‹ Le Cabinet historique (volume 4)Chapitre 35 sur 170 · XVII. — LA FRONDE. — LETTRES DE MARIGNT · texte numérisé non relu

XVII. — LA FRONDE. — LETTRES DE MARIGNT

Marigny, sur la naissance duquel on n'est pas bien d'accord, est célèbre dans l'histoire de la Fronde par ses pamphlets, ses épigrammes , et par le crédit dont il jouit près du prince de Gondé et du cardinal de Retz. Ménage a dit de lui : è un grande improweatore questo signor di Marigny. On connaît de lui quelques rondeaux e triolets contre le cardinal Mazarin , quelques lettres de galanterie , quelques pièces de poésie, comme le Pain bénit, etc., etc. Les lettres que nous publions ajouteront^ beaucoup à sa réputation d'homme d'esprit et d'écrivain distingué. Éloigné de Bordeaux, après avoir été attaché à la fortune du prince de Conti, qui dîrigeoit alors dans cette ville, sous l'inspiration de Ui duchesse de I^ongueville, les affaires de la seconde Fronde, Marigny, dont les libertés, les indiscrétions, et peut-être les insolences avoient déplu à la Princesse, étoit revenu à Paris, et là, dans la familiarité de monsieur le Prince , de monsieur duc d'Orléans, il servoit encore la France de ses bons mots, de ses épigrammes et de toute son activité. C'est de Paris qu'il écrî-

▼oit, à Bordeaux, à Pierre Lenet, pour lui rendre un compte tout à fait confidentiel de ce qu'il Toyoit et de tout ce que faisoient autour de lui leurs amis les Frondeurs, et leurs ennemis les Mazarins. Cet exposé suffit pour mettre le lecteur en situation de juger de Tim* portance de cette correspondance.

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