‹ Le cabinet de lectureChapitre 216 sur 249 · X.E CAVITAIME CKOQUE-MITAIKES · texte numérisé non relu

X.E CAVITAIME CKOQUE-MITAIKES

Moiitl ice d entre le fau-

Uartin el ci lui du Temple, dil uu annaliste du i : que ; on de plusiem la ronde. Sur le haut

est une di il ' rampe de

p.. rre assez I avec ou- ! ne porte. La

masse est parallélogramme, haute de deux .1 trois toises, longui

[arge ,|,. , | , forme el composée de dix

ou douze assises de gro 1 le pierres bien

rustiqui 1 leurs joints 1 ■ hauts

d ,;i nombre égal de

longueur. Pour les joindre ensemble et pour y attacher les criminels, on avait enclave dans leurs chaperons deux gros liens de bois qui traversaient de l'un à l'autre avec des chaînes de fer d'espace en espace. Au milieu était une cave ou se jetaient apparemment les corps des criminels, quand il n'en restait plus que les carco ises, ou que les chaînes et les places étaient remplies. Présentement tte cave est coml

porte de la rampe rompue, ses marches brisées : des piliers, à pi reste-t-il sur pied trois ou quatre, les autres sont entièrement ou , ruinés : la plupart de leurs pierres, entassées les unes sur les . fusément , couvrent de ruines une partie de la plate-forme de la masse ; en un mot , de ce lieu patibulaire si solidement bâti , à-peine la masse en est-elle encore debout. i)e l'éminence môme sur laquelle il étail il ne subsiste plus que la terre que cette masse remplit; les environs eu ont été enlevés et convertis eu plâtrières. <

En I '>:■}. c'est-à-dire un siècle environ avant l'auteur de la description que nous rapportons, Monfaucon et son monument patibulaire se trouvaient déjà dans ce même état de délabrement et de ruine. Seulement, au fond d'une clairière dominée par les potences, s'élevait une chétive masure où un homme, qui ressemblaient plus à un spectre, qu'à un vivant, débitait du vin et de l'eau-de-vie au petit nombre de gens qui venaient visiter cette vallée des supplices , ce Golgotha de la Jérusalem française.

Le 22 aoiit 1572, deux hommes entrèrent vers neuf heures du soir dans cette lugubre taverne. L'un de ces hommes, vêtu d'une casaque rouge , d'un justaucorps de satin , armé d'une longue rapière, et portant sur sa tête une toque chargée, outre mesure, de plumes de corbeau, était de moyenne taille, d'une ligure basse, et paraissait appartenir, du moins si l'on devait s'en rapporter à ses manières et à sa tournure , à cette classe de spadassins ou de héros à trois poils, comme on disait alors, qui infestaient Paris depuis l'arrivée de Catherine de Médicis. Ce matamore avait d'énormes moustaches poignardant 'le ciel, et un bouquet de barbe assez semblable à celle d'us bouc, enjolivement facial que l'on nommait alors une lorraine, achevait de dernier à sa physionomie aquiline un cachet de mauvais augure.

Son compagnon était d'une haute stature : à ses vêtemens simples, mais d'une bonne étoffe et d'une coupe raisonnable , on devinait qu'il appartenait à la classe respectable i i privilégiée des bourgeois-marchands de Paris. Cet homi stophe , ou mieux

encore de Goliath ou de Samsom habillé. Son dos, comme celui du portecroix de Jésus-Christ, denté et épais; ses bras ressemblaient à des lléaux de balances , et ses jambes avaient 1 rapports avec les piliers de Saint-Jean en Grève. Tout c surmonté par une tète des | grand nez, grande bouche, grandes dents et petits yeux sans éclat et sans transparence, teiK

Les deux compagno la sous un triste

peuplier, seul arbre viv;

mier coup, le spadassin, uverte d'un

couleur rouge vers les f : «Dans deux jours d'ici,

iit-il avec un sourire effro; tendra prendre sa place à i

— Bah! n'as-tu pas, 1 : occasion du monde d'en débarasser la reine Cathei q hôtel, peu accompagné; il ne se douta..

lucarne en face de sa maison, sûr de i

de n'être pas pris; tu avais à la main une 1

la main t'a tremblé, le coup est parti, et M. l'amiral

— C'est vrai! mais le canard est blessé, si bi s pourra se servir de ses ailes pour s'échapper : sa blessure est un

trépas.

— Il n'y a que les morts qui ne reviennent plus, dit k ; d'un air sombre : aussi je laisse aux timides les ca

l'ont plus de bruit que de besogne : si je me mêle jamais de tricoter dans

les affaires publiques , une bonne dague me suffira !... Mais , dis-moi , Maurevel, pourquoi diable m'as-tu amené dans ce cloaque impur et ini avons-nous pas, dans le quartier du Louvre et de la Féronnerie, des cabarets aussi bien achalandés et plus appétissans que celui-ci?

