‹ Le cabinet de lectureChapitre 40 sur 249 · I. velu. I w.'ii;i> UBI · texte numérisé non relu

I. velu. I w.'ii;i> UBI

Voici une nouvelle qui réunie tout le n le religieux. L'abbé I

daire prêchera le i i lévrier a Notre-Dame

Le ti sermon sera la l U parlera pour la Soc

-\ incent-de-Paule.

L'abbé Lacordaire ne prêchera que cette fois pi < jourqu'ilva

faire P : et le 15 mars. | ■

Rome où il a encore un an i n couvent de D

nicai

Onaccordi Lacordaire, et s a causé une

la lois parmi tes | et] ..i.iii celles

qui recherchent les grandi duites par la i an

Le révérend frère Dominique Lacordaire, de l'ordre des frères prè> cheurs, a été élevé a Dijon, el sortit du collège de cette ville pour venir faire son droit à Taris. D'abord, il etll beaucoup de succès dans la carrière du barreau -, mais ses tendances religieuses l'entraînèrent, et au bout

de Six mois, en 182 I. il quitta la robe d'avocat pour celle de .séminariste. Lorsqu'il eut reçu les ordres, il s'attacha à M. de Lamennais, et devint,

avec M. de Montalambert, rédacteur du journal l'Avenir.

Lorsque le journal l'Avenir attira a M. de Lamennais la censure de là cour de Home, M. Lacordaire accompagna son collaborateur. Il \ cul condamnation : l'abbé de Lamennais persista, M. Lacordaire se soumit. Ils ne se virent plus

L'abbe Lacordaire est a taris, dans un certain monde. L'objet d'une vénération, d'un empressement dont on ne peut se fane une idée; il s'y

mêle un peu «le ciinosilc pour sa personne, pour son coslmne de Dominicain, un peu d'amour-propre a voir, avant tout, celui dont la parole doit produire de si grands effets.

Le frère Lacordaire est logea Taris a {'Mteldu l><ui La Lqfonfaiu

rue de Crenelle-Sainl-Cierniaui, ou il remit tous les jours, de midi .1 trois heures, une at'lliience énorme de visiteurs de tout âge, de tout sc\e et de toute condition.

C'est un homme de trente-neuf ans.

Il a une taille au dessus de la moyenne, la figure longt t maigre, les

traits fortement accentues, le ne/, grand et aquilin, la bouche grande cl Les lèvres pincées, les yeuxfbien tendus et d'un noir fonce. Les cheveux ,,s aussi, la tête rasée de manière a laisser une couronne de cheveux au dessus du Iront et de la nuque

Son costume consiste en robe de drap blanc retenue sur Les reins

,,,11- une ceinture en cuir blanc verni, un scapulaire, uw camail, un capuchon et des bas blancs aussi. Sa manche large laisse voir une chemise de loile 1res fine. I n chapelet pend a sa ceinture.

Dans son salon, il a l'ait placer un portrait de saint Dominique.

Il parle peu et seulement quand on l'iniei roue, sa figure ordinairement douce prend parfois une remarquable énergie el révèle que cet I me

a été accessible ans grandes passions.

Il reçoit avec plaisir ses visiteurs. Ses manières s distinguée

saints aises et uraeieux; cl il ne l'ail pas encore bien le classique salut

monacal

Du reste, il ne ressemble pas aux moines gras et abrutis «h- l'ancien régime, mais bien plutôt a ces moines du moyen âge, a ces prédicateurs fougueux et austères qui entraînaient les peuples chrétiens à la Croisade

L'autre nuit, un de nos r menas les plus illustres, M. de Bal..

était dans son ht ou il ne dormait pas.

| 1, bruit de serrure lui l'ail lourner la tète, et a la lueur de Sa lampe

,1,. I(M1| ,i aperçoil un scéléral qui forçait son secrétaire. C'était critique.

M. de Haï . ni aux éclats.

|.e voleur, se , rovanl découvert, suspend s. ivraie.

M ,1e Bal... ril plus tort.

De quoi riez-vous donc? c'est impatientant, dit le voleur.

De quoi je ris? parbleu! vous .'les un fameux imbécile . devenir

amsi |a nuit, à liions, avec une fausse clef, aux risques des chercher de i an enl dans m lubie ou je ne peux \>.» en trouver mm

le jouri en l'OUVranl a mon aise, cl avec I,, vr clef

I Pêves d nu jeune homme lui représentent «les félicites luîmes Les rêves d'un h. «fait ne lui apportent que les images hem

edevient guère spiritueUe qu'aux dépens de sa vertu.

Le monde s'est amuse pendani deux ans de l'honnête el < anesque

M s .allemand, élève de Werther, pour madame la mar- , , ^ du reste, u'en avait jamais reçu La dcclaraUQnJ

Cette année, au 1er janvier, M. S.... s'est présenté chez la marquise. Elle était sortie. Malgré cela il monta , pénétra dans l'appartement et remit à la femme de chambre un petit paquet pour madame de D....

Rentrée chez elle, madame deD.... ouvre ce mystérieux paquet.

Que contenait-il ? Une rose mousseuse et une mèche de cheveux blancs.

Cela devenait symbolique.

La rose, c'est très bien : c'est une fleur, il n'y a pas à chercher.

Mais une mèche de cheveux blancs offerte par un homme jeune qui les a tout noirs.

Cela voulait-il dire que le chagrin allait les faire blanchir?

Au reste, sans approfondir plus long-temps ce que voulait dire M. S... dans son langage de fleurs et son patois de cheveux, madame de D.... a été. forcée d'exécuter ce pauvre M. S...., et un congé devenu indispensable lui a été donné par M. le marquis de D....

Chaque jour, aux Champs-Elysées, sur le boulevart, on rencontre la marquise d'Aylesbury, une des lionnes les plus élégantes de Londres, le seul pays où il y ait des lionnes. Ici , nous n'avons que des biches timides.

C'est dans un cabriolet à quatre roues, que la marquise fait ses promenades; elle conduit elle-même, avec beaucoup de grâce, sa voiture, attelée de deux poneys , et suivie de deux oui idcrs en livrée marron.

A part sa toilette, qui est un charmant fouillis de dentelles, de voiles, de rubans, de fanfreluches britanniques, ce qu'il y a de plus étrange dans tout cet équipage, c'est le fouet de la marquise; au milieu du man" che de ce fouet est adaptée une ombrelle qui ne lui sert à rien dans tette saison, si ce n'est à montrer la singularité de son goût.

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