‹ Le Cabinet historique (volume 4)Chapitre 57 sur 170 · P|I60GI · texte numérisé non relu

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vai}ol|6 de Miracloqr, et c'est en ineame temps fQire grande honte ^ Xaintes. Cependant , je vous plains d^estre au milieu de Tarmée, et de l'armée triomphante, sans argent et ne vivant que de }*^sperance que vous donnent MM. de Madrid dont la lenteur ^nfln est trop ennuieuse. Toutes les circonstances des affaires fendront vostre conduite beaucoup plus considérable. Les tuaiultes populaires rebuttent fort les gents de qualité et depuis ^e qui se passe à THostel de Ville , la plus grande partie du parlement souhaite fort la paix afin de Yoir la canaille soumise. Hier les chambres étant assemblées, on fit la letture de la lettre de MM. les députés qui mandoient à la compagnie la response du Roy, qui oontinuoit en substance que encore qu*il fust aisé à reconnoistre et que Ton vit clairement que la demande à laquelle on insiste 'pour Tcloignement de H. le C. Mazarin ne soit qu'un pretei^te, néanmoins Sa Majesté ne laissoit pas de luy permettre de se retirer, sur les instances qu*il luy en avoit faictes, lorsque les ordres auroient esté donnés pour Texécu*tion de ce qui doit estre pour le rétablissement du calme dans )e royaume, et pour cet effet S. M. enteqdoit que le Parleme^it fist sçavoir son intention à M- le duc d^Orleaqs et à M. lerPrinee, afifi qu*ils envoyassent en cour leurs députés ; et cependant que ceux du parlement demeureroient proches de sa personne. Il n'estoit pas malaise par une response si ambiguë de voir que le cardinal Mazarin qui se sent pressé par rapproche de Tarchiduc, tâche d'introduire une nouvelle négociation pour décrier les Princes dans le public et faire enmesme temps entrer les Espagnols en deflQance de LL. AA,, tandis que de son coslé il a voulu traitter avec eux et qu'il a offert Barcelonne, Arras et le Roussillon, et en échange du Castelet et de la Capelle^ Hesdin et La Bassée. Biais on n*a pas donné dans son panneau (car cela se- •roit trop honteux), et MM. les Princes ayant déclaré qq*ils ne VQuloieBt point envoyer de députés et qu'ils escriroient à M. de Nemours auquel ils donneroient pouvoir de dire qu'ils

ne demandent que l'eloignement du Mazarin, conformément à la déclaration et aux arresls, et qu*après qu*H seroit hors do royaume, ils poseroient les armes , il passa à mander aux depûtes que les Princes perâistoient en leur déclaration, qu'ils, feroient sçayoir à M. de Nemours leur Yolonté, que les députés retourneroient lundy huicl heures du matin, auquel temps leur pouvoir seroit révoqué, et que mardy on delibereroit sérieusement pour prendre les dernières resolutions. Quelquesuns parlèrent de s'dnir avec les Princes et la ville. M. le Boully parla contre cette proposition^ mais il s'éleva- quelque petit murmure contre hiy. Je ne voudrois pas, toutefois, en tirer une conséquence infaillible. Durant que Ton contoit les voix, quelques bourgeois frappèrent à la porte du parquet, des huissiers criant qu*ilsdeniandoient Tunion. Ceci fit dire à beaucoup de messieurs que Ton vouloit faire sans doute le second acte de la tragédie de Thostel de ville et qu'il ne falloit plus venir. S. A. R. estant sortie de sa place pour prendre Tair, je luy dis que par le discours de beaucoup de messieurs, je voyois bien que s'il arrivoit quelque desordre dans le Palais, on s'en, prendroit à elle et à M. le Prince. S. A. me commanda de sortir et d*aller parler de sa part à ces bourgeois, ce que je fis avec tant de fermeté, qu'après les avoir menacés de la part de Monsieur s'ils falsoient du bruict et s'ils crioient, puisque S. A. ne vouloit point qu'où crust qu*il contribuast à violenter les :sufrrages d'une compagnie si bien intentionnée, ils ne dirent pas un seul mot à la sortie des Princes et du Parlement.

