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LA GRANDE OPÉRATION

Si la fistule dentaire dont nous venons de narrer les péripéties * a joué un rôle notable dans la vie de celui qui en fut atteint, l'autre fistule, placée dans une moins noble région, a tenu dans son existence une place autrement considérable.

Sans attribuer à ces crises morbides toute l'importance que leur ont donnée certains historiens prétendus physiologistes \ il convient, néanmoins, de ne les point négliger, dans une étude médicale de la vie des souverains, dont elles peuvent contribuer, dans une faible mesure si l'on veut, à éclairer la psychophysiologie.

L'épisode que nous allons conter se rapporte à l'an-

1 Nous n'avons pas voulu entreprendre l'histoire complète de « la vie pathologique du grand Roi », après l'étude magistrale de notre coUaborateur M. Louis Delmas, sur le même sujet (Chronique médicale 1902, pp. 409, 5.7.581, 790). Nous nous sommes contenté de choisir, dans cette vie, deux ou troi» épisodes, auxquels noua avons pu donner ainsi de plus grands développemenU.

■ V. ia Chronique médicale, 1898, pp. SSg, 44i, 593, 6aa.

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née 1686. Au mois de janvier, le bruit court, à Paris et à Versailles, que le roi vient de s'aliter. Il souffrait, depuis quelques jours déjà, sans trop se plaindre, de vives douleurs dans la région anale ; mais les souffrances étaient devenues à ce point intolérables, qu'il avait dû, sur les conseils de ses médecins, prendre le lit.

Toute la cour est en émoi. On attend anxieusement les courriers pour avoir des nouvelles. Quel est donc ce mal mystérieux dont on a presque honte de s'entretenir?

On chuchote que le roi est atteint d'hémorrhoïdes, affection vulgaire et assez répandue à l'époque, que les uns attribuent « à la plume dont on se servait dans les chaises, les carrosses et les autres choses qui servaient à la commodité, au lieu du crin dont on se servait autrefois », tandis que d'autres en voient les causes dans « la grande quantité de ragoûts » que l'on consommait sur les tables royales. En réalité, le roi était incommodé par un abcès de la marge de l'anus '.

* « Dans l'année 1686, le i5 janvier (écrit Dionis, Cours d'opérations de chirurgie, p. 419, édition de 1740), il survint au roi une petite tumeur proche l'anus, en tirant du côté du périnée ; elle n'étoit ni enflammée ni beaucoup douloureuse. Elle grossit peu à peu, et, après avoir meuri, elle se perça d'elle-même, parce que le roi ne voulut pas souffrir que M. Félix, son premier chirurgien, en fît l'ouverture, comme il le proposoit. Ce petit abcès eut la suite ordinaire de ceux où 00 ne fait pas d'ouverture suffisante pour porter

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Un seul Irailemcnt s'imposait : il fallait, sans différer, pratiquer une incision libératrice. Mais, ainsi que l'observe Dionis, chirurgien d'esprit judicieux, « on ne trouve pas toujours dans les grands cette déférence nécessaire pour la guérison ».

Une dame de la Cour ayant réussi à faire accepter un emplâtre de sa composition ', il est décidé que l'inventeur du remède assistera elle-même à la pose de son emplâtre, dont reffet ne peut se produire sans celte précaution. Cinq jours après l'application du topique, le roi demande à ce qu'on lui retire l'emplâtre, qui n'a fait qu'exaspérer ses souffrances.

Plus de vingt jours après l'apparition de la tumeur, on se décide enfin à donner issue au pus. Au lieu d'ouvrir l'abcès au bistouri, on se contente d'appliquer la pierre à cautère.

Ce matin, à dix heures, écrit Dangeau, dans son Journal on appliqua au roi la pierre à cautère sur la tumeur *; on l'y laissa une heure et demie, et puis, on ouvrit la peau avec le ciseau, mais on ne toucha point au vif.

On avait, en somme, fendu l'eschare, et quand

les remèdes dans le fond de la cavité ; il ne se fît qu'un petit Irou h la peau par où la matière s'écoula, il continua à suppurer et enfin il devint fistuleux. »

• C'était un emplâtre composé de cire jaune, térébenthine, baume de liquidambar et résine clémi, cuits dans de l'eau de plantain. {Chronique médicale, iQoa, p. 791, n.). On pouvait substituer au li(juidambar du baume du Pérou [Journal de la sanlé du Boi, édit. Le U-iï, p. 167).

