‹ Le Cabinet historiqueChapitre 82 sur 235 · FRANCE ET ANGLETERRE · texte numérisé non relu

FRANCE ET ANGLETERRE

d'avoir en dot et mariage les filles des roys de France, espérant aussy que icelluy Roy sondit bon frère fera tel et sy bon party à sadite niepce tout son douhaire, estât , meubles et joyuulx quil appartient à une royne d'Angleterre, en ensuivant ce que M. de Herbert, son ambassadeur, en a dit et déclaré.

Et pour tousiours mieulx continuer et entretenir la vraye bonne amylié, fraternité et allience qui est entre sondit bon frère et luy, desyrant pour le bien et consolation d'eulx deux, leursdits royaulmes et pays, que semblable fraternité, amytié et allience soyt de leur auctorité respectivement faicte, passée et conclute entre M. le prince de Galles, fils dudit sieur roy d'Angleterre, et M. le duc de Valloys, nepveu dudit sieur, ou cas quil n'ayt point enffants masles : Et s'il a enffans masles, que ladite fraternité et alliance soit entre luy et ledict sieur * prince de Galles, lequel des à présent, de l'autorité, vouloir et consentement dudit sieur roy d'Angleterre son bon frère, sera avecques luy» comme principal traictant, compris en ce présent traicté, fraternité et allience, et en baillera de l'autorité que dessus dit ses lettres deuement expédiées, et en fera le serment solempnel. Et semblablement mondit sieur de Valloys, sy le Roy n'a enffant masle, de l'autorité, vouloyr et consentement dudit sieur, fera le semblable, et s'il advient que le Roy ait enffant masle, en ce cas il sera tenu de l'auctorité dessus dit, de faire le pareil.

Et est à entendre que Ton désire pour le bien de toutes les parties ceste fraternité et alliance estre telle que lesdits sieurs, tant les Roys comme MM. les Princes et dits, soyent comme une mesme ame en divers corps, amys d*amys et ennemys d'ennemys, pour la garde, tuicion et defTensd des royaumes et seigneuries qu'ils ont; et particulliërement qu'ils seront tenus d'aider et secourir l'un à l'autre loyaument et de tout leur poToir {arraché) de defiense, pour la conservation de leursdits royaumes et pays contre tous ceulx qui les envahiroient par

voie de guerre et hostillité. Et ce nonobstant quelconques accord^ alliance, qu'ils pouroient avoir faictes ou feroient oy après avec quelconques autres princes» communauUé ou leîgneucie» à laquelle ils renoncent quant à ce.

Et pour la seureté et entretenement desditea fr^teniitét amitié et alliance, le Roy baillera ses lettres signées do sa main et scellées de son sceau, bien et duement expédiées, Aussy fera H, le duc de Valloys , du vouloyr et auctoritë dudit seigneur» comme dit est. Et semblablement tous les princes et les principalles et grosses villes et citez do ce royaulme, et bailleront les lettres et scellez audit sieur roy d'Angleterre et prince son fils. Et avecques ce, seront lesdites fraternité et alliance. publiées et enregistrées en la Court de Parlement à Paris. Et semblablement lettres et seuretés seront faictes et baillées de la part desdits sieurs roy d'Angleterre et Prince son dis.

Item. Et outre de ce seront tenus lesdils sieurs Roys, dedans troys moys après lesdites alliances faictes» supplier au siège apostolicque par les ambassadeurs et procureurs estant en court de Rome, enseinblement de approuver et auctorizer lesdits traictez et alliance, et déférer la sentence d'excommunication 'ipso facto contre celuy desdits princes qui y contreviendra, et de supposer les royaume et pays du contrevenant à interdit et cessation à diviniê, jusques à ce qu'il ait le tout remis, fait et reparé selon et ensuivant la forme et contenu es cappitulatioQs desdites amylié et allyance, et ce nonobstant quelconques privilleges que losdits sieurs et royaulmeg puissent ores et pour le lem\>» advenir, de non estre subgets auxdits censures et inler* dits : ausqueU cas uzez ils renoncent et promectent de non oulx on aider.

Touchant le voyago do Jérusalem, le Roy a eu à très grand et singulier plaisir truvoir sur co entendu par M. de Herbert le bon, saint et louable vouloyr et propos dudit Roy son bon fttTK\ let|uel Oit fort très grandement a recomander et mercier

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par le» jM>ns et loyaulx catholicques. Et de sa part Yen mercye affectueuseinaiit.radvertissant que, en ce, son youloyr et désir est çorrespoodant à celluy de son bon frère, et quil a tousiours désiré sur toutes elioses, come encore fait, de povoir avoir le moyen, opportunité et occasion de pouvoir, en ce, faire quelque service à Dieu et bien à la cbrestienié, ce qu*il a fait jusques ioy à son povoir et n'a pas tenu à luy qu'il ne s'y est plus grande* ment acquîté et emploie; mais les très grans aOaires et occupations qu'il a quasy continuellement eues depuis son advenement i la couronne ne luy ont pas permis de satisfaire à son désyr en ceste partie et icelluy acomplir. Mais y espère que à l'aide de Dieu et de son bon frère, et aussy du roy de Portugal, qui fait bien à recommander, de bon vouloyr quil se dit et démonstre avoir en ceste chose, il y espère quils y feront par ensemble quelque bonne et grande chose à Tonneur et louange de Dieu, exaltation de la foy chresUenne, bien et réputation d'eulx, soyt pour y aller en leurs personnes ou y envoier, selon que les affaires d'eulx ou de leurs royaulmes le permectronty et que par eulx sera ad visé et conclud à la veuequi se fera es mectes de Boulongne et de Calays, de sondit bon frère et de Iny, tu moys de mars qui vient, à l'aide de Dieu, selon ee que ledit sieur a plus a plain déclaré audit sieur de Herbert»

Et en tant que touche le faict des marchands d'Angleterre, le Roy les a dàs à présent fait despescher par ses lettres pacteotes à leur contentement , et les traictera bientost par façon qnils auront cause d'eubL contenter et selon ce qu'il vouldroit qae le Roy son bon frère traictast les marchands de son royaulme.

Quant au recouvrement de Aymon de la Poulie, le Roy envoyé présentement le sieur de Chaligny, son chambellan et senechal de Rouergue, devers M. de Gueldres pour luy faire entendre que jaçoyt ce qu'il luy eust faict savoyr par M* Jeh. Boucher,

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