HENRY vin AU ROY FRANÇOIS
De 1518 à 1527 de nouvelles péripéties ont brouillé puis raccommodé les deux Rois; on sait notamment la joie que causa en Angleterre la fuueste issue de la bataille de Pavie : on y chanta le Te Deum; Wolsey officia en grand appareil à Saint-Paul, devant toute la cour, et Henry Ylll se crut déjà sur le irônede France. Mais desdiflQcultésde plus d*nn genre dévoient rendre irréalisable une si haute prétention. — D'ailleurs, mécontent et jaloux de Charles-Quint, Henry VIII préféra revenir au malheureux François I^^ et, moyennant des stipulations onéreuses pour la France, conclut une nouvelle alliance ofinBnsive et défensive avec le prisonnier de Madrid. C'est toujours Wolsey le négociateur. Nous remarquerons en passant que la lettre qui accrédite Tévesque de Wynchester est datée du manoir de Hamptoneourt, palais magnifique dont le courtisan avoit fait hommage à son prince quelque temps auparavant.
Très-hault et très-puissant Prince, nostre très-cher et trèsamé frère, cousin, compère et perpétuel allyé, tant afifectueusenient et de si très- bon cueur que faire pouvons, à vous nous recommandons pour la singulière et fraternelle amytié que vous portons, et afin que voz afi*aires que réputons comme les nostres puissent estre réduitz en bonne tranquillité au bien p ublique de la chrestienté universelle, avons donné à présent
charge à ^cv(^squede Wynchester, nostre ambassadeur lez tous rësidenU de vous faire déclaration de nostre bon propoz et intention, si vous voulez, comme bien nous confions, luy adjons* ter lience« foy, comme à noz propres paroUes, et monstrer bonne inclination à ce : nous espérons que Taffaîre réuscira à »i bon eiïectqui sera à vostrc bon contenlement et satisfaction, à t|uoy entendant de vous faire tout plaisir possible nous employrons vouluntiers; ce cognoist nostrc Seigneur qui à ▼oii8« irès-hault et très-puissanl Prince, nostre très-cher et très-amé frère, cousin, compère et perpétuel allyc, doint, santé et longue vie. Escript à noslre manoir de Ilamptoncourl, le x* jour dVcloîïre XV* xxxvn.
Voirobon frère, cousin, coîn[>èreel perpétuel allyé,
HE^CRT Tlll.
Kl au do$ c.</ ivrif : A très-!:-uU A très-puissant Prince^ m^tre trî^s-^hor et ires-a:uè frèi e. cousin, compère et perpétuel allvô. le Rov ires-ci'r.lien.
y LE ROT D ANGLETERRE, REMIT TIH. 1 M. LE GRà5D MllSTRE»