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LE VÉRITABLE SÏMROLE DE LA NATIOV GALLOISE DÉMONTRÉ

par les médailles. — M. île la Saussaye a prouvé, dans un mémoire très intéressant publié sous ce titre dans la Revue de numismatique, que le symbole de la nation gauloise élait, non le coq, comme on le croit communément, mais bien le sanglier. Nous allons donner cne analyse détaillée de ce curieux travail.

L'usage antique de placer sur les monnaies les symboles particuliers à la nation chez laquelle e!ia élait frappée est un fait reconnu : on est généralement d'accord sur l'origine religieuse de ces symboles. 11 est donc naturel de chercher sur les monnaies de la Gaule le symbole ordinaire du peuple qui l'habitait et d'interroger la mylhologie celtique sur les motifs qui l'avaient fait choisir. On considère généralement comme le symbole de la nation gauloise, le cheval libre ou attelé, figuré si souvent sur les médailles. M. do laSaussaye, qui a discuté !a valeur de cette représentation, la regarde comme le résultat de l'imitation barbare du type monétaire le plus répandu dans toute l'antiquité, le bige des stalères de Macédoine et des deniers consulaires. Ainsi, de la nécessité seulement ;d'adopter un type Universellement regu]piiur faciliter le cours de la monnaie et lui servir en quelque sorte de passeport, naquit la représentation habituelle du cheval sur le numéraire de la Gaule. Plusieurs autres types monétaires, tels que le centaure ou cheval à tete humaine, la roue, l'aigle, le cavalier, etc. , sont encore des imitations évidentes des types de la Grèce et de Home. Quelques autres, tels que le bœuf, le chien, le guerrier debout, etc., se présentent rarement, et paraissent particuliers à certaines localités. C'est donc dans un type plus généralement employé qu'il faut chercher le symbole national. Quant au Coq Gaulois, il ne se rencontre jamais sur les médailles de la Gaule, et c'est un fait singulier qu'au dixneuvième siècle, les descendans des Celtes aient donné une consécration politique à un symbole dont la valeur ne mérite même pas d'être discutée.

Si l'on doit reconnaître un symbole spécial de la nation gauloise à l'aide des médailles frappées par elle, c'est assurément le sanglier qu'elles représentent à toutes les époques du monnayage, dans toutes les contrées de la Gaule et dans toutes celles des autres pays où elle a possédé des établissemens pcraianens. La fréquence de cette représentation sur les médailles gauloises avait déjà été remarquée et avait fait donner au sanglier monétaire le nom de sus galiieus; mais personne n'avait reconnu son importance symbolique et mythologique. Dans celle question où les lumières historiques manquent complètement, il devie.it nécessaire depro

vous entoure à la lueur des étoiles. Vousl ts , dans les

vallées, dans les forêls, dans les prairies . sur la mousse, dans les roseau\, dans les blés . d msles bui -i à la ronde.

Sous les Feuilles des orties, nous avo s une belle s.iile de danse ; une blanche gaze de brouillard nouscachera; nous tournerons rapide: nous voltigerons avec légèreté. I ne troupes de sombres gnOmi s sortira de tene et jouera de la harpe et du violon.

Venez, accourez à la danse! La ronde des elfes tourne rapid Où est le pied qui tigeons

comme des zépbirs; 1rs herbes ne se co'.irbcnl point sous nos |

OÉRIC HATTUIi

J5.R C'Biassc sa« jiijr»'-

Que voit-on briller là-bas dans la forêt aux rayons du soleil? F.coutez.cc bruit. De sombres lignes descendent et s'approchent ; le sou retentissant des cors s'en échappe ; il remplit l'aine de terreur. Interrogez les noirs compagnons. C'est la chasse sauvage et téméraire de Lutzow 1 .

Qui traverse rapidement l'obscure forêt ? qui passe de montagne en montagne ? qui se met en embuscade nocturne.' Le hourra retentit, l'arquebuse part, les archers fiançais tombent. Interrogez h s noirs chasseurs. C'est la chasse sauvage et téméraire de Lutzow.

Dans les pays où les raisins mûrissent; dans le pays où coule le Rhin, le tyran se croyait à l'abri; la chasse avance à la lueur de l'orage; elle se jette dans le neuve, et saute sur le rivage de l'ennrmi. Interrogez les noirs n geurs. C'est la chasse sauvage et téméraire de Lutzow.

Pourquoi la bataille rcicntit-clle là-bas dans la vallée? Pourquoi les épées se croisent elles? Des cavaliers au cœur sauvage combattent. L'étincelle de la liberté s'est rallumée ardente, et lance de sanglantes flammes. Interrogez les noirs cavaliers. C'est la chasse sauvage et téméraire de Lutzow.

Qui sont-ils, ceux qui abandonnent là-bas, en râlant, la lumière du soleil, rouchés parmi des ennemis gémissans? La mort contracte leur iralBTmals ta patrie est sauvée. Interrogez res noirs mourait?. (Test la chasse sain âge et téméraire de Lutzow.

