ' achetez moi-z-en une. — J'achète les deux si tu veux, garçon, que je lui reponds. — \b l'en non! que me fait l'etit-l'ierte, une si VOUS voulez... Là-dessus il me montre l'oiseau. Il était si gentil qui' je me suis décide. Je l'ai pave trois lianes. , | je l'ai installe dans mon atelier avec une caille qui occupait déjà les lieux en qualité île principale locataire. Rire général Eh bien! vous me croire/ si vous voulez. , ces volatils ne se sont pas convenus. En ma qu dite de cordonnii r en vieux j'ai vécu dans l'intimité d'une foule de serins, moineaux, bouvreuils, cailles, alouettes et autres bêtes a plumes, mais je n'ai jamais rien vu de plus mélancolique que la colombe dont il s'agit : j'ai cru d'abord que c'était la pépie ; du tout, c'était un fond de chagrin. Rire Bref, elle n»- voulait pas manger, elle n'avait pas du tout d'appétit...

Petit-Pierre. — Pauvre petite !jelle était malade parce qu'elle était séparée de sa compagne !

Le père Duclos —Elle était malade! elle était malade' pourquoi l'as-tu vendue alors :

Petit-Pierre. — l'arec que papa était malade aussi il a eu île grandes blessures dans le- guerres du grand Napoléon, et quand elles s'ouvrent il faut des remèdes. Eh bien! l'autre jour je n'avais pas d'argent; il lesoigner voilà pourquoi j'ai vendu ma col lie

Le père Duclos, ému. —Tu as bien fait, je ne dis ] mais tout de même cet animal me vexe; imaginez-vous, des que j'ouvre la

ive et va chez Petit-] ir voir l'autre colombe

i i -t bien, c'est touchant commme l'«m el ' nie. mais c'est désagréable, pour nés trois francs. Rires Je n'en jouis francs. Je demande... Itin rois francs, les \

re Duclos. — Non. je dem mde que Petit-Pierre tienne sa

i i ira pas cancan;.- l iei

Petit-Pierre. — Mais si vous les séparez, père Duclos, elles mourront toutes deux?

Le père Duclos. — Tant pis ! tant pis ! si la mienne meurt, j'en jouirai, au moins; j'ai le droit de la faire empailler. (Hilarité.)

Petit-Pierre. — Eh bien, père Duclos, puisqu'il n'y a pas moyen de faire autrement...

Le père Duclos. — Tu fermeras ta fenêtre?

Petit-Pierre, vivement. —Non, nos pauvres oiseaux blancs!... ils périraient d'ennui.

Le père Duclos. — Que feras-tu donc ?

Petit-Pierre. — Je serai le seul à avoir du chagrin; vous avez une colombe, je vous donnerai l'autre, mais ne le dites pas à papa, il jurerait. (Vive émotion dans l'auditoire.)

M. Duclos, s'essuyant les yeux.— C'est bien, gamin, ce que tu fais là, vois-tu... eh ben saprelotte! c'est gentil; c'est-à-dire que j'en pleure comme une grosse bêle. Rire général.) J'accepte tes offres.

Petit-Pierre, avec un dernier regret. — Vous acceptez?

Le père Duclos. — Oui, à condition que les oiseaux réunis seront à nous deux.

Petit-Pierre rouge de joie. — Oui, père Duclos.

Le père Duclos. — Mais j'y mets encore une stipulation, c'est qu'ils resteront chez toi, et que tu en prendras soin ; tiens, moutard, voila cinq francs pour leur acheter du chenevis, afin qu'ils ne meurent pas par la lamine. (Rire prolongé.)

Petit-Pierre se jette dans les bras du vieux cordonnier, qui l'entraiue au milieu des bravos de l'auditoire.

(L'Audience).

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