— Nous aurions eu pour voisins des vivans , répondit Maurevel , et 'ici nous n'avons que des squelettes et des charognes; car maître Si

de ce paradis ten : pendus, ne peut guère compter parmi

■' une fois. écoute-moi; ce que j'ai à dire

te touche, toi et les tieDS. Ecoute: la mesure des iniqi avenue

omble. Les huguenots ont enfin lassé la patience royale et la Ionciel : la dernière heure de ces impies va sonner! La justice de Dieu et la justice du roi ont déjà marqué les maisons des victimes, et le glaive est sur le point d'être tiré du fourreau pour n'y plus rentrer s l'œuvre de la vengeance accomplie.

— Je ne le croyais pas si habile prêcheur, dit Pacôme, et tu dégoterais un carme ou un jacobin; mais je n'aime pas les phrases; je ne les comprends pas, explique-toi en bon français, ou je déloge.

— Apprends donc, Pacôme, qu'après demain... après demain, entends-tu? la cloche de Saint-Germain-FAuxerrois donnera le signal de

; ment général des huguenots; moi , Maurevel, je

suis chargé par le duc de Guise d'enrôler tous les braves hommes, tous 1 s catholiques qui pourront nous aider dans l'œuvre sainte ; apqU'i ura pas là seulement de la gloire religieuse à acquérir,

mais il y aura encore de i'or à récolter: l'argent, les biens, les bardes des huguenots qui tomberont sous nos coups, deviendront le légitime salaire de notre patriotique entreprise. Que dis-tu de cela, Pacôme?'

— Qu'est-ce que cela me fait, à moi? murmura le bourgeois.

— Comment, tu demandes ce que cela te fait ? interrompit Maurevel en frappant I; abli d'un coup de poing . n as-tu pas dit vingt fois que de la corporation des aulmussiers, mitainiers, chapeliers et bonnetiers de Pari.. lus misérable ! que le gain que tu retirais de

tque de la rue de la Féronnerie te suffisait à peine pour nourrir

ta femme et tes sept eni i i l'as-tu pas rabâché touteela vingt fois, hein ?

— C'est vrai, dit | . l le mitainier.

— Eh bien ! l'occasio ente de faire connaissance avec la fortune; ni and jour qui ya luire, et Dieu réconi; pensera il dix hommes pour la force et pour

.a le butin.

Le mitait:. sur sa poitrine. Il était ébranlé.

hissait.

ua-t-il, a la tête d'unebonne

a sdi espace de quelques

heures? Ta ] si < haude l'été, si froide l'hiver, si triste

hosetout à coup en un brillant magasin; les

;, au su d'être en

i s en or dans une mu-

: . ,, frais, réjouis,

et, sous ise, laisser.,:

dans un i. r di . le. La

cariebonhei

, it de louanges et

lont la valeur ci n serait alors

vouloir ter la charge de

grand . nnetiers et mitainiers de la

s , imprimer à cette charge i 'i ;-on.

— 01. ' . oix le mitainier dont te vi-

lirait-on pas d'à n gros caractères au dessus de ta

boutique, poursuivit Maurevel, comme s'il n'eût pas entendu son excla-

mation: Pacôme Vandilier, bonnetier, mitainier de la reine Catherine de Médit i i et de madame la duchesse tir Guise.

I .1 c >up de foudre n'aurait pas produit sur le mitainier un efl subit et plus prompt.

— Comment ! comment! s'écria-t-il en se levant, je serai nomn tainier de la mère de notre roi et de madame la duchesse de Guisi I u ne nie tron

— Je te trompe si peu, reprit le bravo . que voilà la commis! bonne forme et que je puis te la rem,

Uaurevel tirade sou sein une pancarte de parchemin, sceaux de France et des armes de la maison de Guise, qu'il mit dans la main du mitainier.

ii-ci la ; rit eu tremblant.

— Je suis prêt à tout entreprendre et à tout risquer, rép losse eu henniss; resse : faut-il a ioun Notre-Dame et le descendre au milieu du Parvis

l'amiral? j'y vais . lé d'une

les lui. ix-du-Trahoir, four de la porte

— '•■ ti, pour être pr ir de la Sai

'.es instructions que j'ai a te donner, I si je ne te vois pas d'ici à après -dema

de ne les pas oublier : — Colignj d des premières victimes

de la journée ; ce n'est point a moi qu'est réservé l'honneur de per. Ci la maison

soin. .Mais une mission plus périlleuse m'es: confiée ; je dois, moi, entends-tu, venir accrocher ai dressent! d face de noiis le cadavre de l'amiral. Pi in , à laquelle la reine Catherine tient par dessus tout, il faudra déployer de la force, du courage et de l'intrépidité, car les partisans du prince de Coude et les amis d'Henri, roi de Navare, noi ans doute une vive rési compte donc sur toi : tu m'accompagneras jusqu'ici, et chemin faisant, nous devrons les lu que nous pourrons rencontrer.

— Est-ce là toul .' dit le mitainier dont l'instinct sanguinaire coi cait ii prendre le dessus.