Lâchasse sauvage! la chasse allemand'1, la chasse aux tyrans, la

chasse aux bourreaux. Vous tous qui nous il de pleurs, point de

--.emens ! La patrie est libre... Nous l'avons ; ch e : ir n . - mort.

Que de génération en génération • lit la chssïc sauvage

et téméraire de Lutzow.

THÉODORE ;•.()!. I, M. i;.

Efaraliï.

ch tvauchc Harald, le héros. Les guerriers traversent la forêt sauvage à la clai i ■■. Ils portent maintes bannières con-

quises qui s'agitent au vent. Ils chantent maints chants de vi ii ré-

sonnent dans les mon nés.

Mais qui frissonne? qui se cul,! dans le buisson? qui se balance sur les arbres? qui descend des nuages? qui sort de la m : du torrent?

Qui jette des fleurs à l'entour? qui chante délicieusement ? qui danse dans les rangs de la troupe ? qui saute i les chevaux ?

Qui donc caresse !ment?quid : rs si tendr

enlace si voluptueusement? qui Ûte l'i <• le cheval, et ne 1

ni paix ni repos ?

C'est la troupe légère des elfes; lui n impossible. Déjà tous

les guerriers sonl vaincus; ils sont dans le .

Harald seul, le héros: Harald, le meilleur cavalier, est resté invulnérable. Des pieds à la tête un dur acier le couvre.

siens sont parti.-'. Epées et bouchers gisent à terre. Les che ms maîtres errent libri ment dans la : Plein de tristesse il quitte ces lieux, Harald, le héros. A la clar;é de la lune il chi vauchc à travers la forêt.

Une eau fraîche l ! de cheval, détache son cas-

que ei boil .'i la source limpide.

Il a apaisé sa soif; mais ses bras et sesja ni i s sont sans mouvement; il s'assied suc un roche •, hoche de la tête cl s'endort.

11 (!' " ,;ii ' '■ en des siè le . la tête ! aissec sur la

poitrine. Sa barbe et ses cheveux sonl gris.

Et quand h.s éclairs passent, quand le tonnerre mule, quand la tempête mugit dans la forêt, alors en rêvantilsMsitsonépéc, le vieux hem-, Harald.

LOI IS i m. \\i).

ï<e CSsi'vnïSos* tioiv.

il la Pentecôte; la fête du plaisir, que célèbrent les forêts elle bruyères. Le roi dit: Que dans les salles de l'antique château règne aussi un joyeux printemps.

Les tambours elles trompettes résonnent, les bannières rouges flottent auvent. De sou balcon, le roi voit les chevaliers tomber dans les jeux de la lauce, sous les coups de son fils.

des barrières du combat s'approche un chevalier noir : o Seigneur, ton nom? — Si je vous le disais, vous frémiriez, vous trembleriez ; je suis roi de grands royaumes. »

qu'il entre dans la lire, la coupole du ciel s'obscurcit: le château commence ii trembler. Au premier choc le jeune prince est renversé* c'est ù grand'peinc q fil se relève.

Les liâtes et les violons appellcni à la danse : les torches brillent dans illcs; une grande ombre s'y promène. Elle engage courtoisement la fille du roi et com nence la danse avec

hcvalicr aux noirs vêtemens de fer. Il danse d'une tnani re effroyable ! Ses bras froids entourent les membres délicats de la jeune fille; d i i de cebe-ci les Heurs tombent.

El les chevaliers et les dames s asseyent à la table richement servie. Le vieux roi tout tremblant se , - ■■ son Gis et sa fille, il tes regarde en

silence.

Tous deux élaicnl bien pâles. Le cl cvaiiei > • ,, ■.,.

vin doie vous rendra la santé. > Ils burent rt dirent en le remerciant : « Qu'il est Irais ce breuvj gc !

Le Dli i la Elle enlacent de leurs bras le s in du roi , leurs joncs se oient. De quelque côti muent le vieillard, il voit mourir

son enfant.

(•Malheureux! tu mo les a ravis dans la joie de la jeunesse ! Prends- «moi donc aussi, moi qui serai désormais sans bonheui ' Le barbare «répond d'une voix sourde et creuse Vici ird, c'csl au printemps

LOlls l ULA.VD.

L'anatltênie !3h Troubadour,

(1) Le régiment des chasseurs de Lutzow cteil composé de volontaires.

m château | ublime ; il brillait au loin , jusqu'à

". il s'élevait du milieu d'une couronne lleurie île jardins . "n j liilissaient de claires . avec l'i i lai de l'arc-en-

cie!.

itait un roi fier, riche en pays et en \ -ombre et pâle , il

élail ..--.s sur son troue: cai est l'effroi, son regard est la fu-

« • qu'il dit est un fléau , < tsl du sang.

minaient deux chanteurs : l'un aux boucles di

l'autre à ls cheve grise; le vieillard portant la uarpr était sur un

haut couts'cr; à ses cotés marcbaii gatmeot sou jeune compagnon.

