‹ Le cabinet noirChapitre 3 sur 8 · PIN UE L AVANT- PROPOS · texte numérisé non relu

PIN UE L AVANT- PROPOS

?B.OLOS"TTS

Les invisibles.

Dans le courant de Tannée 1819, un crime, accompagné de circonstanci s fort extraordinaires, fut commis dans Paris.

Un magistrat, homme jouissant de reslimeetde la considération générales, fut trouvé un matin assassiné dans son lit.

Façonnée par la main d'un habile artiste, l'arme employée par le meurtrier était un poignard, dont une imagination qui semblait se jouer dans l'horrible, avait dû donner le dessin.

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Le manche était formé par une longue figure de squelette, se dérobant à demi sous une draperie.

Sur la lame, plaisanterie détestable, on lisait en lettres damasquinées : La lame donne le manche (donne la mort ) .

A l'instrument du meurtre, resté implanté dans le cœur de la victime, pendait, attachée par une chaînette d'acier bronzé, une étiquette de bois d ebène. Sur le fond noir, se détachait en lettres rouges, ce seul mot : Prévaricateur. En même temps, au front du mort avait été appliqué un timbre rouge portant, au milieu d'un écusson, le chiffre 1 . C'était comme le premier numéro sorti d'une horrible série d'assassinats qui semblait Tannoncer.

Cet entourage de circonstances ayant d'abord paru très-frappant à la justice, de concert avec la famille du magistrat dont l'assassin accusait ainsi la vie publique, le secret le plus absolu fut gardé touchant le genre de mort auquel le malheureux avait succombé. \h\ autre intérêt, celui de prévenir l'effroi de la population, qui aurait pu se croire sous la menace d'une bande de sicaires invisibles, fit prendre le parti d'une mystérieuse instruction. Aucune indiscrétion ne put, d'ailleurs, être commise. par les fouilles publit[ues; les journaux étaient alors sous la main de la censure, et la Gazette des Tribunaux n'existait pas.

Quehiues semaines passées, durant lesquelles toutes les recherches delà police étaient resiées infructueuses, nouveau crime et nouvelle victime.

Une femm(? qu'entourait une haute renommée do dévotion et de vcîrtu et qui.récemmeni demeurée veuve, avait marqué de la perte de son mari une inconsolable douleur dont il n'était venu \\ la pensée de personne

de suspecter la sincérité, fut trouvée morte dans sa chambre a coucher, frappée pendant quelle était agenouillée sur son prie-Dieu. Même blessure au cœur, même poignard laissé dans la plaie, à larme meurtrière, même étiquette de bois d'ébène portant le dou ble mot AUULTÈRt: ET empoisonneuse; enfin, au front de la morte, même timbre rouge, et au miUeu de l'écusson, le chiffre 2.

Les raisons qui avaient conseillé le secret du premier crime déterminèrent, à fortiori, la discrétion la plus entière sur le second; mais dans celte affaire vint a se rencontrer une grande conplication. Éveillée par l'accusation jetée ala mémoire de la victime, la justice poussa dans 1 un et Vautre sens ses investigations, et pendant quelle restait s^ajis aucun indice relativement a Vaudacieux meurtrier qui numérotait ses crimes, elle acquérait la certitude posthume que la femme tenue dans lopinion du monde pour le modèle des épouses, avait en effet été conduite, sous l'excitation d une passion adultère, à se défaire, par le poison, de son mari. On n'a pas besoin de dire quel redoublement de zèle cette découverte dut imprimer aux recherches des magistrats. Déjà, a cette exploration de leur devoir eldeleurconscience, ilsy furent encore deleur amourpropre : n'était-ce pas en effet pour eux un insolent défi que l'existence dune sorte de tribunal secret ayant sa justice et ses bourreaux, et se permettant do savoir et de châtier des crimes, qui, pour la vindicte publique, restaient impunis et ignorés'

Un mois a peine avait suivi ce nouveau drame, qu'un sor, a une heure peu avancée, eu pleine rue, et a quelques pas d'un des grandscentres delà circulation parisii imo, comme si le- assassins avaient voulu se

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procurer, d aulorité, rébruitementqui, jusque-là, avait manqué a leurs méfaits, un vieillard était frappé à mort. C était plus qu'une réputation de probité, c'était une éclatante renommée de philanthropie que les meurtriers s'étaient donné la tâche d'éteindre dans le sang. Le numéro 3, comme l'appelait le timbre rouge imprimé au front de la victime, aurait été, selon l'étiquette appendue au poignard, un Usurier incorrigible, et cette accusation fut en effet justifiée par les comptes de sa succession. Toutefois, la publicité, que cette justice occulte semblait vouloir à tout prix conquérir pour ses exécutions, lui faillait encore cette fois. Aucun journal ne fut autorisé a parler de l'événement, et, quant à quelques détails oraux qui purent être mis en circulation par un petit nombre de personnes prt^ sentes à la levée du cadavre, ils furent démentis et traités de fables ridicules, par le Moniteur officiel; on sait que les gouvernements, ses propriétaires, en font aussi souvent un instrument de mensonge qu un instrument de vérité.

