LIVRE DES ÉCflEVINS, T. i, P. 701 ET SUIT
Lettres closes du Roy adressant i Moaseignear le Maréchal de Cassé, et autres lettres de Monseigneur le Maréchal à MM. les officiers da b justice et habilans de celle ville de Chartres, desquelles la teaear, Vm après l'autre s'ensuit :
« Mon cousin,
» Ainsi que mon cousin le sieur de Chastillon, amiral de France, s'en retournoit du Louvre disner en son logis, il loi a esté tiré par la fenestre d'une maison un coup d'arquebuse, da quel il a esté blessée la main droite et au bras gauche, dont je suis infiniment marry, et ayant tout aussitost et avec la phi» grande diligence qu'il a esté possible donné ordre de M*
chercher celuy qui a tiré ledit coup, et Taire au demourant tout ce qui se peut pour descouvrir et entendre au vray d'où cela peut procédder, aflîn d'en faire promptement la justice, et si grande punition que ce soit exemple par tout mon royaume : ayant aussi advisé de vous faire incontinent ceste dépesche pour vous en advertir à ce que vous don niés incontinent ordre en vostre gouvernement, que tous mes sujets entendent combien je trouve mauvais ce méchant acte, et la délibération que j'ai prise d'en faire exemplairement la justice; donnant aussy par vous si bon ordre que cela ne soit cause d'aucune sédition parmi mes sujets, mais au contraire, que chacun garde et observe entièrement mon édit de pacification. Et prenés garde aussi que sous quelque prétexte que ce soit il ne se fasse aucune assemblée ni remuement en vostre gouvernement : et m'assurant que vous y sçaurez bien pourvoir, je n'étendray celle cy davantage que pour prier Dieu, mon cousin, qu'il vous ait en sa sainte et digne garde. Escript à Paris, le 27' jour d'aousl 1572.
» Charles,
et plus bas Plnart. »
Et à côté de la dite lettre est écrit :
« Mon cousin, faictes garder et observer exactement les ordres sur le fait des ports d'armes. »