‹ Le Cabinet historique (volume 2)Chapitre 38 sur 240 · DE BRAY · texte numérisé non relu

DE BRAY

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St Petersbourg le 26 novembre 1816.

J'ai lu avec le plus grand intérêt votre lettre mon cher abbé, et j'ai été vivement affecté du tableau de vos peines et je regrette vivement que l'immense éloignement ou je me trouve ne me mette pas à même de les

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sralàger ^cacement. Gependant Je me suis occupé des moyens de remplir vos intentions ne connaissant point S. B. mg' le cardinal Gk)nsalvi je me sais addmssé à mon collègue ici m"^ le Baron deLebreltern etje joins ici une lettre de ce ministre a son Eminence, ou il plaide de son mieux votre cause mon cher abbé et réclame pour vous des secours et un appuy que la justice et l'humanité de mg'^le cardinal ne tous refuseront sûrement pas; j^apprendrai avec un extrême plaisir le succès de cette démarche, et je serois véritablement heuceui si dans le coorant de Tannée 1818, époque à la guelleje compte me rendre en Italie, pour y faire une nouvelle provision de lumières et de santé, je vous trouvois mon digne ami dans une position satisfaisante.

En attendant donnés moi de vos nouvelles je n*oublie pas de mon côté la littérature et les recherches historiques. Quand je vous reverrai j'espère être à même de vous communiquer un assez grand ouvrage que j*ai terminé et qui s'imprime actuellement. Il est intitulé Essai critique sur l'histoire de La Livonie (3 vol. in S"").

Adieu mon cher abbé, ma femme vous fait mille complimens et moi je vous prie de croire à mon amitié sincère et tendre

DE BRAT.

St Petersbourg 25 avril Ï817

J'ai vu avec un extrême plaisir par votre lettre du 18 P» mon cher et docte abbé qu'une Juste espérance ranime votre cœur et que grâce à la puissante intercession du Baron de Lebreltern et à la générosité de S. Em. mg' le card^ Gronsaivi ; et surtout grâces à la magnamité de M. de S^Pré vous touchez aumoment de voir finir l'état de gène dans lequel vous vous trouviez. J'attends

avec impatience la lettre quim'aprendra que cette affaire est entièrement terminée à votre satisfaction — en attendant le Baron de Lebreltern ne doutant point que S. Em. mg' le card^ Gonzalvi ne remplisse rengagement qu'il a en quelque sorte pris avec vous par le message dont vous me parlez lui a écrit une seconde lettre p' le remercier. — Maintenant vos jours s*écouleront sans inquiétude, et en sciences et vos amis y gagneront — ]*ai reçu avec beaucoup dlntérèt le recueil de prières qui ont été dictées à Tamitié par le goût pour les lettres et les muses. Peu de personnes peuvent se vanter de posséder un pareil livre — Vous méritez mon cher abbé tout le bien qu'on dit de vous, et je souhaite qu'on vous en fasse en proportion de celui qu'on en dit — adieu je me réserve de causer plus au long une autre fois avec vous.

Votre ami D. B.

Kockenhusen le 4 septembre 1817

J'ai appris avec le plus grand plaisir aimable et cher abbé, qu'enfin l'intervention de l'excellent B<»" de Lebreltern avoit eu le succès désiré, maintenant vous voilà en possession de cette aw^ta mediocritas célébrée par Horace. Seulement le terme d'aurea me parait un peu brillant pour une si petite fortune, substituons y l'Épithète d'argentea qui est plus modeste i enfin mon cher ami un sage comme vous qui ne vit presque que de racines grecques et latines et qui s'abreuve aux sources d'Hypocrène et de Castale a besoin de peu pour être heureux. Je remercie Dieu de ce qu'il m'a mis à même d'être de quelque utilité à un homme aussi intéressant qu'aimable et bon ! Vous avez trouvé la clef de tous les soutterains de l'antiquité mon cher abbé ; il n*y a plus

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de mystère pour vous votre prodigieux savoir et votre infatiguable activité font que vous voyez aussi clair dans tous ces labyrinthes de l'ancienne Rome soit payenne soit éclésiastique que le commun des hommes voit clair en plein midi, — combien je serai charmé de vous revoir de puiser à pleines mains dans ce puits de sciences et d*érudition d'où J*ai rapporté de si bonnes choses. — Vous verrez sûrement à Rome Tancien ministre c^ de Mongelas qui sera bien charmé de faire votre connaissance — il est bien possible que nous vous arrive rons ensemble mais dans tous tes cas je vous préviendrai quand il y aura quelque chose de décidé à ce sujet en attendant donnez moi de vos nouvelles, soignez votre santé, et conservez vous pour ceux qui vous aiment . J*ai fait passer votre lettre et la brochure destinée au B^"^ Lebreltern — je vous remercie pour mon compte de votre intéressante epitre du 14 juin ainsi que de l'autre ei^emplaire de la brochure citée, recevez l'assurance de mon bien tendre attachement

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