‹ Le Cabinet historique (volume 3)Chapitre 7 sur 148 · La Courtaudière a M. de Pontciiartrain · texte numérisé non relu

La Courtaudière a M. de Pontciiartrain

Saite de ritiaérairo. ^ Préparatifs h. Madrid. — Âssasaiuut de M. de Trosii, etc., etc.

Monseigneur,

Ce que j'ay eu l'iionneur d'escrire à ^tre Grandeur au sujet du passage de la Koyne d'Espagne se trouve vérilaljle, Monseigneur, sauf que M. le duc d*Ausonne n'y cstoil point comme on l'avoit, dit, mais bien M. le man]uis do les Balbasès, Génois qui a fait la fonction de majordûuie jusqu'à Ronseyaux où M. le marquis de Saint-Croix a rempiy ce poste.

M. le duc de Médina Cély est venu au-devant de la 'loyne jusqu'à Saint-Jean-Picd-de-Port où il a présenlé à Sa Majesté les présens du Roy que l'on dit oslre d'un {irix inestimable en joyaux. Sa Majesté Caili. doit aller avec toute sa cour dans un superbe équipage au-devant dt^ la Koyne josqa^à Guadelaxara, à neuf lieues de Madrid, pour y célébrer les nopces.

• J*«y aussy l'honneur, Monseigneur, de rendre compte à Tottre Grandeur, que l'on écrit de Madrid du 2 de ce mois qœ Ton y est en de gros mouvemens pour recevoir In Uoyne 6t.lay faire une magnifique entrée.

Jft'flO mande de là que M. le cardinal Giudice, doit encore rwter da temps à Rayonne, et que Ton travaille, à la cour, hUritonm des troupes.

L'on, marque aussy, Monseigneur, que M. Orry a voit flAToyé. à la Tille de Cordoue, province d'Auùalousie,

40 LK GABINBT HI8T0R1QUS.

M. de Trosi, François, pour régir radministration des rentes du Roy et que, par jalousie ou mescontentement| des gens masquez ont nuitamment forcé la maison qu'il occupoit, l'ont poignardé, sa femme et ses domestiques, mis le fea à la maison qui fut en peu de temps consummée. On travaille vivement à découvrir les coupables de cette cruelle action, mais il est à craindre, Monseigneur, que l'on n'y parvienne pas. Il suffit que ce soit des Espagnols qui l'ont commise contre un François.

Si je puis, Monseigneur, apprendre en détail ce qui se passera à Guadalaxara et à Madrid sur les réjouissances qui s'y doivent faire, j'auray l'honneur d'en rendre compte à Votre Grandeur, ayant celui d'en estre, avec un zèle ardent et un très-profond respect, Monseigneur, le trtehumble trés-obéisssant et très-soumis serviteuri

De la CouRTAUDiËas.

A Oléron en Béarn, le 10 décembre 1714-

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