Sur la fin de la môme année une dernière aventure qui surpassait en bizarrerie tous les faits singuliers dont vient d'élre entretenu le lecteur, vint dore la série de ces ténébreux attentats.

On sait qu à l'ouest de la barrière d'Enfer est placée l'entrée d'un vaste ossuaire souterrain dont les galeries s'étendent sous plusieurs quartiers de Paris, et qu'on appelle les Catacombes.

Le 24 décembre, la femme du préposé h la garde de ce dépôt funèbre, avait invité quelques amis à célébrer avec elle le Uévcillon do Noël. Le repas fut très-gai, étant de remarque qu'on général» les métiers qui vivent de Ki mort ne se piquent pas autrement de

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sacrifier à la mélancolie. Le vin et les joyeux propos circulaient donc à la ronde, quand, dans le sombre empire dont il était le cerbère, l'amphitryon crut démêler des rumeurs souterraines et comme des éclats de voix. Aussitôt une terreur superstitieuse se répandit parmi les convives, car la demeure du gardien était la seule issue pour pénétrer dans les galeries mortuaires, et celui-ci croyait avoir la certitude que personne n'avait pu s'y introduire sans son aveu ou y demeurer a son insu après avoir y avoir été conduit. Viei^x militaire, et minutieusement exact à remplir ses devoirs, le surveillant malgré les instances de sa femme, voulut aller se rendre compte des étranges bruits qui lui parvenaient, et comme aucun de ceux qui banquetaient avec lui ne s'était senti le courage de lui faire escorte, sarmant de deux pistolets et dune lanterne, il descendit résolument dans les souterrains afin d'explorer ce qui s'y passait.

Au bout de quelque.temps,ses prudents compagnons de table recueillirent le retentissement de deux détonations : puis, ce fut tout. Delongues heures se passèrent sans qu'on vît revenir cette espèce d Enée descendu aux enfers, et, la nuit écoulée au miiieu des anxiétés do ses amis et de sa femme, le malheureux n'avait pas reparu.

La police fut alors avertie, et, après s'être munie de torches, une forte escouade de ses agents conimençii de battre les galeries, cherchant 'a reconnaître la cause des bruits quon disait avoir été entendus, et s'assurer du sort de celui qui, avant eux, avait commencé celle exploration.

Le résultat de ces recherches fut épouvantable. Au bout d'un quart d'heure, en se heurtait au cadavre

de Tinfortuné gardien. A ses côtés, et près de sa lanterne brûlant encore, et placé sur sa poitrine comme un fanal, reposaient ses deux pistolets déchargés. La encore apparaissait avec réternel poignard le timbre rouge qui cette fois'marquait le n° 4. Inscrits sur Tétiquelte, les mots de Curieux impertinent donnaient effrontément la raison du meurtre et faisaient supposer la surprise de quelques affrTfux mystères que linfortuné surveillant aurait eu le malheur de troubler. Quant à la trace des meurtriers invisibles, elle restait, comme toujours, insaisissable; tout dans l'asile profané de la mort, était demeuré silencieux et dans l'ordre habituel, et, malgré les plus minutieuses recherches, rien ne put faire reconnaîl re la voie par laquelle ces hommes de sang s'introduisaient dans les geleries. Vainement, durant plusieurs semaines, de fréquentes rondes de jour et denuitvinrent en aide a la passion bien naturelle qu'avait la justice de pénétrer ce noir et désespérant secret, une inextricable obscurité continua de le protéger. D'ailleurs, plus que tout ce qui avait précédé, il fut soigneusement dérobé k la connaissance du public, car jamais 1 impuissance des magistrats contre les ténébreux scélérats qu'ils avaient la mission de découvrir, n'avait été plus scandaleusement démontrée.

D*autrc8 IWystèrcs.

Vers r('|)0(iu(» où s'étaient accumulés ces noirs at- Icntnls. un événement dune tout aiitre nalure avait

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causé quelque sensation dans le faubourg Saint-Ger main. •

La marquise de Camambert, lune des femmes les plus élégantes de l'aristocratie parisienne, avait tout à coup annoncé le dessein de se retirer du monde et d entrer en religion aux dames du Sacré-Coeur de Turin.