— Écoute encore, dit Manrevel, le n , ut sera: /• Lorraine; le si?ne de reconnaissance, une

Voila pour les hommes. Quant aux femmes i

-;ie de pacte et. d'alliance avec nous, d 11 faut

que tu te procures, d'ici à après-demain au lever du soleil, ton mitaines vertes qui sont chez, les marchands de ta corporation. '•■ remettre secrètement ces 1 allots i s du Louvre

qui regardent la i our les

distribuer ensuite. Ai;

faut de mitaines pareilles pour ta famille. La i tu demeures, est

naissent personne à ; pris, i ou dans la même vengeance les hu .uenots et ! ; les. Quant

mes dont tu doiv sous la

main, ou que tu préfères.

— J'ai dans mi

deux grand-père, a servi a d lutins. Mlle me suffira : avec une pareille faucille on peut abattre plus

[u'avec vos Ion que d Maurevel i i

corporation, pour accaparer tout!

rass.

— Mais que faites-vous d ses confrères étonnes et de

ptant, lui si pauvre, des mari vu aussi grand

a tout prix ; mai . ertes comme d'autres mangent îles fraises de t

— Je suis Croque-M mi i n souris mais après les mitaine rai des moi

plus SKI vil.

-, soins du mil trois énor-

mes ballots i

«demain, -

mort tn iv.

leur pi i Louvre,

e.Lescrisi 1 et Lorrai

mit; des couvert d'u reau ti" "M? l'on uoinr

jour'd'hi '<> dans tous

le massacre

commi

me qui

mr.

de Pariss'i [uesethugu irdsdé-

chaim laeahle, dont les fureurs n'ont

du vin'. Les

dans ie quartier du Lo dans la

i uverte ci semblail narguer la

civile par la pau\ '• , arence

devanture. I du mitainier \ andi-

\u seuil i >; trois

filles de treize a dix-sept ans tri quelqui En ce moment le bruit des arquebusades redoubla ; I

laque explosion.

— Mon Dieu, mon i nie les huguenot arrêter. OÙ toi nous mènera-t-il? Mes enfa avez les mitait:

— Oui, mère, oui, nous les avons.

— Gan , que

v ma! de I ! pas i

En effet, les

lambins <; le mitaine

— Vvez-vous i

re ridicule dont on fait peur aus petits ci:.

— Hélas ! Monsieur, nous n'eu avons plus une seule paire, répondit la marchande d'un ton dolent.

— Tant pis, répondit le valet désappointé; mais n'en voilà-t- il pas quelques paires? continua-t-il en regardant aux mains des enfans et des jeunes (illes.

— Nous en avons chacun une paire dans la maison, dit la mitainière; mais, outre qu'elles ne sont pas neuves, mon mari, maître Pacôme, nous a bien recommandé de les garder.

Gardez-les donc, reprit le valet; niais, cependant, si vous voulez les troquer contre dix pièces d'or que voilà, je les emporte; sinon, j'en trouverai ailleurs.

Et le valet jeta sur le comptoir dix carolus d'or tous battant neufs, qui brillaient sur ce pauvre bois noirci par le cuivre du prolétaire comme une escarboucle sur une crèche.

La mitainière regarda ses filles ; elle était éblouie de cette aubaine, elle riait malgré elle : c'était la première fois, depuis long-temps, qu'elle contemplait un aussi grand nombre de pièces de ce précieux métal.

— Allons, décidez-vous, dit le valet, je suis pressé.

— Prenez, lui dit la marchande, et grand bien vous fasse ; mais, vous le voyez, je ne vous trompe pas, elles ne sont pas neuves.

— Qu'importe! qu'importe! dit le valet.

Les jeunes filles jetèrent sur le comptoir leurs mitaines vertes; la mère en fit autant, les quatre marmots seuls opposèrent une vive résistance, comme si les malheureux eussent eu un pressentiment du sort qui les attendait, privés de ce palladium domestique.

Le valet mit le tout dans son surcot, remonta à cheval et disparut. L'ne minute après la boutique était fermée.

Une heure à peine s'était écoulée depuis le départ du valet aux livrées du roi de Navarre, qu'un coche renfermant huit personnes passait rapidement dans la rue de la Férounerie déjà jonchée de cadavres, et attirait l'attention d'une bande de meurtriers qui débouchaient par la rue Saint- Denis.

— Ce coche renferme, si je ne me trompe, la famille de Ravaisière, alliée à l'amiral de Coligny, dit le chef; qu'on l'arrête, et si les gens qui l'occupent n'ont pas le signe du salut, qu'on les tue sur place.

Le coche fut immédiatement arrêté ; il ne contenait que des femmes et des enfans , qui tous portaient des mitaines vertes : on les laissa passer.

— Oii diable a la tète M. le maréchal de Tavannes, de m'ordonner l'occision de toute cette famille ? dit le chef, etdelui procurer les moyens d'échapper. Que le diable l'accompagne ! Ça, enfans, nous voici dans une vue où l'huguenoterie fleurit depuis long-temps; cherchez, cherchez bien, et mettez-vous à l'œuvre jusqu'aux coudes.

Les assassins se répandirent aussitôt sur les deux côtés de la rue, frappant du pommeau de leurs épées et à toutes leâ portes des boutiques, demandant ici des hommes, là des rafraîchissemecs, et ordonnant à tout le monde d'ouvrir s. jus peine de mort.

