WALTERSTORFF
Si le duc de Berry était prévenu qu'il serait assassiné, il n'est pas douteux que la police secrète n'ait elle-même averti le ministre que l'attentat était prochain. Voici, à la date du 3 mars, un Rapport d'où il ressort clairement que le ministre avait été en effet instruit des préparatifs du crime :
Rapport de police du 3 mars 1820.
Nous avons fait respectivement notre devoir, en donnant des renseignements qui pouvaient prévenir de grands malheurs.
Maintenant il s'agit de savoir si l'on peut convaincre l'auteur des propos dont vous avez connaissance.
Nous vous avons démontré l'impossibilité d'en faire la preuve, par la raison qu'ils ont été tenus à des personnes qui pensaient comme celui qui les tenait, et qui sont coupables pour ne pas les avoir révélés, et qui, par conséquent, ont le plus grand intérêt à tout nier.
....Quoiqu'on ne puisse faire la preuve des faits dont il s'agit, nous n'en aurons pas moins fait notre devoir et prouvé notre attachement à Sa Majesté et à son auguste famille.