‹ Le Cabinet historique (volume 4)Chapitre 37 sur 170 · H. FORTOUL · texte numérisé non relu

H. FORTOUL

 JUi Isiui% Paris.

MINISTÈRE D*ÉTAT ET DE LA MAISON DE l'eMPEREUR.

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Monsieur, j'ai l'honneur de vous informer que j'ai autorisé, au nom de Sa Majesté, une souscription, pour les bibliothèques de la couronne , à dix exemplaires d'un ouvrage que vous faites paroître sous le titre de Cabinet historique, — Je. suis charmé de pouvoir vous donner avis de cette disposition concernant, une publication qui se recommande à mon intérêt.

Veuillez, je vous prie, monsieur, faire remettre les exemplaires dont il s'agit à M. Barbier, conservateur administrateur de la bibliothèque du Louvre, qui vous communiquera les renseignements nécessaires pour k suite que comporte cette souscription. Recevez, etc.

Le ministre d'Etat et de la maison de l'Empereur,

Achille Fould.

A M. Louis Paris.

Dans les lettres qiie nous recevons quotidiennement, se font jour parfois, avec des encouragements, certaines critiques et obser?alLons auxquelles, avec la meilleure volonté du monde, il nous est impossible de faire droit. Nous supplions ceux de nos iionorables correspon* dants dont nous ne saurions, quant à présent, adopter toutes les idées, de croire que nous ferons nos efforts pour les .dédommager d'une autre façon: qu'ils veuillent bien considérer qu'une collabora-

tion intelligente, active, et si désintéressée qu'elle puisse être, et qu on veut bien nous la donner, ne peut suffire, quand bien même nos conditions de périodicité, déformât et de prix, ne seraient point un véritable obstacle. Nous n'en remercions pas moins de IMntérét qu'on nous témoigne, et nous demandons à nos correspondants la continuation de leurs bienveillants avis. Nous placerons ici quelquesunes des lettres qui nous ont été écrites: ce sont celles dont les conseils déjà reçus d'ailleurs, nous paroissent de nature à pouvoir -être suivis dans un terme plus ou moins rapproché.

A M. LE DIRECTEUR DU CABllNET UISTORIQUE.

Paris, le 25 février 1855.

Monsieur,

L'idée de rééditer ou plutôt de refaire la Bibliothèque historique de la France^ du P. Lelong, est assurée du succès, car ce livre si utile est aujourd'hui d'un prix élevé et d'une rencontre assez rare. Mais, si vous n'êtes pas rebuté par la diffîcullé de la tâche, il faudra vous féliciter et vous remercier de votre courage. Des tentatives de ce genre ont été faites à plusieurs reprises, et le savant bibliophile Jacob a plusieurs fois annoncé la réimpression du P. Lelong. Mais, pour une entreprise de ce genre, j'entends une véritable édition nouvelle, cela ne peut guère être entrepris de nos jours que par l'Institut ou le gouvernement. — Or, on n'y pense guère dans ces hautes régions. — Vos deux premières livraisons font bien augurer de votre Revue : serez-vous aussi abondant, aussi riche pour les autres provinces que vous l'avez été pour la Champagne, voire pays d'afifection ? Nous vous attendons au n® 3. Au surplus, vous ne doutez pas qu'on n'ait quelque peu critiqué votre début. Le premier numéro, sans indications de sources^ n'éloit pas heureux. Le second numéro a élargi les bases. D'autres critiques se sont

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fait-joup. Les indications de sources n'ont pas toujours ëté données sûrement, et Ton a regretté le peu de développerpent de beaucoup de vos titres; puis, on a cru découvrir quo quelques manuscrits ou documents appartenoient bien plus à telle ou telle province qu'à la Champagne même, etc.

Réponse» — Quelques mots de réponse à cetle lettre, * que nous publions parce que, comme celles qui suivent, elle peut élre Texpression d'une pensée commune à plusieurs de nos souscripteurs. Des erreurs se sont sans doute glissées dans quelques-unes de nos indications. Il n'en peut guère être autrement. Nous avouons, et nous supposons que nos lecteurs Tonl déjà deviné, que nous n'avons pas vu, ni tenu tous les documents que nous renseignons. Nous ne les indiquons souvent que d'après, des catalogues communiqués, qui ne sont pas toujours l'expression exacte du classement actuel des bibliothèques, triais ce n'eU pas sans intention, ni sans but, que le directeur du Cabinet hiihrique 9 déclaré se mettre à la disposition du public pour toute espèce de renseignements: iUpreud m l'occasion de répéter qu'il n'eU prélevé aucun droit de recherches^ et que pour tous les éclaircissements qu'il peut donner par lui-même, et transmettre par voie de correspondance, MM. les correspondants peuvent sans scrupule recourir à lui, ne fût-ee que pour la e^afirpi^tion ou la rectiOcalîon d'une indication de source.

AU MEME

Paris, le 28 février 1855.

Monsieur,

Avez^^vous donc exclu de votre recueil les documents de ThiS"* toire étrangère à Thisloire de France? En Angleterre nous serons fort contents de trouver, dans votre recueil si intéressant, ce que vous possédez au Musée de Paris sur la Grande-Bretagne. N0U9 croyons que vous possédez encore en France beaucoup de

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manascrits, en vers et en prose i qui regardent notre histoire nationale, et qui sont de nous tout & fait ignorés. Votre Revue ne pourroit-elle pas les signaler? L'office correspondance du Cabinet historique aura aussitôt de grands partisans en Angleterre dans nos académies, sociétés savantes et univeisités,^ et même dans les habitués du Brilisch Muséum^ je vous en assure, et Je vous prie d'accepter le témoignage de ma sincère estime.

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