Ils arrivèrent ainsi à la porti acôme Vandilier. Ils frappèrent, et la mère et les filles vinrent leur ouvrir en tremblant.

— Avez-vous des armes ici.1 dirent-ils.

— Non, Messieurs.

— Logez-vous des huguenots ? répondez, répondez la vérité, ou sinon...

— Nous n'avons ni armes ni huguenots, répondit la mère : mon mari, moi-même et nos enfans, nous sommes bons catholiques et fidèles serviteurs du roi...

— Et le signe de ralliement et de reconnaissance des serviteurs de Dieu et du roi, ne l'avez-vous pa

— Hélas, non, Messieurs.

— Qu'en avez-vous fait? vous devez l'avoir.

— Ce qu'ils ont fait, s'écria un homme qui s'approcha tout à coup des satellites de Médicis, ce qu'ils en ont fait ? je vais vous l'apprendre. Us ont vendu leurs mitaines vertes pour une somme considérable aux

huguenots, et les nièces de Coligny viennent d'échapper, grâce à eux, au fer de la religion catholique. La cupidité de ces créatures mérite un châtiment exemplaire: amis, traitez-les comme les huguenots leurs alliés.

L'homme qui tenait ce discours était Besme , le lâche exécuteur des vengeances de Guise Après avoir tué l'amiral, il s'était bâte de courir à l'hôtel Ravaisière, où la famille Coligny était rassemblée. Sa colère s'était changée en fureur, lorsqu'il avait acquis la certitude que cette noble famille avait eu le bonheur de se soustraire au massacre eu se procurant, grâce à la présence d'esprit d'un de ses domestiques, qui avait endossé la livrée du roi de Navarre, les mitaines vertes de la faction catholique.

Besme n'avait pas plus tôt terminé sa sanglante allocution , que les bandits s'élançaient dans la boutique comme des bêtes féroces. Ils égorgèrent d'abord la mère et les trois filles, puis, par une barbarie dont n'offrent que trop d'exemples les guerres civiles, ils outragèrent indignement leurs cadavres. Les quatre petits enfans, qui s'étaient blottis de peur sous les arches du lourd comptoir de nover, furent arrachés de leur retraite et percés de coups ; enfin, par un rafinement de cruauté digue de cannibales, les meurtriers atteignirent une broche, transpercèrent les quatre pauvres petits innocens qui respiraient encore, et les placèrent comme d'immondes animaux devant un grand feu qui était allumé. Ils pillèrent ensuite la maison, jetant par les fenêtres ce qu'ils ne pouvaient emporter, et terminant leurs forfaits dans ce malheureux logis en brisant les portes, les châssis, les contrevents et jusqu'aux escabeaux qui les garnissaient..

Les voisins de Pacôme n'avaient pas osé bouger pendant cette effroyable scène, car c'est surtout dans les guerres civiles que l'égoïsme se produit dans toute son horreur.

Cependant, le mitainier avait été exact au rendez-vous que lui avait donné Mau rêve I : dès cinq heures du matin, ils parcouraient le quartier de l'Université, à la tète d'un gros détachement d'archers déguisés, et se livraient à la recherche des huguenots qui leur étaient signalés d'avance : c'est ainsi qu'ils trouvèrent dans une cave Ramus, le célèbre professeur de l'Université (1), et qu'après lui avoir extorqué une somme assez considérable d'argent, ils finirent par le précipiter du haut de sa maison sur le pavé. Le célèbre sculpteur Jean Goujon subit bientôt le même sort (2), et arraché violemment d'un échafaudage de l'hôtel du comte de Poitou, dont il terminait alors les magnifiques orneinens dans la rue de La Harpe, il fut frappé de plusieurs coups de poignard et mourut sur plate. Après ces dignes exploits, Maurevel et Pacôme redescendirent la rue Saint-Jacques, suivis d'un grand nombre d'écoliers qui s'étaient joints à leur troupe, égorgeant à sa suite en amateurs, et se rendirent au Grand-Châtelet où ils trouvèrent la populace qui traînait dans la boue le corps de l'amiral Coligny : ils s'emparèrent de ce care, le placèrent sur une misérable charrette et le conduisirent à Montfaucon, où ils l'accrochèrent au milieu des malfaiteurs dont les fourches patibulaires étaient amplement pourvues. Toutes ces atrocités s'e a. cutèrent aux cris de vive le duc de Guise ! vive la reine Catherine ! vive la religion!

Le corps de Coligny, suspendu aux ignobles chevrons des gémonies

(1) Ramus, ou la Ramée, de domestique au collège de Navarre, parvint à force d'études et de travaux au premier rang des savons de son époque. Henri II lui avait donne une chaire de professeur royal en 1551 ; mais ses doctrines hardies en métaphysique et en philosophie lui avaient suscité de nombreux ennemis parmi ses collègues et parmi la jeunesse des écoles. Ce fut son compétiteur Charpentier qui révéla sa retraite aux sicaires de Catherine de Médicis. ( Voir noire numéro du 23 mars ts'iî.)

