H. CIX
On sait les velléités Ae mariage qu'au d^lin Ae sa fie (bien qa'il n'eût que cinquante -Iroia ans } manisresla le roy d'Angle- Jem Henri VII. Veuf depuis 1504 d'Elisabeth, fille d'Edouard IV, ce Prince avoil d'atiord songé à la Reine douairière de Naples, veuTe de Ferdinand ; puis ses vues s'étoienl tournées sur Marguerite d'Au- Iricbe, U dédaignée du peUt roi Charles VIII,
La grntc dunoiselle Qu'eut deux maris et si piourui pucelle.
L'injorefaile par ta France à cette Princesse n'aroitpasdi) lui inspirer beaucoup de bieuveillauce pour notre pays. Loub XII étoil à la Teille de son expédition contre Venise. Il avoit à redouter les hostilité* de l'Angleterre, car la ligue de Cambray, nouvellement signée, ne Ini avoit donné que des alliés douteux. Louis XII crut pouvoir triompher du penchant de Henri VII pour Margnerite, et en mtmt temps s'assurer un ami puUsant en lui faisant offrir la main de la
(1) Nous airons recueilli uaass«z grand nombre de pièces sur le r^ue de cePrinceet des teltres d'un haut inlérél de son fils cl successeur, te terrible Henri VU [, dont nous nous proposani de donner des extraits. Paria. — Tfp. Wltterslieiin, — M «anéS. Doc. lit
estrc au moys de mars prochain venu, pour laquelle faire le Roy se pourra lirer à Boulongne, et ledit Roy son bon frère à Calays qui ne sont distants Tun de l'autre que de sept iieucB, et eulx estans là, commandront du lieu où ils se trouveront et feront ladite veue.