TRIBUNAL REVOLUTIONNAIRE
iMii.siiu MCI oui iimvv PROCÈS SU BARON SE TRENCK ET S'ANSRÊ CHÉNIER.
Frédéric, baron de rrenck, célèbre dans toute l'Europe p n malheurs et sa longue di tention dans les forteresses de Gratz el d debourg, comparaissait le 7 thermidor an II juillet 17DI devant le tribunal révolutionnaire sous la prévention d'être l'agent secret du roi de Prusse et d'avoir pris part à la conjuration des prisonniers de la maison d'arrêt de Lazare Saint-Lazare -
L'interrogatoire du baron de Trenck ne se trouve dans aucun journal de cette époque. Nous avons été assez heureux pour le sauver de l'oubli, et nous allons le donner a nos lecteurs qui y trouveront 1rs faits les plus curieux de la vie de cet homme fameux.
— Votre nom, votre âge, votre profession ? demanda Uermann à l'accusé dont la liauic taille Trenck avail six pieds huit pouces il mail la
baïonnette des gendarmes el l'estrade des juges.
— Frédéric, baron de Trenck, né à K.œnigsberg en 1726, ancien officier supérieur au service de Prusse el d'Autriche, aujourd'hui homme de lettres.
— \oiis êtes accuse d'entretenir des correspondances criminelles avec les rois de l'Europe. On a intercepte une lettre que l'accusateur public va vous faire passer, et où vous vous exprimez en termes fort ambigus sur les événeraens dont Paris a été le théâtre dans ces derniers jours.
— La religion de l'accusateur public a été trompée; je n'ai cent aucune lettre en Ulemagne Depuis long-temps je ne fn lus les palais, ei si les rois de l'Europe cherchaient à s'enquérir de ce qui se p France, ils n'auraient pas recours à la plume d'un homme qui s'esi constamment montre le champion du peuple ei de la liberté. Citoyens, continua Trenck en découvrant ses bras qui portaient encore la trace di s meurtrissures de ses fers, vous voyez d'ici les stigmates que le despotisme
primés à mes mbres, et vous voudriez que je consacrasse cette
,li;Mi, ,, la défense de la tyrannie! Non, vous ne le croyez pas, vous ne
dl vez pas. vous ne pouvez pas le croire.
Ces pamies prononcées avec une grande énergie, ébranlèrent un instant les juges el suscitèrent dans l'auditoire u urmure d'intérêt. Le
vieillard frenck avait 68 ans s'était levé; sa noble physi tie encadrée de cheveux blancs s'était eclauce d'une lueur Surnaturelle, cl dans
ses gestes el dans son attitude on retrouvait la ni.il.- el stoïque assurance du captif de Frédéric 11.
— \ OUS ne pouvez, mer que vous ne sovez le COrreSj danl du Iv ran
Joseph H, empereur d' Vllemagne.
— je l'ai été, mais je ne le suis plus, repartit Trench vivement; au surplus, citoyen président, si vous voulez accorder quelques facilités à m,, défense, je saurai en quelques mots réduire au néant toutes les accu salions donl je suis l'objet.
— Parlez, dil Uermann
— Je m'oppose, s'écrie aussitôt l'accusateur public Fouquier-Thinville en Se |i e qu'on laisse plus long-temps l'accusé se jeter dans des divagations inutiles Les momens du tribunal sont précieux quatorze prévenus doivent êtrejugés il ici à quatre heures, el il esl près de midi;
de temps a perdre.
— \oiis n'avez pas de temps à perdre' reprit I rencK avec indignation el en fixant ses veux de colosse sur !a piètre nulle de l'oiiquicr VppelcZ-
vmiis d me temps perdu les insti di s p. an- se défendn
|u 01 il
— Parlez, accusé, dit le président.
— Alors, citoyen président, exclama Fouquier-Thinville , je ne suis plus ici...