Ce soir, M. le chevalier de Gramont, qui est revenu de S. Denis, a assuré S. A. R. que le Mancini est abandonné des médecins et que la gangrène est dans sa playe. Toutes les lettres de la Cour portent la même chose. Ce sera une grande perte, non pas j)àur Testât mais pour son oncle^ car ce petit compagnon commençoit de s'ériger en favori. On ne croit pas que le Mazarin veuille quitter la Rcyne, mais il faudra bien

qa'ii quitte bientost le poste de S. Denis ; car les Espagnols sont à Chauny qii*ils ont attaqué, afln d*avoir ce passage sur rOise; après ils viendront passer la rivière d'Esne. Le mareschai d'Hocqumcour a mandé qu'ils avoient passé S. Quentin et Guise avec quatorze mille hommes cffeclirs et qu'ils estoient suivis de quatre mille hommes encore. Il est à craindre qu'ils ne veuillent pas décider les affaires. Le cardinal fera marcher son armée du costé de Melun et Corbeil, dans la créance qu'après que les Espagnols auront joint quelques trouppes à celles des Princes, ils se retireront et que M. le P. n'estant pas plus fort que M. de Thurennes» on pourra hasarder une bataille dont le succès seroit douteux, les trouppes mazarines estant sans doute les meilleures de TEurope ; que, cependant^ l'approche de toutes ces grandes armées incommodera et fera crier Paris. Il semble que les choses pourront bien se disposer à faire icy des trouppes, mais peut estre que Paris en voudroit estre lé maistre, aOn que lorsque le Mazarîn sera chassé, on les puisse joindre à celles du Roy, indépendamment des Princes, si pour des interests particuliers ils vouloient continuer la guerre. Car enfin le Parlement et Paris n'en ont point d'autres que l'expulsion du vilain. Quelques-uns pensent que la nécessité pourra porter le Mazarin à se retirer (sauf à revenir), afin de faire perdre aux Princes toutes les mesures qu'ils pourroient et qu'ils voudroient peut estre prendre dans des traittés particuliers. Quant à moy, je n'espereray point de calme que lorsque le vilain sera hors le royaume et le Roy dans Paris. Je suis tout à vous et de tout mon cœur. Je vous prie de faire bien ma cour et d'assurer tous mes bons amis de mes très*humbles services.

N« 8. — A Paris, le 21 de juillet, à minuit (1).

Je vous manday par ma dernière lettre la^sorlie du Roy hors de Saint-Denys et le voiage que M. le Prince et &f. deBeaufort y avbient fait. Jeudi après midi S. A. R. et monsieur le Prince montèrent à cheval pour faire rentrer seuremept dans cette ville les députés du Parlement auxquels ils avoient donné es*

corte, et qu'ils voulurent même honorer de leur présence. Ce# messieurs les députés avoient receu ordre du Roy de se rendre à Ponthoise, mais comme l'arrest de la cour leur enjoignoit d^ retourner et leur ostoit tout pouvoir, le terme de leur commission étant expiré, qu'ils avoient déjà prié S. M. de les dispenser de faire ce voiage, et qu'ils avoient adverli la compagnie de ce qui se passoit à la cour à leur égard, ils en receurent ordre de revenir le plus promptement que faire sepourroit. Vendredi, les Chambres étant assemblées, M. le président de Nesmond rendit compte de tout ce qui s'etoit fait dans'leur deputation, et^ sans mentir, on ne peut parler avec plus de vigueur et de prudence qu'il a fait au Roy. Après qu'il eut informé la Compagnie et leu les lettres que M. le Garde des sceaux et M. de Guenegaut avoient escrites à MM. les députez pour les obliger d'aller à la suite de la cour, S. A. 11. prit la parole et dit qu'il etoit bien aise de juger t\ue le Mazarin continuoit sa façon d'agir pour reculer la paix, qu'il avoit retenu les députés près de trois semaines pour tirer les affaires en longueur; qu'après les déc!arations qiue S. A; R., et M. le P. avoient faites de poser les armes bas, si tôst qu*il seroit hors du royaume, après le consentement qu'ils avoient donné à tout ce que le Roy avoit désiré d'eux, après avoir donné parole de souscrire à tous les articles

(1) Cette lettre et la suivante devaient venir avant la lettre du 31 juillet, p. 120.

