‹ Le Cabinet historiqueChapitre 48 sur 162 · le même au même · texte numérisé non relu

le même au même

Nismes, 18 Fructidor an XIII.

Ancien et très-cher confrère ,

J'attends ici ma patente, dont je vous prie de faire accélérer l'envoi, et le retour] du préfet qui est en tournée afin de faire emballer sous mes yeux les manuscrits de Seguier. Car si

faire des expériences utiles, à acheter des monuments rares, à récompenser des découvertes ou à des voyages entrepris pour perfectionner des connoissances, etc. Tel est en quelques lignes, » «joule M. Kouard, « le résumé de la vie de Peiresc; résumé nue nous transcrivons, parce qu'il nous seroit impossible de faire ici rémunération de tous les services qu'il a rendus aux lettres, de tous les travaux auxquels il a concouru. Ce grand homme mourut à Aix, entra lis bras de son digne ami Gassendi, qui a écrit sa vie avec une prolixité affectueuse.— On sait que la plus grande partie de ses recueils manuscrits et de ses lettres autographes existe à la bibliothèque pi -

blique de Carpenlras, qui n'est au treque celle du président Maiangnci, dont le père avoit épousé une petite nièce de Peiresc : bibliothèque qui Ait acquise en 1743 par le savant et généreux prélat Inguimbert, pour en doter sa ville natale. Celle d Aix possède, outre quelques manuscrits autographes, une copie précieuse de sa correspondance que Mazaugues avoit fait faire pour la publier, copie qui fut confiée à Séguier de Nismes, qui passa dans les mains de Mercier de Stinlr * Léger, et que le dernier des Saint-Vincent avoit acquise, augac et mise en ordre, et dont il a fait connotlre quelques parties. »

j'étois une fois parti on feroil la sourde oreille, comme autrefois. Dès que cette opération sera faite je gagnerai le Tarn et TAveiron atln de reposer mes yeux que les chaleurs excessives, et un soleil brûlant ont fatigues. — Si vous aviez devant vous 100 écus qui pussent dormir jusqu'au 15 du mois prochain, vous me rendriez service en me les envoyant tout de suite ici par la messagerie, car dans ces montagnes les commodités sont lentes et peu sûres. Mais je ne vous demande ce service qu'autant que vous n'en seriez pas gêné. Il n'y a aucune nouvelle littéraire dans les pays que j'ai parcourus. Tout le monde y mange, y digère, y dort bien, et voilà tout ce qu'il faut à ces bonnes gens (1). Votre Collé, vos anonymes avancent-ils? j'ai

(1) Voici une appréciation du caractère des méridionaux qui diffère beaucoup de l'opinion qu'on eu a généralement. Kn tons cas il ne peut guère être question ici des hahitans de Nismes, car nous n'avons pas besoin de rappeler que cette ville a depuis longues années le renom très-littéraire. On sait que son Académie, de fondation royale, est la fille aînée de l'Académie françoise, et la plus ancienne association littéraire qu'ait vue la France provinciale. On raconte que les lettres patentes présentées à la signature de Louis XIV donnoieut à cette société le titre d'Académie françoise de Nismes que le grand roi modifia de sa propre main en substituant à ces mots ceux d'Académie royale de Mêmes. Les noms et les travaux de Seguier, de Gravcre), de Saurin, de Cassagne,de Menard lui donnèrent un lustre que Tint augmenter le grand nom de Fléchier, évêque de Nismes. Sur la demande de l'illustre prélat, l'Académie françoise elle-même Tonlnt bien associer à ses travaux de si dignes émules. L'Académie de Niâmes fut donc reçue à l'Académie françoise en la personne de ■on représentant. Elle lit ses visites, prononça un discours de remerciement et eut un fauteuil. U séance de réception est en date du 30oct. 1692 De là le privilège qu'eurent les députés de l' Académie royale de Nismes de prendre place au sein de l'Académie française dans toutes les séances publiques et particulières , privilège tombé sans doute en désuétude et peut-être même oublié des parties intéressée*, mais que constate la pièce qui suit :

Extrait du registres de l'Académie françoise du 2 oct. 1692

II. l'éfêqne de Nismes a proposé de mettre l'Académie de Nismes, dont

B est le protecteur, dans l'alliance de la Compagnie. Ou a reçu la propo tJUra came on le devoil, émanant d'un confrère dont elle reçoit tant «*fcêuear;elila Ole ordour.é que les députés de celle Compagnie venant ésm la aôtré seront assis au bout de la table et qu'ils seront reçus à l'en-

une envie de femme grosse de les voir, car l'un et l'autre ouvrage doivent être fort curieux.

Portez -vous bien tous, je vous salue de tout mon coeur.

Chardon de la Rochettb, (Au grand Cheval blanc.)

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