— Citoyen accusateur publie , interrompit le président , à moi seul est réservée la police de l'audience et la direction des débats ; je vous engagea vous reposer sur moi du soin de concilier, les intérêts de la défense et ceux de l'accusation. Accusé , je vous le répète, vous pouvez parler.
Trench se leva alors et s'exprima en ces termes :
— J'ai passé, citoyens, plus de dix années de ma vie dans les fers. Une circonstance heureuse (1) me valut enfin la liberté, et je crois en avoir profité en homme qui en connaissait le. prix, en philosophe qui en a pesé la sainte nécessite. Y peine échappé de ma prison, je songeai à devenir un citoyen utile. J'épousai à Aix-la-Chapelle la fille du bourgmestre de cette ville, et je m'appliquai dès lors au commerce, à la littérature et a l'art militaire. J'ai créé à Aix-la-Chapelle une gazette où je professais les doctrines les plus pures de la démocratie et du christianisme. Par respect pour une souveraine à laquelle je devais ma délivrance, je suspendis la publication de mon œuvre, mais je ne reniai pas mes principes. Ceci se passait en 1772. De 1774 à 1777, je voyageai en-France et en Angleterre, et dans ce premier pays je me liai avec Franklin, ce sage digne de Lacédémone, pour lequel je lis ce vers latin, témoignage de mon admiration et de mon amitié.
Eripuit cœlo fulmen, sccplrumque iijrannis. De retour en Allemagne, mes concitoyens et les gouvernemens voulurent bien me confier des fonctions publiques; mais la mort de ma bienfaitrice la grande Marie-Thérèse...
— Vous ne devez pas profiter de la parole qu'on vous a accordée pour faire ici l'apologie des tyrans et des femmes de tyrans, s'écria grossièrement Fouquier-Thinville.
• — Vous ne m'empêcherez pas de m'exprimer comme je le dois, répartit Trenck, et dans un procès monstrueux il est assez singulier de voir un magistrat républicain essayer de circonscrire dans le cercle de Popilius la liberté de la défense.
— Nous sommes ici pour juger, reprit Hermann, et non pour entendre formuler des éloges sur le compte des ennemis delà République.
— Dites peut-être pour condamner, mais vous m'avez accordé la parole, citoyen président, et je saurai la conserver répondit Trenck avec dignité. Puis il continua ainsi :
A la mort de ma bienfaitrice, la grande Marie-Thérèse, je me retirai en Hongrie et je me lis laboureur. Oui, citoyens, celui que vous accusez, l'homme que vous avez fait venir à votre barre sous le poids d'une accusation d'aristocratie, a été le collaborateur et l'ami de Franklin, et a dirige la charrue dans la plaine de Zwabach. Enfin , en 1787, il me fut permis de revoir ma chère patrie: je me hâtai de quitter la Hongrie pour retourner en Prusse, et je ne restai dans mon pays que le temps nécessaire pour y payer la dette de la reconnaissance et d'une amitié bien profonde. L'objet de cette gratitude et de ce saint attachement descendit au tombeau (2), et je m'exilai, mais cette fois volontairement, de ces contrées où j'ai connu tout ce qui glorifie l'homme et tout ce qui l'écrase. C'est à peu près a cette époque, citoyens, que mes mémoires parurent et que
(1) Trenck s'amusait dans sa prison à graver sur des gobelets d'élain qu'on lui donnait, et ces objets devinrent une source de richesses pour ses geôliers. Un de ces gobelets, qui représentait l'histoire biblique de Nabotk, fut porté à la cour de Vienne, et l'illustre Marie-Thérèse fut si vivement touchée des infortunes de Trenck, qu'elle ordonna à son ambassadeur de faire des démarches auprès du roi de Prusse, pour obtenir l'élargissement du baron.