(2) Jean Goujon, qu'on a surnommé le Corrége de la sculpture, était né à Taris. Ses magnifiques travaux du Louvre, de la fontaine des Innocens, de l'inHcl Carnavalet, feront passer son nom à la postérité la plus reculée. Un noiauié Prédan, mauvais sculpteur, le désigna au fer des assassins.

parisiennes par les robustes liras du mitaiuier, celui-ci crut que sa mission et le pacte qu'il avait contracté avec Maurevel étaient termini -

— Je te quitte, dit Pacôme à son compagnon, crois-tu que j'ai bien gagné le titre que m'a octroyé la reine Catherine '

— Mieux encore que je ne l'a é, répondit Maurevel; mais pourquoi veux-tu nous quitter si vite.' tu n'as eu pour ta part que les huit cents écus donnes par le professeur Ramus, et tu peux recueillir bien d'autres sommes d'ici au coucher du soleil.

— Je me contente de ce que j'ai, repartit le mitaiuier ; ma femme, d'ailleurs, et mes enfans ne doivent pas savoir ce que je suis devenu : il faut que j'aille au plus tôt les rassurer.

— Va donc, dit Maurevel, et que Dieu te conduise tu as tissez bien travaille pour son service aujourd'hui.

Pacôme reprit le chemin de sou logis, mais dans des dispositions moins ardentes que lorsqu'il en était sorti. Le colosse était las d ger; sa lièvre de meurtre s'él e dans le sang, et son humeur dé-

bonnaire succédait en ce moment à son exaspération impitoyable. Dans sa route, le mitaiuier sauva la vie à quelques malheureux fugitifs; il retira même des mains de plusieurs assassins, du côté du charnier des Innocens, quelques filles huguenotes que les monstres allaient fi et mutiler. Son intervention, jointe a quelques [ .unies énergiques pour faire lâcher ir.se aux satellitis de Guise et de Médicis.

Mais quelle fut la stupéfaction de Pacôme Vandilier eu arrivi vant sa maison! Sa boutique ouverte, ses contrevens brises, ses meubles épars jetés ça et là sur le pave, lui firent soupçonner une partie de la vérité. Il se précipite dans la maison, et un affreux spectacle se présente à sa vue: sa femme et ses trois tilles, horriblement défigurées, pins loin, ses quatre pauvres petits enfans, placés devant la fournaise, et n'offrant plus, même a l'œil d'un père, les traces d'une forme et d'une ressemblance humaine.

— Oh ! s'écria I lonc ainsi qu'on a traité la famille d'un homme qui se batl i religion catholique et pour le roi de France ? Malheur ! malheur à ceux qui mit rempli cetie maison de meurtre et de carnage, .le vais leur rendre avec usure les maux qu'ils ont t'ait pleuvoir sur moi. Les infâmes ! ils me promettaient de l'or, des honneurs, des richesses, et ils me donnent, au lieu de cela, le pillage, la destruction :

Et Pacôme se roulait sur le corps de sa i'enime et de ses filles; il pressait entre >es bras les chairs charbonnées et pantelantes de ses petits enfans, il les appelait de leurs noms, et se livrait ensuite, plein de t la bouche écumante, aux blasphèmes et aux actes du plus \ iolent desespoir.

Une foule considérable s'était rassemblée autour de la boutique du mitaiuier. Le lugubre drame d'épouvai ssassinats qui se di rou

lait sur tous les joints delà Cité semblait s'être effacé dans ci tier devant cet immense malheur domestique.

Tout à coup ie mitaiuier se dr< vres : ses traits ont repris leur placidité habituelle, son œil est si front est calme; il étend la main d'ui lavre de

sa femme et de ses enfans : puis, d'une voix

— \ mis -

votre tré| i minutes

au jour, d'heures ■■ l'année! Ad.

ition. Malheur à ceux qui se trouveront désorma le mitaiuier de Paris !

Et, arrachant la croix blanche qu'il portait au bras. n i tous les

— Je suis huguenot! s'écria-t-il d'une voix terribl ceux qui veulent imm uvellevic i

lorra.. ichent : je suis ht

Personne ne bon

Jetant alors un dernier regard sur sa i lavres de sa

famille, il lit un '-'este d'adieu él se précipita au milieu de la foule qui

s'ouvrit précipitamment pour le laisser passi r

Pac ime Vandilier courut comme un forcent veis le I ouvre; la. dans une maison de la rue Froidmanteau , il vit des huguenots assièges par des satellites catholiques. Les huguenots étaient à bout de leur défense, et allaient probablement être é orges en se rendant prisonniers, lorsque le mitaiuier arriva. En un tour de main, il assomma quatre des

lans, saisit leurs armes et les jeta aux asMem s qui tirent une vigoureuse sortie. Pacôme, se mettant alors à leur tête et ramassant sur son passage Ions eeux qui se I r. u\ .iienl idoles ou e.iehes dans les rues, opéra sa reen bon ordre vers le village de Boulogne, tuant, chemin taisant, tous les catholiques qu'il rencontra.

