‹ Le cabinet noirChapitre 2 sur 8 · MARQUIS DE LU PIANO · texte numérisé non relu

MARQUIS DE LU PIANO

ensemble,

l'histoire secuète, physique

morale et anecu0t1que

DU

DEPUIS SES Tl MPS LES PLUS RLCULÉS JUSQU'à NOS

jouas.

nu-desscus du titre figurait cette épigraphe, empruntée au Titan, le plus célèbre dos romans de J(\in-Paul RichliT ;

LE CABINET >OIR. 2î)

« Ccmn^e quoi il est bien de décacheter les lettres, sauf après à les recacheter, par rapport aux affaires

d'État. B

[Titan, tome II. Cycle LXXIY.)

Les camarades du jeune Hoffmann s'amusèrent beaucoup de tout cet envoi; mais, lui, ne tint pas grand compte de leurs plaisanteries; et faisant une belle place nette sur sa ta^'.e de travail qu'encombraient des cahiers et des livres de médecine, il se montra disposé li traiter avec un certain sérieux, les nocturnes élucubrations du trépassé. «

— Ah çà! dit alors Blanquillet un peu scandalisé de l'attitude du candide jeune homme, est-ce que tu vas te mettre a lire cesbêlises au lieu de venir avec nous à l'Hôtcl-Dieu, où Dupuytreu doit faire aujourd'hui ces deux superbes opérations?

— Ma foil repartit Frautz,je ne suis pas sans quelque curiosité de savoir ce qu'a pu écrire cet homme. Si c'est un fou, comme vous le dites,il me semble qu'au point de vue de la science, un livre sorti de sa pluire doit bien avoir son intérêt.

— Décidément, qui a bu boira>emarqua lun des camarades du jeune Hoffmann, et, en même temps, lui frappant sur l'épaule : Mon garçon, ajouta-t-il, tu es bien le fils de ton père et quand on fera de toi un médecin!

— Tiens, mais ça a l'air assez gentil, dit cependant l'étudianle, qui, curieuse comme une femme de chambre, avait ouvert le manuscrit et l'avait parcouru.

— Touchez pas a cela, Clara! s'écria en riant un des amis de Franlz, ça vous porterait malheur, c'est un mort qui la écrit.

— Alors, ça doit être un autre genre que M. Paul de Kock; voulez-vous que nous lisions ces papiers-là ensemblfi, monsieur Frantz? demanda Clara.

— Volontiers, chère demoiselle, répondit le jeune Hoffmann, qui n'accepta pas pourtant Taimable proposition sans un peu d embarras.

— Bien! bien! Clara! dirent alors plusieurs des jeunes gens, nous le conterons à Bourdin, que vous venez faire des lectures, tête à tête, avec les messieurs de votre pays!

— Laissez-nous donc tranquilles, repartit la bonne fille; est-ce quon ne sait pas que M. Frantz a une pro-

.mise? D'ailleurs on peut se fier à lui, ce ncst pas un mauvais sujet comme vous.

— Allons, messieurs, en route, s écria Blanquillet; moi, d abord, je tiens à être bien placé.

Les étudiants une fois partis pour leur boucherie, la blonde Clara alla s'asseoir auprès de la fenêtre, afin d'avoir du jour pour un ouvrage de broderie, dont elle allait s'occuper. Pendant ce temps, Frantz Hoffmann s'était installé devant sa table, et prenant en main le manuscrit, il commença ainsi :

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