(2) On sait que tous les malheurs du baron de Trenck découlèrent de l'amour qu'il avait su inspirer à la princesse Amélie, sœur du grand Frédéric. Cette belle et spirituelle princesse n'abandonna jamais l'homme dont elle avait brisé l'existence. Sa mort suivit de bien près la liberté de son amant, qu'elle revit encore une fois.
cette publication attira sur mes malheurs et sur moi l'attention de l'Europe. Moins attaché aux principes de la liberté et de l'égalité, j'aurais pu sans doute reconstruire ma fortune en faisant le sacrifice de mes opinions aux potentats qui me recherchaient et qui, je puis le déclarer ici, m'aimaient. Je n'ai point voulu déserter mes convictions et je bravai même de nouvelles persécutions pour les conserver intactes. Citoyens, j'ai écrit le premier à Vienne en faveur de la Révolution française, et cette loyale démonstration a été punie immédiatement de dix-sept jours d'arrêts, avec injonction de cesser d'écrire sur ce sujet, sous peine d'être enfermé de nouveau dans une prison d'état. Voilà, citoyens, pour un conspirateur, pour un valet du despotisme, une bien singulière conduite, n'est-il pas vrai ? J'habite Paris depuis 1 791 , et ces quatre années ont été consacrées à l'étude, et à la publication île quelques brochures qui n'ont point été, je le crois, inutiles à l'éducation politique du peuple français. Si je n'ai point fréquenté comme je l'aurais dû peut-être, les assemblées populaires, c'est que ma qualité d'étranger me paraissait un obstacle, à être entendu. Au reste, citoyens, consultez les magistrats de la section des Lombards où j'ai résidé long-temps, et ils vous diront si ma conduite, si mes actes n'ont pas été constamment ceux d'un bon citoyen et d'un honnête homme.
Je n'ai plus rien à ajouter à ma défensç, citoyens; je crois avoir suffisamment prouvé à vos consciences que je suis innocent du crime qu'on m'impute, et que je n'ai trahi en aucun temps, à aucune époque, la cause de la liberté et celle du peuple français.
Le vieillard se replaça sur son banc, après s'être incliné respectueusement devant le tribunal, et un Ion g murmure d'approbation circula dans toutes les parties de l'auditoire.
L'accusateur public se leva.
— Je ne suivrai pas l'accusé, dit Fouquier/Thinville, dans ses interminables digressions, car la justice, et la justice révolutionnaire, doit marcher aussi vite que la liberté, qui a des ailes. J'abandonnerai même, s'il le veut, la partie de l'accusation quia rapport à ses menées secrètes avec les ennemis de la France, les tyrans du nord ; mais que pourra objecter l'accusé aux accablantes charges que je vais dérouler ici ?
Citoyens jurés, poursuivit Fouquier, une conspiration qui avait pour but de détruire la république et de rétablir la royauté a été ourdie dans la prison de Lazare; Trenck, André Chénier, Roucher, l'ex-capitaine de l'ex-marine royale, de Rart et plusieurs autres en étaient les chefs et les moteurs; il y a en tout soixante conjurés : vous êtes appelés, citoyens jurés, à en juger la moitié aujourd'hui; l'autre moitié passera demain sous le niveau de votre justice. La soirée du G thermidor avait été choisie pour mettre à exécution ce sanglant projet; le génie de la liberté, qui veille sur les destinées de la république, n'a pas voulu permettre qu'un complot, si bien combiné s'accomplît; les hommes qui en étaient l'âme sont traduits à votre barre, et vous en ferez justice, car il y va du salut de la patrie.
— Un esclave a raison quand il brise ses chaînes ! js'écria André Chénier.
— Nous avons voulu échapper au supplice, mais nous n'avons pas prétendu détruire la république! s'écria a son tour Roucher; le métier d'assassin ne va pas à tout le monde, et, le poignard ne tient pas dans une main qui a noblement tenu une plume et une cpée.
— Quand je me suis sauvé de la forteresse de Gratz, ajouta Trenck, on appesantit mes chaînes, on resserra ma prison, mais on ne m'ôta point la vie; il était réservé au tribunal révolutionnaire de surpasser les rois en tyrannie et en persécution. -
Pourquoi préjugez-vous l'arrêt que rendra le tribunal sur la déclaration du jury ? dit le président Hermann.