Iprès avoir mis sa petite troupe i n é, Vandilier, dont les désastn n semblaient avoir grandi tout à coup l'intelligence, s'arrêta : — Je

vais ai sauves tous de la rage et de la fureur des catholiques; niais appre-

- :. nêmi qui je suis, .le suis Pacôme Vandilier, mitaiuier de Paris ; j'ai i articipé au massacre de vos frères, ci attaché de mes propres le corps île Mitre chef au gibet de Montfaucon. Mais Catherine et Cuise, pour paver mon aveugle obéissance, mit tait égorger ma famille. c'est pour la venger, c'est pour perpétuer de terribles et sanglantes représailles que je nie suis jeté dans vos ram s. Maintenant je sU:s huguenot comme vous-, je voue haine, opprobre, exécration aux catholiques, et mon bras ne se reposi ra | s un instant avant l'extinction du dernier Guise et du dernier \ alois. Me voulez - vous pour chef? Je promets de gagner à votre tète la première place ; e, el là de vous donnt r

des preuve., journalières de mon dévoûmenl à votre cause el à vos croyances liions à La Rochelle !

La troupe de Vandilier se mit en marche , elle grossissait a mesure qu'il avançait dans sa route. A trente lieues de Paris, elle se montait a plus lie trois mille hommes, presque tous gentilshommes et déterminés a vendre chèrement leur vie Pacôme devenu ton: e coup général d'armée, se conduisit dans cette retraite en homme plein de prudei ce et de courage. Il maintint dans son année une exacte discipline, choisit pour camper des endroits favorables, ne commit ni pillage ni exactions, et s'acquit l'estime et l'admiration de tous ces huguenots, qui lui confirmèrent glorieusement le surnom de CnOQl i.-Mii vi\t s. reçu par lui sons de si fatals auspices.

Ils arrivèrent enfin devant La Rochelle. Le brave Lanone, qui commandait dans la ville, et qui avait été averti tle la venue du ca| Croque-Mitaines et de ses coreligionnaires, sortit au devant de lui avec une partie des troupes de la garnison , el lui donna par cette marque d'honneur un témoignage publie de sou affection et de sa sympathie.

.Mon général, dit Pacôme en i tranl ses compagnons à Lanoue, les

braves hommes que je vous amène m'ont nommé leur capitaine: je ne suis qu'un pauvre sire, peu initii aux stratagèmes de la guerre, el ne s. inné me batti d cœur pour le triomphi t pas pour être ■ ..s-je remettre nu ;.t entre v.

— Gardez-le, >u( ; restez capitaine et com-

battez

Le mitainier di I ment des troupes

avec Lanoue. 1 atholique, - du duc

puis Henri lit , vint assiéger La Rochelle. Les savant ans du gouverneur rei l'armée royale inutiles;

ce fuient les

de 1 sorties qui en per-

par le mitainier de Paris. < pitaine

Croque-Mitaines, usant de sa force n i i mena dans la ville.

sous chacun de ses bras, deux officiel ' lolique, le bai

',: i dit de-

vant La F. plus i

la duc d'At ne essaya sur sa

e tète l'antiqi

Le capitaine Croque-Mitaines demeura sous les armes tout le temps que durèrent les guerres de religion. Sa vaillance, sa force et son intrépidité ne furent pas inutiles à Henri IV, auquel il s'attacha parla suite. Quand le roi de Navarre devint roi de France, il pressa Pacôme Vandilier de recevoir un grade plus élevé que celui qu'il tenait :

— Laissez-moi, Sire, dit le vieux soldat, le titre de capitaine; à cette qualité est venu se joindre un sobriquet qui m'honore en me rappelant mon premier métier. Assez d'autres, Sire, oublient la source d'où ils sjnt sortis, pour que je ne veuille qu'elle s'efface de ma mémoire.

L'ancien mitainier de Paris, le capitaine Croque-Mitaines, devint, sous les premières années du règne de Henri IV, capitaine de Louv'eterie de la forêt de Compiègne. Ce poste lui avait été donné par forme de récompense, il le remplit jusqu'en 1(303.

Pacôme n'avait jamais voulu remettre le pied dans la capitale; il n'y parut qu'une fois, le jour de l'entrée de Henri IV, e'. encore parc (qu'il avait à cœur de partager les dangers que son maître pouvait courir. 11 ne parlait jamais du massacre de sa famille sans répandre des larmes, et, par son testament, il laissa au corps des aulmussiers, bonnetiers, chapeliers et mitainiers de ia ville de Paris tout son bien, moyennant un ssrvice annuel pour le repos de l'ame de sa femme et de ses e Pacôme persista à vivre et mourut dans la foi protestante qu'il avait embrassé d'une façon si tragi ,

Et comme si cet endroit de la rue de la Féronnerie eût été. destiné à des crimes détestables, trente-huit ans après le massacre de la famille du mitainier, Henri IV tombait, en face de cette même boutique de la rue de la Féronnerie, sous le poiunard d'un assassin !

AllÉDÉE DE BAST I

VIS REGICiDS AU XVlir SIECÎ.E.