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celle-ci tomba, il se forma un petit trou par où la matière s'écoula, et qui continua à suppurer. La tumeur avait diminué sensiblement, à la suite de cette excrétion purulente, mais un accès de goutte, qui attaqua le pied droit, avec son cortège habituel de « rougeur, tumeur et chaleur », provoqua de nouvelles alarmes. Le roi se plaignit de « lassitude par tout le corps, et de quelques maux de tête, mais sans aucune fièvre ni émotion ». La cicatrice de l'ulcération se rétrécissait de plus en plus, et il ne s'en écoulait plus qu'une « sérosité crue, rougeâtre et sanguinolente ». Il fut décidé qu'on appliquerait à nouveau les pierres à cautère, et qu'on élargirait l'orifice, produit par le caustique, avec le bistouri.

Même pansement que les jours précédents, avec le suppuratif et l'emplâtre de Manus Dei. Par-dessus le pansement furent appliquées des compresses « trempées dans une décoction d'absinthe, de roses de Provins, d'écorces de grenades, de feuilles de myrrhe bouillies dans du vin rouge ».

L'ulcère avait toujours tendance à se fermer, malgré les injections d'eau vulnéraire, malgré le précipité rouge, malgré le baume vert. Avec l'huile de myrrhe et l'huile d'œufs on n'obtint pas un meilleur résultat.

Dans les premiers jours d'avril seulement, — la maladie remontait au 15 janvier précédent — le malade était autorisé à faire une promenade en carrosse. Dans la deuxième quinzaine de mai, on commença

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h soupçonner l'existence d'une fistule. Pour assurer leur diagnostic, les archiâtres firent préparer « une décoction de millepertuis fort rouge, laquelle passa dans l'intestin, et le roi, s'étant mis sur la chaise, la rendit entière dans le bassin ».

A partir de ce moment, le roi passe par des alternatives d'amélioration passagère et de poussées fébriles * ; la iistule reste béante.

Quand on sut le roi atteint d'une fistule, ce fut à qui proposerait son remède pour le guérir. A la Cour, on montrait une foi aveugle dans toutes les recettes prétendues infaillibles.

On dit au roi que les eaux de Barèges sont excellentes pour sa maladie : vite on cherche quatre personnes qui aient le même mal et on les expédie à Barèges. M. Gervais, chirurgien ordinaire de Sa Majesté, fait des injections de ces eaux dans leur fistule pendant quelques jours, puis il ramène ses malades à Paris, sans avoir obtenu la moindre amélioration.

* On peut «tiivre ces phascB dans le récit de D'Aquin {Journal de la santé da Roi, p. i66 et suiv.).

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Une femme étant venue dire qu'elle s'était bien trouvée, en pareille circonstance, des eaux de Bourbon, on envoie quatre autres fistuleux à ces eaux, et ils en reviennent dans le même état qu'à leur départ *. Un religieux jacobin écrit directement à Louvois et lui fait part d'une eau merveilleuse contre les fistules. Un autre propose un onguent ; un troisième, puis un quatrième, adressent leurs requêtes au ministre. Louvois, qui « ne voulait rien ménager pour une santé aussi précieuse que celle du Roy, — ce sont les expressions même de Dionis — fit meubler plusieurs chambres à la surintendance, où on mit des malades qui avaient des fistules, et on les fit traiter, en présence de M. Félix (le premier chirurgien), par Ceux qui se vantaient de les pouvoir guérir. Une année s'écoula pendant toutes ces différentes épreuves, sans qu'il y en eût un seul de guéri ».

On se décide alors à faire venir le chirurgien Bessières, un des praticiens les plus en renom de la capitale, et on s'en rapporte d'avance à sa décision.

« Tous les remèdes du monde, prononce le chirurgien, n'y feront rien, sans l'opération -. » L'arrêt

* Le D"" Delmas, qui a repris le sujet après nous, a donné sur ces divers voyages des détails circonstanciés (V. Chronique médicale, i5 décembre 1902).

2 Tous les médecins firent chorus avec le roi, quand celui-ci se fui prononcé en faveur de l'opération; mais, jusqu'alors, ils avaient tous conseillé un régime palliatif, absolument inefficace en l'espèce ^Gf. Jûwnal de la sanlé du Roi, p. 2i3-2i5J.

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était formel ; il ne restait qu'à l'exécuter. Les avis ne différaient que sur le mode d'exécution.

On avait, le plus généralement, recours à la ligature, mais un certain Lemoyne, opérateur très répandu ebréputé comme spécialiste pour la guérison des fistules, préconisait la cautérisation *. Félix était plutôt partisan de l'incision.