Le vieillard dit au jeune homme : « Prépaie-toi, mon lils; pense à nos «chants les plus sublimes, entonne nos airs les plus brillans. Réi toutes tes forces, ta joie et la tristesse : aujourd'hui il faut toucher le cœur du roi. «

Déjà les de:ix chanteurs sont dans la salle aux colonnes élevées ; sur le trône sont assis le roi et son épouse. Le roi, si rbe, effi :oinme

l'échu sanglant de l'aurore boréale; la reine, douce et modeste, comme si la lune se réfléchissait en elle.

Le vieillard lit résonner les cordes, il les Gt résonner merveilleusement, et la puissance du son allait toujours ni croissant ; alors la voix du jeune nomme s'y mêla claire et céleste, celle du vieillard l'interrompait comme un chœur sourd d'esprits.

Ils chaînent le printemps, l'amour, les champs dorés ; ia liberté , la dignité de l'homme, la sainteté, la constance. Ils chantent les douces émotions qui agitent délicieusement le caflir ; ils chaînent les sentimens sublimes qui l'élèvent aux cieux.

Les courtisans oublient leur ironie, les guerriers s'abaissent devant Dieu; la reine, émue de joie et de mélancolie, jette aux chanteurs la rose de son sein.

» Vous avez séduit mon peuple, vouiez- vous aussi entraîner ma femme?» s'écrie le roi avec fureur, et sou corps tremble; il lance son fer, qui brille et perce le sein du jeune chanteur : au lieu de chants harmonieux , un rayon sanglant en jaillit.

Et comme dispersée par la tempête, la troupe des seigneurs a disparu. Le jeune homme expire dans les bras de son maître. Le vieillard l'enveloppe de son manteau, l'emporte, l'attache sur son coursier, et abandonne avec lui le château.

Mais devant la porte le vieux chanteur s'arrête ; ii saisit sa i:arpe , et la brise contre une colonne : il s'écrie avec force, et le château et les jardins en rendent uu sombre écho :

« Malheur à vous, sailes superbes ! que jamais les doux accords de » l'harmonie ne résonnent dans vos murs; qu'on n'y entende que » des soupirs, des gémissemens, des pas craintifs d'esclaves, jusqu'à ce «que, foulées aux pieds par le génie de la vengeance, vous ne soyez plus «que ruines et poussière !

.i Malheur à vous, jardins embaumés ! m lintenant dans l'éclat du printemps. A l'aspect de ce corps défiguré, flétrissez-vous à jamais! que vos » fontaines se desséchent! qu'aux jours à venir vous ne soyez plus qu'un ndéseit!

» Malheur à toi, infâme meurtrier, Ht au des chanteurs ! que ce soit en « vain que tu t'efforces d'acquérir les couronnes sanglantes de la gloire, «que ton nom soit à jamais oublié, à jamais plongé dans la nuit obscure, «qu'avec ton dernier ouille il se dissipe dans l'air. »

Le vieillard a dit, le ciel l'a écouté ; les murs sont renversés, les sailes sont détruites ; une colonne seule témoigne encore de l'antique splendeur ; unis elle est fendue ;'cette nuit peut-être elle s'écroulera.

Autour des ruines, au lieu de jardins parfumés, est une bruyère aride ; pas un arbre n'y répand d'ombrage, pas un ruisseau ne glisse à travers le sable; aucun chant, aucun livre héroïque ne redit le nom du roi; il est enseveli, il est oublié. Ce fut l'anathémé du chanteur.

LOUIS U1ILAXD.

Ijja revue : ne.

A minuit, le tambour sort du tombeau ; il fait la ronde, il va, ii vient en tous sens avec célérité ; ses bras décharnés agitent les baguettes; ils sonnent maint bon roulement ; ils sonnent le rappel et la reliai e.

Son tambour retentit étrangement; le son en es' fort; les vieux soldats morts sont réveillés dans leurs tombeaux.

Et ceux qui, là haut, dans le Nord, sont restés engourdis sous la glace et la neige, et ceux qui dorment en Hal e le;

Et ceux que couvre le limon du Nil, et ceux qu'ensevelissent les sables d'Arabie, tous sortent de leurs tombeaux et saisissent leurs fusils.

linuit, le trompette sort de sa tombe, il sonne... il va et vient à

cheval.

Et les cavaliers morts, les vieux escadrons sanglans, arrivent en armes sur des chevaux aériens.

Leurs blanches tètes de mort rient sous le casque, leurs mains de squelettes élèvent leurs épées.

Et à minuit, le général sort de sa iore.be; il arrive lentement à i entouré de son état-major.

Il porte un petit chapeau ci un vêtement tout simple ; une petite épée pend à son côté.

La lune éclaire d'une lueur jaune la vaste plaine : l'homme au petit i h; u exa ne ses troupes.

Les rangs portent et présentent les armes, puis toute l'armée défile aux sons d'une musique guerrière.

Les maréchaux et les généraux forment un cercle autour de lui ; le chef dit au plus proche un petit mot à l'oreille.

Le mot passe à la ronde, il se redit de près et de loin. France est le : :n ■ le mot de ralliement.

C'est là la grande revue que le César mort passe aux Champs-Elysées, à l'heure de minuit.

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