Dans une chambre circulaire qui n'avait pas douze pii s sens,

gisait, en 1/.37, un homme triste et pensif. Cette chambre ne recevait le jour que par deux ouvertures fort étroites garnies d'une double de fer. A trois pieds des murs était le lit, dont le che\et faisait la porte. Il était supporté par une estrade élevée de six pouces et matelassée tout au tour, de façon que le prisonnier ne pouvait se suicider, même en frappant de sa tète contre les murs. L'homme qui respirait dans ce triste réduit s'appelait Jean François Damiens ; le lieu qu'il habitai! était la prison de la Conciergerie.

Douze sergens des régimens des gardes veillaient autour de lui et au moment ou ce récit commence, quatre d'entre eux occupaient sa bre.

— 11 est là, disait l'un d'eux, il se guérit; il devient gros el comme un moine. M. de Machault, le grau I Me, notre honoré garde des sceaux, veut qu'il soit écartelé bien portant.

— Messieurs, s'écria Damiens, je souffre terriblement, la lanière qui me serre les poings et l'estomac me cause de grandes douleurs.

Le sergent qui venait de parler s'avança vers le prisonnier et r un peu la courroie qui ceignait sa taille.

— Mou brave, lui dit Damiens, I >i< u vous garde souvenir du soulagement que vous me causez... Ne partez pas encore, dites-moi quelque chose, car j'ai peur et envie de pleurer.

Le sergent R< ger fit signe à Damiens de se taire ; il . ses trois

camarades; tous trois s'étaient endormis, car la nuit était aval Boger s'avança de nouveau vers le crin il dit:

(I) Extrait des Bourgeois de Paris, 2 vo', in-8», chez Baudry, éditeur. 0!, rue Coiiuiiliére.

— Mon pauvre garçon, que puis-je faire pourtoi... Tes brûlures sontelles guéries?

— Oui, répartit Damiens; n'est-ce point une honte que. des gentilshommes de la cour se soient faits bourreaux de leur propre volonté.

— Comment cela?

— Oui, sergent, c'était à Versailles, le 5 janvier dernier, je venais de frapper Louis XV d'un coup de canif à l'épaule; sa majesté regardait avec effroi le sang dont elle était couverte... Le maréchal de Richelieu sauta sur moi comme un forcené; le marquis d'Hendreville me frappa sur le visage avec la garde de son épée; après cela on me poussa dans la

les gardes, on me déshabilla nu comme un ver et je fus lié sur un banc Alors commença un spectacle affreux...

— Achevez, s'écria i

— Alors le comte de Tournelles, M. de Brienne, le garde des sceaux et les autres courtisans qui avaient enhavi la salle des gardes pour me forcer d'avouer que le canif dont je m'étais servi pour assassiner le roi Louis XV était empoisonné, eurent la cruauté de faire mettre deux pin-

! feu.

— C'est vrai , interrompit le sergent , les gardes du corps d'IIedou-

Bénal ont cté chargés de cel office , un camarade m'a raconté e

— Ajoutez, s'écria Damiens, que le chancelier Meaupou, le ministre Rouillé, des affaires étrangères, et les seigneurs de la cour y ont' applaudi. Là, les premiersdu royaume m'ont eux-mêmes brûlé les jambes, les mains et les oreilles jusqu'à ce que mon sang ait rougi le fer enflammi

— Damiens, dit le sergent Roger en regardant l'assassin, si je t'écoute, si je te parle malgré la consigne qui m'est imposée, c'est ce que je te ; in peu d'intérêt... Tu es d'Arras?

— De Culoy, reprit le meurtrier

— J'en suis aussi, reprit le sergent; je t'ai bien souvent, Damiens, bercé quand tu étais petit... Je ne pensais pas alors bercer un régicide.

— Ah! dit Damiens, si vous saviez comment la pensée du meurtre m'est venue... Oh! c'est affreux!

— Tu n'as donc pas été poussé par les prêtres, comme on le prétend dans Paris?

— Non, de par Dieu,., les saints ministres du seigneur qui ont

nifesssions n'ont jamais à mes oreilles qu'amour et charité.

C'est le diable, serge:,:, le diable seul qui a conduit mon bras...

— Le diable, malheureux, dis-moi ce que tu sais...

— Oui, la fatalité a pesé sur moi... Sachez qu'à ma naissance une glace se rompit, signe lugubre d'une lugubre destinée. Ma mère fut frappée de terreur à ce terrible augure; elle fit appeler une sorcière qui, en regardant dans le creux de ma main, dit d'un ton prophétique : « Cet

ri • du roi; il occupera vivement Sa

[ajesté à la ville et à la cour... il aura des gardes à

« son servii A c irai e, dont nous ::e comprenions pas le sens, ma se tranquilisa, mais encore elle crut que j'étais . très haut rang. Il n'en fut pas de même de moi. J'ai servi long-temps i Verneuil Sainte-Rheus, une dame de con-

dition tease. Eh bien! elle m'a prédit ce qui m'arriverait,

cornu: .- l'avait fait la sorcière... Elle a : rtes devant moi, et l'as

de ; ique est revenu sept fois!!! « Damiens, me dit-elle alors, vous seule vif un jour; vous plongerez vos mains dans le sang... Ces: votre :>ort, vous . ierez pas.