Le roi avait la plus grande confiance dans son premier chirurgien et était tout décidé à accepter l'incision. Mais auparavant il voulait qu'on discutât en sa présence les divers procédés et qu'on justifiât la préférence qu'on accordait à telle méthode plutôt qu'à telle autre. Félix dut expliquer que la ligature ne coupait les chairs qu'au bout d'un long temps, qu'il' fallait la serrer tous les jours, ce qui ne se faisait pas sans douleur ; que le caustique n'exerçait son action qu'après plusieurs semaines, et qu'il provo-

1 « La méthode, dit Dionis, consistait dans l'usage du caustique,; c'est-à-dire qu'avec un onguent corrosif dont il couvrait une petite tente qu'il fourrait dans l'ouverture de l'ulcère, il en consumait peu à peu la circonférence, ayant soin de grossir tous les jours la tente, de manière qu'à force d'agrandir la fistule, il en découvrait le fond, iS'i] y avait de la callosité, il la rongeait avec son onguent, qui lui servait aussi à ruiner les clapiers, et enfin, avec de la patience, il ea guérissait beaucoup. Cet homme est mort vieux et riche parce qu'il se faisait bien pa^, en quoi il avait raison, car le public n'estime les choses qu'autant qu'elles coûtent. Ceux à qui le ciseau faisait horreur se mettaient entre ses mains; et, comme le nombre des poltrons est fort grand, il ne manquait point de pratiques. » Cité par Le Roi, Journal de la santé du Roi, p. 3<)5 et suiv.

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quait des souffrances très vives ; que l'incision était également très douloureuse, mais qu'elle avait cet avantage d'amener une guérison complète et dans un délai prompt. Le roi, désormais convaincu, accepta le traitement le plus sûr et le plus rapide, c'est-à-dire l'opération par l'instrument tranchant.

Félix, qui n'avait jamais pratiqué cette opération, mais qui connaissait tout ce que les auteurs anciens avaient écrit sur la matière, demanda, pour se faire la main, qu'on lui adressât tous les fistuleux qui se pourraient trouver dans les hôpitaux. Il daigna opérer lui-même, ce qui fit l'admiration de tous. « Les jeunes chirurgiens, dit l'abbé de Choisy ', avaient redoublé leur application, en voyant leur chef travailler de la main comme un autre. »

Pour faire l'incision de la fistule, Galien avait inventé un instrument d'une forme particulière, auquel il avait donné le nom de syringotome, du nom même de la fistule (syrinx, flûte). C'était un bistouri, en forme de croissant, à manche contourné, et dont la pointe était terminée par un stylet long, pointu et flexible. Félix fit subir à l'instrument de Galien un notable changement : il fit faire un simple bistouri courbe, à lame très étroite, terminée, comme le syringotome, par un stylet, mais en argent recuit, et long de plusieurs pouces. Le tranchant de la lame était

» Mémoires, édition Michaud, t. XXX, p. 620.

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recouvert d'une chape d'argent, faite exprès pour être introduite dans la fistule sans blesser les parties '. L'instrument, dont Félix se servit pour le roi, reçut le nom de bistouri à la royale.

Louis XIV était à Fontainebleau, quand l'opération fut décidée. Le 15 novembre 1686, il arrivait à Versailles. Le dimanche 17, il montait à cheval, allait visiter ses jardins, ses réservoirs, soupait le soir avec la famille royale et parut tout le temps fort tranquille et fort gai -.

Le lendemain, 18 novembre, au lever du jour, tout se préparait dans le cabinet des Bassans pour la grande opération \ Le cabinet des Bassans, ainsi nommé parce que c'était un cabinet orné des tableaux du Bassan, faisait partie du salon dit de YŒilde-Bœuf. Le salon de l'Œil-de-Bœuf était alors coupé en deux : la pièce la plus rapprochée de la chambre à coucher (où le roi devait s'installer quelques années plus tard en 1701) était la chambre du roi, l'autre pièce était le cabinet des Bassans.

1 Le Roi, Curiosités historiques sur Louis XIII. Loms XIV et

Louis XF, p. 64.

» Journal de Dangeau.

3 On n'a pas toujours été d'accord sur ce qu'on entendait, au xTii' siècle, par la grande opération (Cf. Chronique médicale, 1908, p. 757; 1904, p. 573).

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Tout est enfin disposé pour l'opération ; pour ne pas éveiller les soupçons, il a été convenu que chacun de ceux qui doivent y assister ou y participer, entreront, séparément et par des portes différentes, au palais.

Vers 5 heures, les apothicaires font leur entrée chez le roi et se mettent en mesure de lui administrer le lavement préparatoire.

