‹ Le cabinet secret de l'histoireChapitre 13 sur 109 · UN MÉDECIN, MAIRE DB PARIS EN · texte numérisé non relu

UN MÉDECIN, MAIRE DB PARIS EN

à fait rdquîlibre et tomber sur les derniers degrés qui rcstaicnl à franehir.

Arrivé à la porte de Tétage occupé par le roi, je redoublai d'eiTorls pour modérer le trouble auquel j*é(ais en proie. Je traversai lentement la première pièce pour acquérir uno assurance apparente, quoique nous eussions, mes amis et moi, les plus grandes espérances de délivrer le roi, et que, d'après la parole du plus grand nombre des députés, nous nous en crussions assurés ; mes réflexions, en contemplant un si adorable monarque, retenu dans la Tour d.u Temple, étaient des plus déchirantes. J'articulai à voix un peu basse: € Il m*est ordonné par la Convention de vous traduire à sa barre ; le secrétaire de la Commune va lire le décret qui m'intime cet ordre. »

Je ne pouvais dire ni Sire ni Citoyen, Dans le prcoicrcas j'aurais manifesté quelque intelligence avec Sa Mnjcsté pour le secourir, et dès ce moment, la vie de Louis XVI était compromise. J'avais tout à craindre de la haine pour Icnionnrque de la part de ceux qui m'accompagnaient et d'une partie de ceux qui étaient restés au rez-de-chaussée. Dans le second cas, en lui disant : Cifotjeny je l'aurais injurié ; il eût été encore de la plus grande irrévérence de lui adresser la parole en substituant à ses titres et à ses dignités, commo tant d'autres l'avaient fait, son seul nom de baptême...

Le secrétaire de la Commune ayant donné lecture du décret, on' invita lo roi à monter dans une voiture. Le maire se plaça à ses côtés, tandis que Cliaumette, procureur de la Commune, et Brûlé, Tun do ses membreSi se tenaient sur le devant*

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