Kous connaissons d'avance notre sort ! s'écria impétueusement
le poète Roucher; vainement vous voulez vous entourer de quelque simulacre de justice: la peau de renard dont vous cherchez à vous couvrir ne dissimule pas celle du tigre insatiable de sang, qui est la Mitre : notre perte est jurée d'avance, et nous ne sortirons tous d'ici
que pour marcher à l'échafaud. Juges abominables, il j a au dessus de nos têtes un juge qui tous jugera a votre tour, et malheur à voi Malheur a tous, car vos arrêts sanguinaires vivront plus que vous, el ooms seront dans la postérité la plus reculée attachés au poteau de l'infamie.
— Dans l'intérêt même des accusés, je crois de mon devoir de leur retirer la parole, dit llermann.
— Retirez ou laisse/, la nous, nous ne voulons pas nous défendre, reprit Chénier; il y aurait faiblesse et pusillanimité à lutter plus longtemps contre la révoltante partialité d'un tribunal tel que le Mitre. Ju-
• jurés du tribunal révolutionnaire, vous déshonorez la liberté !... mais non, la liberté ne peut être souillée par VOUS... elle restera pure malgré \os prévarications, vos cruautés, vos passions haineuses, votre barbarie.
— Citoyen président, faites cesser, je vous prie, toutes ces criailleries, interrompit Fouqtiier-Thinville. et invite/, le jury à entrer dans la salle des délibérations.
— Accusé Trenck, dit Hermann, votre di fense a été marquée au coin de la modération ; persistez-vous a dire que vous êtes resté étranger à la conspiration de la maison d'arrêt dite I. a/are!
Trenck pouvait se sauver par un mot, il ne voulut pas le prononcer. l.e vieux sang teuton coulait dans ses veines.il aurait eu honte de racheter sa rie par une lâcheté devant ce nouveau tribunal véhémique;et puis ne voyait-il pas auprès de lui deux poètes (dont l'un était presque au sortir de l'enfance, pleins d'avenir et de gloire, se vouer sans pâlir aux dieux infernaux '
— Citoyens, s'écria Trenck en se levant , je prends ma part de responsabilité des paroles prononcées à l'instant par mes compagnons d'infortune. Leur destinée sera la mienne, je vivrai ou je mourrai avec eux.
Puis il se rassit en silence et serra affectueusement la main des deux poètes.
rv se retira aussitôt et rentra un quart d'heure après avec un verdict de culpabilité pour tous les accusés, au nombre de trente, dont se composait cette première fournée, comme on disait alors.
Ils furent tous condamnés à la peine de mort pour avoir, dit la sentence, conspiré- dans la maison d'arrêt dite Lazare, à l'effet de s'évader et ensuite, par le meurtre et l'assassinat des représentais du peuple et notamment des membres du comité de salut public et de sûreté générale, de dissoudre le gouvernement républicain et de rétablir la royauté.
censés entendirent le prononcé de la sentence avec une grande impassibilité. Ils se levèrent tous silencieusement et se retirèrent escortés par les gendarmes.
\ deux heures et demie ils avaient été condamnés; a quatre heures le fatal tombereau les [h, riait vers la place delà Révolution.
La plupart des condamnés avaient entonne le chant du départ ; Roucher et vmlre Chénier, [assis côte à côte, s'entretenaient a vois basse de leurs affections, des chers objets qu'ils abandonnaient sur la terre, de leurs ré\es poétiques si douloureusement évanouis. Ils me font mourir bien jeune, s'écriait Lndré (Hunier, et pourtant je sens, ajoutait-il. i frappant le front, qu'il y avait la quelque chose ! ! Cher ami, lui répondit Roueber, vous n'allez abandonner que des idées, moi je vais quitter des
enfans, une épouse que j'adorais Mais il est une autre vie, mon cher
André, et nous nous retrouverons un jour tous ensemble pour ne plus nous séparer, achevons noblement le sacrifice Ne donnons | isanos bourreaux le plaisir de nous voir faibles et tremblans. — .le ne tremble pas, répondit André', mais je déplore la perte d'une existence qui est tranchée sans fruit pour la république.