Un peu avant 7 heures, Louvois est allé prendre chez elle M'"'^ de Maintenon. Les deux personnages arrivent ensemble et trouvent chez le roi le Père La Chaise, son confesseur, D'Aquin, son premier médecin, Félix, premier chirurgien, Fagon, Bessières et Laraye, un élève de Félix, qu'on appelait alors son garçon.

Après s'être fait expliquer par Félix le maniement des instruments, le roi se déclare prêt. On place le malade sur le bord du lit. un traversin sous le ventre, les cuisses écartées et maintenues par deux des apothicaires. Quand Félix eut achevé l'opération, on fit un pansement à l'aide de charpie recouverte d'un linimcnt, composé d'huile et d'un jaune d'œuf, puis on

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appliqua les compresses et le bandage, comme on le fait aujourd'hui.

Le pansement terminé, on replaça le roi dans son lit, et aussitôt « la porte fut ouverte à ce qu'on appelle la première entrée, c'est-à-dire aux personnes qui ont le droit d'entrer les premières au lever. Les autres n'entrèrent pas parce qu'il n'y eut pas de lever * ».

Dès qu'on connut l'heureuse issue de l'opération, ce fut une joie générale. On n'en revenait pas de la fermeté et de l'héroïsme du roi. Monseigneur et Madame, qui étaient à Paris, M. le Prince et M. le Duc, qui séjournaient à Fontainebleau, avaient été prévenus. Tous les courtisans étaient accourus. Chacun se flattait d'avoir sa fistule; et ceux qui en étaient véritablement atteints demandaient aux chirurgiens de leur connaissance de leur faire Vopération du Roi.

« Il y a même eu des courtisans qui ont choisi Versailles pour se soumettre à cette opération, écrivait Dionis, parce que le roy s'informait de toutes les circonstances de cette maladie. Ceux qui avaient quelque petit suintement ou de simples hémorrhoïdes ne différaient pas à présenter leur derrière au chirurgien, pour y faire des incisions. J'en ay vu plus de trente qui voulaient qu'on leur fît l'opération et dont la folie était si grande qu'ils paraissaient faschez lors-

• Mercure gelant, 1686, p. 3»9-i3o.

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qu'on les assurait qu'il n'y avait point nécessité de la faire *. »

Les premiers jours qui suivirent l'opération, tout alla bien. Les pansements étaient faits régulièrement, le malade ne souffrait pas, et la guérison s'annonçait prochaine. Mais soit que l'on se fût trop pressé de diminuer la grosseur de la mèche, soit pour tout autre motif, l'on s'aperçut, le quinzième jour, qu'une partie des bords s'était cicatrisée avant le fond, et que la fistule menaçait de reparaître de nouveau.

Le 6 décembre, on chercha à détruire, par quelques légers coups de ciseaux, cette cicatrisation trop rapide, mais sans obtenir le résultat désiré. Enfin, le lundi 7 décembre, c'est-à-dire vingt et un jours après la première opération, l'on fut obligé de débrider la nouvelle cicatrice, à l'aide de plusieurs incisions, et de mettre à nu le fond de la fistule ^. Ces débride ments furent très douloureux, mais le roi les supporta sans proférer une plainte. La cicatrisation fut rapide et, le 11 janvier 1687, soit cinquante -quatre jours après l'opération, l'auguste convalescent put effectuer sa première promenade dans l'orangerie de Versailles.

Louis XIV témoigna sa reconnaissance à ceux qui l'avaient opéré, avec cette largesse dont les monar-

* Dionis, cité par Frahkhn, Les Chirurgiens (Piria, iSgS), p. i4i.

• Ls Roi. op. cit., p. 71-73.

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ques font montre si volontieis, quand l'argent sort de la poche de leurs sujets.

Le premier chirurgien fut le plus favorisé. Outre une gratification de 300.000 livres et le don de la terre des Moulineaux, il fut anobli quatre ans après et autorisé à s'appeler, au lieu de Félix Tassy, Félix tout court. Il fut, de plus, gratifié du titre d'écuyer. D'Aquin reçut 100.000 livres ; Fagon, 80.000 ; Bessières, 40.000, et chacun des apothicaires, au nombre de quatre, 12.000 livres '.

Si nous nous sommes attardé à conter l'opération faite à Louis XIV, c'est qu'elle marque une date dans l'histoire de la chirurgie. Le procédé opératoire, mis pour la première fois en usage, n'a subi, jusqu'à nos jours, que de très légères modifications. Il a été un des premiers triomphes sur les doctrines rétrogrades des anciens.

Désormais on peut dire que s'ouvre une ère nou-» velle : les barbiers vont faire place aux chirurgiens.

^ Laraje, le garçoo de Félix, regut, pour sa part, 4oo plstolea.

M'"' IJK LA VALLIERK

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