BOmGOGNB. 901

qui leur avoiont été envoyëa par le Roy, ce nouveau procédé du Maxarin faisait assez connestre qu'il n'avoit cherché que des moyens de prolonger la guerre; qu'il ne vouloit point sorUr, que c'était une chose inutile d'envoier des députez, qu'il falloit prendre de plus fortes résolutions afin de terminer Taffaire. On délibéra et deux avis furent ouverts cette matinée: Tun de M. de Broussel, de faire réponse à la lettre que le Roy avoit escritte au^ députer, dans laquelle on feroit sçavoir à S. M. les raisons qui les avoient obligés de retourner; de prier M. le duc d'Orléans (attendu la détention du Roy qui est manifeste) d'accepter la qualité de lieutenant gênerai du Roy dans le royaume, et d^ prier M. le Prince d'accepter le commandement des armes sous S. A. R,; d'écrire dans toutes les provinces pour leur faire deOense d*obéir aui ordres qui viendront de la cour, tant que le Maxarin y sera, eiqoindre à tous les receveurs d'apporter à Paris les deniers de leurs receptea, deffenses d'en vuider leurs ViaiQs par aucun ordre de la cour, inviter eeu% qui sont près de la personne du Rey de le ramener dans Paris et de chasser le Maaarin, et de foire une assemblée de ville pour eonfèrer aveoque les Bourgeois des moyens les plus faciles pnur faire subsister et fortitier les trouppes. — L'autre advis etoit de M. Le Musnîer, qui eti>it presque la même chose; car il accordoit tout à M* hormis le titre de lieutenant gênerai; mais le lendemain, qui était hier, lorsque l'on continua la délibération qui avoit été commencée, il revint 9 l'advis de H. de Broussel, et M. Doujat demeura chef de ce seqond advis. Celuy de M. de Broussel l'emporta de oeuf voiZ| car il y en eut soixante et quatorze et l'autre soixante et cinq. Je voudrois avoir assez de loisir et moins d'epvie de dormir, je vous manderois quelques advis particuliers qui furent fort Idéaux, car je vous avoue que je n'ay jamais veu mieux opiner et de nos jours on p'a veu peut estre une délibération ai importante. Quelques uni vouloient donner k M. la qualité da Kegent et à M. le Prince celle de Lieutenant^neral

de TEstat; d*autres qui prouvoient par notre histoire que cette première qualité ne se pouvoit donner à M ^ vouloient qu'on luy donnât la qualité de Gouverneur de TEtat, et appuyoient leur opinion d'exemples tirés de nostre histoire ; il y en eut qui combattirent ces advis avec vigueur, disant mesme que ces qualités choquoient directement la personne^ et Taulhorité royale. Enfin, ia chose fut débattue avec toute liberté, mais cependant Tadvis de M. de Broussel passa. Si vous voyez quelques arrests imprimés, dites qu'ils sont faux, je vous en enverray un par le premier ordiuaire, car il ne sera pas imprimé comme il a été véritablement conçu, que mercredi prochain.

Enfin, Monsieur, nous voila dans le commencement d'une guerre qui durera peut-esire plus que nous, si quelque coup impreveu ne rapporte le calme dans TEstat. S. A. R. va établir un conseil dans lequel elle appellera deux de MM. du Parlement et de quelques autres compagnies et des notables. Peut-estre se servira-t-on du petit sceau, in absentia magni, comme c'est la coustume en d*autres afiaires. Les grâces se donneront de ce costé cy aussi bien que de l'autre, et le plus fort en jouira, et tout cela pour un impertinent, founup et cependant quelque mine que fasse la Cour, elle est fort embarrassée. Elle avoit envoyé demander à Rouen, l'entrée dans la ville, mais on n'i a pas voulu recevoir le Mazarin, et aujourdhui on disoit qu'on , avoit résolu dans le conseil de faire marcher le Roy du costé de la Tt)uraine, de rappeller les trouppes qui sont devant Mouson et celles de Guyenne pour faire un corps qui seroit auprès du Roy, et de faire de nouvelles levées ; si l'on pouvoit, cependant, que Ton demeureroit encore trois jours à Ponthoise. L'armée de M. de Thurennes est auprès de Compiegne pour observer la marche de celle des Espagnols et couvrir Noyon, Soissons^ et Compiegne, qui courrent risques d'estre attaquées, car enfin les trouppes auxiliaires ont pris Chauny et le comte de Pas qui commande celles que M. le P. a fait lever dans le Liège, a prié