Cependant le peuple regardait passer les charrette, avec pins di passion que de curiosité. Trenck disait alors a la foi ' sa voix forte et puissante: De quoi vous émerveillez- vous? Ceci n'est qu'Une comédie à la Robespierre.
Arrives prèsde l'échafaud, tous les condamnes descendirent : l'exécu-
tion des trente dura quarante-cinq minutes!! lioncher fut guillotiné le dernier, Trenck l'avant-dernier. Il monta sur l'échafaud comme à la brèche, et s'écria avant de livrer sa tète au fatal couteau: Français! nous mourons innocens, vengez notre mort et réhabilite/, la liberté en immolant les monstres qui la flétrissent et qui la déshonorent.
Quelques secondes après il avail cesse de vivre, et la tète de l'auteur île. !/,,/< roulait sur la sienne.
Ainsi linii eei homme qui pendant les deux tiers d'une longue vie avait été en Imite aux persécutions des rois; il avait servi le despotisme avec une épée valeureuse, el le despotisme pendant dix années l'ensevelit vivant dans ses fortet sses; il servit la liberté de sa plume, et une république le jeta aux gémonies comme un traître et un parjure. Trenck est une personnification de la fatalité orientale : la malignité de son étoile ne
l'abandonna pas un seul instant, si l'inique procédure qui le conduisit devant le Tribunal révolutionnaire avait été retardée de vingt-quatre heures, il eut été sauvé.
Le malheureux Trenck, par un de c< - pressentimèns qui atteignent souvent les hommes b s moins superstitieux, sroyail a sa mort prochaine. Ici, thermidor, la veille du jour ou il futeondamnéel guillotiné, il dit au comtedeB... son compagnon de captivité, en lui remettant une fort
belle tabatière d'écaillé ci inclue d'un sujet sv ni bol h pic et point il Ice d'or: Mon cher comte, acceptez ce gage de mon amitié, c'est le dernier présent de la princesse \melie de Prusse, ma bienfaitrice ei mon amie ; je le conserve depuis long-temps, conservez-le aussi long-temps que moi pour
h rer ma mémoire et la sienne. I n ami seul doit être le dépositaire et
le gardien de cet objet.
li comme le comte de II... faisait quelques difficultés d'accepter ce bijou: prenez-le mon ami, songez que c'est le legs d'un mourant Car ils veulent me perdre, et ma tête tombera d'ici a trois jours.
Mais, mou cher Baron, répondit le comte de H..., nous sommes l'un et l'autre sous le coup de la même accusation: si votre tête tombe, la mienne tombera également
— Quelque circonstance heureuse vous sauvera, mon ami, je VOUS
le prédis. Votre épée est nécessaire à votre pays; et vous pourrez lui
consacrer encore de Jouîmes années.... ; quant a moi , mes destins sont fixes. ...je mourrai.
\ ingt-quatre heures après la prédiction était réalisée. La tête du baron de Trenck tombait.
Le comte de H... qui devait être jugé le :• thermidor, reçut au bout de trois mois sa liberté II conserva pieusement le legs du malheureux Trenck seulement pour ôter aux cupides gardiens dont il était entoure jusqu'au moindre prétexte de le lui ravir, il leur donna la garniture d'or qui enrichissait la boite mystérieuse, el ne conserva que l'écailli comme nous l'avons dit, d'un merveilleux travail et pointillé d'or.
Cette boîte, curieuse sous plus d'un rapport, est encore en ce moment entre les mains de l'auteur de cet article. Sun père, le captif de Saint-Lazare, le compagnon d'infortune de Trenck, de Loizerolles, de Roucher, if \ndre Chénier, la lui a laissée, et il n -.ode ce joyau comme l'un des plus précieux débris de la fortune paternelle.
[Le Droit.