De tout point celte résolution avait paru étrange, et Ion s'était difficilement e:spl.qué qu une femme do V ingt-cinq ans, comblée desdons de lesprit .de la figure et de la fortune, et tout récemment veuve d un mari septuagénaire, neût pas trouvé a faire un autre usage de sa jeunesse et de sa liberté.

Une supposition pourtant était tombée dans lesprit de quelques habiles; on se rappelait que, dans les salons où elle obtenait de grands succès de causerie et de beauté, madame de Camambert était pour le moins aussi redoutée qu elle était accueillie et rt^clierchée... Passant pour aimer l'intrigue, ell^ se trouvait avoir sur la vie intime et sur les secrets de bien des gens, des notions si particulières, qu'on restait vraiment dans un grand doute de savoir la manière dont ces lumières étaient recueillies. Cette scic-nce si complète et si extraordinaire de la chronique scandaleuse avait même été sur le point de devenir pour elle loccasion et le fondement d'une haute fortune Admise à une audience de Louis XVIII, qui avait un goût marqué pour les anecdotes et les médisances, elle l'avait réjoui en cette rencontre de tant de piquantes révélations sur le monde parisien, qu'il avait d'abord pris pour elle une Porte de passion. 11 s'en était même fallu de bien peu que le petit- fils de Henri IV ne la mît alors en posse.ssiou de ce rôle de favorite, qui auprès de son obéir c^BiNTT ^0'a. t. i, ô

site et de sa vieillesse, n'était pas tout a fait la sinésinécure que ses infirmités auraient pu laisser supposer.

Toutefois, soutenue par la congfy'egfaa'on et parle pavillon Marsan, et déjà passée à l'état d habitude, une autre influence avait prévalu, et c'était au mécompte de cette bienveillance royale, avortée dans sa fleur, que, dans la pensée de certains observateurs, les projets de retraite de la marquise devaient être attribués.

Quoi qu'il en soit, on ne put douter de leur inflexibilité et de leur persistance, en voyant la belle pénitente faire a ses gens et a ses amis des libéralités à cause de mort, et aliéner ou dénaturer toute sa fortune, absoluuK^nt comme si elle eût été sur le point de quitter la vie. Quant à sa réclusion, elle parut vouloir lui donner un caractère de rigueur et d'austérité inaccoutumées; car, en partant pour son pieux exil, elle prévint tous ceux qui auraient pu prétendre à quelque place dans ses souvenirs, quelle n'entretiendrait aucune correspondance, ne recevrait aucune visite, et enfin absorberait si complètement sa personnalité dans son nom monastique, que désormais elle devrait êlro considérée comme n'ayant jamais existé.

Entre les immeubles dont,avant de quitter la France, madame de Camambert consomma raliénation, il faut citer un magnifique hôtel qu'elle occupait rueNotre- Dame-des-Champs, dans le quartier du Luxembourg, et qui avait autrefois appartenu au célèbre contrôleur général abbé Terray .

L'homme qu\ devint racquéreur de cette spiendide iuibitation, était un personnage très-remarquable, el il doit jftuer dnns l'avenir de ce récit un rôle trop ronsi-

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dérable pour que nous nous dispensions d'entrer a son sujet dans quelques explications.

Se faisant appeler le marquis de Lupiano, un beau jour il était tombé des nues à Paris, sans qu il fût possible à personne de rien savoir de ses antécédents, de son pays, de sa famille; quelques-uns mêmes allaient jusqu'à dire de son sexe, ce qui était atteindre, il faut en convenir, les dernières limites possibles de l'excentricité el de l incognito.

Lo fait est, qu'à part le mystère dont il paraissait avoir à cœur de s'entourer, cet homme, jusque dans son extérieur, présentait de grandes bizarreries. Avec une forêt de cheveux gris et une barbe rare et clairsemée, son visage, d'une blancheur et d'une délicatesse peu communes, offrait a lœil ce croisement profond et multiplié des rides, qui est un trait particulier à la décrépitude des femmes, et en même temps, par le timbre de sa voix clairette et montée en fausset, il achevait de donner ouverture aux plus étranges interprétations.

Mais d'autre part, le regard de ce singulier vieillard avait quelque chose de si pénétrant; son geste, malgré la faiblesse apparente de sa constitution, se dessinait si impérieux et si énergique; enfin, lors d'un duel au pistolet, demeuré célèbre, vainqueur heureux dans cette rencontre, il avait témoigné d'un courage et d'un sang-froid tellement prodigieux, qu'en présence des symptômes d'une si puissante organisation morale, de sottes conjectures ne pouvaient plus guère s'aventurer.

