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la côte de Sumatra, d'où il se rendit à Poulo-Pinang. Il y avait trois mois qu'ils battaient la mer dans le plus complet démiment. Le gouverneur anglais de cet établissement récemment formé, accueillit les Français avec une grande humanité et leur fournit tous les secours que réclamait leur triste position. Dans leur détresse les officiers et les matelots de l'Aurore prirent passage à bord du Charles, vaisseau de commerce de leur nation qui se rendait à Pondichéry où ils abordèrent le 21 octobre. Knlin, de ce comptoir français ils regagnèrent l'Ile-de-France, le 10 décembre sur le Saï-Gou, capitaine Lecor, de Saint-Malo.
Tardivet arma le brick la Revanche, et s'attacha Surcoût' comme lieutenant, car il avait reconnu en lui les qualités solides qui distinguent l'officier deWrite. Il appareilla le 23 mai 1791, afin d'explorer les côtes de Madagascar. Dans cette rude navigation, Surcoût', quoique adolescent, acquérait les connaissances de sa dure profession et laissait percer dans toutes les occasions qui se présentaient le génie dont il était doué.
Rentré heureusement à l'Ile-de-France, Surcoût' quitta Tardivet et le second capitaine Saint-Pol, qui , l'un et l'autre, lui portaient le plus vif intérêt. Robert lit plusieurs voyages à la côte d'Afrique sur les bâtimens de la Colonie, entre autres le Navigateur, dont le second était son compatriote M. Le Joliff. Les hostilités survenues parmi les gouvernemens ne mirent aucun obstacle à l'ardeur qu'il déployait dans ses expéditions, qui se terminaient toujours avantageusement; cependant ces voyages cessèrent et son navire fut désarmé. Ne pouvant rester à terre, Surcoût' se lit embarquer comme officier de marine commissiouné par le gouverneur sur une des corvettes de guerre de la Colonie.
Tels furent les premiers pas de ce célèbre marin dans sa glorieuse carrière.
Ch. Cunat.
(Vigie île l'Ouest. — La suite prochainement.)
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