LÉVI9-UIRBP0IX, BARON DE L^RAN
Il enToye son fils ao duc de Robin, à Castres, aTec son régiment de 500 hommes.
Léran gaëri de sa blessure, désirant se rendre maislre du pays et comté de Foix, envoya le baron son fils par forme de secours vers le duc de Rohan à Castres, avec un régiment de SOO hommes dudil pay^ de Foix; mais en efîel pour lui dire la facilité qu'il y avoit de réduire le pays de Foix en la puissance de leurs églises, si son père étoit secouru de deux ou trois mille personnes. Sur cette proposition, il obtint Tingt-hait compagnies de réformez de Languedoc, et des Sëvennes^aYec lesquelles il s'en retourna audit pays de Foix.
Le baron de Léran fils estant arrivé à Mazëres, le père illa au-devant desdites compagnies des Sevennes et du Languedoc, et les ayant jointes avec un double canon et deux pièces de campagne, qui jeltoient la balle du poids de haict livres, il fit semblant d'assiéger la ville de Montant, mais il donna sur le chastoau deNogaréde^ qui lui fut rendu par composition : toutefois il le fit piller.
Les Alleraans. — Verniolle.
De là il fut au bourg des Allemans, qu'il brûla avec l'église, oti il se commit plusieurs inhumanitez. Autant en fit-il au village de Yemiolle; et. cela faict, il rebroussa son chemin Ten la maison épiscopale de Pamies, appelé le Mas Saint- Anthonin de Pamies^ distant de 1000 ou 1200 pas de la ville, que le sieur de Lussan, qui est à présent Evéque, mrit rebastie de nouveau, laquelle lui fut aussi rendue par beapitainede la garnison, impatient d'attendre du secours.
Le comte de Carmaio, gouverneur des pays et comté de Foix, blesié au siège de Montauban.
Léran, glorieux de ses succez, entreprit d'assiéger VatUlM, prenant adyantage de ce que le comte de Carmain,
gouverneur du comté de Foix, s*étoit retiré en sa maison de Montesquieu, malade et blessé de deux coups de pique, qu'il avoit receus devant Montauban, en la sortie que les assiégés firent le iO octobre, en laquelle ils prirent les tranchées sur les régiments de François (Francon) et de Sainte-Croix, qui estoient lors en garde^ et eussent pa^sé outre, sans ledit comte de Carmain, maréchal de camp au quartier du doc de Mayenne, lequel avec le marquis d'AUuye-Sourdis, sou gendre, qui fût aussi blessé d'une mousquetade, de douze gentilshommes et d'une partie de son régiment, rechassa des tranchées les ennemis et les contraignit de se retirer dans Montauban.
Varilles assiégée par Léran. — Estais des assiégeants.
Or, Varilles n'est distante que d'une lieue de Pamies, et située sur le bord de la rivière de l'Ariége, à l'embouchure des montagnes de Foix. — Le 2 de novembre^ Léran faict ses approches tant de sa cavalerie^ en nombre de trois ou quatre cents chevaux conduits par le sieur de Mauremont, que de rinfanterie, où il y avoit deux mille cinq cents Sévenols, laquelle il logea en trois troupes ou quartiers autour deU ville.
VariUes ioTesty par trois endroits.
La première troupe commandée par Léran et Lafalgat alla se loger aux faubourgs du costé de Foix, et fit à l'instant ses approches jusques au bord des fossez à la faveur des murailles des jardins, qui sont de ce costé, que les habitants n'avoient eu moyen de fortifier ny barricader.
GooliarJ^ sergent-migor de VariUes défend bramement les dehors.
La seconde commandée par Sainct-Floran logea aux faubourgs de la venue de Pamies; mais parce que de ce costA