H. deGaucourt d*eD demander le gouTernement pour luy. Il luy mande qu'ils ont prtô d'ans cette place 190 gentilshommes ou officiers. La plusparf du régiment du Piedmont et tout ce qui etoit de soldatesque, prisonniers de guerre (MM. d*Elbeuf et Hanicamp). J*ay veu le billet. Le duc de Lorraine a joint l'archiduc, de sorte que l'armée des confédérés est presque trois fois aussi forte que celle du mareschal de Thurennes, qui, constamment, avec le mareschal de la Ferté, n'a pas 8000 hommes.

Enfin, si les afiaires continuent, à moins d'un grand malheur, les Princes sont icy les patrons. M. de Briole qui n*est plus prisonnier a repris Charenlon, et nostre armée va marcher du costéde Corbeil, àce que Ion dit, pour l'attaquer et le prendre. Toutes les choses sont icy très bien disposées, et si vos galions estoient venus et qu'ils nous eussent apporté de l'argent, vous seriez de fort honnestes gens, et nous aussi.

M. le Prince a eu une légère indisposition. Il prit hier sur le soir un lavement, il eut quelque envie de vomir, mais sans effet. 11 me fit rhonneur de m'envoier quérir et pour divertir son mal, nous nous mismes à faire une folie dont je vous feray part par le premier ordinaire. Je suis assuré qu'elle vous divertira. J'y joindray quelques fruits nouveaux de ce pays. Je sors présentement de l'hostel de Condé, S. A. se porte mieux quoique ce soir elle ait encore pris un lavement. Demain, elle sera soignée. Nous avons ri de la folie d'hier, et S. A. R. eh a ri jusques aux larmes. Ne soyez point en peiiie de Tindisposition de S. A. Je ne doute point que votre Parlement ne fasse la même chose que celuy-ci. J'oubliois de vous dire que l'on a arresté que tous les parlemens et villes seront invitées de le faire. Toulouse fera son devoir; je ne sçay si Dijon aura assez de vigueur. Peut estre verrons-nous des choses encore plus fermes et i'Eslat en pâtira. Nous sommes déjà venus au point de nous rejouir des progrès de ceux qui n'en eussent point fait si tout le monde avoit été sage. Mais, mon cher patron, omnis honesta ratio expedienda

saluLtii. Je suis bien fâché de Tindisposilieû de madame de L<iiiguevillet je tous prie de luy faire mes complimens sur sa ifaak> di^ ; et quand tous Terres Mlle de la Châstre^ de iuy témoignif que j*ay bien du déplaisir d*bpprendre qu'elle se pdt*ie niaL Je croy que tous Toudres biôn aussi assurer toutes les prlnotpaiitel de mes respects^ la daitle^ { èavalieri^ VarméHgliumofL Mdâ« taigu est icy» il a touIu tehtef quelque ncgôdâtion) mais on dit que c'est en Yàin. Dieu le Teuille! Je siiii tout a i^it rejoUide la santé de M"* de TouTTille. Je tous prie de luy bien dire et que^ sans faute, je me donberay Thonneur de luy écrire mercredi* Gardés s!îl tous plaist mes brouillons qui this serTiront quelque jour de menloire^ pour Ce que tous sçaTes. MU reenMsal senmr de Marchin^ al baron de Vateviilai ^ a Iùê de mai amigos qné Dm guat^. Je Suis tout à Vous. Mandez^itioy Un peu dés non» Telles de tos cours et de tos ministres»

**âi«MMdÉUlMltaUMMÉ^>dUik

N«9.— Le25/tti7/éMG53.

Hier mercredy, on délibéra sur deux choses i k premiers pour estimer Tarrest de la lieuietiance géfiérale, et eh ^Sei il y aTolt quelque chose fi dire. Je ne manqueray pas de tous l'enToyer lorsqu'il sera imprimé. Il met ordre pour empeedier que les deniers ne soient portés dés receptès à la Cour« On délibéra en« suitte pour trouver uil fonds pour faire les 50 ni. escus pour h teste du Mazarin. Il y eut trois adris: l'un de prendre cette somme dans lél coffres de la maison de Tille ^t de la remplacer après la Tente des meubles ; l'autre de faire une queste T^entaire par touts les cartieirs, et la troisième de faire iiiie taxe sulr les boues» Gel adTii a passé» L'argent sera mis entre leé mains

»mmooeitfi. SOS

de bons bancfUierii pour te faire tetiir où il pbm à ceat qui fisfont ie coup.