— Quelle folie! s'écria le sergent, de vous faire croire de pareilles

■ ne sont pas des folies, dit l'assassin de Louis XV, rien n'éi j'ai vu chaque soir devant moi e et livide qui me ten ai oignard et me di-

ai Damiens, fi haut et juste ! »

— Vue ligure vous apparaissait?

— Oui, répondit le meurtrier, toujours à l'heure que voici elle vient. Tenez... là, là-bas, la voj

— Je ne vois rien, dil li

— C'est que vous ne voulez pas voir ; je l'aperçois, le fantôme, il me rit, il me tend les bras, il a les lèvres n i Oui, ombre, Obéi, j'ai frappé haut et juste... j'ai as roi!

Et Damiens égaré, en pro épouvantabl

tomba sur si as connaissance, si une

voix terrible n'eût fait retentir cette sinistre acclamation :

— A la question... Les tortures sont prêtes...

Dans la chambre <!es questions où Damiens fut traîné après la conversation que l'on vientdelire,se trouvaient réuni; ut de Meaupou, le présid M et Pasquier, les consi Lambelin et Roland. Damiens, placé sur la sellette, jura qu i : pas de complice.

Uors, on le i;: mettre à ;enoux, et il jura de dire toute la ■ puis les tortures commencèrent. I à rode-

quins, de façon que le - d veines!... Damiens jeta des cris

l demanda à boire : on lui i au...

— Ah! dit-il, ce n'est pas la ce qui me remettra le cœur, il faut ici de la force: si l'on y mettait un peu de vin.

On chercha le vin qui avait été placé près du meurtrier; il avait été bu.:, bu par un aide du I Blancheur, connu par son

ivrognerie.

Cet incident fut' ca i tiens dut supporter toutes les douleurs

de son suppliée. En entrant dans la salle de la question, i! avait a] un des aides de Samson , l'exécuteur; cet aide s'appelait Lecreni: il avait offert ses services au] et -ci, qui avait un aide prin-

cipal fort négligent, toiri |ue Damiens était à genoux, il aperçut Le-

ni, il tressaillit... le régicide venait de reconnaître un être mystérieux qui avait joue un grand r vie.

— François, dit Lecreni au criminel, i ad tu seras au quelques révélatio

souffrir.

— Oui, avait répondu le patie

-leurs de la question, il avait demandé le vin que Laereni lui-in

rabli

et si e \i:i préparé par Lecreny

était un poison violent, .

Damiens s'i jambes dans

forme et ua le premier coin pour les serrer : l'effet en fu

■ in, Damier lors qu'il avait i un in-

u quatrièn BX devinrent livides; au i

pleura ; au sep !...

irs:

— i fous n'en ti-

un matelas; ;

n'avaient pas trn\

et ils piaf du vin

pour les anii

i introduire le condamné, l'autre à comm

chemin de l'église Notre-Dame était garni parties gardes françaises, el

la plac, i me était enl darmes. 'fouie la noblesse

du royaume tou femmes de 1 I

autour du lieu du supplice!...

Damiens, brisé par la torture, fut place dans le tombereau fatal qui le conduisit jusqu'à l'église Notre-Dame. Là il descendit et marcha à se et tenait une torche de cire ardente à la

ei Vrrivé à la place de Grève, il refusa

de non:, i complices et demanda pardon auclet

n forfait avait attiré sur les ministres de Dieu... puis il

i surl'i chafaud.

Uors on le lia à la plate-forme... On lui mil dans la main droite, qui

leeanil le [uel il avait frappe Louis \\ , et

ur un réchi ud , où i entent it... jus-

m, i , laqu n jetait des eue risé; après ci la on is pinces ardi l

amb

■sa du ii : donnezmoi la force.... Oh! que je souffi

supplii pour proci i 11 iment, i! fa

les brai tubes i les i uisses.. .;'.■ n n'était plus doul

riant sur des bli ' ion humaine

er de plus cruelles souffrances... Damiensconl fs de sa dernière douleur a>

Onattela un ch .. men

étaient i uyers, i l'un îles i anl lui

vin tomba

le d . eau

i e docteur Boyei du su

finir, ca durait depuis une 1

pour aider l'écartellen rticul ton des

lu-as et des ci luetta de n chevaux... Cetl

cher,

tant desang... un bras

i doulot ation. Vu i

,: ai. te au ci sur un bûcher corps et ment

\.i moment où Damiens rendait ledi dans la

foule l'aide du bourreau Lei ui qui avait le vin du

il s'enfuit... i jamais. Il avj : - mains

blanches et le teit j

i lie du roi ^ justice I mais ce personnage mystét

du Ras-d

rera un

sur le-

' qu'il revient une

, itale de Da-

■ lui qu'elle me vient,

.Sus

Ce vieillard le (ils du sergent Roger qui garda le régicide dans le cr.chot du grand César.

Le commandeur Léo Lespès.

(L'Audience).

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