Un moment, pour tout concilier, on avait préten<hi voir dans ce vivant problème, une suite et continuation du fameux androgyne, qui sous les noms successifs du

chevalier et de la chevalière d'Èon, occupa si avidement rattenlion de la fin du dernier siècle. Mais cette version, à y regarder d'un peu près, n'était pas un moment soutenable. Né en '1728, le chevalier d'Éon aurait eu en 1 820, quatre-vingt-douze ans accomplis, et très-évidemment le marquis de Lupiano nétait point parvenu a un âge aussi avancé. D'ailleurs, ce qui répondait à tout, dix ans plus tôt, le %\ mai 181 0, le chevalier d'Éon était mort à Londres entre les bras du premier chirurgien de Louis XYIII, le père Elisée, qui ensuite avait présidé à l'inspection, voire-même à la dissection de son cadavre; il devenait donc, on en conviendra, assez difficile, qu'à l'époque où commence cette histoire, il fût vu circulant dans les rues de Paris.

En attendant, qu'il nous soit permis de percer la brumeuse atmosphère dans laquelle semblait se complaire cette bizarre figure du marquis, constatons dans son existence une autre particularité, et celleci, du moins, n'avait rien de problématique. Débarqué avec un train magnifique et avant môme, qu'au prix de 500,000 livres, il ne se fût rendu acquéreur de l'hôtel Camambert, menant dans une maison prise a loyer une existence vraiment princière, il justifiait cette prodigieuse dépense [)ar la possession bien avérée d'énormes capitaux placés sur les banques de Londres, de Paris et de Vienne. D'ailleurs il faisait de celle opulence un usage iionorable aulant qu'intelligent. car si souvent il lui arrivait de jeter aux plus étranges fantaisies des soimnes considérabhis, il employait aussi beaucoup d argent a encourager les lettres et les aris où il était juge excellent. Enfin on t itait de lui (h.' nombreux actes d»' bienfaisiince, quoi(|ue

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daulre part on lui reprochât des façonshautaines, des airs impérieux et rogues et en un mot tous les symptômesd'une profonde estime de lui-même, combinée dun mépris non moins profond pour le reste de l'humanité.

Recommandé par tant de titres à la curiosité générale, le marquis la sollicitait encore en rallachant soii nom à une singularité qui, dans le temps dont nous parlons, fut, à Paris, très-populaire, sans que jamais on en ait su le mot.

Tous les contemporains de cette époque se rappellent avoir ouï parler de la fameuse fille à la tête de mort; c'était, selon le bruit public, une riche héritière qui mettait sa main et une immense fortune à la disposition de thomme assez courageux pour l'envisager sans frémir après quelle se serait démasquée devant lui.

Or, celte singulière fille à marier, dont l'existence, comme on va le. voir, s'est trouvée moins fabuleuse (jue beaucoup ne l'ont cru, était tout simplement la lille du marquis de Lupiano.

Accompagnant son père dans les lieux publics et dans les salons, jamais elle ne s'y montrait sans un masque de cire sur la figure. M:.isle cruel caprice de nature dont elle était victime, ne semblait avoir porté son atteinte que sur les charmes de son visage, car elle était d'une taille élancée et admirablement bien prise, montrait de beaux cheveux blonds touffus, un tour de gorge parfait, et des mains dune blancheur et d'une forme admirables, cependant, lorsqu'elle venait à prendre la parole, une révélation extérieure de son mfirmité pouvait être surprise dans le son de sa voix, oïl, a part même toute prévention, se laissait démêler (juelque chose de sépulcral et do caverneux.

Prenant au sérivux l'offre dosa main que celte

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étrange fiancée était censée faire au premier venu, quelques naïfs prétendants se présentèrent à Ihôtel du marquis et, selon 1 humeur de celui-ci, ils y furent ou plaisamment mystifiés ou durement éconduits. Toutefois M. de Lupiano ne prétendait pas nier la hideuse difformité de sa fille, et, au contraire, il était le premier à en confirmer la créance par l'explication que lui-même en donnait. Selon CQtte explication, la marquise, sa femme, étant enceinte et assistant avec lui à quelques fouilles archéologiques, aurait tout à coup été frappée de la vue d'un crâne humain qui avait roulé sous la pioche des travailleurs, et^ par la commotion du regard de la mère, son fruit aurait contracté l'affreuse ressemblance qui le défigurait. Mais, à supposer que le célibat ne dût pas être la seule pensée et le seul partage de la triste créature que ce méchant jeu du hasard avait déshéritée de toute beauté, elle n'en était certes pas réduite à ce ridicule encan matrimonial dont le bruit s'était répandu. Avec la magnifique dot qu'elle pouvait faire chatoyer aux yeux des épouseurs et la remarquable supériorité d'esprit dont elle donnait la preuve dans sa conversation, c'était encore une fille d'un placement facile et dont plus d'un grand nom de la haute aristocratie se serait volontiers arrangé.

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