On va faire un conseil de la lieutenance générale; foire des récrues ël de UoùveUel levëed. M. d*Ëlbeiif tt foit iirte Jolie capitulation dans Ciiaiiny, il eu eiit sorti à cheVëiUui quâtriesme» el à laissé pi'isonniers de guerre SOO geuUtehouinles OU oftlbiers qui isoUt iSoriis sur leur parole OU laisttô des ostagesi Fuen-» saldëgtie est duprès^ de Boissons, Je pense fous àVoir uiaûdé qu*il a tiré dit mille escus de Noyôn et du pâiU ; SoiSsoUs Veut composer. Desmârié, que d. A. y avolt envoyé» retourna hier. Il vit le duc de^Lorraine qui àvolt Joint arec une partie de ses trouppes ; il les ?it faire une méchante plaisanterie, car ilavoit deux tnedailles, Tune des princes, bleue, TâUtre de la ReyUe et du Mazarin, verte ; il les montra à Fuensaldagne en luy disant t 1 Voilà les deux partys de France, lequel voule2-vous que je * suive? » Non-seulement le marquis avoit eu ordre de ce que je vous ay mandé, mais Sainct-Ivre et depuis peu Montaigu estoy t tenu icy pouf faire quelque tentative; mats S. A. luy Ûi foire commandement de se retirer. On peste fort contre 47 sur le sujet des négociations et contre 99. M. de Chavigny et Mme de ChastiUoh sont accusés de quelques commerces secrets. DieU fasse réussir les'choses à Tavantage et seureté de LL. AA. et dii public. On taschede persuader aux peuples que M. le Prince ne pousse les choses que pour faire son traitté meilleur.

Un lieutenant du régiment du comte d*01ac, mareschal de camp, estant allé en party avec son congé, mais sans celui du comte de Thavane, ce lieutenant gênerai à son retour Ta fait arrester. Le comte d*01ac Ta fait appelier par Lussan, capitaine dans VûtteH[i) de cavalerie. S. A. R. â foit mettre à la Bastille Lussan, et on nesçait où est le comte d'OIac; mais la chose sans doute sera accommodée. S. A. de Condé a fort blasmé le procédé du comte d*01ac

Vous allez bien faire T entendu quand votre flotte sera venue,

206 LE GADmBT HISTORIQUE.

les petite cabaleurs auront bien de Targent ; les afifamés se vont bien reffaire et le grand cappitaine Mereaulx va faire de belles trouppes.

Quand Sarrasin tous dit qu*on luy rend de bons -offices auprès de M. le Prince, il a raison, car on dit à S. A. la Térité des choses. Ce petit tiercelet de ministre est le plus grand (fippon que louait jamais veu. J*ayescrit une jolie lettre sur son sujet à M. le prince de Conty, car j*ay appris que ce compagnon avec d'autres imperlinens m*aToit daubé en présence de S. A. et de Mme de Longueville. Si LL. AA. y prennent plaisir, tant mieux, j'auray aussy quelques divertissements dans cette bonne ville. Ou est icy furieusement affligé de la maladie de Mme de Longueville. Je vous prie de luy faire mes complimens comme vous sçavez bien faire. Je vous envoyé mes cinq balades, que S. A. R. a voulu faire imprimer, et parle premier ordinaire je vous enveray de quoy vous divertir. Faites, s'il vousplaist, comn^e il faut ma cour à rarcbevesclic et à mon petit prince^ à tous nos beaux trouppeaux et à tous nos bons amys mille et mille com-r plimens. GU altri quanti sono gli ho nel culo. Adieu mon trèscher, j*ay fait vos complimens à M. et à Mme de La Rocbefoivcauld, qui vous en rendent un million. — Au reste, sçachez que le Janot de la balade est le petit-fils de Coulon.

( La 8uUe au prochain numéro. )

On fait un tirage à part des lettres de Marlgny, dans lequel le classement est réUbli suivant Tordre des dates.

]imm ifûii

«EVVE TniHESTRIELLE.

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